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interviewSud Radio (sur YouTube)· 28 août 2026 6 min

Alain Fontaine : « L’artisanat ne peut plus supporters charges sociales »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] 8h40 tout l'été, Sud Radio donne la parole au bistro et restaurant de France pour prendre le pou du pays, de ses habitants et de ses territoires. Et aujourd'hui, nous sommes avec Alain Fontaine, président de l'associ de l'Association française des maîtres restaurateurs. Alors, vous faites un état des lieux de la situation actuelle des bistro et des restaurants de France.

Bonjour Alain Fontaine. Bonjour. Soyez le bienvenu sur Sud Radio.

On va faire un point parce que tout l'été tout l'été nous avons tenu le comptoir sur Sud Radio et rencontré énormément de gens formidables qui nous ont raconté leurs difficultés, leurs difficultés face à la canicule, leurs difficultés face évidemment au pouvoir d'achat. On va détailler tout ça avec vous. On rappelle une évidence d'abord Alain Fontaine 25 rester ferme tous les jours.

Mais ça c'est un drame dans notre pays dans le pays de la cuisine, du savoir-faire. Comment est-ce possible ? Alors si vous voulez sur les 25 restaurants qui ferment par jour, il faut nuancer la chose, c'est 25 points de restauration et dedans effectivement il y a environ 15 restaurants traditionnels qui ferment.

On est à peu mine en France. Effectivement, il enferme 15 par jour. Oh, c'est très c'est très simple.

Vous avez des sujets extérieurs comme le pouvoir d'achat. Bien évidemment, vous avez des changement de consommation, c'est-à-dire que vous avez des générations entières qui ont appris à consommer autrement avec de la malbouffe entre guillemets. On vise personne mais on sait de quoi on parle.

Et puis vous avez des sujets intérieur in intérieurs et quand vous voulez faire de la bonne cuisine, vous avez besoin de personnel et de la bonne cuisine et du bon service avec un bon accueil et là et les chates sont insupportables. Insupportables, sont insupportables. On a d'un côté l'augmentation des matières premières euh avec bien sûr, vous le savez 62 % d'augmentation sur les fuses et légumes par exemple en 10 ans, 13 % cet été, c'est énorme.

Et puis de l'autre côté, on a bien sûr les charges sociales qui sont incroyablement élevées pour l'artisanat. Et là, quand je parle de des restaurant, mais je parle de tous les artisans en France, on ne peut plus supporter, c'est insupportable. Hier, vous parliez tout à l'heure, je vous écoutais de ce qui s'est passé au MEDEF hier, mais ils sont loin du ils sont loin du problème.

Ils sont dans un dans un monde des années 70. On vit avec un un système social qui est un des plus performants en France et qu'il faut préserver. Mais pour le payer, faut pas attendre que ça soit les entreprises qui payent ce système social.

On on est pressurisé, c'est insupportable. Vous avez des suicides, vous avez des gens qui claquent la porte, qui ferment leur restaurant. On peut pas continuer comme ça.

Et là, ils sont en train d'essayer de mettre des rustines sur un pneu qui est crevé. On vit avec un système euh de de de euh pour supporter ce système social qui, je le répète, est d'un des meilleurs du monde et il faut le préserver, mais on peut plus le payer avec les entreprises. Nous ne sommes pas les curseurs, nous ne sommes pas euh comme ça et les employés, on peut plus les augmenter.

Donc il faut vraiment qu'un des candidats se lève et dise voilà on va baisser drement les ch sociales. On était avec un chef d'entreprise que vous avez peut-être entendu tout à l'heure à 7h35 qui est l'un de ceux qui a posé la enfin c'est pas l'un de ceux, c'est celui qui a posé la question sur les les salaires et la différence entre le le super brut, le brut et et le net. Et et il y a en plus une confusion aujourd'hui effectivement avec le prélèvement à la source.

En tous les cas, ce qui est sûr, c'est que cette différence, elle est insupportable pour tout le monde, pour le salarié, pour le patron. Euh et ça n'est et et en réalité hier Alain Fontaine, on n'a pas eu de réponse concrète. On a eu des pistes, on a eu des pensées à propos de cela, mais il y a pas de réponse concrète.

Non, il y a pas de réponse concrète. Vous avez quelques bonenteurs, euh on le sait, on va pas les nommer, il pourrait vendre demain des aspirateurs ou des paquets de lessives dans un super chose. La seule chose qu'ils veulent, c'est le pouvoir mais après ils savent pas ils savent pas quoi faire.

Après, vous en avez qui réfléchissent mais qui réfléchissent sur des sur des bases qui datent d'il y a longtemps. Notre système social, il était performant il y a 60 ans. Mais le monde a changé.

On nous a préparé au 21e siècle, on a eu des présidents, soit Pompidon jusqu'à Mitteran, Chirak qui nous ont préparé au 21e siècle. On y est rentré et mais on garde on garde un système de pour payer le social. C'est sur les entreprises que ça pèse.

Vous savez combien on est d'actifs en France ? On est 27 millions d'actifs d'actifs au travail. Actifs au travail c'estàd je compte pas les chômeurs de temps 27 millions et il faut qu'on qu'on assure le système social pour 69 millions de français.

Exactement. Exactement. Ça n'est pas supportable.

Alain Fontaine juste pour terminer et revenir et boucler la boucle puisque on est dans le cadre de ces comptoirs Sudradio et qu'on tire un bilan. Certes, il y a des fermetures, mais qu'est-ce qu'on dit à un jeune ? On lui dit "Bah, il faut bien choisir, il faut que tu es un dossier solide." Malgré tout ce qu'on a dit, en espérant que les charges seront peut-être allégées après 2027, il y a quand même de l'espoir.

Alors, il y a un espoir total d'abord parce que j'espère qu'on va être inscrit à l'UNESCO, les pratiques sociales et culturelles dans l'UNESCO en France. Mais pour les jeunes, les les qui cherchent un sens à leur travail, un sens à leur vie et bien le bistro café c'est une aventure extraordinaire qui mérite d'être vécu toute une vie parce que votre vie vous la voyez passer tellement vous rencontrez de gens, tellement vous avez plaisir à chaque jour à ouvrir votre bistro. Après quand vous voulez ouvrir un bist à café, faut être bien entouré parce que les banques nous considèrent encore comme une activité à risque même la première.

Donc il faut un business plan euh topissime. Mais une fois que vous avez business plan top, c'est une aventure extraordinaire et je vous remercie pour tout ce que vous avez fait cet été euh pour les bist et café. C'est formidable et vous avez été suivi par beaucoup de vos confrères.

Vous avez été des précurs. Bravo à vous. Merci infiniment Alain Fontaine, président de l'Asso française des maîtres restaurateurs.

On était ravi de consacrer tout cet été à ce ce cette chronique sur les bistro et restaurants qui malheureusement disparaissent. Mais vous pouvez apporter votre soutien. Vous allez sur soutenons les bistros sur les bonnes barres deche.