Emmanuel Macron veut interdire les réseaux aux plus jeunes, explications
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« la jeunesse française avait été, je cite, percutée par les réseaux sociaux »
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« Emmanuel Macron se base sur les travaux de la commission Écran qu'il avait lui-même commandé. »
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« la commission est claire, elle demande depuis avril 2024 une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans et une interdiction du téléphone pour les moins de 11 ans. »
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« aujourd'hui en France, l'usage des réseaux sociaux par les plus jeunes est déjà encadré par plusieurs textes. »
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« Depuis 2018, il y a la loi sur la majorité numérique qui fixe à 15 ans l'âge à partir duquel un jeune peut s'inscrire seul sur un réseau social. »
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« En 2023, une nouvelle loi est même venue renforcer cette dernière en imposant aux réseaux sociaux d'utiliser des dispositifs certifiés pour vérifier l'âge des utilisateurs et installer un accord parental pour les moins de 15 ans. »
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« Selon Clara Chappaz, la ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et du numérique, trois enfants sur quatre disposent même d'un compte sur les réseaux sociaux avant l'âge de 13 ans. »
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« Le cadre européen, notamment le Digital Service Act, ne rend pas obligatoire la vérification stricte de l'âge pour l'accès aux réseaux sociaux. »
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« En novembre 2024, le Parlement australien a voté une loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. »
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« En cas de non-conformité, les plateformes risquent des amendes pouvant atteindre jusqu'à plus de 30 millions d'euros. »
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« Clara Chappaz, la ministre déléguée chargée du numérique, a affirmé que la France se donnait trois mois pour mobiliser ses partenaires européens autour d'un accord qui obligerait à vérifier l'âge des utilisateurs et donc à interdire l'accès aux réseaux sociaux avant 15 ans. »
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« Quatre anciens élèves du collège Osanam de Limoges ont porté plainte vendredi pour crime contre l'humanité contre la congrégation des pères de Bétharam qui gérait le collège de 48 à 76. »
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« plus de 200 plaintes pour des châtiments corporels et des abus sexuels ont déjà été déposées par d'anciens élèves de l'établissement de Notre-Dame de Bétharam. »
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« Depuis l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, 52 653 personnes ont été tuées, dont 15 613 enfants, selon l'UNICEF. »
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« En 2020, un expert indépendant de l'ONU spécialisé sur ces thématiques déclarait qu'elle pouvait être assimilée à des actes de torture et devrait être interdite. »
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« En France, une loi pour interdire ces pratiques a été adoptée en 2022, mais il n'y a pour l'instant aucune restriction juridique dans d'autres pays européens comme l'Italie, le Royaume-Uni ou encore l'Autriche. »
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« la moitié des signataires, son nationalité française. »
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Il faut protéger nos enfants, Emmanuel Macron a de nouveau confirmé vouloir une vérification de l'âge sur les réseaux sociaux pour les interdire au moins de 15 ans. Alors on entend souvent parler de cette mesure, mais comment peut-on réellement l'appliquer et surtout, quelles sont les limites de ce projet du gouvernement ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien. Je remplace à nouveau Hugo aujourd'hui, c'est le sujet à la une de ses actus du jour. Vous l'avez peut-être suivi, le président est revenu sur le sujet des réseaux sociaux dans son entretien accordé à TF1 ce mardi 13 mai.
Lors de son passage, Emmanuel Macron a notamment déclaré que la jeunesse française avait été, je cite, percutée par les réseaux sociaux, tout en évoquant une épidémie de harcèlement, de troubles du comportement alimentaire et de dérèglement dans les rapports sociaux, notamment entre les garçons et les filles. Ces affirmations, de nombreux experts internationaux et chercheurs les soulignent depuis des années. En l'occurrence ici, Emmanuel Macron se base sur les travaux de la commission Écran qu'il avait lui-même commandé.
La commission Écran a permis de regrouper de nombreux experts pour évaluer l'impact de l'exposition des jeunes aux écrans et de formuler des recommandations pour mieux les protéger. Et sur ce point, la commission est claire, elle demande depuis avril 2024 une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans et une interdiction du téléphone pour les moins de 11 ans. L'objectif de ces mesures, c'est de mieux protéger la santé et le développement des plus jeunes face aux risques liés aux écrans. Il faut savoir qu'aujourd'hui en France, l'usage des réseaux sociaux par les plus jeunes est déjà encadré par plusieurs textes.
Depuis 2018, il y a la loi sur la majorité numérique qui fixe à 15 ans l'âge à partir duquel un jeune peut s'inscrire seul sur un réseau social. En 2023, une nouvelle loi est même venue renforcer cette dernière en imposant aux réseaux sociaux d'utiliser des dispositifs certifiés pour vérifier l'âge des utilisateurs et installer un accord parental pour les moins de 15 ans. Parallèlement, à l'échelle européenne, il y a aussi eu l'arrivée du Règlement général sur la protection des données, le RGPD. Je vous mets des liens en description si vous voulez en savoir plus sur ce sujet précis.
Et à quelques détails près, toutes ces lois s'accordent pour dire qu'en théorie, un mineur de moins de 15 ans ne peut pas s'inscrire seul sans l'accord d'un parent sur un réseau social en France. Mais alors, qu'en est-il depuis ? Eh bien, la France est encore loin d'appliquer ses règles. Selon Clara Chappaz, la ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et du numérique, trois enfants sur quatre disposent même d'un compte sur les réseaux sociaux avant l'âge de 13 ans. En fait, si ces textes sont difficilement appliqués aujourd'hui, c'est principalement pour deux raisons.
Alors, on ne va pas pouvoir rentrer dans tous les détails, mais le premier point, c'est que la France est en quelque sorte accusée de vouloir aller plus loin que ce qu'applique aujourd'hui le droit européen. Le cadre européen, notamment le Digital Service Act, ne rend pas obligatoire la vérification stricte de l'âge pour l'accès aux réseaux sociaux. Et donc, en interdisant à ces mineurs de moins de 15 ans de se rendre sur les réseaux sociaux, la France entrerait donc en confrontation directe avec le droit européen. Alors, ça n'est pas forcément illégal, mais ça pourrait mener à des problèmes de compatibilité juridique et de coordination entre les législations nationales et européennes.
En gros, tant que l'Europe n'impose pas elle-même des contrôles d'âge stricts, la France prend le risque de voir ces mesures contestées, retardées ou même annulées, ce qui freine leur mise en œuvre concrète sur le terrain. Ensuite, le deuxième point est beaucoup plus concret. Il est aujourd'hui très facile de contourner la vérification de son âge lors de la création d'un nouveau compte sur un réseau social. La raison, c'est que contrôler l'âge des utilisateurs tout en respectant leur vie privée, c'est un défi très difficile à relever.
Alors, il existe plusieurs méthodes pour vérifier officiellement l'âge des mineurs, mais en plus de pouvoir mettre à mal l'anonymat sur Internet, ce qui porte à débat, c'est qu'elles ont toutes plus ou moins encore des failles. On a par exemple la méthode qui consiste à demander des documents d'identité lors de l'inscription, qui peut facilement être contourné en prenant simplement la photo d'une carte d'identité d'une autre personne de plus de 15 ans. L'utilisation d'une carte bancaire est aussi imparfaite, puisque certains mineurs peuvent en avoir une à leur nom.
On commence aussi à voir l'analyse algorithmique des traits du visage pour identifier, grâce à l'intelligence artificielle, si l'utilisateur a bien l'âge qu'il prétend avoir. Mais malgré toutes ces mesures, rien n'est encore infaillible, d'autant plus qu'elles peuvent toutes être contournées en utilisant un VPN qui permet de masquer son adresse IP en ligne et qui rend donc inefficace toute mesure basée à l'échelle d'un pays. Et la France n'est pas la seule concernée. A l'international, certains pays tentent aussi de prendre des mesures similaires, c'est le cas de la Chine ou de certains états américains. La mesure qui a fait le plus parler, c'est en Australie.
En novembre 2024, le Parlement australien a voté une loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Cette mesure, qui est l'une des plus strictes au monde, devrait entrer en vigueur fin 2025. L'Australie va notamment imposer aux plateformes de mettre en place des dispositifs de vérification de l'âge. En cas de non-conformité, les plateformes risquent des amendes pouvant atteindre jusqu'à plus de 30 millions d'euros. Ici, l'objectif, c'est donc plutôt de mettre la responsabilité de la protection des mineurs directement sur les plateformes. Cette solution est aussi envisagée par la France, mais là encore, ça n'est pas aussi simple à mettre en place techniquement.
Et au-delà des problématiques techniques et juridiques, on n'en a pas encore parlé, mais certains experts estiment plus globalement qu'interdire les réseaux sociaux pour les plus jeunes est totalement contre-productif. Au lieu de les interdire, certaines voix s'élèvent, notamment à gauche, pour défendre la liberté des jeunes à utiliser les réseaux sociaux. Selon eux, une interdiction totale risquerait de priver les adolescents d'outils essentiels à leur intégration sociale et à leur développement personnel.
Certains experts et certains parents considèrent donc que l'éducation au numérique et l'accompagnement des jeunes dans l'usage des réseaux sociaux seraient des approches plus efficaces et plus durables. En tout cas, aujourd'hui, la France tente de faire bouger les lignes à l'échelle européenne. Clara Chappaz, la ministre déléguée chargée du numérique, a affirmé que la France se donnait trois mois pour mobiliser ses partenaires européens autour d'un accord qui obligerait à vérifier l'âge des utilisateurs et donc à interdire l'accès aux réseaux sociaux avant 15 ans. On verra donc si c'est vraiment possible à mettre en place. Je vous laisse avec Elie Sarah pour les actualités en bref.
Merci Blanche et bonjour à tous. On commence avec cette actu. Quatre anciens élèves du collège Osanam de Limoges ont porté plainte vendredi pour crime contre l'humanité contre la congrégation des pères de Bétharam qui gérait le collège de 48 à 76. Ces élèves ont porté plainte individuellement entre février et mars 2025 pour des faits de châtiment corporel, d'humiliation, d'attouchement ou encore de viol remontant aux années 60 et 70, donc une période pendant laquelle cet établissement catholique privé était géré par la congrégation de Bétharam.
Pour rappel, plus de 200 plaintes pour des châtiments corporels et des abus sexuels ont déjà été déposées par d'anciens élèves de l'établissement de Notre-Dame de Bétharam. Alors pourquoi avoir déposé plainte pour crime contre l'humanité ? Eh bien c'est parce que cette action peut permettre de faire lever le délai de prescription qui est de 30 ans. Le délai de prescription, ça signifie que des faits qui ont eu lieu il y a plus de 30 ans, comme c'est le cas pour ces quatre élèves, ne pourraient théoriquement plus être jugés.
Maintenant, ces plaintes vont être examinées par la procureure de la République de Limoges qui décidera ensuite de si elles peuvent ou non faire l'objet d'une instruction. Deuxième actu, l'armée israélienne a annoncé ce samedi avoir intensifié son offensive dans la bande de Gaza. Israël a annoncé mener des frappes d'envergure, ayant fait plus de 250 morts ce jeudi, soit la vague de frappes la plus meurtrière depuis la rupture du cessez-le-feu en mars dernier. Il s'agit du début de l'opération des chariots de Jidéon, qui a pour but la conquête du territoire palestinien par Israël.
Et l'armée israélienne a également déclaré sur ses réseaux sociaux ce samedi matin que la libération de ses 58 otages et la défaite du Hamas faisaient partie des objectifs de guerre. Début mai, le gouvernement de Netanyahou avait annoncé un plan pour conquérir la bande de Gaza, nécessitant notamment le déplacement de la plupart de ses 2,5 millions d'habitants. Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent également toute entrée d'aide humanitaire dans Gaza. Ces habitants sont menacés par une famine de masse, selon plusieurs ONG. Depuis l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, 52 653 personnes ont été tuées, dont 15 613 enfants, selon l'UNICEF.
Et enfin, une pétition pour interdire les thérapies de conversion au sein de l'Union européenne a dépassé le cap du million de signatures ce vendredi, et c'est un cap qui est loin d'être anecdotique. On vous explique pourquoi juste après. Déjà, les thérapies de conversion, ce sont des pratiques très controversées qui visent les personnes LGBTQ+, et qui ont pour but de leur faire changer d'orientation sexuelle ou d'identité de genre. Ceux à l'origine de ces thérapies assimilent notamment l'homosexualité à une maladie qu'ils prétendent soigner avec par exemple des séances d'exorcisme, des médicaments ou encore des électrochocs.
En 2020, un expert indépendant de l'ONU spécialisé sur ces thématiques déclarait qu'elle pouvait être assimilée à des actes de torture et devrait être interdite. En France, une loi pour interdire ces pratiques a été adoptée en 2022, mais il n'y a pour l'instant aucune restriction juridique dans d'autres pays européens comme l'Italie, le Royaume-Uni ou encore l'Autriche. Cette pétition, c'est une initiative citoyenne de l'association Against Conversion Therapy qui vise, je cite, à inviter la Commission européenne à proposer une interdiction légale comprégnante de ces pratiques.
Parmi les demandes de la pétition, ajoutez ces pratiques de conversion à la liste des eurocrimes, c'est-à-dire des crimes suffisamment graves pour que l'ensemble des pays de l'UE ait la même législation, comme c'est le cas par exemple du terrorisme ou de l'exploitation sexuelle, ou encore établir des normes minimales sur les droits, le soutien et la protection des victimes de ces pratiques. La pétition avait jusqu'à ce samedi 23h59 pour atteindre son objectif du million de signatures. C'est donc déjà chose faite, notamment grâce à une importante mobilisation francophone, la moitié des signataires, son nationalité française.
Et on vous le disait, ce cap est loin d'être symbolique, c'est le seuil minimum pour que cette initiative citoyenne soit étudiée par la Commission européenne qui devra ensuite lui donner une réponse. Mais malgré tout, il n'y a rien qui oblige la Commission européenne à transformer cette initiative en loi qui s'appliquera à l'échelle européenne. On vous tiendra donc au courant de la suite.
Merci pour ces actualités en bref. Alors si de votre côté vous voulez plus d'actualités, sachez qu'on a lancé très récemment un nouveau podcast dédié spécifiquement aux actualités culturelles, concrètement en quelques minutes chaque jour. On parle de musique, de cinéma, de séries, de littérature, de jeux vidéo, avec l'objectif d'analyser des tendances importantes, mais aussi de vous recommander pas mal de choses. Vous allez aussi pouvoir de temps en temps retrouver des interviews exclusives directement sur ce podcast. Alors concrètement, il s'appelle les Actu Pop Hugo Décrypte, donc si vous tapez Hugo Décrypte Pop sur votre appli de podcast, vous allez pouvoir le retrouver.
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