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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 4 avril 2018 22 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsRetraitesÉducation & rechercheImmigration & asile

Guillaume Peltier : "Emmanuel Macron tente quotidiennement de détourner les Français de l'essentiel"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Comment en sort-on de la grève massive à la SNCF ?

  • 2:12RelanceRéponse directe

    Donc ce ne sont pas les cheminots qui sont les privilégiés dans l'histoire ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    La dette de la SNCF pourrait être reprise, selon les échos.

  • 3:59RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous dites aux cheminots de continuer leur combat ?

  • 5:52OuverteRéponse directe

    Craignez-vous que les universités entrent en ébullition ?

  • 6:30RelanceRéponse directe

    On ne va pas assez loin sur la sélection à l'université ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Invité politiqueFait
    « En disant la vérité aux français. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Chaque français est attaché bien entendu à la SNCF, à la qualité du service, à la question de la dette, au problème des retraites des cheminots, à la question de la sauvegarde des lignes du quotidien, des lignes des travailleurs dans nos régions. »
  • 1:33Invité politiqueChiffre
    « Je suis très étonné que M. Pépi puisse gagner, selon les chiffres fournis dans la presse, 450 000 euros par an. »
  • 1:40Invité politiqueChiffre
    « Que Mme Parly, actuelle ministre de la Défense, ait, selon l'hébdomadaire Marianne, révélation du mois d'octobre, pu toucher chaque mois 52 000 euros pour une entreprise qui cumule près de 50 milliards d'euros de dette. »
  • 2:23Invité politiqueFait
    « La retraite à 54 ou 55 ans, ça me semble excessif dans le temps que nous connaissons. »
  • 2:39Invité politiqueChiffre
    « L'idée d'offrir aux parents et aux enfants des cheminots 1 million de billets gratuits chaque année pour un coût de 100 millions d'euros par an, c'est trop. »
  • 3:01Invité politiqueChiffre
    « C'est 50 milliards d'euros cumulés, c'est 1,5 à 2 milliards d'euros par an. »
  • 3:08Invité politiqueChiffre
    « Savez-vous combien les Français payent chaque année, via l'État, à la SNCF pour les retraites des cheminots ? 3 milliards 400 millions d'euros. »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron est un tigre de papier. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Plutôt que de faire des réformes profondes, structurelles, audacieuses, de vérité, il privilégie l'addition des petites réformettes pour faire illusion. »
  • 4:28Invité politiqueChiffre
    « Exigez de M. Pépi et des dirigeants de la SNCF de vous expliquer pourquoi la SNCF depuis une quinzaine d'années a fait le choix des lignes à grande vitesse, des TGV, 23 milliards d'euros sur les 50 milliards d'euros de dettes. »
  • 4:50Invité politiqueChiffre
    « L'État refuse toujours de verser 800 millions d'euros aux régions de France pour la sauvegarde et l'entretien des lignes du quotidien de ces millions de travailleurs qui utilisent les TER, les RER. »
  • 6:14Invité politiqueFait
    « Faut-il créer la sélection à l'université ? Bien entendu, puisque la sélection existe dans la vie. »
  • 6:25Invité politiqueFait
    « Parcoursup, c'est encore une illusion. On fait semblant. »
  • 9:06Invité politiqueChiffre
    « Il y aura en 2050 2 milliards d'Africains. »
  • 10:06Invité politiqueChiffre
    « Savez-vous que sur 100 demandeurs d'asile déboutés, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas eu droit à l'accès à l'asile, seuls 4 sont expulsés du territoire national. »
  • 12:41Invité politiqueFait
    « M. Macron amuse la galerie. »
  • 13:52Invité politiqueChiffre
    « Dans une enquête dans les quartiers populaires auprès de 7000 lycéens, un quart des lycéens interrogés ne condamnent pas les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan. »
  • 14:05Invité politiqueChiffre
    « Que deux tiers des lycéens interrogés mettent en cause les journalistes et les médias par rapport aux attentats de 2005. »
  • 14:11Invité politiqueChiffre
    « Que près de 34% revendiquent d'avoir affronté ou de vouloir affronter les forces de l'ordre. »
  • 18:32Invité politiqueFait
    « Je l'invite d'ailleurs à lire le rapport de la Cour des comptes 2016 et 2017 qui le confirme. »
  • 18:40Invité politiqueChiffre
    « C'est bien l'État, c'est-à-dire les contribuables français qui payent chaque année à la SNCF la somme de 3 milliards 400 millions d'euros pour équilibrer le régime de retraite des cheminots de la SNCF. »

Temps de parole

  • Guillaume Peltier68 %
  • Présentateur19 %
  • Invité6 %
  • Auditeur3 %
  • Locuteur non identifié2 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et l'invité du grand entretien d'Inter est donc député du Loir-et-Cher, vice-président du groupe LR à l'Assemblée Nationale, vice-président du Parti des Républicains. Léa Salamé, dans 10 minutes, vos questions, amis auditeurs 01 45 24 7000 sur les réseaux sociaux et l'application France Inter. Guillaume Pelletier, bonjour. Bonjour. Et merci d'être au micro d'Inter, la grève est massive à la SNCF, chacun campe sur ses positions dans une bataille dont l'opinion sera l'arbitre. Les syndicats comme la CGT hier à ce micro demandent au gouvernement de repartir d'une page blanche, l'exécutif maintient le cap, comment en sort-on ?

0:51
Guillaume Peltier

En disant la vérité aux français. D'abord en pensant bien entendu aux 4 millions d'usagers qui galèrent ce matin et qui subissent la double peine, non seulement une galère maximale, pour une réforme minimale. En disant la vérité, parce que chaque français est attaché bien entendu à la SNCF, à la qualité du service, à la question de la dette, au problème des retraites des cheminots, à la question de la sauvegarde des lignes du quotidien, des lignes des travailleurs dans nos régions. Et j'en ajoute une cinquième, la question centrale de la rémunération des dirigeants de la SNCF qui sont complices de la situation d'aujourd'hui. Expliquez-nous ça rapidement. Je suis très étonné que M.

Pépi puisse gagner, selon les chiffres fournis dans la presse, 450 000 euros par an. Que Mme Parly, actuelle ministre de la Défense, ait, selon l'hébdomadaire Marianne, révélation du mois d'octobre, pu toucher chaque mois 52 000 euros pour une entreprise qui cumule près de 50 milliards d'euros de dette. On peut parler des primes au mérite pour les fonctionnaires. Ce serait bien d'appliquer ces rémunérations au mérite pour les dirigeants des entreprises publiques. Je suis pour une droite juste. Je suis pour l'idéal de justice sociale. Pourquoi demander des efforts aux petits qu'on ne demande pas aux puissants ?

2:12
Présentateur

Donc ce ne sont pas les cheminots qui sont les privilégiés dans l'histoire ?

2:16
Guillaume Peltier

Je dis, au nom de l'idéal de justice, qu'il existe des privilèges et des rentes excessives pour les cheminots. La retraite à 54 ou 55 ans, ça me semble excessif dans le temps que nous connaissons. L'idée d'offrir aux parents et aux enfants des cheminots 1 million de billets gratuits chaque année pour un coût de 100 millions d'euros par an, c'est trop et par conséquent je soutiens le gouvernement dans sa volonté de réforme, je précise, dans sa réformette liée au statut des cheminots. Mais la question n'est pas là. Vous la voterez la réformette le jour où vous aurez à le faire ?

Franchement, pour le moment, tant que la question de la dette n'est pas abordée, et je vais être très précis, c'est 50 milliards d'euros cumulés, c'est 1,5 à 2 milliards d'euros par an. Savez-vous combien les Français payent chaque année, via l'État, à la SNCF pour les retraites des cheminots ? 3 milliards 400 millions d'euros. Cette réforme n'étant rien abordée dans la réformette proposée par le gouvernement.

3:20
Présentateur

Les échos disent ce matin qu'on irait vers un scénario où la dette sous réserve, évidemment d'en savoir plus, pourrait être reprise. Je mets tous les conditionnels qu'on trouve d'ailleurs dans les échos.

3:30
Guillaume Peltier

Vous voyez donc bien que c'est tout le problème de ce gouvernement. En fait, Emmanuel Macron est un tigre de papier. Plutôt que de faire des réformes profondes, structurelles, audacieuses, de vérité, il privilégie l'addition des petites réformettes pour faire illusion. Je mets en garde ce gouvernement. L'illusion mènera à la grande désillusion de nos compatriotes. Et je demande aux Français de ne pas être dupes de cette stratégie marketing.

3:59
Présentateur

Est-ce que vous dites aux cheminots, continuez, je suis derrière vous, les républicains sont derrière vous parce que c'est une réformette et que vous êtes accusé des pires mots alors que la situation est bien plus compliquée que cela ?

4:13
Guillaume Peltier

Non, je dis aux cheminots, battez-vous pour un juste combat. Vous avez des privilèges et une forme de rente qui sont excessifs et injustes aujourd'hui. Demandez des comptes à vos dirigeants. Exigez de M. Pépi et des dirigeants de la SNCF de vous expliquer pourquoi la SNCF depuis une quinzaine d'années a fait le choix des lignes à grande vitesse, des TGV, 23 milliards d'euros sur les 50 milliards d'euros de dettes. Pourquoi nos lignes du quotidien ?

Chez nous, les provinciaux, moi je suis député de Loire-et-Cher, savez-vous, révélé par le canard enchaîné il y a un mois, que l'État refuse toujours de verser 800 millions d'euros aux régions de France pour la sauvegarde et l'entretien des lignes du quotidien de ces millions de travailleurs qui utilisent les TER, les RER. Ça compte ? Et donc je dis, je soutiens le gouvernement dans sa volonté de réforme. Mais il s'agit là d'une réformette. Je suis bien entendu davantage du côté des usagers qui galèrent. Je dis aux cheminots que leur combat n'est pas juste.

Et je demande au gouvernement, enfin, à partir des cinq questions très justes et très claires que je viens de poser, de nous dire la vérité et d'engager une vraie réforme pour la SNCF à la manière de ce que, par exemple, la Poste a su faire il y a une quinzaine d'années. Aujourd'hui, la Poste, c'est une dette minorée. La Poste a su totalement diversifier ses activités, la banque postale, la stratégie des colis, avec ce réseau magnifique de facteurs, le maintien de missiles, l'aide aux personnes âgées.

5:42
Présentateur

Donc un autre service public est possible.

5:44
Guillaume Peltier

Un autre service public est possible. Et donc la SNCF doit repenser totalement sa stratégie. et cessons d'illusionner les Français avec des petites réformettes.

5:52
Présentateur

Craignez-vous que les universités, à leur tour, entrent en ébullition ? Elles sont une vingtaine à être bloquées désormais. Nantes, Dijon, Toulouse, Bordeaux, Nice, Poitiers, Nancy, Paris 1, Paris 8, etc.

6:05
Guillaume Peltier

La question de la peur n'empêche pas le danger, comme on dit. Je crois que la question, là encore, elle n'est pas là. Là encore, on ment à notre jeunesse. Faut-il créer la sélection à l'université ? Bien entendu, puisque la sélection existe dans la vie. Faut-il réhabiliter ? C'est la sélection, là, Parcoursup. Non, Parcoursup, c'est encore une illusion. On fait semblant.

6:30
Présentateur

On ne va pas assez loin, c'est ça. Il faut sélectionner.

6:32
Guillaume Peltier

Pourquoi je me suis engagé en politique ? Pourquoi j'aime la noblesse de l'engagement politique ? La condition, c'est de défendre l'intérêt général et le bien commun. De faire appel, non pas au premier réflexe, mais à une intelligence de profondeur, à du recul, à une vision. Moi, je suis un pur produit de l'école de la République. Je crois à l'apprentissage, je crois aux travaux manuels, je crois aux valeurs du respect, je crois aux hussards de la République, je crois à nos instituteurs, je crois aux fonctionnaires. Et à la sélection. Et je crois, bien entendu, que tout le temps dans la vie, nous sommes sélectionnés.

Et que par conséquent, en fonction de nos talents, de nos vocations, de nos capacités, nous devons rencontrer dans la société des hommes et des femmes qui nous disent la vérité.

7:12
Présentateur

Alors, vous dites quoi comme vérité aux étudiants qui refusent Parcoursup et la forme de sélection, présélection que cette réforme contient ?

7:23
Guillaume Peltier

Je dis d'abord, parce que ce n'est pas tellement aux étudiants, je dois le dire, je dis au gouvernement, engageons la plus grande réforme de l'école, du baccalauréat, des universités qui n'aient jamais été faites. Mais revenons à l'essentiel. Moi, ce qui me choque, à l'heure où nous parlons, c'est que 21% des enfants de France quittent le CM2 et arrivent en sixième en ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter. Oui, c'est un autre sujet, ça. Non, parce qu'on arrive au sujet que vous évoquez. Tout part de là, tout part des savoirs fondamentaux, tout part de l'école primaire. Vous savez, j'ai été professeur d'histoire-géographie en collège et lycée public.

Et j'ai vu les dégâts considérables des différentes fausses réformes des 30 ou 40 dernières années à l'école primaire, avec la question du collège unique, la question de l'apprentissage, des 100 000 décrocheurs par an. Et donc, on emmène, à l'entrée de la faculté et des universités, des cohortes de jeunes à qui on a fait une fausse promesse.

8:22
Présentateur

Sur la loi asile et immigration qui arrive à l'Assemblée nationale, sautons tout de suite à la conclusion, après les amendements que vous ne manquerez pas, j'imagine, de mettre en avant. Est-ce que cette loi est équilibrée ? La voterez-vous ?

8:39
Guillaume Peltier

Pour le moment, non, parce que cette loi ne s'attaque pas à la cause des causes. On peut continuer, là encore, à faire semblant, à dire que la question de l'immigration va se régler à coups de lois plus ou moins fermes ou plus ou moins laxistes. Elle est plutôt ferme, celle-là ? Elle fait semblant, parce qu'elle ne parle pas d'un sujet essentiel, Nicolas Demorand, essentiel. La question de la pauvreté et de la misère en Afrique. Il y aura en 2050 2 milliards d'Africains. Qu'attend l'Europe ? Belle idée européenne pour nous réconcilier avec l'idéal européen à l'occasion des élections européennes.

Que fait l'Europe pour engager le plus grand plan Marshall de co-développement avec les pays du Sud à égalité, avec des contreparties, création d'administrations d'États civils, investissements d'entreprises européennes, pour s'attaquer à la cause des causes des migrations. Et cette cause des causes, c'est la détresse, la misère et les guerres dans les pays du Sud.

9:33
Présentateur

Et sur les conséquences, Guillaume Pelletier, que cet état de fait géopolitique que vous venez de décrire, sur les conséquences que ces choses-là peuvent avoir, est-ce que la loi en France, sur un certain nombre de points, vous semble équilibrée ? Par exemple, sur le regroupement familial élargi pour des mineurs isolés, ayant bénéficié du droit d'asile, n'est-ce pas là aussi une mesure d'humanité élémentaire ?

9:56
Guillaume Peltier

Non mais, le droit d'asile, c'est l'honneur de la France. C'est un droit fondamental et inaliénable. Mais là encore, disons la vérité à nos compatriotes, savez-vous que sur 100 demandeurs d'asile déboutés, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas eu droit à l'accès à l'asile, seuls 4 sont expulsés du territoire national. Le droit d'asile ne peut pas fonctionner s'il n'y a pas en face une fermeté et l'autorité de l'État.

10:24
Présentateur

Guillaume Pelletier au micro de France Inter ce matin dans le grand entretien. Il est 8h32. Léa Salamé.

10:35
Invité

Guillaume Pelletier et Marine Le Pen a proposé à Thierry Mariani, député chez vous, une position éligible sur la liste FN aux européennes. Ils ont déjeuné ensemble. Vous lui dites quoi à Thierry Mariani ? Vous lui dites comme Gérald Darmanin, déconne pas Thierry ?

10:48
Guillaume Peltier

Non, je dis que c'est une position personnelle pour le moment de Thierry Mariani qui, ce week-end, je l'ai lu, a démenti. Notre position, elle est très claire.

10:59
Invité

Il ne dit rien n'est fait, il n'a pas démenti.

11:00
Guillaume Peltier

Pour moi, la ligne, elle est très claire. Nous la défendons avec force et une clarté absolue avec Laurent Wauquiez. Il n'y a pas, il n'y aura pas d'accord possible avec le Front National, d'une part. Deuxièmement, toutes celles et ceux qui iront au Front National seront exclus de notre formation politique.

11:17
Invité

Et là, il est toujours dans le parti ? C'est donc un non-sujet. Il est toujours dans le parti ?

11:21
Guillaume Peltier

Mais il n'y a pas de délit d'opinion. Chacun a le droit de réfléchir ou d'émettre des avis. La ligne, elle est claire. Ceux qui partent dans une autre formation politique n'ont plus vocation à rester chez nous.

11:31
Invité

Et ceux qui déjeunent avec Marine Le Pen ont le droit de déjeuner avec Marine Le Pen ?

11:34
Guillaume Peltier

Écoutez, pour moi, c'est un non-sujet. C'est une position personnelle de Thierry Mariani.

11:41
Invité

Pardon, Guillaume Pelletier, on vous a entendu vous reprocher au gouvernement de faire semblant sur à peu près tout. Est-ce que là, vous ne faites pas semblant sur cette position-là ?

11:48
Guillaume Peltier

Est-ce que vous avez déjà entendu une position aussi claire ? La position, elle est claire. De notre parti politique, de tous nos parlementaires 100 députés, 150 sénateurs, du bureau politique à l'unanimité, de l'équipe dirigeante et de Laurent Wauquiez, ça fait beaucoup, et en tout cas beaucoup plus que Thierry Mariani. Notre ligne est claire, pas d'alliance avec le Front National.

12:05
Invité

Le Premier ministre présente aujourd'hui la réforme constitutionnelle. Il semblerait que le gouvernement ait accepté un certain nombre de concessions pour amadouer votre ami, le président du Sénat, Gérard Larcher, qui tenait bon jusque-là. Par exemple, le non-cumul des mandats ne concernerait plus que les maires de plus de 9000 habitants et plus de 3500. C'était une des demandes. Gérard Larcher semble être sensible à tous ces gestes d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous aussi vous êtes sensible ? Est-ce que vous voterez cette réforme constitutionnelle ?

12:30
Guillaume Peltier

Au nom de la constance de mes convictions, au nom de la clarté que je dois au peuple français, pour le moment, non. M. Macron amuse la galerie. Je ne croise pas un seul de mes compatriotes, épuisé par le chômage, asphyxié par la baisse du pouvoir d'achat, inquiet par la montée du terrorisme, me parler de la Cour de justice de la République, de la nécessité d'introduire une dose proportionnelle, de la question du cumul des mandats. Ça n'est pas vrai. La vérité, si on veut réformer la constitution, et il faut réformer la constitution, c'est que nous devons la réformer pour protéger les Français sur la question du terrorisme. Prenons l'exemple, par exemple, de l'Espagne ou de la Norvège.

Introduisons, c'est l'article 55 de la constitution espagnole, par exemple, une possibilité de suspendre les libertés d'individus soupçonnés de terrorisme. L'urgence d'une réforme constitutionnelle n'est pas...

13:21
Invité

C'est pas le sujet. C'était la promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

13:23
Guillaume Peltier

Il a été élu, il l'applique. C'est le sujet du peuple français, c'est notre sujet. Et je vois bien qu'Emmanuel Macron tente quotidiennement de détourner les Français de l'essentiel. Mon rôle...

13:34
Invité

C'était sa promesse de campagne, vous reconnaissez ?

13:36
Guillaume Peltier

Mon rôle... J'espère qu'Emmanuel Macron a compris, compte tenu des urgences que nous vivons, que les priorités ont changé depuis la campagne. J'espère qu'il a eu l'occasion de lire dans Le Monde d'hier cette remarquable enquête des sociologues Muxelles. Mme Muxelles, absolument remarquable, qui nous dit que dans une enquête dans les quartiers populaires auprès de 7000 lycéens, un quart des lycéens interrogés ne condamnent pas les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan. Que deux tiers des lycéens interrogés mettent en cause les journalistes et les médias par rapport aux attentats de 2005. Que près de 34% revendiquent d'avoir affronté ou de vouloir affronter les forces de l'ordre.

Le communautarisme est en train de gangréner la République, le terrorisme de menacer notre pays.

14:23
Invité

Ma question était sur la réforme constitutionnelle.

14:25
Guillaume Peltier

Et j'y réponds. Mais j'y réponds, vous savez, la politique, on peut faire semblant. On peut dire, ah oui, vraiment, je vais vous dire, Léa Salamé, je souffre tous les matins de savoir que Valéry Giscard d'Estaing et François Hollande vont siéger à vie au Conseil constitutionnel. Car telle est l'inquiétude portée par M. Macron qui souhaite mettre fin au siège à vie des anciens présidents de la République.

14:45
Invité

On entend l'ironie. Est-ce que vous dites toujours comme Christian Jacob, la bonne dose de proportionnel, c'est zéro ? Oui. Très bien.

14:53
Présentateur

8h37, 01, 45, 24, 7000, vous avez la parole. Bonjour Benjamin.

14:58
Auditeur

Bonjour France Inter. Monsieur Pelletier, vous dites que les billets gracieux au personnel de la SNCF coûtent 100 millions d'euros par an. C'est sûr que c'est beaucoup d'argent. Mais ne peut-on pas y voir un gain de pouvoir d'achat pour des gens qui ont des revenus modestes et leur famille ?

15:14
Présentateur

Merci Benjamin

15:15
Guillaume Peltier

pour cette question. Guillaume Pelletier ? Oui, certes. Bien entendu, le pouvoir d'achat c'est une question centrale. Je dis juste, Benjamin, on ne peut pas dans une France qui souffre et qui est éprise à juste titre de justice sociale donner à certains des droits exorbitants. Les cheminots ont la garantie de l'emploi à vie avec une grille de rémunération connue et qui augmente de manière très régulière. Un statut très protecteur sur la question des retraites. Ces billets gratuits que nous avons évoqués. trop, c'est trop. Ça ne veut pas dire que seuls eux doivent faire des réformes.

15:52
Présentateur

Les auditeurs ont des idées pour les députés aussi d'ailleurs. Je vais y venir.

15:56
Guillaume Peltier

Qu'ils y aillent sans aucun problème.

15:57
Présentateur

Alors, entendre parler, c'est Élise qui vous dit ça de privilèges de la part d'un député. Elle cite un certain nombre de privilèges, salaires, affaires, cantines, frais d'obsèque. me ferait rire si ça n'était pas si triste, dit Élise. Édouard vous demande la même chose. Guillaume Pelletier, que pensez-vous des avantages hallucinants des députés outre le salaire, les enveloppes, les billets SNCF gratuits ?

16:22
Guillaume Peltier

Guillaume Pelletier ? Moi, sur cette question, je ne céderai jamais à la démagogie. Tous nos revenus sont désormais publiés. Je salue d'ailleurs les efforts de la loi de moralisation, la déclaration d'intérêt, la déclaration de patrimoine. Je travaille 7 jours sur 7 au service de mes compatriotes. Je ne prends pas le train car étant... Vous le payez ou pas ? Si je le prenais, je ne le paierai pas. Ben voilà. Donc les billets gratuits, vous les avez aussi. Mais bien entendu qu'on peut supprimer les billets gratuits pour les parlementaires. Pour tout le monde donc.

Moi, je n'ai aucun problème avec ça, d'autant plus que je suis là le porte-parole de millions de travailleurs et de millions de provinciaux. Je vis dans le Loir-et-Cher et quand je vais à Paris, compte tenu du réseau désastreux de la SNCF et des problèmes d'horaire, je prends ma voiture et j'assume, je roule au diesel. Donc ne pas payer le train ni le prendre est un acte politique, c'est ça ? Ah non, je préférerais avoir le choix. Mais vous savez que quand on habite en province, quand on va travailler, je pense aux Loir-et-Cheriens, aux habitants de ma région, 70% des Français vont travailler avec leur voiture, 90% des habitants en province vont travailler avec leur voiture.

C'est une réalité du quotidien. Dominique est en ligne,

17:34
Présentateur

bonjour, bienvenue.

17:35
Auditeur

Bonjour, moi je voudrais rétablir quelques vérités quand même. Monsieur Pelletier est un menteur quand il dit que l'État finance les retraites des cheminots. C'est absolument faux. Justement, la retraite des cheminots est financée par notre régime spécial. C'est nous qui nous l'autofinançons, notre régime de retraite et que ce n'est pas de nous enlever cet avantage que ça améliorera les avantages des travailleurs du privé. Vous êtes cheminot ? Dominique, Dominique, il aminera tout le monde. Dominique. Quant aux annuités, on est soumis à 42 annuités comme tout le monde. Et si on part en retraite à 50 ou 55 ans, ce n'est pas avec une retraite complète.

C'est avec 60% de retraite ou 50% de retraite pour certains. Et avec la loi Sarkozy, maintenant, tous nos collègues, ils partent soit avec 3 ans de plus ou 2 ans suivant l'attraction aux laissés dentaires et sans compter tous mes collègues qui sont morts de l'amiante, M. Pelletier.

18:23
Présentateur

Merci, merci Dominique qui nous appelait de Sotteville-les-Rouans. Guillaume Pelletier,

18:27
Guillaume Peltier

vous avez la parole. Oui, je réponds très sereinement à Dominique. Je l'invite d'ailleurs à lire le rapport de la Cour des comptes 2016 et 2017 qui le confirme. France Inter pourra le confirmer dans la journée. C'est bien l'État, c'est-à-dire les contribuables français qui payent chaque année à la SNCF la somme de 3 milliards 400 millions d'euros pour équilibrer le régime de retraite des cheminots de la SNCF. C'est une injustice et cette injustice doit être réparée. Françoise, bonjour.

18:55
Locuteur non identifié

Oui, bonjour. Bonjour messieurs. Je vous appelais pour vous dire que je suis furieuse d'entendre le langage de ce monsieur qui sont partis. Ses amis ont été au pouvoir et eux-mêmes n'ont pas su faire les réformes qu'il fallait. Alors je trouve que c'est bien facile de critiquer aujourd'hui systématiquement. Et bien sûr qu'il faut de la critique mais elle doit être mesurée. Et vraiment, ils me mettent hors de moi tous ces politiques. Qu'ils réfléchissent un petit peu à la France silencieuse qui n'ose rien dire. Et là, je m'arrête parce que j'ai beaucoup à dire. Voilà.

19:26
Guillaume Peltier

Merci beaucoup Françoise. Guillaume Pelletier vous répond. Je réponds à Françoise. Je n'étais pas ministre ces dernières années. J'ai été élu député en juin dernier. Je ne suis pas comptable de ce qui s'est passé ces 20 ou 30 dernières années. Non mais vous avez été porte-parole. Vous avez défendu

19:42
Invité

ce qui s'est passé notamment sous Nicolas Sarkozy.

19:44
Guillaume Peltier

Mais bien sûr qu'il aurait fallu sans doute à l'époque faire beaucoup plus et aller beaucoup plus loin. Même si Nicolas Sarkozy a eu le mérite au moins d'être le premier président de la République à engager des réformes audacieuses sur le pouvoir d'achat et sur le supplémentaire défiscalisé, sur l'autonomie des universités ou sur la réforme des régimes spéciaux. Et sur le service minimum aussi puisqu'on est en période de... Il faudrait revoir d'ailleurs les modalités de grève ou pas ? Oui. Je crois que... Elles ne sont pas assez dures ? L'égalité d'accès à un service public surtout pour les travailleurs c'est essentiel.

Je lisais ce matin une tribune de Jean-Louis Thieriot président du conseil départemental de Seine-et-Marne qui réclame aux heures de pointe et de travail le droit de réquisition qui est prévu dans le code de la défense et le code des collectivités. Ça pourrait être... Réquisitionner des trains donc ce matin par exemple aux heures de pointe ça me semble légitime ça existe d'ailleurs dans le droit français. Je voudrais répondre parce que c'est très important ce que l'auditrice a dit. Je ne suis pas dans une critique systématique. J'ai d'ailleurs dit que je soutenais la réforme du gouvernement sur la question du statut. Mon devoir au nom de la France silencieuse c'est de dire la vérité.

Cette réforme ne réglera rien sur la qualité du service madame. Cette réforme ne réglera rien sur la question de la dette. Cette réforme ne protégera pas les travailleurs dans les lignes du quotidien. Et mon devoir d'homme politique qui doit la vérité aux français c'est de en fonction des éléments dont je dispose c'est de vous donner tous les éléments loin du simple commentaire caricatural.

21:04
Invité

Petite question très rapide c'était l'ouverture du journal de 8 heures le gouvernement annonce que les amendes pour les fumeurs de cannabis seront de 300 euros et 250 s'ils payent tout de suite. Est-ce que c'est trop pas assez ?

21:14
Guillaume Peltier

Décidément ce gouvernement a pris la mauvaise habitude de s'agiter sur l'essentiel sur un sujet qui nous préoccupe quotidiennement qui m'empêche presque de dormir et effectivement Vous n'avez pas d'avis

21:30
Invité

sur le cannabis ?

21:31
Guillaume Peltier

Mais non en fait comme tous les français j'en ai marre qu'on fasse semblant et qu'on agite un certain nombre de réformettes ou de mesurettes sans se préoccuper de l'essentiel.

21:44
Présentateur

Merci Guillaume Pelletier d'avoir été avec nous dans le grand entretien d'Inter depuis 8h20 Je rappelle que vous êtes vice-président du parti Les Républicains et du groupe LR à l'Assemblée Nationale Dans quelques instants le carrefour du 7-9 médias, politiques, revues de presse

21:59
Invité

Et Nicole Véroni

22:00
Présentateur

L'humour ! A tout de suite ! Merci d'avoir regardé cette vidéo !