Marion Maréchal Le Pen : "J’ai fait le choix de soutenir Marine Le Pen, car..."
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Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et européens, c'est Marion Maréchal. Bonjour à vous, euro député identité et liberté. Bruno Retaillot, président DLR, était hier soir notre invité. Il est candidat à la présidentielle. Il lance un avertissement aux électeurs du RN. Pour la 9e fois, le nom des Le Pen figura sur les bulletins de vote et pour la 9e fois, ce sera un échec. Qu'est-ce que vous lui répondez Mario Marichal ? qui avait publié chez Fard Si tu te sens Le Pen. Je trouve ça un peu culotté si vous voulez parce que pour moi le véritable échec c'est ceux de tous les gouvernements successifs auquels il a appartenu qui nous ont conduit dans un désastre inédit sur le plan budgétaire, économique, sécuritaire, migratoire et je tiens à rappeler à monsieur Bruno
Rutaillot que s'il y a une telle longévité du péter un seul gouvernement Oui. D'accord. Bah de fait et s'il y a une telle longévité du non Le Pen, si je veux dire, dans la vie politique française, c'est parce que les Français en ont décidé ainsi. parce que les Français ont vu à travers ce nom un recours, voyez-vous, à toutes les trahisons de la droite à laquelle monsieur Bruno Retaillot appartient. Cette droite qui a eu de cesse de trahir encore et encore en s'all systématiquement à la gauche et au centre. Euh précisément d'ailleurs pour battre les Le Pen au second tour. Voilà, donc je pense qu'il ferait mieux de tourner neuf fois sa langue dans sa bouche avant de parler des ces neuf éch Le Pen. C'est donc la dynastie Le Pen que vous évoquez. Mais c'est pas une question dynastie. On
a l'impression que le bulletin de vote avec le nom Le Pen est une sorte de coup d'état. Voilà, c'est les Français qui ont décidé de faire en sorte que aujourd'hui par million, ils font confiance à ce nom qui incarne, c'est vrai, à certains égards, bah une forme de patriotisme, de courage, de constance, de capacité à voir loin malgré tout hein, parce que je rappelle qu'avant Marine Le Pen, on accordera à Jean-Marie Le Pen d'avoir anticipé un certain nombre de grands défis qui se qui se dressent face à nous aujourd'hui et et moi j'aimerais qu'on qu'on appelle à une forme de cohérence. J'ai écouté en effet Bruno Retaillot hier sur votre émission qui dit "Jamais, au grand jamais, je ne ralirai". Édouard Philippe et son parti Horizon. Je ne ferai d'alliance avec le centre parce que moi
je suis la vraie droite. Alors je m'interroge. Pourquoi a-t-il sur sa liste aux élections sénatoriales en vendé euh un candidat horizon d'Édouard Philippe, un candidat centriste UDI, un candidat centriste ? Il a répondu à cette question en disant que ce qui se passe à l'échelon local n'est pas national. Sûr et donc c'est avec ces gens-là qu'on va faire la grande rupture et la vraie droite. Oui. D'accord. Alors ça veut dire que vous ne lui tendez plus la main. Le 21 juin dernier à ce micro vous lui disiez ne pas comprendre idéologiquement ce qui vous sépare tous les deux. Mais j'appelle à la cohérence précisément parce que quand on a Bruno Rotaillot qui tient le discours qu'il a tenu hier d'ailleurs pour une grande partie qui sont des propositions que font le camp national
depuis très longtemps notamment sur la réforme constitutionnelle sur l'immigration. Bon bah écoutez moi je je vois les alliances qu'il fait au niveau local et qu'il a fait jusqu'ici au sein du gouvernement et qu'il fera peut-être demain, je ne l'espère pas au niveau national. Bon bah j'interroge voilà la cohérence et que je pense qu'à un moment donné quand on s'est remet les dans les mains du centre on mène une politique du centre. Est-ce que vous avez aussi cette volonté d'union des droites à qui n'en est tendez-vous la main si ce n'est plus au LR qui serait vos futurs éventuels alliés ? J'ai pas dit que je ne tendais pas la main, j'ai dit qu'à un moment donné, il fallait être cohérent. Voilà. Et que manifestement, si Bruno Retaillot trouve plus d'énergie pour attaquer la candure
de Marine Le Pen plutôt que de celle en effet des Macronistes ou de la gauche, il se trompe d'adversaire. Maintenant, si demain Bruno Rotaillot, comment dire, se mettait en cohérence avec ses convictions et voulit rejoindre la majorité du C national, il serait évidemment le bienvenu. Évidemment, on a pas l'attention. Ah, je crois aussi malheureusement. Un mot de Sarah Ganafo, elle lance un appel au dialogue pareil avec un une union qui respecte les convictions de chacun, mais elle estime quand même qu'on a le sentiment, dit-elle, que maintenant on est retour au marinisme le plus pur axé sur des positions socialisantes. Oui, mais écoutez, alors j'ai écouté en effet ce qu'avait dit Sarah Knafo expliquant qu'elle pourrait être demain ministre dans un gouvernement donc de
Jordan Bardala derrière Marine Le Pen. Mais à un moment donné pareil, je veux dire moi j'ai pas oublié que Sarah Knafo c'est une femme qui s'est désistée pour la ministre macroniste Rachid Adati à Paris. Donc c'est pas tout à fait la même chose quand même si demain si demain ou excusez-moi, c'est une ministre d'Emmanuel Macron et puis pour le coup de longue date voilà et avec un bilan en tant que ministre de la culture qui est quand même assez déplorable notamment sur l'audiovisuel public mais enfin euh et donc c'est vrai que à un moment donné c'est toujours la même chose. Si demain Sarah Knainfo voulait avoir l'ambition de rejoindre le camp national bah c'est le moment de le montrer et de soutenir Marine Le Pen pour être en cohérence. D'accord. Il y a aussi vos alliés. Eroti
par exemple allié de Marine Le Pen. Il propose un pact d'alliance en insistant sur sa volonté de convaincre Marine Le Pen sur quelques points sur lesquels il n'est pas d'accord. son programme économique notamment retraite par capitalisation, allègement de la fiscalité sur les successions. Il y a des points de convergence qu'il va falloir trouver avec Ericoti. Non mais de toute façon bien évidemment moi je j'en parle d'autant plus librement que je suis une alliée aujourd'hui du rassemblement national et j'ai on va dire ma ma propre singularité sur un certain nombre de sujets mais une fois de plus c'est le propre même d'une coalition c'est de rassembler des gens qui ont parfois des sensibilités complémentaires. C'est ce que nous faisons notamment évidemment avec Eric
Sioti mais pas seulement parce que si nous devons demain construire une majorité notamment législative, il faudra bien sûr nous élargir et trouver une manière de travailler ensemble en nous accordant sur l'essentiel. Et l'essentiel qui nous rassemble aujourd'hui, me semble-t-il, c'est évidemment la défense de l'identité, de la souveraineté française et puis des grands principes économiques bien sûr, ne pas augmenter les impôts, protéger le pouvoir d'achat des classes populaires et des classes moyennes, faire en sorte de lutter contre la bureaucratie notamment. Alors Marine Le Pen aura l'occasion d'ailleurs tout au long de cette campagne de développer euh son son programme et ce qui est sûr c'est qu'elle se bat pour que le travail paye mieux parce que dans le programme de
Marine Pay, il y a la volonté de baisser les charges sur les salaires notamment en réduisant la GAPJ, le train de vie de l'État et ça ça me semble être la mesure la plus juste qui soit. Mais vous quelle est votre conviction ? Est-ce qu'il faut travailler plus ? Est-ce que les Français doivent travailler plus ne sera que pour financer le système de retraite ? Ma conviction, ma conviction, je l'ai toujours défendu puisque moi j'ai défendu une réforme des retraites qui était plutôt pour un allongement de la durée de cotisation. Donc là-dessus, vous êtes je totalement transparente. Voilà. Mais à un moment donné, mais un moment non mais à un moment donné si vous voulez parce que là l'objet est pas dans cette présidentielle de défendre la position de Marion Maréchal. L'objet
c'est de savoir pourquoi j'ai fait le choix de soutenir Marine Le Pen. J'ai fait le choix de soutenir Marine Le Pen parce que je considère que vous voyez dans la vie il y a des euh il y a des sujets réversibles et des sujets irréversibles. Il y a des soix plus ou moins urgents. Et je considère que l'un des sujets irréversibles qui s'avance, c'est celui de la démographie. C'est celui du grand remplacement de la population française, c'est celui de l'islamisation de notre société, celui de de la menace islamiste. Voilà. Et là-dessus, Marine Le Pen a une réponse euh qui est pour moi tout à fait satisfaisante et c'est pourquoi je suis à ses côtés moyennant par ailleurs une fois de plus des accords économiques sur les grands principes dont je vous ai parlé tout à l'heure. Maintenant
évidemment bah moi mon objectif c'est non seulement de faire en sorte que Marine Le Pen soit du président de la République, que Jordan Bardella a la plus large majorité possible à l'Assemblée de faire en sorte bien sûr que le courant ou qu'elle je crois soit représenté d'ailleurs demain à l'Assemblée nationale au côté de ses alliés et demain j'ai envie de vous dire de défendre aussi l'idée d'un 3è tour européen. C'est-à-dire quoi ? C'estàdire en fait potentiellement une grande alliance Georgia Méloni en Italie, Marine Le Pen en France, c'està-dire un nouveau couple franco-italien qui permettrait de réorienter l'Union européenne. Et ça, je vais aussi travailler parce que Georgia Méloni est aujourd'hui une de mes alliées en mettant de côté la FD alternative pour
l'Allemagne qui a remporté une victoire dans un Land ce weekend. Oui. Bah c'est le LAFD en l'occurrence n'est ni un allié du RN ni un allié du groupe auquel j'appartiens. Maintenant, c'est quand même une leçon ces élections allemandes parce queon voit que le gouvernement allemand depuis des années multiplie les mesures liberticides pour tenter bah d'endiguer finalement leur progression et quand il y a en fait une aspiration légitime d'un peuple à une protection face à l'immigration de masse et au déclassement, on voit bien que rien ne l'arrête et ça devrait donc servir de son à tous les macronistes, je pense notamment à Aurore Berger qui aujourd'hui se ont des tentations liberticides de censure notamment sur les réseaux sociaux et dans le débat public pour empêcher le corps national
de progresser. Je crois que manifestement c'est pas la bonne solution. Revenons euh d'un mot sur l'immigration. Hier, vous l'avez euh écouté, le président des Bruno Rotillot, prend un engagement. S'il accède à l'Élysée, il abolira le droit du sol. C'est vrai que c'est une mesure aussi euh proposée par Marine Le Pen après un référendum bonhomme pour elle, accès à la nationalité sur critère mérite et assimilation. Vous approuvez donc vous vous êtes sur la même ligne. J'approuve d'autant plus que enfin je veux dire, je le défendais moi personnellement déjà il y a 15 ans Marine Le Pen depuis trois présidentielles et avant elle Jean-Marie Le Pen il y a 50 ans. Donc [rires] donc très bien. Voilà. Mais une fois de plus, est-ce que les gens ça règle pas le problème de
l'immigration, on est d'accord ? Ah ben c'est évidemment, mais c'est de toute façon le sujet le sujet de l'immigration ne peut être qu'une réponse transversale, une transversale, un bloc de mesure et notamment qui passera bien sûr par une réforme constitutionnelle et c'est pourquoi que nous voulons remettre ce sujet entre les mains des Français à travers aussi un un référendum. Mais une fois de plus, je veux dire au-delà des des positions de de campagne et moi je remets pas en cause une la sincérité de de Bruno Retaillot, encore faut-il se donner aussi les moyens politiques et humains de mettre en place cette politique. Et c'est vrai que les choix qui ont été faits par Bruno Retaillot jusqu'ici dans ces alliances l'ont condamné à l'impuissance et et les résultats malheureusement sous son
ministère comme avant lui et ses successeurs sont déplorables de ce point de vue. Il n'avait pas les moyens dit-il de mettre en œuvre la politique alors pourquoi accepté d'être ministre. Il en est parti [rires] comme vous le savez. Un tout petit mot du voyage en Angleterre de Jordan Bardella qui a signé avec Nigel Farage un protocole d'accord symbolique. Symbolique he prévoyant en cas de victoire des deux partis un renvoi des migrants secourus dans les eaux britanniques directement vers la France. C'est une bonne idée Mario Maréchal. Alors moi je je me suis un peu amusé de cet épisode parce que j'ai vu d'un coup une espèce d'offensive coordonnée de Gabriel Atal, d'Édouard Philippe, de Valérie PCR, de Xavier Bertrand. Là, c'est vous savez, c'est les quatre
cavaliers de l'apocalypse migratoire euh qui sont arrivés et qui ont fait des postes pour expliquer aux Français que si Jordan Bardella était au gouvernement et Nigel Farage au pouvoir, la France serait noyée par l'immigration. Enfin, je veux dire, on quand même on se moque du monde. On se moque du monde. Moi, j'ai regardé évidemment en détail cet accord. C'est un accord qui dit quoi ? que si demain Nigel Farage était au pouvoir et et le RN au pouvoir en France, il y aurait une coopération resserrée de ces deux pays en vue d'une politique migratoire beaucoup plus ferme qu'aujourd'hui, non seulement dans l'identification, l'interception et le renvoi des immigrés vers leur pays d'origine avec un signal qui est clair qui est de dire "Nous voulons tarif flux." Ça veut dire faire passer le
message à tous ceux qui veulent tenter de traverser la Manche et passer par la France que s'ils font ça, ils n'arriveront jamais en Anglet. Il est bien prévu que quand on vous prend dans les eaux britanniques, on vous renvoie en France mais pour une raison très simple pour une raison très simple en fait et parfaitement cohérente. C'est parce que tout ça va évidemment avec le renvoi systématique, c'est que si vous envoyez le signal à ces migrants que s'il tenteent cette traversée, ils n'arriveront jamais en Angleterre, ils ne viendront plus en France. Voilà. Et le problème aujourd'hui c'est que les accords du Touquet tels qu'ils fonctionnent avec un manque de volonté politique manifeste fait que et bien c'est ces ces migrants savent que ils peuvent tenter cette traversée parce que
la plupart du temps ils arriveront sur les côtes anglaises. Voilà. Et donc là évidemment l'objectif est de faire quelque chose qui soit parfaitement cohérent pour éviter que les habitants de Calc continuent de vivre l'enfer qu'ils vivent aujourd'hui. Mais une fois de plus hein, c'est quand même c'est quand même assez savoureux de recevoir des leçons notamment de Xavier Berfez effectivement euh la position du RN et que Jordan Berdela lui ne s'en est pas expliqué. Comment vous l'expliquez pour le coup ? Bah, je crois que pour le non mais si pour le coup, il a il a expliqué le contenu mais mais je c'est veut dire ça paraît tellement évident que Jordan Bardella est pas pour l'agravation de de la politique migratoire en France. Honnêtement, un moment donné, bon je
trouve cette attaque d'une mauvaise fo mais les choses sont très claires et je trouve cet accord cohérent et je vois pas pourquoi il a suscité une telle une telle mauvaise foi notamment venant de journaliste de gauche disonsle quand même. Entre vous et Jordan Bardella, comment est-ce que vous qualifériez les relations on murmure qu'il aurait pris ombrage de la place que vous allez prendre dans le dispositif présidentiel de Marine Le Pen vrai ou pas ? Oui, j'ai j'ai vu, vous savez les différentes déclarations dans les dans la presse. Je crois qu'il vaut mieux s'informer en l'occurrence sur C News que dans Libération. Euh mais il y a une chose dont je suis absolument convaincu, c'est que un rien ne pourra nous arrêter. Voilà. Et ça Jordan Vardella le sait, Marine Le Pen le sait, je le sais.
Euh que évidemment rien ne serait pire que la division euh et que personne n'a l'intention de vouloir nuire à la campagne de Marine Le Pen. Maintenant, vous savez, je sais aussi comment ça fonctionne, hein. Plus Marine Le Pen sera haut dans les sondages, plus la victoire se rapproche, plus nos adversaires vont tenter d'aggraver ou de vouloir provoquer une division. Jordan Bardella, Marion, Marine Le Pen, Jordan Bardella. Vous saz, je suis la vie politique italienne, c'est la même chose pour Georgia Méloni qui rejoue son élection en ce moment. Voilà. Donc à nous d'être dans une responsabilité collective de nous devons cela aux Français mais j'ai pas d'inquiétude parce qu'une fois de plus, je sais que Jordan comme moi, nous voulons la victoire de Marie. Donc tout va très bien entre vous et
Jordan. Mais vous mais vous le verrez, la campagne va très bien se passer. Nous allons faire les choses commence de façon un peu nous allons faire les choses par étape mais aussi parce qu'on voit bien le petit jeu des adversaires. Vous venez de parler des accords qui ont suscité un scandale complètement infondé euh euh sur la signature de de Jordan. En tout cas, moi ce qui est sûr, c'est que je serai au côté de cette campagne pour faire en sorte que tout aille pour le mieux et que nous gagnons en avril prochain. Quelle place dans le dispositif présidentiel de Marine Le Pen euh la rentrée du RN, c'est le Touquet samedi par exemple, est-ce que vous vous allez prononcer un discours Marion Maréchal ? Alors, je serai pas au Toutk samedi parce que je suis amené à être en
Italie, figurez-vous, à ce moment-là euh pour une raison simple, je vous le disais à l'instant, c'est que vous parlez m'interroger sur le rôle que je vais jouer. Euh aujourd'hui, mon groupe est allié à celui de Georgia Méloni et notamment dans le travail que je veux réaliser, c'est faire en sorte de rapprocher ces deux forces politiques pour qu'elles puissent converger et travailler ensemble potentiellement demain euh au Conseil européen. Maintenant, évidemment que je serai présente aux grands événements de de cette campagne et que je ferai tout bah près sous diverses formes dans les médias, sur le terrain pour que Marine Le Pen gagne et pour que Jordane Bordel a une majorité à l'Assemblée nationale. Ça veut dire que vous n'aurez pas de place précise officielle dans le
dispositif de Marine Le Pen où est-ce que vous serez parmi les portees-paroles où vous avez votre identité. Je raisonne pas en terme de rôle, je raisonne en terme de de mission. Voilà, moi la mission qui est la mienne, elle est simple. Aujourd'hui, je suis un allié du RN avec son autonomie, avec sa singularité. C'est vrai au niveau européen, c'est vrai au niveau français. Je suis là pour faire en sorte d'aller aussi convaincre des Français qui ne le sont pas encore et incarner aussi une sensibilité au sein du corps national. Bon bah voilà, je je vais le faire avec toute l'énergie qui est la mienne. J'ai pas besoin d'un statut ou ou je sais pas ou d'une fonction ou d'un titre pour ça. Je pense que tout le monde aura compris que pour le coup Marine Le Pen me fait
confiance aussi parmi d'autres pour pouvoir être à ses côtés et que ce qui s'est passé en 2022 a été oublié. C'estàdire votre aliment Éric Zemour. Oui oui mais parce que si vous voulez de fait à un moment donné Marine Le Pen, elle a une stature de chef d'état donc elle est là aussi pour pour rassembler. Elle voit bien le travail aussi que j'ai mené de depuis 2 ans. Elle sait aussi les raisons pour lesquelles à l'époque j'avais rallié Écourbe pour des raisons aussi de cohérence idéologique à l'époque. Et elle a bien vu que même quand j'étais d'ailleurs chez Euroconquet, c'est ce qui m'a valu l'exclusion, j'ai toujours fait en sorte de vouloir travailler avec le Rassemblement national et non pas en faire un adversaire prioritaire. Euh, on va parler aussi quand même de pouvoir
d'achat. C'est la préoccupation principale des Français. On le voit dans tous les instituts de sondage. Le prix de l'essence flambe à nouveau raison de la situation au Moyen-Orient. Est-ce qu'il y a une baguette magique ? Qu'est-ce qu'on peut faire pour aider les Français à gagner un peu plus d'argent et que leur pouvoir d'achat soit revalorisé ? Non, il y a il y a pas de baguette magique. Par contre, il y a en fait un plan voilà cohérent à la fois d'économie sur le train de vie de l'État, à la fois des dérives aujourd'hui que nous pouvons connaître sur les dépenses d'assistana, à la fois sur la politique d'immigration qui aujourd'hui est extrêmement coûteuse et qui devrait permettre à terme, j'en a parlé en début de cette émission, de baisser notamment les charges sur les
salaires, de rapprocher le bruit du net pour faire en sorte et bien de rendre du pouvoir d'achat par le travail et pas comme on le fait aujourd'hui systématiquement à travers des niches, des déductions fiscales, des chèqus, des tickets qui en fait on se rend compte sont extrêmement coûteux sur le plan bureaucratique. Donc c'est tout l'objectif d'ailleurs du programme de Marine Le Pen qui sera présenté d'ici quelques semaines. Je peux pas trop m'avancer à sa place sur ce point de vue avec toujours cette volonté de baisser les taxes sur le carburant et de redonner un peu de un bol d'air aux automobilistes. Bah évidemment d'ailleurs, je pense qu'on pourra accorder à Marine Le Pen pour le coup d'avoir été la première à être à l'offensive sur ces sujets énergétiques.
On va parler du grand plan climatisation hein. elle s'était fait trahiiller pour cela et puis tout le monde s'y est finalement rallé et elle avait été la première à défendre cette idée de baisse des charges diverses sur sur l'essence pour permettre évidemment de rendre du pouvoir d'achat moyennant un certain nombre d'économies qui seront là encore révélé dans les semaines à venir. Marion Maréchal, on est sur ses news et sur européen. Vous parlez de du programme économique du RN qui n'a pas encore été finalisé. On voit pour l'instant assez peu où sont les coupes dans les dépenses publiques. On voit bien les postes de dépenses, éventuellement les baisses de taxes. Mais où est-ce qu'on coupe ? Dans la fonction publique, dans l'état profond. Tout ça n'est pas quantifié parce que
très Non mais c'est c'est pas ça si vous voulez c'est qu'en fait nous sommes au mois de septembre et que Marine Le Pen commence à peine et débute à peine sa campagne. Maintenant elle fait quand même de la politique depuis un certain temps. Ils ont proposé l'année dernière un contrebudget qui était extrêmement détaillé donc des coupes évidemment qu'il y en avait puisqu'il avait proposé plusieurs dizaines de milliards d'économie et elle a parlé au MEDEF récemment. Donc là-dessus, il y a pas d'inquiétude à avoir sur cette volonté. Marine Le Pen a d'ailleurs annoncé un plan d'économie de 125 milliards d'euros sur les 5 ans et vous doutez bien que tout ça sera budgé. regarder à la loupe. Euh euh donc cette responsabilité budgétaire évidemment elle existe et
elle fait aussi partie des raisons pour lesquelles aujourd'hui je la soutiens. L'étude PISA que nous avons eu hier montre un déclassement terrible des élèves français avec le plus mauvais score enregistré par nos élèves depuis 20 ans. Quel est le problème et comment on peut réhausser le niveau de l'éducation nationale et de nos enfants et est-ce que c'est seulement le problème de l'éducation nationale pardon mais c'est pas aussi un problème de famille et encore une fois d'éducation ? Alors déjà, il y a il y a un grand tabout quand on regarde le détail de ces chiffres, c'est la part, comment dire, de du lien avec l'immigration et notamment les élèves hallophones parce qu'on se rend compte que les élèves issus de l'immigration sont encore plus bas dans le déclassement que les élèves
dit autochtones dans les études en question. Ça explique pour vous la baisse au niveau général. Explique, ça explique le fait que l'accélération de la baisse en France soit plus importante que dans le reste des pays européens. Maintenant, ce qui est vrai, c'est qu'il y a un phénomène général qui appelle bien sûr une refonte notamment de notre système public, mais aussi, je le dis, probablement une libéralisation de notre système privé parce qu'aujourd'hui l'offre privée qui est contrainte par l'État, me semble-t-il, devrait être oxygénée parce que c'est aussi une offre qui permet de tirer vers l'excellence et de laisser le choix pédagogique à à des parents et c'est l'une des choses pour lesquelles moi je je milite en parallèle bien sûr d'une refonte de notre système public.
Mais avec encore une fois quel pilier ? l'autorité évidemment le la maîtrise de l'écriture du calcul bien sûr avec quel pilier ? déjà d'accepter aussi la sélection, d'accepter que quand à un moment donné on n pas le brevet, on puisse passer au collège et que quand on n pas le bac, bah on puisse pas s'inscrire à la fac parce que ça ça n'existe pas à l'heure où nous parlons. Le pilier bien sûr du retour sur les fondamentaux, hein, donc les matières fondamentales, la question aussi du contenu des programmes, de la répartition évidemment des horaires et de la question évidemment de l'autorité qui aujourd'hui n'est pas au centre parce que la culture du pas de vague continue bien sûr de de prospérer. Donc et tout ça, on le sait si vous voulez. Le problème c'est que ça n'a jamais été
véritablement mis en place et puis surtout prendre à bras le corps ce sujet de de comment dire de la question de l'accès aux écrans qui est aujourd'hui un problème de santé publique qui se pose à l'école comme ailleurs et qui a un impact considérable sur la concentration sur la mémorisation et donc là encore la politique doit apporter une réponse. Une dernière question. Bruno Lemire était notre invité hier. Il propose que l'on scolarise les enfants plutôt dès un an à la maternelle pour leur permettre d'avoir le même bagage en terme de vocabulaire. Bonne idée. Mauvaise idée Mario Maréchal. Oui, ben je propose qu'on les d'ailleurs que l'État les prenne en charge directement à la sortie de la maternité, hein. Voilà, ce sera plus simple. Non, évidemment mauvaise
idée parce qu'en l'occurrence les maîtresses passeraient plus de temps à changer les couches si vous voulez qu'à apprendre les math et le français. Donc, c'est évidemment une ça réduirait pas le décalage entre les enfants, les inégalités sociales. Mauvaise idée si vous voulez. Non, moi je crois fondamentalement qu'une fois de plus, il faut revoir notre fonctionnement sélectif de l'école, euh revoir la manière dont les programmes, sortir totalement d'ailleurs de ce pédagogisme des années 70 qui fait croire que l'élève pourrait apprendre par lui-même euh euh pour revenir à des méthodes plus traditionnelles notamment en matière de lecture euh et vous verrez qu'on aura des résultats. Il y a pas de raison si vous voulez que la France décroche plus que le reste des pays
européens. Il y a pas de fatalité dans l'espèce. Merci Mario Maréchal. C'était votre grande interview ce matin sur C News et sur Europ. Bonne journée.
Marion Maréchal-Le Pen