Outre-mer et vie chère : des paroles, des visites... maintenant des actes !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Tout d'abord, votre visite chez nous fait suite à la base de ministre du gouvernement Baou en moins de 10 jours. Cela part de mon sentiment selon vous là des ailleurs c'est une démarche plus le 10. Écoutez, on va pas se plaindre que euh le gouvernement porte une attention à notre mère et évidemment ça fait suite pour moi aux mouvements sociaux qui se sont déroulés.
Si jamais il y a pas de mouvement social et ben ça risque d'être oublié en périphérie invisible. Mais quand il y a un mouvement social qui se produit, il est évident que ça attire l'attention et qu'on cherche les moyens possiblement d'éteindre le début d'incendie. Donc tant mieux s'il viennent maintenant.
On attend pas seulement qu'il viennent devant les caméras ou pour faire le tour des Careilles, mais on attend aussi que de derrière il y ait des solution. On nous promet un projet de loi sur la vie chère dans les outres mèes. On attend qu'il arrive devant l'Assemblée.
Je suis un peu ici aussi pour ça, pour m'informer avant des interventions à l'Assemblée nationale. Et bah oui, il va falloir qu'ils arrivent avec des solutions. Alors moi, je veux vous dire ce que je pense qu'il y a besoin comme solution.
Vous savez, j'étais venu il y a une quinzaine d'années en 2009 au moment du mouvement de LKP. J'étais pas là comme politique, j'étais là comme vous, comme journaliste, comme reporter à l'époque et j'avais fait un tour assez largeincuteur euh en Guadeloupe. Quand on revient ici, 15 ans plus tard, rien n'a changé.
On va faire ses petites courses au supermarché pour le petit- déjeuner. On achète le pan de mi à 5 €, la pâte à tartiner, elle à 5 €. aussi on a déjà donné un gros billet pour juste deux petits produits.
Donc c'est vérifié que c'est plus 40 % par rapport à ce qui se vend en Motropole et avec c'est pas le coût du transport qui fait ça. C'est connu. Les marges de du groupe AOT, c'est 34 %.
Donc moi, j'interroge les différents gouvernements qui se sont succédés pendant tout ce temps-là. Est-ce qu'il y a une volonté d'intervenir ? Et vous savez, c'est une grande question que je pose moi, pas seulement pour la Guadeloupe, mais que je pose pour la France toute entière.
Est-ce que on laisse faire le marché ? Est-ce qu'on laisse faire des monopoles ou bien est-ce que l'État intervient pour je dirais entre le fort et le faible venir rééquilibrer la balance ? Pour l'instant, il y a pas eu de volonté de venir rééquilibrer la balance.
Il laisse faire l'économie. On va voir et j'espère que dans les mois qui viennent sur la question des outresemes au moins, il y aura une volonté de réguler les marchés et de faire que les Guadeloupéens puissent accéder à une alimentation notamment meilleur marché.
François Ruffin