Le meilleur de Face à Canteloup - 02/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
RMC, Apolline Matin, 8h50, le meilleur de Nicolas Canteloup.
Je voudrais saluer le Mozart de la finance, qu'on découvre également en Debussy de la politique, en Beethoven de la gouvernance. On commence à me regretter, on était bien du temps où les problèmes, c'était juste le bulletin scolaire de la petite Léonarda. Vous êtes mesquin, monsieur Hollande. Mais quand je pense que j'étais à 4% d'opinion favorable, juste parce que j'ai porté une pauvre chapqueur et que j'ai livré des croissants à ma meuf. Et lui, il est toujours à 17%, alors qu'il a, disons-le, ruiné le pays.
Oui, enfin, monsieur Hollande, c'est quand même vous qui avez lancé Emmanuel Macron en politique, c'est vous qui en avez fait un ministre, et en économie en plus.
Oui, il faut placer dans le contexte, je l'ai nommé à l'économie comme on prend un stagiaire, mais vous avez voulu en faire, vous, un président. C'est votre faute, c'est vous qui l'avez lu, pas moi. Parce que moi, je m'en souviens très bien, j'avais voté pour quelqu'un d'autre.
Pour quelqu'un d'autre, monsieur Hollande, merci. Jean-Michel Apathy est là pour nous aider à y voir clair. Votre avis, Jean-Michel ?
Écoutez, ma chère Apolline, c'est beaucoup plus simple qu'on ne le croit. On a quoi ? On a une dissolution ratée, et des européennes manquées, des gouvernements renversés à répétition. Emmanuel Macron n'a pas trois défaites à son actif, il a la carte. C'est plus un président, c'est le football club de Metz. C'est que des branlés, c'est Richard Gaskier à Roland-Gabos.
De plus en plus de voix critiquent l'attitude de Bruno Retailleau, qui a précipité cette crise. Laurent Wauquiez, bonjour. Vous-même, vous avez dit que l'image de LR avait été abîmée. C'est quand même un tacle à Bruno Retailleau.
Bonjour madame de Malherbe.
Oui, monsieur Wauquiez.
Écoutez, je suis très surpris de votre question, et de votre conception du métier de journaliste. C'est ça votre question ? Est-ce que Bruno Retailleau est un con ? C'est ça ? Si vous voulez me faire dire que Bruno Retailleau s'est comporté comme un minable, et que je prends mon pied de voir cette tête de nœud torpiller sa carrière, eh bien je ne serai pas de cet homme-là. Ne comptez pas sur moi pour dire ça.
Non, bien sûr. Enfin, une censure, on parle d'un premier ministre de gauche, vous censureriez ou pas ?
Madame de Malherbe. Je vous le dis, droit dans les oeils.
Oui, je suis là.
Tout ce qui vient de gauche m'est insupportable. C'est une règle d'or chez moi. Même quand je suis en voiture, monsieur Thibaut Texer. Je ne tourne jamais à gauche. Alors c'est vrai, certains diront que je tourne un peu en rond. Mais je peux vous dire une chose, c'est qu'en premier ministre de gauche, je censurerai direct.
Mais enfin quand même, une censure, ce serait rajouter encore du chaos au chaos ?
Peut-être, Madame de Malherbe, mais ce sera un chaos de droite. Un chaos qui a un pull sur les épaules. Un chaos qui vit en Suisse. Un chaos qui porte des mocassins à pompons. Ça n'a rien à voir avec un chaos de gauche, un chaos bobo-gauchiste en sarouel, qui fume des roulets et qui boit du kombucha maison. Bon, je vous le dis, ce serait un chaos Dolce & Gabbana, pas un chaos Che Guevara.
Ah oui, c'est une belle punchline ça, monsieur Wauquiez. Je souhaitais recevoir Nicolas Sarkozy. Bonjour Nicolas Sarkozy. La cour de cassation devait examiner hier votre dossier dans l'affaire Big Malion.
Bonjour Madame Malherbe.
Monsieur le Président.
Vous avez vu ? J'ai la tête haute. Écoutez, j'ai écouté le journal de monsieur Texer, qui est en face de moi dans le box des partis civils. Non. Pardon. Qui est en face de moi tout court. Pardon, c'est un réflexe. Excusez-moi. Non, mais la situation politique dans le pays, mais elle est inuite. C'est un Président Lambeau. Un Lecornu qui ne bosse que 14 heures. Mais moi, souvenez-vous, j'ai Fillon. Croyez-moi, Premier ministre, il a bossé plus que ça. Par contre, c'est sa femme Pénélope qui bossait beaucoup moins. Bien sûr. Vous vous rendez compte ? 3 000 milliards de dettes. Et moi, M. Marshall, on m'embête pour quoi, M. Marshall ?
Pour 300 euros de pain au chocolat facturé à Big Malion pendant une campagne. Dire que je vais aller en prison la tête haute, que pour ça ? D'ailleurs, pour ce qui se passe dans le pays, je le dis, je le dis à nos concitoyens, c'est ballon parce que j'aurais bien aidé mon pays. Mais ça tombe mal parce que j'ai prison la semaine prochaine. Mais attention, prison, la tête haute.
Il tenait aussi à nous aider à y voir plus clair dans la situation politique. C'est un des analystes les plus exigeants d'RMC qui rentre dans une vidéo. Notre ami, M. Marshall Moskato.
C'est le super Moskato show. Les gars, on repart, on mastique. C'est parti, le super Moskato show. Alors, je t'explique la situation de côté. T'as 777 députés. On a les virgules, ça fait plus que 500. De l'autre, t'as Macron. Macron, son équipe, c'est lui. Il est tout seul. Il est tout seul, le gosse. Il n'y a plus personne. Tous les rangs quittent le navire. Les Philippe, les Attal. Il y a un gars qui reste le gosse, le corbu. Le moindre soldat. Putain, il est plus moindre que soldat, le gosse. Putain. Et là, le seul, le seul mec, il sort sur blessure, fracture du gouvernement. Va casser le mec.
C'est vrai que c'est déséquilibré du coup, forcément.
Mais ça fout Macron. Macron, il croit le mec. Il est burnier, tu vois. T'as le haut black. T'as le haut black devant lui. Il y va quand même. Pourtant, il a sa petite raquette. C'est comme l'autre avec sa tête de pichot. C'est Félix Lebrun, façon le black. Et le mec, il y va quand même. T'as vu, mon analyse. J'ai pas écouté Alain du Hamel. Attends, tu mets une chance, Alain du Hamel. C'est moi. Tout grand, j'ai. La même rigueur dans l'analyse. Oh putain. Pas de la chaîne. Sous-titrage ST' 501