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Conférence de presseSud Radio (sur YouTube)· 16 décembre 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSantéÉconomie & entreprises

"On a parlé à un mur !" : les syndicats agricoles furieux après la réunion avec Annie Genevard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00RelanceÉludée

    Combien de drames faudra-t-il pour que la ministre écoute les agriculteurs ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    La ministre a-t-elle envisagé de suspendre les abattages totaux ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la position de la France sur le Mercosur face à la crise agricole ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Lionel CantelonFait
    « On va tous crever avec cette ministre. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand [musique] matin Sud Radio 7h10h, Patrick Roger. Je vous le disais, c'est une matinale spéciale parce que la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar va être avec nous tout à l'heure et elle va répondre aux questions de Jean-François Aili le temps de rentrer parce que évidemment elle a vu les agriculteurs hier à Toulouse. Elle est allée dans une ferme aussi évidemment pour pour parler de de la dermatose.

Elle a annoncé donc la vaccination un peu plus étendue mais concernant l'abattage des troupeaux, bah c'est toujours le cas. C'està-dire dans une ferme quand le la ferme est touchée abattage du troupeau total. Elle dit qu'elle est en train de consulter, elle va voir en fait certains experts scientifiques pour voir comment faire.

Pendant ce temps, bah évidemment hier soir à la préfecture de Toulouse avec Christine Bouillot, les agriculteurs qui l'ont rencontré étaient en extrême colère. Je vous propose de les écouter. Ils sont plusieurs des syndicalistes.

Ça commence par à Lionel Cantelon qui est le président de la chambre d'agriculture du GERS et vous allez tous les entendre et on va les évoquer après avec Françoise Degoois et Élisabeth Lévier avant d'entendre la ministre qui sera avec nous en direct au micro de Jean-François Akili sur Sud Radio. Moi j'ai pris un millier de grenades en Ariège. Il est il est r de question que j'annonce à ma compagne qu'on abattra tout son troupeau pour une bête malade.

Hors de question. Ça si ve pas l'entendre et bien on arrachera des routes, on fera sauter des pses, c'est pas un problème et s'il faut en arriver plus loin avec les gendarmes mobiles et ben tant pis. Si elle nous y pousse, on les fera.

Mais aujourd'hui, il faut qu'elle comprenne que la détresse agricole et la colère agricole, elle les a mises jeudi dernier. Aujourd'hui, on discute plus. Elle a qu'à appliquer la suspension des abattages.

C'est la seule le seul moyen qu'elle a de sortir la tête haute de ça, c'est tout. Après, nous, on rigole plus, c'est fini. Donc là, tout euh vous restez en l'état, vous Mais il y a rien du tout.

Moi je je me suis tapé je vais me taper 3h de route, 2h de réunion pour rien. J'ai autre chose à faire. J'ai la mise en place de la vaccination à faire chez moi.

Protéger des élevages et peut-être dire aux éleveurs de cacher des animaux malades pour pas perdre tout leurs troupeaux. Voilà, elle a 3 mois de retard en sur la vaccination. On a 3 mois de retard sur la maladie.

Elle veut rien entendre. Demandez aux autres ce qu'ils vont en penser. Vous allez voir comment la colère est li est.

On va continuer à buter les vaches pour rien dans ce pays. Des vaches saines, ils nous font chier. Ils écoutent rien de ce pays de merde.

Des éleveurs, ils vont ça va en finir au bout des cordes tout ça. Des bons à rien. Des bons à rien.

J'ai pas d'autres mots. Un génocide. Ils sont en train de faire un génocide en France.

Là on parlait à un mur à un mur de madame la ministre. Moi, j'appelle l'opinion publique à nous suivre. Il y en a marre.

On veut nous on veut rien que manifester pour travailler. C'est fou dans ce pays. Alors, j'appelle tout le monde à nous rejoindre, la population, les jeunes dans les lycées.

S'il vous plaît, venez nous aider les agriculteurs. On va tous crever avec cette ministre. Stop, stop, arrêtons ce carnage de l'abattage totale.

C'est fou. Le mépris le mépris de l'État continue. Il nous envoie les chars.

C'est une honte. Une honte. On nous fait passer pour des antistes en fait, c'est parce qu'on a pas bien compris quoi.

Comme on est pas scientifique, on pas on a pas bien compris. Donc en fait on reprend les on recommence le fameux protocole qu'elle applique depuis bientôt 6 mois qui ne marche pas puisqueon voit que la maladie continue se développer et ben finalement on persiste elle persiste signe et voilà et on continue on continue à continuer donc elle étudie elle va faire étudier nos propositions he donc on avait fait plusieurs un protocole alternatif elle va le faire étudier par des scientifiques de renon soisant et je sais pas en janvier février mars avril on aura peut-être une réponse. En attendant on va continuer à buter des vaches c'est c'est scandaleux.

Regardez, regardez les médias. CR d'accord CR Oxigani CR09 Confédération paysanne FDSA local parce que local national c'est locit pas population il y a les chiens aussi de l'ariège la fédé de l'ariège le plus gros troupeau le plus gros troupeau fratè regarde elle veut sortir faudrait pas qu'elle soit bloqué compte toute la Fion agricole. On a posé une seule question.

Combien de dram on allait subir avant qu'elle nous écoute ? Elle est pas capable de nous répondre. Elle nous laisse dans la rue, elle nous laisse comme on nous laisse repartir comme on est venu.

On n pas de réponse, on a rien. L'abattage l'abattage totale va faire que les gens vont rien dire et ça va se propager encore plus. On aurait été arrêté l'abattage total, on aurait cherché un maladie, on aurait on aurait piqué que les vaches malades et on aurait pu se sauver.

On avait un protocole qu'on avait proposé en Ariège l'autre jour et il va pas s'appliquer parce qu'elle veut pas l'écouter. Alors elle va le regarder. Elle nous a dit mais pas dans l'immédiat et on sait la réponse.

La dame de fer c'est la dame de fer de l'agriculture. Voilà donc euh les agriculteurs en colère après leur rencontre qui a été euh qui n'a pas été très longue évidemment avec la ministre Annie Genevard qui va être dans quelques minutes à notre micro justement le temps de revenir de cette de cette réunion qui a eu lieu en fait hier soir avant euh tout à l'heure à Matignon euh une réunion officielle à 10h30 sur l'agriculture autour de Sébastien Lecnu. Il y aura d'autres ministres qui devraient être présents.

Méline Montchalin, les ministres en charge de l'Europe, Benjamin Hadad par exemple en charge du du Mercossur, Françoise Degoois, Elisabeth Lévi, vous êtes avec nous. Et pendant ce temps-là, ben évidemment, il y a toujours des barrages sur sur les routes hein, un peu partout près de Toulouse, la 64, la 62, la 68, la RN 68 également, la RN20 à Tarascon. Dans le gare, il y a le blocage de la neuf dans la zone commerciale de l'héro mais également à Nice, à Bourambress, à Bourgouinjalieux au puit en velet à Perpignan à Ville Franche de de l'Ouraguet.

Donc dans beaucoup d'endroits, il y a toujours des des barrages. Alors euh évidemment, ce ne sont pas tous les agriculteurs parce que vous l'avez entendu à travers un témoignage, ils disent "Oui, la cogestion ça marche pas parce que là ce sont plus des gens de notamment de la coordination en fait rurale et la confédération paysane qui accuse la cogestion entre guillemets de la FNSA et du ministre de l'agriculture." Qu'est-ce quand vous entendez en fait ces ces ces témoignages ?

Françoise de Gois, Elisabeth Davis. Ben d'abord, je vais aller vite. Ces témoignages disent ce que nous disions et ce que nous disons depuis euh une semaine maintenant.

C'est une profession qui n'a plus rien à perdre. C'est une profession qui est au bout du rouleau. C'est une profession qui est aimée par les Français véritablement, qui est comprise et et c'est une profession qui parle au cœur.

Donc moi ce que j'entends, j'entends les larmes aussi dans les témoignages qu' retrouvé Christ. larm c'estàd qu'est-ce que ça signifie pour un agriculteur d'avoir l'ensemble de son éleveur son troupeau abattu ? Ça c'est le premier point.

Je ne trancherai pas. Je ne suis pas vétérinaire et je ne suis ni complotiste ni donc je ne trancherai pas. Je suis pas ministre d'agriculture.

Je pense qu'il l'erreur la première erreur commise vraiment jeudi dans l'ariège. C'est-à-dire que quand vous allez abattre des vaches, ce n'est même pas une décision qui a été prise, je le sais maintenant par Laurent Nugèz, mais c'est par le nouveau préfet qui est arrivé qui a fait peut-être probablement un peu de zel. Vous n'envoyez pas des gendarmes mobiles, des lacrimeux contre des agriculteurs pour faire le malin en pensant que il faut sécuriser quelque chose qui n'avait pas à l'être.

Ça c'est ça c'est mon premier point. La suite, je laisse à Ellisabeth parler mais pardon très vite. Quand vous dites une profession au bout du rouleau, alors là euh je m'inscris en faux sur l'ensemble des agriculteur.

Moi je connais des agriculteurs absolument florissants. Je l'élevage est aujourd'hui euh donc il faut spécifier et pas être forcément misérabiliste. Être agriculteur c'est pas forcément je dire l'enfer.

Il y a aussi des agriculteurs heureux. J'en connais. Non non je vous assure je les présent.

La deuxième chose, si vous voulez, c'est que moi je me méfie de moi-même, c'est-à-dire de et au début de cette crise, si vous voulez, retons et n'ayant pas envie qu'on abatte des tropaux entiers, ce qui est une image horrible, euh si vous voulez, quand j'entends toute cette colère et cetera, je me suis dit bon bah sans doute ont-ils raison, il y a une alternative. Plus ça va, plus j'ai l'impression que je suis comme vous. Ouais, mais je lis quand même, je lis, j'écoute et semble, je suis pas sûr qu' a une alternative en tous les cas pas ce stade et je me méfie aussi de notre propension à sanctifier la colère.

Moi la colère et la violence si vous voulez pas non plus ils n'ont pas raison quand ils cassent quand il ils n'ont pas raison pour ça. Il je et je je comprends leur désespoir. Et dernière chose parce que là-dessus vous connaissez bien Françoise, ce qu'on sent plutôt au-delà de cette crise de la dermatose.

La maladie c'est la maladie. on peut pas grandchose. Euh euh il y a une tendance me semble-t-il si vous voulez qui est de considérer l'agriculture à l'ône simplement des chiffres.

À l'one des chiffres, on a intérêt à faire disparaître tous ces vrais paysans et cetera, faire des grandes exploitations agricoles industrielles et basta cos des fermes des 10000 vaches et c'est terminé. Or nous ne voulons pas ça. Très bien.

Moi, je ne veux pas ça et c'est pour ça que je j'achète. Alors, j'ai les moyens mais je pense qu'il faut quand même dire aux gens les consommateurs qui partent tous en vacances leur vacances de ski, ils sont aussi responsables de la situation des agricules. Et bien si on parle vrai à ce point-là, je suis d'accord avec vous, c'est la c'est notre responsabilité pas seulement celle de X Y et Z.

Quand on était au ministère de l'agriculture dans une autre vie et l'alimentation, nous avions fait des projections sur combien ça coûterait par exemple pour sauver des filières, du lait et cetera, combien ça coûterait par exemple sur un camember au consommateur ? Donc il suffirait de dépenser 27 centimes de plus en fait en gros à l'époque je dis ça il y a quelques années pour pour comment dirais-je sauver des filières. Il y a la responsabilité du consommateur, il y a la responsabilité pardonnez-moi des supermarchés des hypermarchés qui tabassent complètement les agriculteurs en terme de prix et les producteurs de l'industrie agroalimentaire.

Nous n'avons jamais réussi à régler euh cette question de la valeur ajoutée. Nous avons jamais réussi à régler la question de la mafia des hypermarchés qui impose leur prix et je vais je pèse mes mots et je vais très fort. Et nous l'avons jamais réglé malgré les lois égalim 2, égalim 3 et cetera et je suis d'accord avec vous mais par contre moi je ne santifie pas la colère, vous le savez très bien, ce n'est pas mon sujet.

Ce que j'entends et ce que je vois c'est que c'est un monde agricole en mutation qui est pris dans des enjeux notamment du Mercosour. J'espère que vous allez en parler question. mécanique.

Oui. Et vous avez raison quand on te dit on on ne peut pas régler l'agriculture. Moi je pense qu'il faut sortir l'agriculture de tous les traités interz à café.

Ça c'est intéressant. Donc je je vais vous permettre de l'exposer clairement. C'est que si vous voulez si on regarde le mercource dans son ensemble qu'on fait juste un tableau Excel avec à la fin le profit et bien vous allez voir que la France gagne parce que ce qui nous reste d'industrie doit probablement gagner au Mercosour.

Et je dis à François, c'est ça le problème en fait, c'est qu'en pure logique de rentabilité, tout ça est logique. Donc voilà ce que vous m'avez répondu. Oui, je ça c'est quelque chose, c'est excusez-moi, c'est un serpent de mer parce que ça fait des années, moi j'adore les négociations européennes, j'y ai participé.

C'est un serpent de mer mais il faudra qu'on y arrive. Il faut pour éviter justement pour redonner confiance au monde agricole, il faudra à un moment donné sortir impérativement l'agriculture des traités internationaux. Ce n'est pas possible. des machines outil que vendent les Allemands contre nos vaches laitières.

On ne peut pas jouer ce match-là, il est inégal. Bon euh le mercur évidemment qui doit être abordé euh cette semaine peut-être parfait euh samedi bien sûr. Donc sauf s'il y a vote Patrick on le dit, sauf s'il y a vote contraire du conseil de des 27 et si la France arrive à trouver une minorité de blocage.

Bah nous poserons la question tout à l'heure à Annie Jeunev. Donc jeunev avec il y a eu une discussion qui était fermée hier soir avec les agriculteurs concernés hein dans dans l'ariège effectivement la haute garonne également parce que en fait c'est ces agriculteurs on va les entendre d'ailleurs vous pouvez nous appeler 0826 300300 avant d'entendre Annie Jeunevard qui sera dans nos studios tout à l'heure et peut-être que après une nuit de réflexion elle va peut-être changer en fait de position c'est intéressant de l'entendre dans quelques minutes parce que les agriculteurs disaient j'ai retenu quelques témoignages par exemple d'une femme justement qui qui élève des des beaux vins qui me dit "Je je vais me battre jusqu'au bout pour mes vaches parce que on n pas du tout le même rapport avec elle qu'avec d'autres animaux d'élevage. Les vaches elles ont un nom, elles ont leur caractère, elles ont leur histoire, on a construit, c'est de la génétique, elles sont là depuis des années, je les appelle, je les connais et cetera contrairement à des animaux d'élevage parce qu'elles restent là en fait des années et donc c'est la constitution d'un troupeau qui qui est un travail de plusieurs années.

Évidemment, c'est ça qui leur fait peur et c'est ça ben bien sûr et c'est ça qui leur qui leur fait peur également parce que évidemment si s'il y a la contagion, c'est pour ça qu'ils veulent une vaccination massive étendue en fait dans un plus grand périmètre pour éviter que leur bête eux aussi ne soi ne soient touché. Il est 8h33. Dans un instant, les auditeurs avec nous quelques minutes 0826 3003 300, vous voulez témoigner. et la ministre qui sera avec nous sur Sud Radio et bien sûr Annie Jenevard dans quelques instants.