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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 19 mars 2026 35 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Municipales 2026 : La cacophonie des LR

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Moudin est arrivé en tête au premier tour avec plus de 37%.

  • 0:52OuverteRéponse directe

    La France Insoumise a créé la surprise en arrivant seconde avec plus de 27%.

  • 1:42OuverteRéponse directe

    François Briançon fait désormais campagne main dans la main avec l'insoumis François Picmal.

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Les deux se sont mis d'accord sur une répartition des rôles.

  • 2:55OuverteRéponse directe

    François Briançon aurait obtenu des clarifications sur les propos jugés antisémites de Jean-Luc Mélenchon.

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Ce dilemme risque de se poser pour bon nombre d'électeurs toulousains.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21InvitéChiffre
    « une gauche qui, arithmétiquement, fait plus de 50%. »
  • 0:30PrésentateurChiffre
    « Il est arrivé en tête au premier tour avec plus de 37%. »
  • 0:52PrésentateurChiffre
    « La France Insoumise a créé la surprise en arrivant seconde avec plus de 27% »
  • 0:57PrésentateurChiffre
    « devant les socialistes qui ont fait 25%. »
  • 1:46PrésentateurFait
    « François Briançon fait désormais campagne, main dans la main avec l'insoumis François Picmal. »
  • 2:23PrésentateurFait
    « François Briançon aurait obtenu des clarifications sur les propos jugés antisémites de Jean-Luc Mélenchon. »
  • 2:55PrésentateurFait
    « Mais rien d'officiel. »
  • 3:20InvitéFait
    « les membres du parti radical de gauche, avaient prévenu dès le premier tour, ils ne feraient pas équipe avec LFI. »
  • 4:44InvitéChiffre
    « Bernard Combe, le maire sortant et le coulain de François Hollande, son successeur en tout cas, est arrivé en deuxième position. »
  • 5:11InvitéChiffre
    « le Front National qui a fait un gros score à Tulle, c'est une surprise, à Bill Martyr, qui fait presque 3-13% des suffrages. »
  • 6:42InvitéFait
    « à Liévin, la gauche fait face à l'extrême droite. »
  • 6:45InvitéFait
    « Le candidat d'hiver gauche, Hervé Laurent, s'est désisté au second tour, laissant la priorité au candidat communiste, Jérôme Dara, qui affronte le candidat Rassemblement National, Dany Peva. »
  • 7:11InvitéFait
    « Moudin promet en urgence d'agir sur le taux de fiscalité, notamment tout ce qui est lié à la taxe foncière et à la cotisation des entreprises, alors que Picmal met en priorité le logement des 350 enfants qui vivent à la rue dans la ville. »
  • 7:27InvitéFait
    « l'alliance entre la nouvelle ex-candidate socialiste Catherine Trottmann qui s'est alliée avec le centre-droit en réponse à la maire sortante écologiste qui s'est alliée à la France insoumise pour ce deuxième tour. »
  • 9:01InvitéFait
    « la fusion des listes de Pierre-Yves Bournazel avec celle de Rachida Dati et le désistement de Sarah Knafo. »
  • 9:05InvitéPromesse
    « Je considère que j'ai une responsabilité aujourd'hui. Les 85 000 voix que je représente peuvent battre la gauche. »
  • 10:22InvitéPromesse
    « Il appelle à la mobilisation générale et préfère avertir que dimanche, c'est lui ou Rachida Dati qui sera maire. »
  • 10:43InvitéPromesse
    « J'avais dit que je ne ferais pas d'alliance, on ne fait pas d'alliance parce qu'on a déjà fait l'union. »
  • 11:07InvitéFait
    « Il m'a dit pas d'accord de fusion, ni technique, ni programmatique, même si on peut discuter de nos idées. »
  • 19:11InvitéFait
    « le président des Républicains, Bruno Retailleau, aurait du mal à choisir. »
  • 20:13InvitéChiffre
    « La liste de gauche en troisième position à presque 12%. »
  • 28:29InvitéFait
    « Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie que les extrêmes, où qu'ils soient, demeurent dangereux pour la République. »

Temps de parole

  • Invité53 %
  • Invité 225 %
  • Invité 35 %
  • Invité 45 %
  • Présentateur5 %
  • Invité 52 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:05
Invité

J-3, donc avant le deuxième tour du scrutin, on prend la direction ce matin de Toulouse. Le maire sortant, Jean-François Moudin, qui est arrivé en tête, va devoir faire face à une gauche unie, une gauche qui, arithmétiquement, fait plus de 50%. Mais le match est loin, très loin d'être plié. On voit ça avec Cécile Cixot et Céline Schmitt.

0:30
Présentateur

Il est arrivé en tête au premier tour avec plus de 37%. Mais Jean-Luc Moudin, le maire sortant de Toulouse, sait que rien n'est joué pour le second tour.

0:40
Invité

On a fait un bon score au premier tour, mais il faut aller plus loin et repérer celles et ceux qui n'ont pas encore voté. Il y a des gens qui ont voté Briançon et qui me disent depuis aujourd'hui qu'ils vont voter pour moi parce qu'ils ne veulent pas la France Insoumise.

0:52
Présentateur

La France Insoumise a créé la surprise en arrivant seconde avec plus de 27% devant les socialistes qui ont fait 25%. Les deux listes ont décidé de faire alliance contre Jean-François Moudin.

1:04
Invité

C'est le monsieur de PS qui va briguer le siège de maire. Mais non, ça a changé. Le siège de maire, il va aux candidats d'extrême-gauche, des Insoumis.

1:14
Présentateur

Jean-Luc Moudin se retrouve donc confronté au candidat LFI. Il dénonce un revirement des socialistes.

1:20
Invité

Les socialistes s'est couchés. Il s'est aligné. Il s'est soumis aux Insoumis. Et ça, c'est quelque chose qui frappe de stupeur. Beaucoup de Toulousains qui m'ont témoigné aujourd'hui leur soutien en me disant qu'on a voté pour M. Briançon hier, mais dimanche prochain, c'est vous qu'on choisit parce que ce n'est pas possible. On n'imagine pas Toulouse guidée et gouvernée par la France Insoumise.

1:42
Présentateur

De son côté, le socialiste François Briançon fait désormais campagne, main dans la main avec l'insoumis François Picmal.

1:48
Invité

On est content de l'unité de la gauche, vraiment. Ça fait plaisir.

1:54
Présentateur

Il assume l'union des listes malgré la consigne nationale du PS de ne pas s'associer avec LFI.

2:00
Invité

J'ai mon téléphone qui est saturé de messages, de félicitations, de dire vous avez fait ce qu'on vous a demandé, vous êtes unis. Donc la grande, grande, grande majorité des Toulousains qui sont de gauche, qui veulent le changement, ils sont derrière l'union. Vous savez, débat politique national, polémique éditorialiste, tout ça. Les gens qui comptent, c'est la réalité de leur quotidien.

2:19
Présentateur

Les deux se sont mis d'accord sur une répartition des rôles. François Picmal à la mairie et François Briançon à la métropole. Convergence aussi sur le programme et notamment la ligne LGV Bordeaux-Toulouse, sur laquelle ils avaient une opposition. Mais ce n'est pas tout.

2:34
Invité

Quand vous avez l'union de deux listes, les clarifications, elles s'opèrent de part et d'autre sur un certain nombre de sujets. Le programme, on en a parlé, un certain nombre de valeurs dont on veut s'assurer que les uns et les autres les défendent. Et je pense que ça a été fait, comme l'a dit François.

2:50
Présentateur

François Briançon aurait obtenu des clarifications sur les propos jugés antisémites de Jean-Luc Mélenchon. Mais rien d'officiel. Au sein de son équipe, plusieurs colistiers ont préféré claquer la porte.

3:00
Invité

François Picmal a eu l'occasion de clarifier les propos de son chef. Ses silences à lui, ses omissions à lui. Il ne l'a jamais fait, il n'a jamais souhaité le faire. C'est juste une question de valeur et moi, je considère que je n'avais rien à faire sur une liste qui était ambiguë sur la question d'antisémitisme.

3:17
Présentateur

D'autres, comme les membres du parti radical de gauche, avaient prévenu dès le premier tour, ils ne feraient pas équipe avec LFI.

3:24
Invité

Moi, en accord avec mes valeurs, je n'ai pas pu rester sur cette liste-là. Quand bien même, j'ai la volonté aussi de changer le locataire du Capitole. Mais on ne peut pas changer le locataire du Capitole par quelqu'un qui, pour moi, est aujourd'hui en dehors de l'arc républicain.

3:40
Présentateur

Ce dilemme risque de se poser pour bon nombre d'électeurs toulousains qui souhaitent voir changer le maire de la Ville Rose, mais ne sont pas prêts à voter pour LFI. Ils pourraient rendre le scrutin du second tour bien plus serré que prévu.

3:54
Invité

Allez, on va continuer notre tour de France des municipales. Grâce à nos partenaires de la presse régionale, aujourd'hui direction Tulle, où on retrouve Cyril Grégui, rédacteur en chef de la vie corésienne. Bonjour Cyril. Les stratégies de fusion entre listes de gauche continuent à susciter beaucoup, beaucoup, beaucoup de remous. Illustration donc à Tulle, la ville de cœur de François Hollande. Oui, ça rentre un petit peu en résonance avec les propos de François Hollande sur l'impossibilité de se rapprocher de LFI. Donc ça se met un petit peu le trouble. Je pense que c'est un petit caillou dans la chaussure de l'ancien président de la République.

Ensuite, à Tulle, la tradition est que la gauche avance groupée, ce qui n'a pas été le cas cette année, avec un résultat. Avec Bernard Combe, le maire sortant et le coulain de François Hollande, son successeur en tout cas, est arrivé en deuxième position. et la liste, alors qu'il n'est pas une liste LFI à Tulle, c'est une liste de regroupement de la gauche avec des LFI, c'est un petit peu ce que met en avant François Hollande aujourd'hui, est arrivé en troisième position. Avec également le Front National qui a fait un gros score à Tulle, c'est une surprise, à Bill Martyr, qui fait presque 3-13% des suffrages.

Comment réagissent les électeurs de gauche précisément à ces alliances d'entre-deux-tours ? Comme je vous disais, à Tulle, il y a vraiment eu une tradition de regroupement de la gauche. Maintenant, quelle sera la position des électeurs un peu plus… les sociodémocrates notamment ? Est-ce qu'ils vont suivre Bernard Combe ? Ou est-ce qu'ils vont aller rejoindre la votée pour Laurent Belin, le candidat qui est arrivé en tête ? Ou s'abstenir ? Difficile de le dire, on entend un petit peu tous les sons de cloche, mais bon, encore une fois, la tradition de regroupement de la gauche et le fait qu'il y ait quand même trois LFI sur la liste, est-ce que ça aura une importance ?

C'est un peu difficile de le dire aujourd'hui, c'est un peu compliqué de le savoir. On reviendra vous voir quand on aura la réponse, peut-être, après dimanche. Merci beaucoup, Cyril Grigui, rédacteur en chef de La Vie Corézienne. On poursuit cette couverture des municipales avec vous, Rémi, puisque ce matin, il est encore question, évidemment, du deuxième tour dans la presse régionale. Vous allez nous parler des points chauds. Oui, exactement, c'est à la une de la Voix du Nord, puisque 108 communes du Nord et du Pas-de-Calais, dont 14 grandes villes, retourneront aux urnes ce dimanche. Par exemple, à Liévin, la gauche fait face à l'extrême droite.

Le candidat d'hiver gauche, Hervé Laurent, s'est désisté au second tour, laissant la priorité au candidat communiste, Jérôme Dara, qui affronte le candidat Rassemblement National, Dany Peva. Hier, c'était également la soirée des débats d'entre-deux tours. Oui, il y avait des débats un peu partout en France, dont à Toulouse, entre le maire sortant de droite, Jean-Luc Moudin, et son opposant de la France insoumise, François Picmal, qui est parvenu à réunir toute la gauche à la suite de la fusion de sa liste avec le candidat PS François Briançon. On a vu hier deux visions qui s'opposent.

Moudin promet en urgence d'agir sur le taux de fiscalité, notamment tout ce qui est lié à la taxe foncière et à la cotisation des entreprises, alors que Picmal met en priorité le logement des 350 enfants qui vivent à la rue dans la ville. À Strasbourg aussi, les scrutins sont serrés et sous tension, comme en témoigne l'alliance entre la nouvelle ex-candidate socialiste Catherine Trottmann qui s'est alliée avec le centre-droit en réponse à la maire sortante écologiste qui s'est alliée à la France insoumise pour ce deuxième tour.

Mais hier soir, les trois candidats, Véther, Trottmann et Barséguian, ont pu dépasser les débats autour de ces questions de rapprochement de liste et approfondir leur programme et leurs promesses pour la ville. Gauche et droite, ça fonde aussi à Clermont-Ferrand. Oui, et c'était aussi un débat sous tension entre Olivier Bianchi du Parti Socialiste et Julien Bonny, candidat d'hiver droite à Clermont-Ferrand. Bianchi avait réuni un peu moins de 30% des voix au premier tour, juste derrière son adversaire d'hier soir qui a décroché 33% des scrutins. L'enjeu du débat d'hier était crucial pour convaincre les électeurs avant dimanche.

Et puis, le dernier débat qui beaucoup attendait était à Paris, puisque Rachida Dati, Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou s'affrontaient pour la première fois en débat télévisé. Le Parisien revient sur le match dans le match entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, qui a laissé place à une cacophonie et des positions figées, selon le journal. Un débat à trois et à couteau tiré. Merci beaucoup Rémi pour toutes ces précisions. La bataille de Paris, on est donc en plein dedans, alors que les trois candidats débattaient donc hier pour la première fois. On va se demander si l'entre-deux-tours a fait bouger des lignes.

Avant ça, on va faire le point sur les derniers développements avec Jérôme Rabier et Quentin Calmet. Ils étaient cinq qualifiés au second tour à Paris, mais ne seront finalement que trois sur la ligne de départ. Et c'est à droite que le paysage s'éclaircit, après la fusion des listes de Pierre-Yves Bournazel avec celle de Rachida Dati et le désistement de Sarah Knafo. Je considère que j'ai une responsabilité aujourd'hui. Les 85 000 voix que je représente peuvent battre la gauche.

Donc par sens des responsabilités, par amour de Paris, par respect des Parisiens, à qui j'ai dit dès le premier jour de ma campagne que mon objectif était de battre la gauche, j'ai pris cette décision qui est lourde. Bonjour, pour la droite à Paris. Une aubaine pour Rachida Dati et ses équipes. Agnès Évrenne, patronne de la Fédération LR de la capitale, y voit un moment historique. On a fait l'alliance pour une alternance. L'alternance, elle est à portée de main.

9:38
Présentateur

J'ai l'impression véritablement que les planètes s'alignent. Pour la première fois depuis 25 ans, on a une chance historique véritablement de faire basculer cette ville. Et donc encore quelques jours pour convaincre tous les Parisiens qui veulent le changement à Paris de voter évidemment pour la seule candidate de l'alternance qui est Rachida Dati.

9:54
Invité

La candidate Rachida Dati a salué les gestes de ses deux adversaires de premier tour. C'est vrai, en intelligence, en responsabilité, que ce soit pour Sarah Knafo et pour Pierre-Yves Bonazel, ils ont souhaité évidemment ne pas porter préjudice à ce changement et pas être un obstacle à ce changement à Paris. À gauche, en revanche, Emmanuel Grégoire a refusé l'union. Même technique proposée par l'insoumise Sofia Chikirou. Il appelle à la mobilisation générale et préfère avertir que dimanche, c'est lui ou Rachida Dati qui sera maire. Je pense qu'ils récompenseront la cohérence et le fait que dimanche, l'enjeu, c'est de choisir entre Rachida Dati et moi pour être maire.

C'est la seule clé du scrutin de dimanche, c'est de choisir Grégoire ou Dati. Le refus d'alliance avec LFI est pour lui une promesse tenue, contrairement à ses adversaires. J'avais dit que je ne ferais pas d'alliance, on ne fait pas d'alliance parce qu'on a déjà fait l'union. De tous les autres candidats, je suis le seul à respecter ma parole parmi les cinq qui se sont qualifiés au deuxième tour. Ce n'est pas très bon pour la démocratie, mais en même temps, moi, j'y gagne, je crois, en cohérence et en crédibilité. La candidate LFI a pris acte de ce refus et contrairement à Sébastien Delogu à Marseille, maintient sa liste au second tour.

après avoir enfin eu le candidat socialiste au téléphone. Il m'a dit pas d'accord de fusion, ni technique, ni programmatique, même si on peut discuter de nos idées. Il m'a dit je ne veux pas d'accord. Soit, il n'y a pas d'accord. Il a déposé sa liste. Pas question pour Sofia Chikirou de faire profil bas. La candidate compte bien apparaître comme la meilleure opposante à la droite. Première opposante à Rachida Dati dans cette élection de deuxième tour, c'est Sofia Chikirou. Des divisions à gauche qui pourraient faire basculer la mairie de Paris, tenue par les socialistes depuis 2001, avec potentiellement le plus gros séisme de ces élections municipales.

À Paris, les lignes ont-elles bougé dans cette entre-deux-tours ? Pour en débattre, pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Valérie Leca. Bonjour Valérie, vous êtes éditorialiste politique au quotidien, lejournal.info. Julien, je ne vous présente plus, vous étiez déjà avec nous il y a quelques instants, et puis les téléspectateurs de Public Sénat vous connaissent très bien, Julien Lécuyer, évidemment, la Voix du Nord. Valérie, cet entre-deux-tours, très clairement, très simplement, est-ce qu'il a fait bouger les choses à Paris ? Notamment le retrait de Sarah Knafow, le maintien de Sofia Chiquirou ?

La configuration est la plus difficile possible pour Emmanuel Grégoire, parce que vous avez d'un côté les deux autres candidats dits de droite, qui étaient Sarah Knafow et Pierre-Yves Bournazel, qui, pour l'un a fusionné, et pour l'autre, s'est désisté. Et vous avez Emmanuel Grégoire, qui avait fait l'alliance avec les écologistes dès le premier tour, qui se retrouve avec la candidate de la France insoumise, qui se maintient. Donc, sur le papier, si vous faites juste les additions, normalement, c'est très compliqué pour lui de le remporter. Après, une fois que vous avez dit ça, on sait très bien que les électeurs ne vont pas se reporter mathématiquement les uns et les autres.

Donc, tout va dépendre dimanche de la façon dont les électeurs, en particulier de Pierre-Yves Bournazel, qui, je le rappelle, n'est pas resté, lui, sur la liste pour bien montrer son désaccord avec cette fusion à laquelle il a été contraint. Les électeurs, vers qui vont-ils pencher ? – Ce sont eux qui vont déterminer l'issue du scrutin, les électeurs de Pierre-Yves Bournazel. Même question, Julien, qu'est-ce que cet entre-deux-tours a changé à Paris ? – Je ne sais pas s'il a changé les lignes. Il est certain que, et je rejoins, c'est que le désistement de Sarah Knafo est un coup dur pour Emmanuel Grégoire.

Cela dit, Pierre-Yves Bournazel, en se retirant de la compétition, de cette manière-là, montre un signe vis-à-vis de Rachida Dati et pourrait écarter les électeurs du centre un peu modéré d'une candidature de Rachida Dati. Il faut savoir quand même qu'il y a quand même beaucoup de gens qui ont choisi Pierre-Yves Bournazel en résistance par rapport à cette candidature de l'ex-ministre de la Culture. – Parce qu'il ne voulait pas voter Dati. – Parce qu'il ne voulait pas voter Dati et parce qu'il ne voulait pas voter Emmanuel Grégoire. Donc il proposait une troisième voie et je ne suis pas sûr que beaucoup se voient avec une joie inébranlable le fait de voter Rachida Dati.

– Hier, il y avait ce débat sur BFM TV, les trois candidats qui débattaient pour la première fois. Petit extrait, je vous fais réagir juste après. – Vous ne pourrez pas être élu dimanche maire de Paris sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale au vu des très nombreux responsables qui vous ont apporté Bardella, Golnisch, toutes les générations, on dirait le comité de soutien de Marine Le Pen. C'est une faute morale. – Vous dites qu'il y a des accords secrets. Pourquoi ? Pendant toute cette campagne, tout a été outrancié. Pourquoi vous mentez ? Quel accord secret ? Vous savez, j'ai dit à Mme Knafow que je ne ferai pas d'alliance avec elle.

Je n'ai pas d'accord secret. Tout est sur la table. – Et mon programme, c'est celui d'une rupture avec à la fois le monde du Parti Socialiste et le monde de la droite et du macronisme. Et donc vous allez les entendre ce soir tous les deux déplorer les conséquences des politiques qu'ils ont mis en œuvre pendant des années. Je suis ici la seule véritable opposante à Mme Dati. – Valérie, c'était chaud. Qu'est-ce que vous retenez de ce débat ? – D'abord, c'était une cacophonie quasiment ininterrompue. Je ne sais même pas comment ils ont fait pour compter le temps de parole de Rachida Dati parce que même quand elle ne parlait pas, elle parlait sur les autres.

Donc je ne sais pas comment on fait les chronomètres et c'était franchement pas très agréable à écouter du début à la fin. – Et pourtant, vous l'avez écoutée jusqu'à la fin ? – Jusqu'au dernier moment, je suis professionnelle et la bataille de Paris me passionne. Mais je l'ai écoutée avec un grand malaise. Ce que j'en retiens, si vous voulez, c'est que normalement, vous avez raison au premier tour, il y a une telle envie. En fait, les gens vont trancher entre le fait qu'il y a une envie d'alternance à Paris. Je pense que c'est difficile de nier qu'il y a une envie d'alternance.

Mais ce qui est très étonnant, c'est que Rachida Dati aurait dû faire toute seule, avant tous ces tripatouillages, un bien meilleur score que ce qu'elle a fait au premier tour avec cette envie d'alternance. Donc, est-ce qu'elle est la candidate que les Parisiens attendaient ? Visiblement, c'est plus compliqué que ça. – Vous nous dites que ce débat n'a pas changé la donne. – Alors, il y a une Sophia Chikirou qui est apparue très bonne. – La candidate insoumise. – Oui, la LFI, c'est la seule qui ne peut pas gagner. Donc, ça ne va pas forcément compliquer les choses, sauf s'il y avait trop de votes pour elle et que ça déshabillait Emmanuel Grégoire.

Elle est claire, elle défend bien ses sujets, elle parle correctement. Les deux, avec Rachida Dati et elle, elles n'avaient pas l'air en désaccord, en tout cas dans les personnalités, c'était clair. Et il y a le pauvre Emmanuel Grégoire qui était coincé entre les deux, comme le punching ball d'un côté, parce qu'il est l'adversaire de Rachida Dati, et de l'autre côté, parce que Sophia Chikirou est furieuse qu'il n'y ait pas eu d'alliance. Et du coup, ce qui est du coup tout à l'honneur d'Emmanuel Grégoire quand même. – De manière générale, Julien, est-ce que ce genre de débat politique change la donne au moment du vote ?

Est-ce que les électeurs se déterminent en fonction de ce genre de débat ? Ça vaut pour la municipale, mais en général pour la présidence ? – J'en doute quand même sincèrement, il faudra regarder les scores, enfin bref, non, j'imagine surtout que les parisiens et parisiennes sont en train de se poser deux questions. Ont-ils envie d'alternance ? Et cette alternance est-elle crédible ? Moi ce que je vois, c'est que, je vais dire, le pauvre Emmanuel Grégoire, hier, il souffrait de deux faiblesses.

L'une, d'être prise en étau du fait de son statut de favori et donc de concentrer tous les tirs, et de l'autre, d'être, bien malgré lui, le comptable du bilan de la gauche et d'Anne Hidalgo à Paris, même s'il a tout fait pour essayer de s'en détacher. Et donc ça, ça va être, à mon sens, les deux déterminants du deuxième tour dimanche prochain. – La guerre fratricide à Nice, ses répercussions à droite, c'est notre deuxième thème ce matin. Bruno Retailleau, le patron DLR, a refusé d'apporter son soutien à Christian Estrosi, avec qui le parti a pourtant un accord. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l'attitude de l'ancien ministre de l'Intérieur, dont un certain Gérard Larcher.

Regardez ce sujet, il est signé Jérémy Hines. – Les Républicains en ordre de marge dispersé à Nice, entre le candidat d'Horizon Christian Estrosi et de l'UDR Éric Ciotti, le président des Républicains, Bruno Retailleau, aurait du mal à choisir. – Je ne donne pas de consigne dans les conditions de cette campagne absolument délétère, dans laquelle je ne me retrouve pas. – Pour vous, cette campagne délétère… – Ni d'un côté ni de l'autre. C'est désormais aux niçoises et aux niçois de trancher dans les urnes. – Il a précisé sa position sur X, affirmant ne pas soutenir Éric Ciotti.

– J'ai redit que je ne soutenais pas Éric Ciotti et que je désapprouvais son rapprochement avec le Rassemblement national. – Parmi les critiques du président DLR, l'appel du pied de Christian Estrosi à la gauche. Au sein du parti de droite, les soutiens de l'actuel maire de Nice ont été nombreux, Xavier Bertrand, Michel Barnier ou encore le président du Sénat, Gérard Larcher. – Les Républicains ont accordé leur soutien à Christian Estrosi et à son équipe. Il y a un accord politique entre les familles de la droite et du centre. Il doit être respecté. – Un clivage alors qu'Éric Ciotti est en position de force après le premier tour.

Il est arrivé en tête avec 43% des voix contre 30% pour Christian Estrosi. La liste de gauche en troisième position à presque 12%. La bataille devrait donc être difficile au second tour pour le maire sortant. – À quoi il joue Bruno Retailleau ? – Il joue à allumer le feu en fait. C'est vraiment extrêmement risqué ce qu'il est en train de faire. Gérard Larcher a tout à fait raison de le rappeler à l'ordre et de lui rappeler les engagements qui ont été pris. Vous savez qu'il y a eu un accord qui a été passé avec Horizon et avec l'ancien socle commun d'une façon générale pour des désistements réciproques.

Et donc la position de Bruno Retailleau est tellement incompréhensible en fait qu'elle lève toutes les interrogations. À quoi joue-t-il ? Et donc cette idée de se dire que d'une façon ou d'une autre il prépare l'union des droites, qu'il flirte avec les électeurs qui sont proches du Rassemblement national puisque Éric Ciotti, vous le savez… – Alors il n'appelle pas à voter Éric Ciotti. – Il n'appelle pas, oui, mais le fait de ne pas soutenir son propre candidat dans une élection aussi importante, aussi symbolique, aussi nationale en fait.

C'est ça en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que ces municipales sont la préfiguration de la présidentielle et montrent quelles alliances vont être passées au moment de la présidentielle. C'est ça le nœud du sujet. C'est ça la faute politique en fait. C'est-à-dire qu'il ne peut pas sur quelque chose d'aussi symbolique ne pas condamner, enfin ne pas soutenir son propre camp tout simplement. – Ça raconte quelque chose de ce qui se prépare pour 2027 ? Valérie parle d'union des droites. Vous êtes d'accord avec ça Julien ? – Simple question, est-ce que vous savez pour qui les électeurs ciottistes ont-ils voté lorsqu'il a fallu élire le président de LR ? Vous pensez que c'était Wauquiez ?

– Je ne sais pas, je vous laisse répondre. – Ils ont voté, ces gens ont voté pour Bruno Retailleau à l'époque. Bruno Retailleau fait un clin d'œil à cet électorat ciottiste en vue de la présidentielle. Je pense sincèrement qu'il a commis une maladresse extrême, mais qui sous-jacent offre peut-être une vision de la stratégie qui va être menée après les municipales. Soutenir Christian Estrosi, me disait quelqu'un, un cadre de LR, c'est réduire de 5 points nos scores dans d'autres villes. C'est pour les électeurs, ce n'est pas possible pour eux de soutenir quelqu'un comme Christian Estrosi. – Vous pensez qu'effectivement les gens regardent ce qui se passe aujourd'hui à Nice ?

– Mais en tout cas, il faut des symboles. Et que Bruno Retailleau, il ne peut pas se permettre de soutenir expressément Christian Estrosi, parce que Christian Estrosi, ses horizons, c'est une campagne, en effet, il a raison, la campagne est délétère, c'est quelqu'un qui a eu tout d'un coup des accents de gauche à la fin de la campagne un peu surprenant, et donc ils essayent de contredire ça.

Mais on voit bien la gêne, c'est-à-dire que quand on est obligé de faire une mise au point suite à une déclaration dans une matinale quand même qui est assez regardée, quand on se fait rabrouer, parce que c'est ça qui s'est passé, il s'est fait rabrouer, par Gérard Larcher et Michel Barnier, que Xavier Bertrand s'en sert pour montrer à quel point, quand c'est flou, il y a un loup, comme dirait une personnalité de mon grand nord, eh bien ça veut dire qu'on a loupé son coup, on a loupé son coup. Et Bruno Retailleau, et là, ce n'est pas la première fois qu'il fait une erreur lors d'une déclaration publique, je pense que… Est-ce que c'est vraiment une erreur ?

C'est ça, puisque c'est aussi peut-être calculé, c'est pour préparer l'après, mais vous vous dites que c'est une erreur d'un point de vue tactique, stratégique, Julien ?

Le sujet est trop important pour que ce n'ait pas été réfléchi, ou alors, je veux dire, quand on est président de LR, et c'est quand même un des sujets clés en ce moment, je pense qu'on a pris le temps d'y penser, et ce qu'il faut rajouter, quand même, par rapport à ce que vous avez dit, c'est que, bien sûr, tout le monde le sait, Éric Ciotti est l'ancien président de LR, Éric Ciotti a embarqué des gens de LR pour rallier Marine Le Pen, enfin, le Rassemblement national au moment des législatives, donc, si vous voulez, tout ça a un sens politique, quand même, qui est loin d'être anodin, qui est extrêmement impliquant, en fait, ce n'est pas n'importe qui, Éric Ciotti, je veux dire, en dehors du fait qu'il n'a pas soutenu son camp, il n'a pas condamné quelqu'un qui est aux yeux des LR historiques, et vous vous souvenez qu'à l'époque, d'ailleurs, Éric Ciotti a emmené assez peu de monde avec lui, donc il a été désapprouvé par LR, par la majorité de LR, par ces LR que Bruno Retailleau préside aujourd'hui et qu'il devrait protéger et défendre, il n'a pas du tout adopté la position de son parti, de son propre parti qu'il préside aujourd'hui, c'est ça, c'est quand même une erreur, enfin, je veux dire, c'est quelque chose de lourd, quoi.

– Je voulais juste rajouter à cela que là où il y a eu aussi une erreur, c'est que LR pouvait se prévaloir d'une différenciation vis-à-vis de la gauche avec des digues qui, au municipal, avaient été quand même largement, qui avaient largement tenues. À Reims, le dissident, il a été exclu, à Bourg-en-Bresse, les urnes qui se sont chargées de régler la question d'une alliance entre RN et LR. Bref, il pouvait se prévaloir d'une certaine rectitude là-dessus. Sauf que là, avec cet exemple niçois, il brouille les cartes et finalement, brouille aussi le message qui pourra être porté au second tour. On va écouter Christian Estrosi, il était ce matin sur France Inter.

Il a des regrets concernant notamment les drapeaux israéliens dans sa ville. Écoutez. Si certains avaient pu se sentir blessés par cela, eh bien, j'en étais vraiment désolé parce que le président d'Alpes-Maritime Fraternité que je suis, je partagerai la rupture du jeûne ce soir. Je serai demain, naturellement, comme je le suis chaque année, à l'ouverture de l'Aïd, comme je le suis pour les grandes fêtes juives, comme je le suis pour les grandes fêtes chrétiennes, c'est le devoir d'un maire.

Les drapeaux israéliens qui avaient été fait pavoisés par Christian Estrosi sur la mairie, plus généralement, c'est une campagne qui était très dure, peut-être la plus dure au niveau national, je ne sais pas Valérie, mais c'est une campagne en tout cas, où tous les coups ont été permis. Quand vous entendez l'altercation qu'il y a eu entre le maire d'Arcachon et son opposant, vous vous dites quand même que ça a volé bien bas. Il a été réélu au premier tour, lui, en plus. En plus de ça, il n'y a même plus d'enjeux, en fait. Non, ces municipales sont d'une violence extrême.

Sincèrement, je trouve que dans la plupart des villes, il y a une violence absolument considérable parce que, justement, il y a cette configuration inédite d'être à un an de la présidentielle parce que chacun joue sa peau, parce qu'il y a des centres d'intérêts ou des intérêts contradictoires. Il y a ceux qui, sur le terrain, veulent absolument gagner parce qu'ils sont en campagne, parce qu'ils se sont engagés parce que ça fait des années qu'ils sont là-dessus. Et les directions nationales, on le voit, qui ne tiennent pas tout, en fait. Il y a des consignes qui ne sont pas suivies, il y a des accords qui sont passés qui n'auraient pas dû l'être.

Et je trouve que c'est vraiment particulièrement violent par rapport à d'autres municipales qu'on a pu connaître aujourd'hui parce qu'il y a une nationalisation du débat. Précisément. Non, mais par exemple, ce qui s'est passé à Paris, la violence avec laquelle Bournazel a été contraint de fusionner, il n'y aurait pas Édouard Philippe candidat à la présidentielle dans un an, ça serait passé peut-être différemment. Tout a été tordu, en fait. On prépare la présidentielle. Précisément, on va parler du président. Président peut-il vraiment dire cela ? Hier, Emmanuel Macron a commenté les élections municipales lors du Conseil des ministres. La porte-parole du gouvernement nous a tout répété.

Écoutez. Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie que les extrêmes, où qu'ils soient, demeurent dangereux pour la République. Il a insisté sur le fait que les arrangements des partis ne devaient pas faire oublier quelques principes. D'une part, on ne peut pas oublier les discours et les actes d'excès d'où qu'ils viennent. Et d'autre part, on ne peut pas oublier les principes républicains niés d'où que cela vienne. C'est vraiment au président de faire ce genre de mise au point ? Je ne sais pas comment vous qualifiez ça, Julien ? Il est dans son... Oui.

Parce qu'on rappelle, il y a interdiction pour les membres de l'exécutif et du gouvernement de commenter ces élections. Oui. Sur les plateaux télé, dans la presse, etc. Et en même temps, on a reproché au chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, de dire à ses ministres qu'il ne fallait pas s'engager dans la bataille. Et en même temps, on reproche au bloc central d'enjamber ces municipales. Bon, Emmanuel Macron, il rappelle de toujours la même chose, c'est-à-dire qu'il faut lutter contre les extrêmes.

Moi, ce qui me marque plus, c'est que, puisqu'on parlait des effets saillants de cette élection, c'est la disparition du macronisme municipal, qui était déjà latent depuis 2020, mais qui, là, ressemble à une consécration. Alors, attendons le résultat du second tour, il y a encore une possibilité de gains à Annecy, à Bordeaux, c'est encore faisable, mais au-delà de cela, on voit combien les partis présidentiels de Renaissance, déjà, il n'avait pas réussi son maillage depuis son arrivée, depuis sa création, on a l'impression que c'est réduit à portions concrètes. Le crépuscule du macronisme, nous dit Julien, vous êtes d'accord ?

Je trouve surtout qu'ils n'ont jamais réussi à construire la moindre implantation locale, parce que même quand le macronisme était triomphant et tout ça, ils n'ont jamais gagné. Est-ce qu'ils ont déjà essayé ? Déjà en 2020, ils ont très peu gagné, on sera sortis de deux quinquennats de macronisme avec quasiment pas d'élus locaux, enfin des élus vraiment à la portion congrue par rapport à quelqu'un qui a été président de la République pendant dix ans. Je discutais avec Agnès Buzyn hier, elle me disait que le score à Paris de la liste Horizon Renaissance était inférieur au deuxième tour de 2020 pour elle.

Donc, la leçon de ça, c'est que la situation politique nationale pèse aussi sur les situations locales et que le déclin national du macronisme, le président de la République rappelle qu'il est venu là pour lutter contre les extrêmes. Si on regarde dix ans après, ce n'est pas un franc succès en vérité, parce que LFI a fait irruption alors qu'il n'existait pas et le RN n'a cessé de progresser. La seule chose qui peut venir simplement conforter Renaissance, c'est vraiment un mot, c'est de rappeler qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 sans avoir de maillage local ni aucun élu. Donc, peut-être que Gabriel Attal pense qu'il peut rééditer l'exploit. Merci Julien, merci Valérie.

Exceptionnellement, pas d'histoire du jour aujourd'hui puisqu'on a la chance d'avoir Stéphane Thébault avec nous. Bonjour Stéphane, les Français vous connaissent bien, présentateur, producteur, vous êtes aussi le parent de Glissant Coeur et on avait envie de parler de cette belle association ce matin avant de commencer. Peut-être, vous pouvez nous la présenter ? Bien sûr, ça va vous faire du bien de prendre un petit peu de hauteur, de vous oxygéner et puis on va parler d'un événement où il y aura certainement beaucoup plus d'empathie et de solidarité que dans les bureaux de vote dimanche prochain.

Non, Glissant Coeur, très sérieusement, c'est un événement qui est en mai à sa 17e édition, ce sont 24 heures de ski comme son nom l'indique, 24 heures de ski par équipe, des équipes de 10 skieurs à chaque fois soit environ à peu près 1400 compétiteurs et tous ces gens vont effectivement skier toute la journée du samedi et une bonne partie de la journée du dimanche puisque la compétition démarre le samedi à 14h et s'achève le dimanche à 14h.

Donc, il y a des relais qui s'effectuent même la nuit et je peux vous assurer que lorsque vous êtes sur le télésiège aux environ 2-3 heures du matin, vous vous posez la question de savoir si vous avez bien fait de répondre présent mais c'est un événement magique qui se fait à chaque fois au profit d'associations qui oeuvrent tout au long de l'année pour les enfants vulnérables, malades pour certains et cette année l'association que nous allons défendre s'appelle Ma Chance Moi Aussi. C'est une association qui est à Chambéry et qui vient apporter un soutien scolaire et un accompagnement vis-à-vis des enfants qui sont parfois en difficulté éducative familiale.

Donc, on va aider effectivement cette association comme on l'a fait depuis de nombreuses années. Il y a une ambiance de dingue, il y a des concerts, il y a une population qui est véritablement investie sur cette compétition. Il y a à peu près 500 bénévoles.

C'est vraiment une des grandes fêtes du Grand Bornand en Haute-Savoie et donc, je vous invite à suivre les aventures sur les réseaux sociaux bien sûr et puis aussi à faire des dons pour à un moment donné aider ces associations à vivre au mieux, à accompagner et les enfants et les parents et les aidants lorsqu'il s'agit d'enfants malades et dans le cadre de Ma Chance Moi Aussi de leur permettre de continuer à accueillir un maximum d'enfants. Il y a 11 établissements maintenant en France et ils ne cessent de se développer et c'est tant mieux. C'est tant mieux. Merci beaucoup Stéphane Thébault.

Je rappelle donc que vous êtes le parrain de Glisse en Chœur et on vous soutient donc dans cette belle entreprise, dans cette belle association. Merci d'avoir été avec nous. Merci à vous. Merci Valérie. Merci Julien de m'avoir accompagné ce matin. C'est la fin de cette émission. Merci à tous de nous avoir suivis. Merci pour votre fidélité. Restez avec nous. La formation politique continue sur notre antenne. On suit bien évidemment les élections municipales jusqu'à dimanche et puis aussi lundi il y aura une émission spéciale à partir de midi 30. A très bientôt.

34:37
Présentateur

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34:41
Locuteur

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