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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 5 juin 2020 48 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSantéJusticeSécurité

Bourdin Direct du 5 juin - 7h/8h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 54 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Il faut sauver l'emploi de nos jeunes. Un plan massif sera présenté en juillet.

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Quel avenir pour les 700 000 jeunes nouveaux diplômés qui arrivent cette année sur le marché du travail ?

  • 2:18OuverteRéponse partielle

    Ce qui est arrivé à Floyd arrive tous les jours dans ce pays.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Les organisateurs appellent au calme. Pourquoi cette insistance ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Bon matin, c'est vrai qu'il s'agit des bouteilles, mais c'est après que la police est chargée et gazée.

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Reste un goût amer pour beaucoup de manifestants. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15InvitéFait
    « Il faut sauver l'emploi de nos jeunes. »
  • 0:17InvitéPromesse
    « Un plan massif sera présenté en juillet. »
  • 0:17InvitéFait
    « Le gouvernement a annoncé hier les premières mesures pour soutenir l'apprentissage avec un gros coup de pouce pour les entreprises. »
  • 1:14InvitéChiffre
    « L'État versera jusqu'à fin février une prime de 8 000 euros pour les apprentis majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs. »
  • 1:31InvitéChiffre
    « Coût pour les finances publiques, plus d'un milliard d'euros. »
  • 4:23InvitéFait
    « C'est ainsi que le professeur Raoult avait qualifié l'étude de Lancet sur l'hydroxychloroquine. »
  • 4:32InvitéFait
    « Trois des quatre auteurs de cette étude controversée ont décidé de se rétracter. »
  • 5:10InvitéFait
    « Cette étude du Lancet, publiée le 22 mai, conclut que l'hydroxychloroquine est dangereuse et inefficace. »
  • 6:51InvitéFait
    « On connaît depuis hier les modalités du baccalauréat 2020. »
  • 7:03InvitéFait
    « Tous les examens, vous le savez, ont été annulés. »
  • 7:57InvitéFait
    « À partir d'aujourd'hui, les viticulteurs de France peuvent commencer à distiller le vin non vendu à cause de la crise sanitaire. »
  • 8:40InvitéChiffre
    « Grâce à la distillation, il va récupérer plus de 23 000 euros sur ce vin vendable. »
  • 10:33InvitéChiffre
    « Ça fait près de 108 000 décès aux États-Unis depuis le début de la pandémie. »
  • 10:47InvitéChiffre
    « Plus de 34 000 morts du coronavirus au Brésil. »
  • 12:36InvitéFait
    « Ce pays mérite une guerre civile raciale bien sale. »
  • 18:22InvitéFait
    « Il a été entendu. »
  • 18:38InvitéFait
    « On a peu d'espoir de retrouver la petite Madi vivante. »
  • 20:04InvitéFait
    « Les taux ont beaucoup remonté au mois de mai. »
  • 20:08InvitéChiffre
    « En moyenne, on a des taux à 1,25%. »
  • 20:13InvitéChiffre
    « En novembre, on empruntait à 1,12%. »
  • 22:25InvitéChiffre
    « Les Français ont passé en moyenne trois heures par jour sur Internet pendant le confinement. »
  • 24:55InvitéFait
    « L'étude controversée sur l'hydroxychloroquine est en train de sombrer. »
  • 25:35InvitéFait
    « Trois des quatre auteurs de l'article se rétractent. »
  • 25:43InvitéFait
    « Les données médicales de cette étude ont été récoltées par une start-up américaine sur Gisphère qui appartient au quatrième auteur de l'article. »
  • 26:30InvitéFait
    « C'est pourtant à la lumière de cette étude que la France a décidé d'arrêter les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine. »
  • 30:09InvitéChiffre
    « L'État versera aux entreprises une prime quand elles recruteront un apprenti entre 5 000 et 8 000 euros. »
  • 34:50PrésentateurFait
    « Ils affirment qu'ils stockent des armes en vue d'une guerre raciale. »
  • 34:52PrésentateurFait
    « Les Noirs sont appelés les Nègres, les Arabes les Bougnouls, les Juifs des fils de putes qui dirigent le pays avec des gauchistes. »
  • 35:38InvitéPromesse
    « Ça peut aller jusqu'à la révocation. »
  • 39:29InvitéFait
    « Bien sûr, bien sûr qu'il y en a. »
  • 39:31InvitéChiffre
    « Il y a 2000 sanctions qui sont prononcées administratives à l'encontre des policiers. »
  • 43:43PrésentateurChiffre
    « L'article se basait sur l'analyse de cas de 96 000 patients dans 671 hôpitaux du monde entier. »
  • 43:54PrésentateurFait
    « L'hydroxychloroquine n'avait pas d'effet positif sur les malades hospitalisés. »
  • 44:50PrésentateurFait
    « Trois des quatre auteurs demandent le retrait de leur propre article. »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Invité14 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Vendredi 5 juin, l'info sur RMC. Il est 7h02 et Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:12
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Il faut sauver l'emploi de nos jeunes. Un plan massif sera présenté en juillet. Le gouvernement a annoncé hier les premières mesures pour soutenir l'apprentissage avec un gros coup de pouce pour les entreprises. La cérémonie d'hommage à George Floyd cette nuit à Minneapolis, marquée par 8 minutes 46 secondes de silence, le temps de son immobilisation lors de son arrestation. Distiller son vin en fer du gel hydroalcoolique plutôt que de le jeter, une solution que les viticulteurs étaient nombreux à demander. Bruxelles a donné son feu vert à partir d'aujourd'hui. Bienvenue à tous sur RMC.

Quel avenir pour les 700 000 jeunes nouveaux diplômés qui arrivent cette année sur le marché du travail ? La crise du Covid-19 est passée par là et le marché de l'emploi est quasi nu. Le gouvernement doit présenter un plan global avant l'été pour éviter une catastrophe sociale. Hier, les patronats, syndicats ont échangé pendant presque 4 heures à l'Elysée et des annonces pour soutenir l'apprentissage ont été faites. Victor Joannin. Éviter à tout prix que les embauches d'apprentis dégringolent à la rentrée, c'est l'objectif de ce plan d'urgence. Ainsi, l'État versera jusqu'à fin février une prime de 8 000 euros pour les apprentis majeurs et de 5 000 euros pour les mineurs.

Cette aide est aujourd'hui de 4 125 euros et elle est réservée aux TPE et aux PME. Elle sera ouverte à toutes les entreprises, même pour les apprentis en licence professionnelle. Coût pour les finances publiques, plus d'un milliard d'euros. Le gouvernement s'engage aussi à ce que chaque apprenti reçoive au moins une offre d'embauche. Et si ça ne suffit pas, ils auront 6 mois pour se trouver une entreprise contre seulement 3 mois aujourd'hui. Enfin, ils se verront offrir un ordinateur portable pour suivre les formations à distance. Une mesure pour rendre la filière plus attractive, selon le ministère du Travail. 8 minutes 46 secondes d'agonie, 8 minutes 46 secondes de silence.

Moment très fort de la cérémonie d'hommage hier à Minneapolis, ville où est décédé George Floyd lors de son arrestation. Plusieurs centaines de personnes y ont participé, dans le maire de la ville qui s'est agenouillé en larmes pendant un long moment devant le cercueil de la victime. Le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits civiques, a prononcé un éloge funèbre très politique.

2:18
Présentateur

Ce qui est arrivé à Floyd arrive tous les jours dans ce pays. Dans les secteurs de l'éducation, des services de santé et dans tous les aspects de la vie américaine. Il est temps pour nous de nous lever en hommage à George et de dire « Enlevez vos genoux de nos coups ».

2:36
Invité

Et les manifestations se sont poursuivies à travers tout le pays. Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de New York, ainsi qu'à Washington, Seattle, Los Angeles, trois villes où le couvre-feu a été levé. L'indignation aussi en Autriche, comme à Vienne, où une manifestation a rassemblé environ 50 000 personnes. Deux mille manifestants aussi hier soir à Lille, où les participants ont tenté de maintenir le calme. Lionel Top. « S'il vous plaît, restez pacifiques. » Les organisateurs, tous anonymes, appellent au calme. « On doit rester crédibles, auprès du monde entier.

» « Restez crédibles pour se faire entendre, alors que les jets de projectiles d'un côté répondent au gaz lacrymogène de l'autre. Raphaël, 30 ans, boxeur professionnel, tente lui aussi de calmer les esprits. »

3:18
Présentateur

« C'est ma députation qui se veut pacifiste. Le mouvement est beau, il ne faut pas gâcher tout ça. C'est pour ça que j'appelle au calme depuis tout à l'heure. « Bon matin, c'est vrai qu'il s'agit des bouteilles, mais c'est après que la police est chargée et gazée. »

3:27
Invité

C'est pour cette raison qu'il en veut, aux forces de l'ordre, mobiliser pour empêcher les manifestants d'entrer dans le centre-ville.

3:32
Présentateur

« Ça me dégoûte parce qu'il y a trop de répression, on n'est pas assez de compréhension. Nous, tout ce qu'on voulait, c'était marcher et on nous empêche de marcher. Je ne m'attendais absolument pas à ce que ça se passe comme ça, qu'il y ait des débordements pareils. »

3:42
Invité

« Reste un goût amer pour beaucoup de manifestants. 2000, une nouvelle fois hier soir. Si les affaires Adama Traoré et George Floyd sont dans tous les slogans, le message de Sandra est plus large. La violence policière, bien évidemment, c'est quelque chose qu'il faut dénoncer, mais c'est une partie des injustices qui ont lieu. Donc moi, je suis là pour militer contre la racine. » Une nouvelle manifestation lilloise est prévue demain à 14h. « À Rouen, plusieurs policiers renvoyés au Conseil de discipline. L'affaire a démarré avec le dépôt de plainte d'un policier noir qui a découvert qu'il était la cible de propos racistes de leur part. Un noir ne fera jamais du aussi bon boulot qu'un blanc.

» Voilà des propos également rapportés dans un podcast d'Arte Radio. RMC 7h06, foireuse. C'est ainsi que le professeur Raoult avait qualifié l'étude de Lancet sur l'hydroxychloroquine. Trois des quatre auteurs de cette étude controversée ont décidé de se rétracter, Paul Barcelone. « Oui, c'est la méthode qui leur pose problème. Cet article du Lancet étudie les données de 90 000 patients malades, tous infectés par le Covid-19, dont 15 000 sont traités avec de l'hydroxychloroquine. Problème, les données médicales de ces malades ont été récoltées par une start-up américaine, sur Gisphère, qui appartient au quatrième auteur de l'article.

Lui, il refuse de transférer les données pour des raisons de confidentialité. Pour les trois autres, les dés sont pipés. Ils estiment que l'étude n'est pas indépendante et donc, ils décident de se rétracter. « Mais le problème, Paul, c'est qu'avant que ces trois auteurs ne se rétractent, des décisions radicales ont été prises, notamment par la France. » Oui, cette étude du Lancet, publiée le 22 mai, conclut que l'hydroxychloroquine est dangereuse et inefficace. Dans la foulée, la France et l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, décident de suspendre les essais cliniques liés à l'hydroxychloroquine.

Mais évidemment, depuis la rétractation de trois des quatre auteurs, l'OMS a décidé de faire machine arrière. Elle a annoncé mercredi la reprise des essais autour de cette molécule, décidément très controversée. Paul Barcelone. « Y a-t-il un peu trop de laisser aller depuis la réouverture des bars et des restaurants ? » À Perpignan, le préfet des Pyrénées-Orientales menace de fermer certains établissements. Certains patrons ont même décidé de prendre les devants, dépassés par le retour massif des clients et le non-respect des règles. Thomas Chupin.

5:49
Présentateur

C'est vrai que mardi soir, premier jour de liberté, Malorie et Muriel, la fille et la mère qui tiennent l'un des bars du centre de Perpignan avouent avoir été débordées.

5:56
Invité

Tous les Perpignanais étaient très contents de pouvoir fêter ça et on a été surpassés par les événements.

6:01
Présentateur

Elles n'arrivent même pas à comptabiliser le nombre de clients qu'il y avait ce soir-là mais ont bien constaté de nombreux écarts.

6:07
Invité

« Je n'ai pas vu deux gens avec le masque, tout le monde était debout alors que c'est assis, il n'y avait aucun respect. » « Et du coup, ils avaient tous déplacé les tables et nous, derrière le bar, il était impossible pour nous de sortir et de faire la police. »

6:19
Présentateur

Malorie et sa mère ont donc décidé d'elles-mêmes de fermer jusqu'à nouvel ordre.

6:22
Invité

« Au final, on mettait la clientèle en danger. Je pense qu'on a peut-être, par rapport à l'établissement, ouvert un peu trop tôt. »

6:26
Présentateur

Les abus ont été constatés dans quatre établissements, explique le maire de Perpignan. Jean-Marc Pujol, pas de quoi tout fermer. C'est ce qu'il a expliqué au préfet. « J'ai essayé de convaincre le préfet de laisser à ces établissements une certaine marge de manœuvre pour leur dire « mettez-vous en règle, il ne faut pas arrêter l'activité économique qui repart. » Le préfet explique d'ailleurs que les bars ne sont pas seuls responsables. Il demande surtout des efforts aux clients en rappelant que le virus circule toujours.

6:51
Invité

On connaît depuis hier les modalités du baccalauréat 2020, les textes officiels ainsi sur le fait qu'il a été organisé dans un esprit de bienveillance vis-à-vis des candidats avec une attention particulière pour les élèves les plus en difficulté. Tous les examens, vous le savez, ont été annulés. Les élèves vont donc être évalués sur le principe du contrôle continu. Marie Monnier.

7:09
Présentateur

Seuls les résultats des premiers et deuxièmes trimestres avant le confinement vont être pris en compte dans le calcul de la note finale des élèves. Les livrets scolaires doivent être rendus avant le 15 juin pour que le jury du bac puisse calculer la moyenne annuelle de chaque élève, moyenne qui sera arrondie au point supérieur cette année. Consigne pour le jury, ne pas seulement s'appuyer sur les résultats mais aussi sur les appréciations, les progrès, l'implication des élèves tout au long de l'année.

Il pourra aussi prendre en compte plusieurs données statistiques telles que les résultats au bac, le taux de mention de chaque lycée sur les trois dernières années pour revaloriser, si besoin, la note finale des candidats. Les rattrapages, eux, sont maintenus. Pour les élèves dont la moyenne sera comprise entre 8 et 10 sur 20, ils auront lieu entre le 8 et le 10 juillet prochain.

7:54
Invité

Et il changea le vin en gel hydroalcoolique. À partir d'aujourd'hui, les viticulteurs de France peuvent commencer à distiller le vin non vendu à cause de la crise sanitaire. Les cuves et les caves sont pleines. L'alcool récupéré peut donc être utilisé pour fabriquer du biothanol, mais aussi du gel. Martin Bourdin.

8:11
Présentateur

C'est la mort dans l'âme que Roland Coustal va commencer à distiller une partie de son vin ce matin. La seule façon de vider notre cave, c'est de l'amener à la chaudière pour en faire du gel hydroalcoolique. Effectivement, c'est compliqué. Ce vigneron du Minervois, dans le département de l'Aude, va distiller 300 hectolitres de vin, soit à peu près 400 000 bouteilles, 40% de sa production de l'automne dernier. C'est un vin que je ne peux pas stocker. Il va se détériorer qualitativement. Et de deux, si je ne vide pas mes cuves, ça veut dire que je ne suis même pas en capacité de rentrer 40% de ma récolte.

8:39
Invité

Grâce à la distillation, il va récupérer plus de 23 000 euros sur ce vin vendable. Dans le Bordelais aussi, distiller est synonyme pour certains de réelles opportunités. Cédric Couvry est le président de la Fédération des Vignerons Indépendants de Gironde.

8:50
Présentateur

On a eu un vent en poule qu'on a augmenté nos prix, donc avec des produits qualitatifs et des produits un peu moins bons. Ce sont ces produits un peu moins bons qu'on a décidé d'envoyer à la distillation. Au moins, on a saigné les marchés. Peut-être qu'on pourra remonter les prix.

9:05
Invité

Mais d'autres viticulteurs s'inquiètent de ce système. En Valais du Rhône, par exemple, pas question de recourir à la distillation. L'indemnisation est trop faible selon l'organisation interprofessionnelle InterRhône,

9:14
Présentateur

compte tenu de la qualité de la récolte 2019.

9:17
Invité

Aller au-delà de 100 kilomètres en toute légalité, c'est possible. Vous le savez, depuis mardi. Et nous sommes donc le premier week-end de totale liberté. Ça ne veut pas dire grand-chose ce que je viens de dire. Beaucoup ont donc décidé d'en profiter pour aller voir sa famille, retrouver ses proches et même partir en vacances à l'autre bout de la France.

9:33
Présentateur

J'ai pu aller voir ma famille qui habite à plus de 100 kilomètres et peut-être même des amis qui habitent dans le sud de la France. Ça fait plaisir. Enfin, on va pouvoir bouger, on va pouvoir partir en vacances, aller au soleil dans le sud ou dans le nord, pourquoi pas.

9:42
Invité

Je vais rejoindre mon copain. Ça fait deux mois et demi et puis je ne l'ai pas vu. Donc, c'est magnifique. Aller voir mes enfants et mes petits-enfants.

9:50
Présentateur

Il est dans une maison avec piscine, à la campagne. J'ai prévu de partir de la région, donc à peu près de Lyon, pour aller en haute-loi. Je vais aider un paysan qui a des chèvres et des brebis dans une petite structure et il fait tout lui-même. Donc, voilà, je vais rester

10:05
Invité

un moment chez lui pour apprendre. Voilà, vous avez parti en week-end, Jean-Jacques ?

10:09
Présentateur

Non, je reste à Paris. Non, non, mais je reste à Paris. Mais voilà. Bon, il est 7h12. Merci d'être avec nous. Le virus n'a pas disparu et continue de faire de nombreuses victimes en Amérique du Sud ou en Amérique du Nord parce qu'on croit que tout à coup, il n'y a plus de coronavirus. D'abord, il y a encore des victimes en France, il y a encore des hospitalisations en France, en réanimation et en Amérique. Et en Amérique, encore plus de 1 000 morts lors des dernières 24 heures aux États-Unis. Ça fait près de 108 000 décès aux États-Unis depuis le début de la pandémie. Ça fait des États-Unis le pays le plus touché devant l'Italie et devant le Brésil.

Brésil qui est devenu le troisième pays le plus endeuillé cette nuit. Près de 1 500 morts en une seule journée. Plus de 34 000 morts du coronavirus au Brésil. D'ailleurs, au Brésil, le président Bolsonaro minimise la crise. Bon, ça y continue. Rien de nouveau. Il n'y a plus de ministre de la Santé au Brésil depuis trois semaines. Pourquoi ? Parce qu'il n'était pas d'accord avec Bolsonaro. Il a été viré concrètement, remplacé par un général militaire. Un général, mais tout ça, ça devait être temporaire. Ça fait trois semaines que ça dure. L'Amérique latine, c'est donc l'épicentre de la pandémie. La situation s'améliore, c'est vrai en Europe. Mais inquiétude quand même aux Pays-Bas.

Les Pays-Bas vont abattre plus de 10 000 visons. Les visons, ce sont des petits mammifères élevés pour leur fourrure qui ont peut-être infecté des humains pendant cette crise. Alors la question se pose, faut-il les abattre ? Le gouvernement répond oui. Il y a la justice quand même qui a ordonné d'attendre un petit peu pour cet abattage. Bien, Dominique Rizet est avec nous. Dominique, bonjour. Bonjour Jean-Jean. Consultant police-justice à BFM TV. Nous allons revenir sur la disparition de la petite Madi et sur cet allemand suspecté de meurtre 13 ans après. C'est vraiment le premier vrai suspect dans cette affaire Madi. On va en parler avec Dominique.

Mais auparavant, je voudrais avec Quentin que nous revenions sur, puisque vous êtes le spécialiste police-justice de BFM TV et d'RMC, je voudrais que nous revenions sur cette affaire à Rouen de ces policiers qui ont été renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes à l'encontre notamment d'un de leurs collègues, un autre policier mais qui est noir.

12:11
Invité

Oui, alors c'est en voyant en fait le téléphone d'un de ses collègues qu'Alex, ce policier noir, découvre qu'il est la cible

12:17
Présentateur

de propos racistes de la part de six autres policiers. Alex est parfois visé dans ses messages. Les Noirs mais aussi les Arabes et les Juifs sont appelés les ennemis de la race blanche. Ces propos sont écrits dans des messages privés que Mediapart et Arte Radio se sont procurés. Écoutez. Ce pays mérite une guerre civile raciale bien sale. Il faut qu'il crève, c'est chiant.

12:43
Invité

De toute façon, la guerre raciale est inévitable. Bon ben, sinon ça y est, je viens d'effectuer le paiement pour mon fusil d'assaut. Là où nous,

12:50
Présentateur

les nationalistes racialistes, on va être assez malins, c'est en gros laisser le combat intersectionnel les obliger

12:57
Invité

à s'exterminer entre eux. Quand les féministes, les LGBT, les Juifs, les bougnouls, les nègres qui ne sont pas musulmans, tout ça, vont commencer à se bouffer la gueule entre eux, tu manges ton popcorn, tu regardes la télé,

13:11
Présentateur

tu aiguises tes armes et en fait, quand ils se sont bien affaiblis, tu achèves les bêtes. Voilà pour ces messages que se sont procurés Mediapart et Arte Radio. Vous avez entendu, c'est d'une violence extrême, hein Dominique ? Oui. Je termine juste pour dire que le policier noir qui est visé dans ces messages a décidé de prévenir sa hiérarchie et qu'une enquête préliminaire a été ouverte. La police des polices a été saisie dès le mois de janvier. Oui, sauf que les policiers ne sont pas suspendus. Ils sont toujours en activité. Ils sont toujours en activité. Les policiers qui ont tenu ces propos-là, qui ont tenu ces propos-là ne sont pas suspendus. Il va falloir qu'on s'explique. Là-dessus.

Il va falloir que le ministre de l'Intérieur s'explique. Et je reçois tout à l'heure le ministre de la Justice, la garde des Sceaux. Il va falloir qu'elle nous réponde aussi. Qu'en pensez-vous, Dominique ? Ça fait froid dans le dos, quand même, non ? Ça fait froid dans le dos, mais ce n'est pas nouveau. Ce n'est pas nouveau. Moi, ça ne me surprend pas du tout. C'est des trucs que j'ai déjà entendus. Ça fait 40 ans que ça dure. Ça fait 40 ans qu'il y a dans la police. La police n'est pas raciste, mais ça fait 40 ans que dans la police, il y a des verrues, des gens comme ça qui se permettent... Alors aujourd'hui, c'est sur les réseaux sociaux. Mais il y a 40 ans, c'était comme ça au bistrot.

De tenir des propos comme ça, c'est vrai que c'est choquant, c'est insupportable. Mais moi, ce qui me dérange le plus encore, je veux dire, ce n'est pas normal que sur une population de 160 000 personnes, il y ait une centaine d'énervés, d'abrutis et qu'ils soient capables de tenir des propos pareils. On n'a rien à en dire. Ça n'a tellement pas de sens. On s'est regardés tous les quatre. En entendant ce que tu disais, c'est intolérable. Ce qui m'énerve, c'est l'autorité. L'autorité qui, depuis 40 ans, je connais des ministres de l'Intérieur depuis Gaston Defer. J'ai commencé sous Gaston, ça, un petit moment. C'est toujours le même discours lisse. C'est toujours les mêmes propos.

Oui, mais non. Mais il ne faut pas. Bien sûr, il ne faut pas généraliser. Et puis l'IGPN est là. Et puis on fait des signalements. Et puis si les faits sont avérés, il y aura des sanctions. Les faits sont déjà avérés. Oui, là, les faits sont avérés. Les faits sont déjà avérés. Gagnons du temps. Ils diront ces policiers. Ce qui est insupportable, c'est qu'ils ne soient pas suspendus. Bien sûr. Suspendus, ça ne veut pas dire révoqués. Ça veut dire suspendus. Oui, on les suspend le temps de l'enquête. Et puis de toute façon, l'enquête, elle donnera ce qu'elle doit donner. Parce que quand on tient des propos comme ça, on ne mérite pas la police nationale. Et on va faire un autre métier.

On va ailleurs. Donc, suspendus, enquête et révoqués forcément. bien sûr. Bien, parlons de la disparition de la petite Madi. Incroyable, incroyable histoire. Je rappelle que cela fait 13 ans que cet enfant a disparu. Tout le monde se souvient. C'était en 2007. C'était même le 3 mai 2007. Le jour au Portugal. Rappelez-nous les faits. Rapidement, Dominique. Après Adalus, une famille d'anglais avec leurs trois enfants qui sont en vacances là-bas et qui ont une location, qui partent dîner avec un couple d'amis et qui ont la mauvaise idée mais on ne va pas les accabler de laisser leurs trois enfants dans l'appartement endormis. La plus jeune, c'est Madi et puis deux autres enfants plus grands.

Et quand ils rentrent, pas très tard, les fenêtres de l'appartement ont été fracturées. Une fenêtre a été fracturée, un volet ouvert et Madi n'est plus dans son lit. Des témoins raconteront plus tard qu'ils ont vu un homme qui portait dans ses bras une petite fille en pyjama partir en courant. La photo d'un pyjama similaire à celui que portait Madeleine qu'on surnomme Madi va être diffusée et ça ne donnera rien. Les Portugais vont d'abord soupçonner les parents d'avoir monté l'enlèvement de leur enfant.

Le premier suspect, les premiers suspects, ce seront les parents de Madi à tel point que l'un des enquêteurs, l'enquêteur leader sur ce dossier, va partir en retraite et qu'il va écrire un livre dans lequel il appuie cette thèse, il la démontre de la culpabilité des parents de Madi. Ça ressemble étrangement à l'affaire Grégory. Ça ressemble à l'affaire Grégory, voilà. C'est que quand les enquêteurs tournent un peu en roue, ils soupçonnent les parents. Ce n'est pas la première fois. Ce n'est pas la première fois. Et voilà que nous avons un suspect sérieux, un Allemand. Un Allemand de 43 ans, je crois, qui est aujourd'hui en prison d'ailleurs, parce que c'est un délinquant sexuel.

Il était au Portugal. Oui, Jean-Jacques. Il a 43 ans aujourd'hui. Il avait 30 ans au moment des faits. Il était au Portugal. Il y a vécu de 1995 à 2007. 2007, vous l'avez dit tout à l'heure, 3 mai, c'est la disparition de Madi. Il était dans ce secteur. Il travaillait dans la restauration et il a surtout un passé qui plaît dans sa défaveur puisqu'il était condamné pour avoir abusé sexuellement des enfants. C'est un pédophile multirécidiviste, un délinquant sexuel habituel et il est en prison en Allemagne pour des faits de crimes sexuels. Il avait été condamné pour un viol au Portugal d'une femme de 72 ans. Donc, c'est quelqu'un qui a exactement le profil d'un ravisseur d'enfance.

Ça ne fait pas de lui l'auteur mais ça fait de lui un suspect plus, plus, plus. Un suspect plus, plus, plus. La police allemande, évidemment, la justice allemande. Il va y avoir peut-être extradition, je ne sais pas. Enfin, il va être interrogé. Il a été inculpé, je crois. Non, il a été... Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors, il a été entendu. Entendu. Le porte-parole du procureur de Brunswick a expliqué hier que, bon, l'enquête était en cours, qu'il ne pouvait pas nous en dire plus. Mais ça, c'est normal. Mais il a surtout eu cette phrase. Il a dit, bon, on a peu d'espoir de retrouver la petite Madi vivante. Oui. Merci. Merci. Merci, Dominique Rizet. Il est quelle heure ? Il est 7h20.

Vous êtes sur RMC pour savoir et comprendre. À 7h20, nous sommes avec Mathieu, ensuite avec Marie Dupin. Que va nous dire Marie ? Que c'est difficile d'obtenir un crédit immobilier auprès des banques en ce moment. Les taux ont fortement augmenté depuis le déconfinement et ce sont toujours les plus modestes, les plus pénalisés. Dupin Quotidien dans un instant sur RMC.

19:06
Invité

RMC.

19:08
Présentateur

RMC. Dupin Quotidien. Marie Dupin est là. Bonjour Marie. Ça va Marie ? Oui, ça va. Bon, plusieurs adolescents arrêtés pour avoir participé dans les réseaux sociaux. Ah oui, merci. Non, mais parlez encore d'autres. Je vais trop vite. J'arrête en vrai l'instant. Mais oui, parce qu'on parle d'autres. Attention. Non, non, non, non. Je viens vous en parler mais je n'ai pas grand-chose à dire sur ces adolescents. Si on a versé. Si on a versé. Oui. Non. Marie. Non ? On a parlé des crédits immobiliers plutôt Jean-Jacques. Parce que Charles est pas mal pour les crédits immobiliers. C'est vrai qu'il a une bonne tête d'agent immobilier. C'est vrai que les crédits ils n'arrêtent pas.

J'adore les agents immobiliers. Bon, alors, les crédits immobiliers, Marie, ça devient de plus en plus compliqué. Les taux ont beaucoup remonté au mois de mai. En fait, dès le début, on se lâche un peu ce matin. Pendant un certain temps, on va cesser. Bon, concentrons parce que ça concerne quand même beaucoup de Français

20:02
Invité

cette histoire de crédits immobiliers. Les taux, effectivement, ont beaucoup remonté au mois de mai. C'est une augmentation de 7 points par rapport au mois d'avril. En moyenne, on a des taux à 1,25%. Donc, ça reste assez bas par rapport à ce qu'on a connu. Mais en novembre, on empruntait à 1,12%. Donc là, on est vraiment sur une mauvaise planche. Alors, ça s'explique, bien sûr, d'abord, parce qu'avant le confinement, déjà, le gouvernement avait demandé aux banques

20:23
Présentateur

de durcir les conditions d'octroi pour éviter un emballement du crédit et que ça n'a pas changé avec le coronavirus. Et en plus, maintenant, les banques sont plus frileuses parce qu'elles craignent les conséquences de la crise. Bien, il y a un problème du taux d'usure. Le taux d'usure, expliquez-nous.

20:36
Invité

Le taux d'usure, en gros, c'est le taux d'emprunt maximal que les banques peuvent accorder en prenant en compte les frais de dossier, les frais de courtage et les frais d'assurance. Charles, tu comprends rien.

20:47
Présentateur

Charles, ce moque de vous, les taux d'usure, Charles est un spécialiste. On t'a dit que c'est un agent immobiliste. Non, mais en gros, les banques ne peuvent pas prêter à n'importe quel taux. Il y a un taux maximal autorisé. C'est défini par la Banque de France. Donc, c'est très sérieux. Ce taux n'a jamais été aussi bas. Et d'un autre côté, on a les taux qui remontent. Donc, il y a un effet ciseau avec des gens qui ne peuvent pas emprunter surtout des revenus modestes à qui on propose un crédit à quasiment 2%. Donc, vous rajoutez tous les frais. C'est mécanique. Le dossier dépasse le taux d'usure et c'est refusé. J'ai beaucoup de mal à me concentrer. Oui, oui, évidemment.

Et ceux qui ont le moins d'apport sont les plus pénalisés. Ça, c'est évident. Marie, merci Marie. Mais non, c'est pas grave. Mais on a compris. Taux d'usure et mes ciseaux. Vous ne m'avez pas aidé ce matin.

21:30
Invité

Vous ne m'avez pas aidé du tout.

21:32
Présentateur

Non, mais non, c'est vrai. Mais rendez-lui l'appareil dans sa rubrique « Les réseaux sociaux ». Participe. Les réseaux sociaux. Jingle ? R.U.C.

21:41
Invité

R.U.C. Hashtag mania.

21:43
Présentateur

Bien. Alors, plusieurs adolescents arrêtés pour avoir participé au George Floyd Challenge sur les réseaux sociaux. Oui, un challenge morbide lancé sur Snapchat qui consiste à reproduire la scène de la mort de George Floyd. Autrement dit, un ado qui pose son genou sur le cou d'un autre. En général, avec le sourire, c'est le journal britannique Daily Mail qui a compilé ces images en précisant que dans l'ensemble des cas, ces ados en question sont blancs. Et face au tollé suscité sur les réseaux, l'histoire ne s'est pas arrêtée là. Au moins, trois adolescents britanniques ont été arrêtés et poursuivis.

Et aux États-Unis, deux jeunes filles ont vu leur inscription à l'université du Missouri l'année prochaine, annulée, après avoir, elles aussi, publié une vidéo reproduisant la mort de George Floyd. Les Français ont passé en moyenne trois heures par jour sur Internet pendant le confinement. Oui, c'est l'Institut Médiamétrique qui a publié hier les chiffres d'audience d'Internet au mois d'avril, soit au cœur de la période de confinement et sans surprise, plus 46% d'audience sur Internet. Évidemment, ce sont les géants américains qu'on retrouve tout en haut des sites les plus consultés, Google, Facebook, YouTube. Ce sont les trois pages que les Français ont le plus regardées sur Internet.

Viennent ensuite les réseaux sociaux, WhatsApp, Snapchat et Instagram.

22:53
Invité

Parmi les sites qui ont tiré leur épingle du jeu pendant le confinement, il y a les sites marchands, Le Bon Coin et Amazon, mais aussi les sites d'info. Et puis, plus insolite,

23:00
Présentateur

un site Internet a fait une magnifique percée dans ce classement au mois d'avril, celui du ministère de l'Intérieur, 34e place, grâce aux fameuses attestations qu'il fallait aller imprimer sur ce site. Évidemment. Et puis, grâce à Instagram, Cristiano Ronaldo a gagné beaucoup d'argent pendant le confinement. 2 millions d'euros ! C'est ce qu'a empoché la star portugaise pendant le confinement en postant 4 photos sur Instagram, de quoi compenser sa baisse de salaire auprès de son club de foot.

23:26
Invité

Il a suffi de 4 publications, 4 placements produits pour des marques, 500 000 euros par post Instagram, ce qui en fait le sportif le mieux payé pour publier des photos. Dans ce classement du confinement,

23:35
Présentateur

il devance Messi, Neymar ou Beckham. En revanche, pas de traces de Kylian Mbappé, le joueur français ayant préféré rester discret sur les réseaux pendant le confinement. En tout cas, éviter d'y faire de la pub. Merci Charles et je me tourne vers Nicolas Poincaré. Ça va Nicolas ? Très bien Jean-Jacques. Nous allons revenir sur la fameuse étude du Lancet sur la chloroquine, l'hydroxychloroquine. Tout à l'heure à 8h moins 10. Avec ce nouveau rebondissement, 3 des 4 auteurs de l'étude à leur tour demandent son retrait. Pourquoi ? Parce que le 4ème auteur, c'est-à-dire celui qui est à l'initiative de l'étude, leur refuse l'accès aux chiffres bruts.

Donc c'est un peu compliqué, je vais essayer de vous expliquer. Mais c'est un ouvrage scientifique. Et ceux qui essayent de se faire tranquillement et honnêtement une opinion sur cette molécule et sur ce médicament, ça devient mission impossible. Bien. A tout de suite. Enfin, à tout de suite, à tout à l'heure, à 8h moins 10. 7h30, qu'allant nous faire après le journal ? On va poser une question franche. La police est-elle raciste en France ? Question franche après l'affaire Floyd, l'affaire Traoré. Ces policiers de Rouen qui utilisent les mots nègres et singes pour parler d'un de leurs collègues noirs.

Stanislas Godon, délégué général du syndicat de police Alliance avec nous juste après le journal

24:43
Invité

de 7h30 sur RMC.

24:46
Présentateur

Merci d'être avec nous sur RMC. RMC Découverte. Il est 7h31. C'est Anne-Sophie Balbière qui est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

24:53
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. L'étude controversée sur l'hydroxychloroquine est en train de sombrer. Des auteurs de l'article publié dans The Lancet se rétractent. Ils ont des doutes sur les données utilisées. Les manifestations se poursuivent un peu partout aux Etats-Unis. Nous irons à Minneapolis où un hommage a été rendu à George Floyd. Et puis, le télétravail au cœur d'une réunion au ministère du Travail. Aujourd'hui, les syndicats demandent de repenser notre organisation en entreprise. RMC 7h31. C'était le 22 mai dernier. La revue The Lancet publiait une étude sur l'hydroxychloroquine. Pas bénéfique pour les malades du Covid. Néfaste même parfois.

Aujourd'hui, trois des quatre auteurs de l'article se rétractent. Ils ont des doutes sur les données utilisées récoltées par une start-up américaine. Paul Barcelone. C'est la méthode qui pose problème. Les données médicales de cette étude ont été récoltées par une start-up américaine sur Gisphère qui appartient au quatrième auteur de l'article. Pour les trois autres, impossible de les analyser de manière indépendante. Ils ont donc préféré se rétracter. Dès cette semaine, le professeur Didier Raoult dénonçait, je cite, une étude foireuse.

26:04
Présentateur

On dirait les pieds niquets font de la science. Ce n'est pas raisonnable. Quand vous lisez cet article, vous voyez immédiatement que c'est un faux. Ce n'est pas vrai. C'est-à-dire qu'il y a plus de morts dans cet article que dans les pays

26:14
Invité

qui les ont déclarées. Pour l'infectiologue Benjamin Davido, cette étude n'a désormais plus aucune valeur scientifique. C'est un véritable fiasco parce que ça met à mal, à mon avis, la communauté scientifique au sens large et ça rend d'autant plus compliquées les choses parce qu'on va voir un certain nombre de malades qui ne vont plus vouloir rentrer dans ces études. C'est pourtant à la lumière de cette étude que la France a décidé d'arrêter les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine. Mais l'Organisation Mondiale de la Santé a depuis fait machine arrière et annoncé leur reprise. Seattle, Washington, Los Angeles, New York.

Les manifestations contre le racisme et les violences policières continuent aux Etats-Unis pacifiquement avec des milliers de personnes toutes origines confondues. Hier, une première cérémonie d'hommage à George Floyd s'est tenue à Minneapolis. Il y a eu des moments très forts, Cédric Fech. Vous êtes notre envoyé spécial sur place.

27:01
Présentateur

Oui, une cérémonie très émouvante qui tranche avec l'ambiance de manifestation de ces dix derniers jours. Et le moment le plus fort, c'est certainement la fin. C'est 8 minutes 46 secondes de silence interminable. C'est le temps durant lequel le policier blanc est resté le genou appuyé sur le cou de George Floyd. Il y a cette image du maire de Minneapolis en pleurs à genouiller devant le cercueil. Des discours très forts aussi comme celui de l'avocat de la famille qui dit que George Floyd est mort d'une pandémie, pas celle du coronavirus mais celle du racisme.

Enfin, des discours plus politiques comme celui du révérend Al Sharpton qui dit que George Floyd n'aurait jamais dû mourir, qu'il est mort du dysfonctionnement du système de la justice américaine. Il ne faut pas que George Floyd soit mort pour rien et il a dit « George, tu as changé le monde ».

27:43
Invité

Cédric Fech pour RMC. Mobilisation aussi en France après la mort de George Floyd après celle d'Adama Traoré. Manifestation non déclarée à Lille hier soir au moins 2000 personnes et quelques débordements en fin de cortège. Rassemblement aussi à Marseille, mardi et ce sera rebelote demain à 19h sur le Vieux-Port. Emmanuel Barbe, préfet de police des Bouches du Rhône met en garde.

28:06
Présentateur

Si cette manifestation interdite devait se produire, j'appelle quand même chacun à la plus grande retenue dans sa façon de se comporter. Moi, je n'ai pas apprécié la situation aux États-Unis mais en tout cas, je peux vous dire juste une chose, ce n'est pas la même chez nous. J'ai vu l'autre jour certaines personnes qui me semblaient s'auto-emballer, s'auto-exciter, s'auto-alimenter. Je leur dis regardez-vous un peu, il faut quand même relativiser les choses. Et finalement, la manière dont a été encadrée la manifestation par la police, elle prête à l'admiration compte tenu des provocations constantes qu'il y a eu à l'encontre de la police.

28:41
Invité

Et dans ce contexte, on apprend que des policiers de Rouen vont être renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes échangés sur WhatsApp. Les mots bougnoul, nègre, fils de juif ont notamment été utilisés sur le groupe de conversation privée. L'affaire remonte à décembre dernier. C'est un de leurs collègues, un policier noir qui a porté plainte. Le télétravail au menu d'une réunion à 10 heures entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux. L'occasion de faire le bilan quels ont été les avantages ou les inconvénients de rester à domicile pendant le confinement pour les salariés, les entreprises. Les syndicats espèrent décrocher un accord sur le sujet. Rémi Hink.

29:19
Présentateur

Il faut dire que le dernier accord sur le télétravail est peut-être dépassé. Il date de 2005. Aujourd'hui, avec cette crise sanitaire qui a forcé beaucoup d'entreprises à mettre en place le télétravail très rapidement, les syndicats demandent d'en penser l'organisation, pointant notamment les risques de surcharge de travail ou les risques psychosociaux. Les syndicats estiment par exemple qu'il faut une alternance entre télétravail et travail en présentiel pour éviter au maximum le phénomène d'isolement du télétravailleur. Ils insistent également sur le principe du volontariat. Rappelons que le télétravail n'est ni un droit ni une obligation que ce soit pour le salarié ou pour l'employeur.

Du côté du MEDEF qui est à l'origine de la réunion ce matin, le télétravail ne doit pas devenir la norme. L'organisation patronale met en avant des problèmes de management au sein des entreprises et elle estime que les Français ont besoin de retourner au travail.

30:04
Invité

Hier, les partenaires sociaux étaient à l'Elysée en quête de solutions pour sauver l'emploi. L'une des annonces, l'État versera aux entreprises une prime quand elles recruteront un apprenti entre 5 000 et 8 000 euros. Selon un dernier bilan de l'épidémie, 44 morts de plus ont été enregistrées en 24 heures. En France, la situation continue de s'améliorer dans les services de réanimation. Ce n'est pas pour ça qu'on en a fini avec le virus. D'ailleurs, ceux qui ont été malades peuvent en témoigner. Selon une équipe de chercheurs rennais, 10% à 15% des 400 patients testés ont toujours des troubles gênants.

Six semaines après l'infection, la Fondation Arc-en-Ciel spécialisée dans les soins du cœur et des poumons a adapté ses centres de rééducation pour les accueillir à Pondéry dans le Jura. Margot Bédé, Nicolas Trenou.

30:55
Présentateur

Nouvelle routine depuis trois semaines. Mamie Aéri enjambe les obstacles installés par son kiné. C'est parti. 8 minutes 30.

31:00
Invité

Ça n'a rien à voir avec mon début. Mais le souffle

31:03
Présentateur

est toujours un peu bizarre. Dernière séance pour cette patiente de 62 ans. Je rentre chez moi. Asthmatique, elle contracte le Covid il y a près de trois mois. Malgré une brève rémission, une gêne respiratoire persiste.

31:14
Invité

Du fauteuil du salon pour aller au chef de la cuisine. Ça s'accentuait. Je suis devenue très, très anxieuse. Je viens vous saluer. Tout au long

31:22
Présentateur

de la rééducation, infirmiers, psychologues, nutritionnistes suivent les patients avec le docteur Thierry Darmancier. Ils ne savent pas ce qu'ils peuvent faire chez eux et l'intérêt de notre prise en charge c'est apprendre à marcher en respirant correctement. Dans ce centre, six patients seulement ont pu bénéficier de la rééducation insuffisant d'après la directrice des soins Nathalie Sommer. C'est très dur de les repérer parce qu'ils sont restés chez eux en se disant ben voilà, la maladie s'est passée, c'est fini et c'est là où je pense que nous pouvons les aider.

La fondation Arc-en-Ciel à l'origine de ces centres incite les généralistes à orienter davantage les malades vers ces établissements.

31:58
Invité

Les courses Mathieu, c'est à Rouen-Mocanchi. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC favorite numéro 7

32:04
Présentateur

Fidelity, outsider numéro 3 For You Madrid le 7 et le 3. Merci Anne-Sophie, merci Mathieu, reste avec nous évidemment. Il est 7h38, vous êtes sur RMC, vous ne ratez rien. Je vous rappelle que Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice, sera notre invité tout à l'heure à 8h30 sur RMC et BFM TV. Je lui parlerai évidemment, notamment, oh pas que de la police, je lui parlerai de la police évidemment, des débats, je lui parlerai des manifestations à la suite de la mort de George Floyd aux Etats-Unis, des manifestations en France à propos de l'affaire Traoré et je lui parlerai aussi de justice parce que par exemple, faut-il un récipicé ?

Faut-il que les policiers délivrent un récipicé à chaque contrôle effectué ? Tiens, nous allons en parler aussi tout de suite avec Stanislas Godon qui est délégué général du syndicat de police Alliance. A tout de suite. Vous êtes nombreux depuis ce matin à témoigner. Tiens, Brahim nous dit moi je travaille de nuit, je me fais souvent contrôler par la même patrouille de police. Un jour, on m'a dit un arabe ça ne se balade pas avec de l'argent sur lui alors que je suis chef d'entreprise. Le beau frère de Bertrand est aussi chef d'entreprise. Il se fait beaucoup contrôler.

Les policiers l'arrêtent et lui disent tiens, viens là Mamadou alors qu'il s'appelle Sylvain qu'il n'a jamais eu aucun souci judiciaire. Bouba nous dit depuis que je vis à la campagne je me fais contrôler une fois par an. Avant en banlieue c'était trois fois par jour. Aurélien vit en banlieue dans le 93, 43 ans, je n'ai jamais été contrôlé Aurélien. Oui, il y a du racisme dans la police dit Thalie mais c'est à l'image du racisme dans notre société et pas plus qu'ailleurs. On reprange souvent que les gens fassent

34:02
Invité

des généralités sur les jeunes de banlieue qui seraient tous des dealers et des voleurs. Ne faisons pas la même chose avec la police. Tous les policiers ne sont pas racistes. Quand dit Stanislas Godon du syndicat Alliance il est avec nous dans une minute

34:14
Présentateur

sur RMC.

34:16
Invité

RMC, 6h-9h Bonin direct.

34:19
Présentateur

Bien, parlons de la police avec Stanislas Godon qui est délégué général du syndicat de police Alliance qui est avec nous. Bonjour. Bonjour. Stanislas Godon. Alors, deux faits importants. Nous allons reparler de ce qui s'est passé à Rouen. Je rappelle les faits. En décembre, Alex, qui est un policier noir, découvre qu'il est la cible de propos racistes de la part de six autres policiers. Des policiers qui échangent des messages dans une discussion WhatsApp et dans ces messages les six policiers déversent leur haine. Ils affirment qu'ils stockent des armes en vue d'une guerre raciale.

Les Noirs sont appelés les Nègres, les Arabes les Bougnouls, les Juifs des fils de putes qui dirigent le pays avec des gauchistes. Inconcevable. Inconcevable. Vous êtes bien d'accord, Stanislas Godon. Insupportable. Pourquoi est-ce que ces policiers ne sont pas suspendus ? Alors, je crois qu'il y a confusion. C'est-à-dire qu'on parle beaucoup des suspensions. La suspension n'est pas une sanction. C'est une mesure conservatoire. Ce sont les textes procédurales qui le disent. Et quant à cette affaire-là, si les faits sont avérés, parce que je rappelle qu'il y a une enquête administrative, disciplinaire, et il y a également une enquête judiciaire. Les deux volets sont en cours.

Donc, il y aura certainement des sanctions si les faits sont avérés. Si les faits sont avérés, il faut demander des sanctions. Mais quelles peuvent être les sanctions dans ce cas-là ? Ça peut aller jusqu'à la révocation. C'est la sanction, je dirais, ultime dans la fonction publique, sanction du quatrième groupe. Donc, ils peuvent être évoqués de la police nationale. Ça fait partie des choses qui sont possibles. Si les faits sont avérés, est-ce qu'il faut qu'ils soient révoqués ? Oui ou non ? Si les faits sont avérés, bien évidemment, qu'il y aura des sanctions extrêmement fermes. Est-ce qu'il faut qu'ils soient révoqués si les faits sont avérés ?

Alors, si les faits sont avérés, c'est le Conseil de Discipline, pardon de le dire comme ça, qui se taturaille, qui émettra... Oui, mais vous, vous, qu'en pensez-vous ? Non, non, je ne vais pas... Vous êtes policier, Stanislas Godon. Je condamne ses propos s'ils soient avérés, bien sûr. Et ça, personne ne dira le contraire. Mais lorsqu'il y a un Conseil de Discipline, il faut respecter les instances. Tout comme il faut respecter aussi les tribunaux. On ne fait pas des procès dans la rue, on ne fait pas des procès devant le TGI de Paris, on ne fait pas des procès sur les réseaux sociaux. On fait des procès dans des prétoires.

Et pardon de le dire, mais il faut quand même rappeler les choses et remettre les choses dans leur contexte et là où on décide de laisser ces choses-là. Alors, à propos de la justice, vous vous posez des questions sur ceux qui attaquent les policiers. Bien sûr, parce que tout le monde demande de la transparence par rapport aux policiers. Oui. Mais il faut savoir que nous, ça fait plusieurs années qu'on demande à l'administration quelles sont les sanctions pénales prononcées à l'encontre des personnes qui attaquent ou tragent, parfois percutent les policiers avec des véhicules ou les attaquent au cocktail Molotov.

C'est quand même inconcevable que le ministère de l'Intérieur ne puisse pas nous fournir ces informations. Parce que du coup, il règne un sentiment en fait finalement d'impunité par rapport à ceux qui attaquent la police ou qui l'étragent. Vous ne savez pas si ceux qui attaquent les policiers sont condamnés. Bien sûr. Vous ne le savez pas. Pour l'instant, nous sommes dans la veuille. Mais c'est la question que je vais poser à Nicole Belloubet tout à l'heure à la ministre de la Justice. Je suis impatient d'entendre sa réponse. Moi aussi, je suis impatient. Dites-moi, autre chose, autre affaire, alors là, c'est autre chose, toute autre chose.

C'est un policier noir qui a décidé de déposer plainte à Paris. Pourquoi ? Parce qu'il a été traité de vendu mardi dernier lors de la manifestation parisienne contre les violences policières et en soutien à Adama Traoré, Quentin Vinay. Oui, c'est ça. La scène a été filmée et la vidéo circule largement depuis mardi sur les réseaux sociaux. On y voit effectivement ce policier noir, casqué, impassible face à des manifestants qui le traitent de vendu en raison de sa couleur de peau. Écoutez.

37:57
Invité

Vendu, vendu, vendu !

38:16
Présentateur

Alors, honte à toi, vendu, tueur. Enfin bon, ce policier est noir, on le voit. Il est impassible, il reste impassible et ce sont des propos qu'on peut qualifier aussi de racistes. Et ce policier a décidé de porter plainte. Il a reçu le soutien du préfet de police d'idéalement. Qu'est-ce que vous voulez dire à ce propos ? Cette scène est insupportable et elle remet un peu les choses dans le contexte. C'est que la police nationale, elle est à l'image de la société française. Nous avons des policiers qu'ils soient arabes, qu'ils soient noirs, qu'ils soient d'origine asiatique. Ils sont français et ils font leur travail au quotidien et ils subissent aussi cela.

Et je suis vraiment désolé de vous le redire, mais hier, le président d'une association a notamment essayé d'excuser et de dire que le président des SOS Racisme qui expliquait notamment que ce n'était pas le policier noir qui était ciblé. Pardon, mais je crois que là, pour le coup, les vidéos sont sans appel. Bien. Stanislaus Godon, combien de policiers sont sanctionnés chaque année pour avoir tenu des propos racistes ou eu des comportements racistes ? Est-ce qu'il y en a ? Est-ce qu'il y en a ou pas ? Bien sûr, bien sûr qu'il y en a. Mais il n'y a pas de statistiques. Par contre, il y a 2000 sanctions qui sont prononcées administratives à l'encontre des policiers.

C'est le dernier rapport notamment de l'IGPN de 2018. Nous attendons celui de 2019. Bien. Dites-moi, le défenseur des droits a une idée. Il dit, il faut absolument, absolument que l'on enregistre en quelque sorte d'une manière ou d'une autre les contrôles d'identité. Qu'en pensez-vous ? Alors vous savez, ça c'est un vieux débat. Oui, c'est un vieux débat. Il suit à la trace, c'est le cas de le dire, la police nationale et puis tant qu'il peut mettre un coin dans une faille, il le fait. C'est un commentaire que vous faites. Non, non, mais concernant les contrôles, je crois qu'il faut relativiser les choses. Il y a des millions de contrôles d'identité qui sont effectués chaque année.

Je crois qu'il ne faut pas jeter l'opprove sur les policiers par rapport aux contrôles d'identité. Il avait été évoqué le récépissier du contrôle d'identité, mesure qui a été écartée. Il avait été proposé notamment la généralisation des caméras piétons. Et d'ailleurs, il y avait une expérimentation qui avait été mise en place avec l'obligation de filmer. Et alors ? Nous, on préfère que ce soit l'initiative. Nous n'avons pas eu de bilan. Oui. Voilà, ça c'est le premier point. Deuxième chose, nous avons pu constater sur le terrain que les caméras piétons étaient une des solutions parce qu'effectivement, ça permet de relativiser et de calmer les choses. Il faut une traçabilité.

Le défenseur des droits demande une traçabilité du contrôle d'identité. Alors ça, pour nous, c'est plutôt une mauvaise idée parce qu'en fait, la traçabilité, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand vous serez contrôlé une fois le matin, vous ne pourrez plus être contrôlé dans la journée parce que vous allez revendiquer le fait que non, non, je ne peux plus être contrôlé. Or, je rappelle qu'il y a un code de procédure pénale, que le contrôle d'identité se fait dans plusieurs cas. Il peut y avoir des réquisitions du procureur de la République. Ça, ça se fait beaucoup pour un temps et un lieu donné. Et puis, il y a aussi ceux qui tentent de commettre une infraction.

Donc, il faut procéder à un contrôle d'identité. Ça, ça fait partie des procédures. Et là, ce n'est pas moi qui vais changer le code de procédure pénale aujourd'hui. Enfin, une fois, deux fois, mais quand c'est quatre ou cinq ou six fois par jour ? Il faut bien quand même comprendre que le contrôle d'identité, ça peut arriver d'être contrôlé plusieurs fois dans la journée. Oui. Voilà. Mais vous savez, je vais vous raconter un témoignage si j'ai une minute. Allez-y. J'étais hier dans un VTC et il y avait un chauffeur de taxi qui était de couleur noire, français, mais qui a vécu aux Etats-Unis et qui a vécu notamment en Afrique puisqu'il est originaire d'Afrique.

Et il m'expliquait qu'on ne peut pas faire de comparaison entre ce qui se passe aux Etats-Unis et ce qui se passe en France. Il dit, en France, moi, je suis contrôlé et ça me va bien d'être contrôlé parce que moi, je préfère que la police fasse son travail. Et le contrôle d'identité est un des outils administratifs très importants pour la police nationale. Il est certain qu'entre le contrôle aux Etats-Unis des Etats-Unis en France. Non, mais ça, c'est sûr. Les contrôles de police ne sont pas du tout, mais alors pas du tout de même nature. Bien, merci Stanislas Godon. Merci.

Mais ce qu'il faudrait, parce qu'il va falloir rapprocher la police d'une partie de la population, d'une grande partie de la population française. Une grande partie ou une minorité de la population ? Une partie. Minorité. Je ne sais pas, Stanislas Godon. Mais il y a aussi un fossé qui s'est creusé quand même. avec, c'est vrai, une partie de la population française. Donc, il va falloir trouver des solutions. Moi, je crois que il faut arrêter... De dialogue. Le dialogue, certes, mais il faut arrêter aussi de souffler sur les braises. Je crois qu'il faut avoir un discours et des mots qui apaisent. Et la transparence et la vérité.

Ce n'est pas quand on chante une chanson en appelant à l'insurrection armée qu'on appelle à la pèse-vent. Bien. Merci, Stanislas Godon, d'être venu nous voir ce matin. Il est 7h52. C'est l'heure des explications. avec Nicolas Poincaré. Si nous revenions, Nicolas, sur cette histoire d'hydroxychloroquine et de rapport, la fameuse étude du Lancet. Hier soir, 3 des 4 auteurs de cette étude se sont eux-mêmes rétractés. Oui, c'est invraisemblable et c'est un naufrage scientifique. L'étude, on le rappelle, avait donc été publiée le 22 mai par cette prestigieuse revue scientifique anglaise, le Lancet. L'article se basait sur l'analyse de cas de 96 000 patients dans 671 hôpitaux du monde entier.

Et le résultat, avec plus de nuances et de précautions qu'on ne l'a dit, mais le résultat, c'était tout de même que l'hydroxychloroquine n'avait pas d'effet positif sur les malades hospitalisés et que la molécule soit ou non associée à un antibiotique. Au contraire, on comptait plus de morts parmi les malades traités avec ce médicament que parmi les autres. Alors l'enquête, l'article du Lancet avait eu un retentissement mondial et des conséquences immédiates. L'OMS avait demandé l'arrêt de tous les essais cliniques en cours. En France, le ministre de la Santé a interdit la prescription de la chloroquine pour le traitement du Covid-19. Tout ça s'est passé entre le 22 et le 26 mai.

Puis, aussitôt après, sont arrivés les premiers doutes. D'abord, une lettre ouverte de 120 médecins qui doutaient du sérieux de l'étude. Puis, la revue scientifique elle-même qui a émis des réserves mercredi. Le terme exact, très scientifique et très anglais, c'était la revue exprimer l'expression d'une préoccupation. Oui, alors que disent ces auteurs pour expliquer leur revirement ? Alors, trois des quatre auteurs demandent le retrait de leur propre article. Ils disent qu'ils ne peuvent se porter garant de la véracité des chiffres. Ils auraient voulu avoir accès à toutes les données brutes pour répondre aux nombreuses critiques.

Mais le quatrième auteur, le principal, celui qui est à l'initiative, leur a refusé l'accès à ces chiffres. C'est un spécialiste de médecine cardiaque, un cardiologue anglais, mais c'est aussi le patron d'une entreprise de collecte et d'analyse des données médicales. Une entreprise récente, un peu mystérieuse, qui jusqu'à présent avait eu très peu d'activités. Ce médecin et entrepreneur a donc refusé de communiquer des données brutes parce que, dit-il, il a signé un accord de confidentialité avec les hôpitaux qui lui ont donné ces chiffres. Et résultat, plus personne aujourd'hui ne lui fait confiance, d'autant que dans les chiffres publiés, il y avait des invraisemblances et des erreurs.

Alors, évidemment, le professeur Raoul crie victoire, mais on ne sait toujours pas. Moi, je ne vais pas prendre parti contre Raoul, je vois ces débats, je trouve ça surnaturel, mais on ne sait toujours pas si l'hydroxychloroquine est efficace ou pas efficace.

Et non, ça ne donne aucune implication ni dans un sens ni dans l'autre, ça donne simplement raison au professeur Raoul quand il doutait de l'étude, de fait, il disait qu'elle était faite par des pieds nickelés de la science, et bien, aujourd'hui, on se dit qu'il avait un peu raison, il disait que cette étude était tellement foireuse que ça en était comique, il avait inventé le terme de Lancet Gate pour parler du scandale du Lancet, mais effectivement, eh bien, cette étude ne permet de conclure à rien ni à l'efficacité ni à l'inefficacité de la chloroquine.

La vérité, c'est qu'il n'y a aucune étude sérieuse ni dans un sens ni dans l'autre et que nous, eh bien, on reste dans le brouillard incapables de pouvoir trancher sur ce médicament qui déchaîne les patients. Bien, merci beaucoup, merci Nicolas. Il est 7h55, nous allons parler de quoi après le journal de 8h ? D'une détenue. Ça fait un an, jour pour jour, qu'elle est détenue en Iran. La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelka, elle a été condamnée à 5 ans de prison pour collusion en vue d'attenté à la sûreté de l'Iran. Son compagnon Roland Marshall est avec nous juste après le journal de 8h.

Il a été détenue également en Iran et c'est un témoignage important que vous allez entendre après le journal de 8h. Il est 7h56. Si, je faisais notre jeu parce que vous pouvez gagner 500 euros par jour. Vous vous rendez compte ? Par mois, par mois. Par mois, par jour. Non, par mois. Pourquoi je dis toujours par jour ? Par mois, 500 euros. Ça fait 6 000 euros dans l'année, ce qui est beaucoup. Vos courses, nous dit-on. Vous ferez ce que vous voulez des 6 000 euros si vous voulez gagner. On est bien d'accord. Alors, tous les jours, vous jouez. si vous trouvez la bonne réponse, vous faites partie des gagnants, il y aura un tirage au sort parmi tous ces gagnants.

Et le 12 juin prochain, le gagnant ou la gagnante sera avec moi sur l'antenne d'RMC. Pour jouer, ce matin, j'ai une question toute simple. Qui est le Premier ministre ? Réponse 1, Édouard Philippe. Réponse 2, François Bayrou. C'est compliqué. Très, très compliqué. Alors, 7, 32, 16 pour jouer. Le 1 pour Édouard Philippe. Le 2 pour François Bayrou. Vous jouez. Si vous gagnez, tirage au sort. Et vous gagnerez peut-être les 6 000 euros. Il est 7h57. RMC.