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interviewLa France insoumise· 12 juillet 2026 64 min

Meeting de Nouméa

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] [musique] [musique] he [musique] [musique] Bonjour. Bonjour la Kanaki. Est-ce que humilité avant de prendre la parole ici dans ce lieu sacré taimolo ?

Un lieu de rencontre là où on a l'habitude de se voir à la fois pour nos cérémonielles coutumières mais aussi pour des espaces de palabres comme aujourd'hui, un meeting politique pour soutenir la candidature présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. C'est un événement qui est important pour nous ce meeting parce qu'il parle de nous, il parle de décolonisation. Il parle de la fin du processus d'émancipation qui a été mis en place par l'accord de nos mères par l'air l'air des accords mis en place par nos pères et ici nous sommes l'héritage ces enfants qui en découlent et c'est pour ça que nous sommes tous unis avec le pays aujourd'hui.

Et à l'animation de ce meeting, je serai là pour servir ses ses intérêts avec tous les enfants que nous sommes aujourd'hui. C'est un meeting qui est important avec les représentants parlementaires que je vous demande d'applaudir. Monsieur Bastien Lachud et Mathilde de Panneau s'il vous plaît. [applaudissements] Ils ont fait le déplacement pour venir ici porter la voix de Jean-Lucen ils ont besoin de nous.

Ils ont besoin de nous qu'on arrive à mobiliser les [applaudissements] 70000 abstentionnistes qui n'ont pas pu se lever dans les dernières toutes les les scrutins que nous avons passé et parce que c'est un moment charniard pour le peuple canc. Donc c'est un meeting qui va se passer en deux en deux temps. La première partie ça va être les prises de parole des parlementaires et du panel d'intervenants qui vont intervenir.

Dedans, nous avons nos deux parlementaires, mais aussi notre parlementaire, monsieur Emmanuel Tubao qui est le président du de l'UC. Et donc je vous demande aussi d'applaudir pour le travail avec toutes les parlementaires làbas [applaudissements] à représenter la voix du peuple à l'Assemblée nationale. Également le président du franc monsieur Bichou Christian va intervenir aussi [applaudissements] et enfin pour la indépendantiste Christelle au secrétariat du MN qui va intervenir ici pour venir donner une parole forte et accompagner tout le travail ici aujourd'hui avec les parlementaires.

Voilà. Sans plus tarder, je vous demande de faire un ton d'applaudissement pour notre parlementaire Bastien Lud [applaudissements] qui est un député de la France en cette qui va être là aujourd'hui pour nous livrer le concret au niveau de l'assemblée du parlement comment on peut faire avancer surtout avec la candidature de Jeanl présidentiel ce qui va faire qu'on va continuer sur le processation Ol, bonjour à Bonjour à toutes et tous. C'est un grand un grand plaisir.

C'est un grand honneur aussi que vous me faites de me laisser m'exprimer ici. Et ce que je voudrais vous apporter comme parole, c'est un peu expliquer, présenter le projet que porte Jean-Luc Mélenchon. ainsi que la France insoumise pour la Kanie Nouvelle-Calédonie lors de cette élection présidentielle.

Vous le savez, depuis 1988 avec les accords de Matignon Audino, Jean-Luc Mélenchon, puis plus tard la France insoumise, c'est toujours inscrit dans la logique de ces accords. C'est pourquoi nous vous nous avez toujours entendu nous exprimer pour la pleine émancipation du territoire, pour aller vers le l'autodétermination du peuple autochtone du peuple Canac. Et aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, il a prononcé le mot indépendance lors du premier meeting présidentiel à Saint-Denis.

Pourquoi ? Parce que nous analysons la situation actuelle et nous voyons que depuis les accords de de Numéa, depuis que les trois référendums se sont tenus, même si nous savons toutes et tous ici comment s'est tenu le troisème référendum et comment il est-il légitime à partir du moment où les représentants du peuple premier ont appelé à son boycotte. Et bien depuis ces trois référendums, il n'y a plus de chemin tracé vers l'indépendance, vers la pleine émancipation.

Et donc aujourd'hui, il faut avancer. Alors et vous me le permettrez, je regarde la situation de Kanaki, Nouvelle-Calédonie [raclement de gorge] du côté avec les yeux du peuple français et nous constatons au niveau de la France insoumise et avec Jean-Luc Mélenchon que nous ne pouvons pas accepter que en France perdure une situation coloniale. Ce n'est pas dans l'intérêt du peuple français parce que cela nourrit le racisme, cela nourrit la discrimination, cela détruit de l'intérieur la société française.

Et donc pour le peuple de France, nous avons besoin d'avancer vers l'indépendance de la Kanaki nouvelle Calédonie. Et c'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon veut avancer très rapidement sur cette question. C'est-à-dire que moins d'un an après son élection, la CANI Nouvelle-Calédonie doit pouvoir être indépendante.

Une fois que nous avons dit ça, comment arriver à cette indépendance ? Parce que nous savons que en face de nous, nous avons des gens qui utiliseront tous les leviers juridiques pour nous empêcher d'avancer vers cet objectif. Alors, nous avons regardé et nous nous sommes dit qu'il fallait refaire comme en 1988, comme lorsque Jean-Marie Chibaou avait demandé à ce qu'il y ait un référendum national pour valider les accords de Matignon Audino.

Et ce référendum national, il avait ouvert le droit à un référendum local sur l'indépendance en 98 puis Numéa l'avait l'avait repoussé. Donc nous ce qu'on propose c'est ce référendum national dès l'été 2027 pour avant le 1er janvier 2028 pouvoir tenir un référendum local sur la question de l'indépendance et pour pouvoir avoir une indépendance dès 2028 de la canaki nouvelle qu'elle est. Alors ça on va dire que c'est l'objectif du peuple français si Jean-Luc Mélenchon est élu président.

Maintenant, il faut aussi tenir compte de la volonté du peuple colonisé et donc agir aussi en tenant compte de l'histoire de ce territoire. En 1983, à Naville Les Roches, les Canaques ont décidé, fait unique dans l'histoire de partager leur droits à l'autodétermination avec les victimes de l'histoire. Il ne s'agit donc pas de jeter cette volonté à la poubelle. il y avait une volonté de créer un pays, de d'avancer vers un destin commun avec l'ensemble des des communautés qui vivent ici.

Alors, il faut tenir compte de cela et c'est pourquoi nous proposons en parallèle de ce cheminement institutionnel que sont les différents référendums, de réunir l'ensemble des partenaires ici et d'essayer de travailler ensemble à un accord consensuel. S'il y a un accord consensuel, c'est cet accord qui sera soumis à référendum en décembre. S'il n'y a pas d'accord consensuel, l'État mettra sur la table un accord négocié avec l'ensemble des partenaires qui auront accepté de négocier.

Mais alors, qu'allons-nous négocier ? Parce que nous vous indiquons l'indépendance en 2028. Nous allons négocier l'après indépendance parce que ce que ce que les anciens ont essayé de faire c'est avec Matignon Dino avec Numéa, c'est de dire on va faire le rééquilibrage, on va former des cadres et derrière on aura peut-être l'indépendance à la suite d'un référendum.

On a vu que ça n'a pas marché. Le rééquilibrage n'est pas là, les cadres ne sont pas là. Nous prenons donc le problème à l'inverse.

Faisons l'indépendance tout de suite. Faisons un accord d'association avec la France pour avancer sur le transfert des compétences qui restent à transférer. C'est une sorte c'est un petit peu ce que Manuel Vals avait proposé à Deva qui avait rassemblé à l'époque les 3/5e des membres du Congrès.

Et si on regarde les résultats des dernières élections provinciales, c'est les partis qui ont soutenu le processus de DVA, c'est 60 % du corps électoral. Il y a donc une majorité ici et le FLNKS avait fait un pas à Deva en acceptant l'idée d'un d'une indépendance association qui n'est pas son projet. Il y a donc ici une majorité pour avancer sur cet accord d'association.

Et bien cet accord d'association, c'est ce qui devra permettre de transférer les compétences. Si euh pour la justice, nous pourrons déterminer le nombre de juges, le nombre de greffiers qu'il faut former et le nombre d'années qu'il faut pour les former. Voilà ce que nous mettons sur la table.

Voilà ce que nous mettons sur la table pour la question institutionnelle. Alors après évidemment vous allez me dire "Oui bien mais le pays est ravagé. La crise sanitaire, la crise économique, la crise sociale frappe très durement et notamment les populations Canac.

Et bien, il n'est pas envisageable que l'État français se retire sans réparer ce qu'il a cassé. Parce que les événements de mai 2024, c'est aussi en partie, en grande partie la responsabilité du peuple du de l'État français qui a voulu passer en force sur le dégel du corps électoral. C'est donc pour cela qu'il est indispensable de mettre en place un plan de réparation qui passe par l'annulation de la detteire, qui passe par un accompagnement financier pour que l'indépendance de la Kanie, Nouvelle-Calédonie commence sur de bonnes bases, sur des bases saines et la France doit pouvoir être à ses côtés dans le cadre d'une association pour pouvoir l'accompagner.

Voilà ce que je voulais vous dire, mettre en place un processus qui permett l'indépendance tout de suite, le rattrapage et le transfert des dernières compétences parce que nous avons besoin de deux états, deux états libres, égaux, indépendants, souverains, reconnus tous les deux par l'ONU, la France, la CANKI Nouvelle-Calédonie qui pourrait ensemble travailler dans un partenariat pour construire ce destin commun, construire un avenir de paix et de prospérité pour nos deux nos deux nations. Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui. Je vous remercie. [applaudissements] Merci monsieur député.

Merci pour cette cette intervention et on va passer à l'intervention du MS par Christ Marie. Merci. Bonjour, bonjour à tous et toutes.

Euh c'est toujours avec respect et humilité que je prends la parole. Je vais parler au nom du MNIS, le mouvement nationaliste, indépendantiste et souverainiste et de sa présidente Munik Autas. Et je commence par remercier l'UCFLNKS de nous avoir invité à prendre notre part de cette tournée des parlementaires qui se clos aujourd'hui.

C'est à cette place que nous voulons être à vos côtés, au côté du front, quand il s'agit du peuple et de ses droits. Certains se demanderont ce que fait un petit mouvement comme le nôtre dans un meeting de soutien à une candidature à la présidence de la République française. La réponse est simple.

Nous ne demandons pas à la France de mieux nous gouverner. Nous soutenons ceux qui en France acceptent que nous nous gouvernions nous-mêmes. Une seule candidature dans tout le paysage présidentiel inscrit la décolonisation de Kanaki dans son projet.

Alors, nous ne donnons pas un blanc sein, nous prenons date. Ce qui est promis aujourd'hui sera rappelé demain. Mais soyons lucide ensemble sur une chose.

Quel que soit le locataire de l'Élysée, ce n'est pas depuis Paris que nous construirons notre canaki. Un partenaire à l'Élysée ne vaut que si nous ici portons ensemble notre vision. C'est le sens de notre engagement.

Pas seulement soutenir un candidat, mais proposer un cadre et un calendrier pour porter l'accord de Kanaki. Nous sommes un petit parti, un parti des quartiers. Nous n'en avons pas honte.

C'est dans les quartiers que ce pays se lève chaque matin. C'est dans les quartiers qu'on pe la vie chère et c'est dans les quartiers qu'on nous demande depuis 30 ans de subir en silence. Nous n'acceptons pas la fatalité de l'injustice.

Nous agirons comme nous avons toujours agi par le droit, par le travail, par la présence. Le 28 juin, 70000 des nôtres ne se sont pas déplacés. On dit qu'ils ont abandonné, c'est faux.

Ils ont jugé ils ont jugé un système qui les qui réduit les allocations de nos familles pendant qu'il baissent l'impôt des entreprises. Un système sans revenu minimum, un système qui se partage à h clos pendant que la population galère. Mais écoutez bien ceci parce que c'est la clé de cette campagne qui s'ouvre.

À l'élection présidentielle, il n'y a pas de corps électoral restreint, pas de seuil qui écarte, pas de liste spéciale. Les 70000 qui n'ont pas voté en juin, les jeunes, ce qu'on tient à l'écart des scrutins du pays, tous votent à la présidentielle. Ceux qu'on rend invisible ici sont pleinement électeurs face à la France.

Qu'il qu'il le sache et qu'il s'en servent. C'est pourquoi le MNIS prend un engagement public devant vous. Au sein du comité de soutien que porte l'UC à FLNKS, nous mettons nos militants et notre méthode au service d'une mission que nous revendiquons.

Que chacun de ces 70000 soit inscrits, informés et mobilisés quartier par quartier, commune par commune, tribu par tribu. Et nous portons dans ce travail commun trois axes précis. Le premier axe, la vigilance quant aux suite de la mission durieux sur les crédits que l'État engage ici pour que l'aide sociale annoncée arrive à ceux qui en ont le plus besoin et non qu'elle soit détournée de son objet par la province sud.

Nous savons que le 493 verrouille trop souvent le vote à l'assemblée. Alors, c'est dans les commissions que nous vous demandons de continuer à peser avec nos parlementaires pour contrer ces politiques d'extrême droite. Le deuxième axe, faire le bilan de l'accord de Numéa.

Puisque rien n'a été organisé depuis la dernière consultation pour tendre à notre souveraineté, vous en avez fait le constat, ce bilan doit pouvoir porter une loi organique de transition et que cette transition ouvre sans improvisation le chemin vers l'accord de Kanaki. Le 3è axe, continuer sans relâche notre veille juridique et notre défense des droits face aux politiques loyaliste. Parce que chaque reculade obtenue par le droit est un verrou de moins sur le chemin de la souveraineté.

Car l'objectif, redisons-le, c'est Kanaki d'abord et on verra. Kanaki maintenant avec notre population discriminée, avec tous ceux qui veulent la vivre ensemble équitable sur cette terre. Nous sommes les enfants des accords et c'est dans cette filiation, dans un nationalisme canc inclusif que nous voulons avancer.

Ensemble, nous débloquerons les verrou juridiques d'abord, politique ensuite. Trois merci pour finir à Mathilde Panot, à Bastien Lachot d'être venu nous écouter avant de parler. Depuis 2 ans, nous alimentons le travail de tous nos parlementaires face aux politiques loyalistes.

Vous avez compris et vous avez contribué pour le rétablissement de l'eau à la à Kawati contre le regroupement des bureaux de vote et les politiques discriminatoires de Sonia Baquè. Elle est fie a été et reste un relais indéfectible de notre lutte à l'Assemblée nationale. Ce lien pour le MNIS, il n'est pas nédit hier.

Beaucoup d'entre nous ont connu étudiant en France le soulèvement des gilets jaunes. Alors vous ne l'avez peut-être pas tous remarqué mais notre logo au MNIS c'est un gilet jaune. Avec vous le même combat contre l'extrême droite, contre les discriminations, contre la violence d'État et pour une décolonisation.

Donc Bastien et Mathilde, vous repartez avec nos dossiers. Vous repartez surtout avec notre espoir qu'à Paris la décolonisation redevienne un projet de gouvernement. Merci à l'UCFLNKS.

Ne flanchez pas. Le pays a besoin d'un front qui tienne et le MNIS sera à vos côtés chaque fois qu'il s'agira peuple. Vous en êtes assuré.

Et merci, merci du fond du cœur à nos prisonniers et à nos prisonnières d'avoir tenu le coup loin de leur terre, loin des leurs. Merci à ceux qui ont donné leur vie pour que nos adversaires puissent comprendre ce que signifie vivre dignement nos martyres depuis 1853 jusqu'à 2024. Attaï, Alphonse Dianou, Giibril et tous les autres.

Tous nos morts qui sont nos forces encore aujourd'hui, toute avancée que nous ferons politiquement, économiquement, socialement et culturellement signifiera moins de 100 versets pour nos enfants. Merci à tous ceux debout, les jeunes, les mamans et les papas, les grands frères qui font preuve de résilience comme Ako et tous ceux qui œuvrent dans l'ombre, qui n'oublient pas d'où ils viennent et qui maintiennent l'espoir pour tous ceux qui viennent. Leur dignité nous oblige tous.

Qu'anaki n'est pas une date qu'on attend. Qu'anaki n'est pas un scrutin qu'on espère. Qu'anaki est déjà en chacun de nous.

Montrons au monde de quoi nous sommes capables et surtout ce que nous sommes des canacques de toute origine en terre libre de Kanaki. Merci Oletti. Ol.

Merci. [applaudissements] Et nous accueillons s'il vous plaît notre député président de l'Union canalédonienne, monsieur [applaudissements] Emmanuel Tibaou, s'il vous plaît. [applaudissements] Bonjour les camarades, j'espère que vous allez bien ce dimanche.

Merci d'avoir fait le déplacement aujourd'hui pour soutenir les camarades de LFI. Euh [raclement de gorge] donc respect à aux autorités coutumières et à tous les à tous ceux qui aujourd'hui se sont levés pour soutenir notre engagement. Je vais [raclement de gorge] pas être trop long mais dire combien c'est important de se rassembler dans une période qui est essentielle pour nous. essentiel parce que le vieux Sco, il a dit tout à l'heure à lors de la présentation du geste, il y a des promesses qui ont été dites, qu'ils ont été donnés, des engagements qu'ils ont été pris et puis il y a des oreilles qui les ont entendu en 80 et qu'il y a beaucoup de vieux qui sont ici qui ont témoigné aussi que lorsque mai 80 le Parti socialiste, le front de gauche, c'est gagner les élections présidentielles.

Beaucoup ont célébré, festoyé, sont monté sur les tables pour dire combien le l'espoir était grand de pouvoir s'engager dans la pleine émancipation, l'indépendance pour notre peuple. Donc c'est une une échéance qui est charnière pour nous parce que 5 ans avant, il faut dire aussi le la réalité de notre engagement c'est que [rires] lorsque nos camarades se sont présentés avec des idées progressistes, des idées de s'engager pour le droit à l'autodétermination, nous étions peu à à répondre. Euh je parle de la candidature de Jean-Luc Mélenchant au 2e tour des présidentiels où il a pas atteint le nombre espéré 420 il lui manque 420000 4200 voix.

Donc ce rendez-vous aujourd'hui, c'est un rendez-vous qui est important pour pour tous ceux qui croient à la libération de notre de notre et que aujourd'hui nous avons traversé des batailles. Nous avons traversé des batailles de tous ordres. Il y a eu le Covid, l'enfermement, le rationnement.

Certains se sont trouvés devant l'usine du sud en bas. Le pacte nickel. le respect de l'accès à la ressource.

Rappelez-vous qu'il y a 2 ans 2024, nous étions ici sur la route. 4 ans avant, nous étions absents lors de la 3e consultation référendaire. Bataille ultime perdue sans combattre.

Nous avions la liberté à porter de nos mains, mais le gouvernement a décidé pour nous. La France serait moins belle sans la Nouvelle-Calidonie. Je veux rappeler cette séquence là parce que c'est ça n'est que le prolongement de toutes toutes les hubiliations que nous avons subi.

Nous les avons ravalé comme l'ont fait nos pères, nos grands-pères. Puis nous avons repris la route contre le projet de dégel du corps électoral. Nous avons marché, nous n'avons pas été entendus.

Nous avons crié, ils sont restés sourds à nos appels. Nous n'avons eu de cesse d'affirmer nos droits, le droit d'exister pour nous-mêmes avec notre culture au sein de notre patrie Kanaki. C'est le sens de nos engagements qui ont fait aussi que en 2024, on est venu bousculer aussi les lignes entre nous.

Je dis pour le mouvement de libération, je dis pour l'ensemble des groupes de pression du FLNKS ou avec la liste que l'on a porté avec Amandinaras, Loruni et Omera Neslin. On a fait le pas de dire que le l'engagement pour la libération de notre peuple, il se passe ici, il se passe aussi là-bas en France et que si un temps soit peu nos camarades qui sont derrière, ils ont porté notre voix, ils ont parlé pour nous avec d'autres, je pense au camarades Riman, Castor, Nilor, c'est sont tous levés là-bas. pour porter la voix du peuple Cana.

Je dire qu'il faut aussi se rappeler de ces engagements qu'il faut aujourd'hui qu'on a on a pu voter la motion de rejet préalable contre le texte bougival. Je le dis parce que les exemples c'est dimanche dernier si le texte avait passé où en serions nous aujourd'hui grâce à l'engagement de nos camarades grâce à l'engagement de tous ceux qui se sont levés ici en 2024 sortir sur la route subir les insultes les emprisonnements. Les camarades sont toujours en instruction.

Leur jugement n'a pas été rendu, même si la procédure a le non lieu, elle a été actée. C'est un droit à la justice, une exigence pour nous-mêmes et nous affirmons que notre droit à la à la justice pour notre peuple, il doit il doit trouver son achèvement dans la séquence présidentielle qui qui s'annonce. dire que la solidarité pour les le front populaire, elle elle a été aussi le fruit de sacrifice.

Nos camarades ici, ils ont ils ont porté aussi avec eux ce sacrifice là et à chaque fois ils se sont tournés vers nous pour regarder si on était dans la ligne. Demain, après-demain, il y a un scrutin d'importance qui va être à notre portée de de vote. Faut pas être absent.

Libre à ceux qui veulent s'abstenir de s'abstenir. Je le dis pour ceux qui sont tombés comme pour ceux qui sont debout, ceux qui sont conseillés aujourd'hui qui sont dans les communes. On a des obligations du fait du sacrifice de ceux qui sont partis en 2024.

Chaque voix compte, il faut la détermination que d'un seul pour engager le changement. C'est le pareil qu'on a pris en 2024. On a réussi.

On a réussi dans l'unité parce que quand parfois notre ego il est trop fort, l'unité elle empathie. Rappelezer que l'engagement pour la libération, c'est un engagement pour tous, mais il ne tient qu'à à nous et à chacun de de s'engager pour la liberté. Si vous allez dire peut-être que le c'est un peu audacieux la proposition qui nous est formulée sur la table.

Rappelez-vous de 77 lorsque les vieux ils ont parlé d'indépendance, les gens nous ont r au nez. disait mais vous êtes des illuminés vous aujourd'hui voilà là la réponse. l'insoumission comme taï comme chef Noël comme tous les vieux sont sortis sur la route comme Jibril peut-être les petits frères là ils avaient même pas leur cartes ils ont couru derrière leur le drapeau pour la liberté donc merci de de porter un accueil favorable et puis de d'écouter et de poser des questions.

Je le dis parce que il y a beaucoup de constitutionnalistes les réseaux, il y a beaucoup de de camarades qui sont devenus doctrinaires, peut-être des talibans de la lutte. Il faut aimer son peuple, faut croire, il faut imaginer, innover et être capable de se tromper. Peut-être on s'est trompé en 80.

Il y a beaucoup qui vont dire aujourd'hui on est quelle garantie on a ? de souscrire à la proposition qui est posée sur la table parole. Il y a aucune garantie.

Jamais de garantie. La seule garantie, c'est nous qui les qui la formulons, en nous engageant. Mais il y a pas de garantie pour notre pour notre peuple, sinon celle de s'engager et puis de déterminer avec ceux qui veulent s'engager pour l'indépendance de déterminer les modalités dans lesquelles l'accession elle est réelle. et pas un outil de propagande.

On a trop entendu les sirènes et puis notre espoir c'est fracasser sur les récifes de tous ceux-là qui nous ont vendu ces promesses. Donc c'est une occasion ultime pour nous. Je dis parce queon a hérité aussi de cet espoir.

Je dis tout à l'heure, on a bénéficié de 88 98. On a couru derrière les drapeaux aussi. Aujourd'hui, il faut achever la trajectoire.

C'est l'engagement que chacun d'entre nous on a pris. Là, on a une opportunité qui nous est posée sur la table. Peut-être demain, il y en aura d'autres qui arriveront aujourd'hui.

Voilà, c'est le camarade Lacho et puis pas nous qui nous amène sur la table. Donc on je vais conclure en disant le rappeler l'unité, rappeler l'unité pour nous-même, l'unité pour notre peuple et puis la solidarité parce que le combat qui est mené ici, je l'ai dit en tant que parlementaire, beaucoup nous regardent. Je veux pas dire qu'il nous envie, mais qui croi en nous.

Il croit en nous si on s'engage. Il y a pas de libération pour notre peuple qui va arriver si on reste assis à dormir et attendre que l'indépendance va arriver comme on attend le Messie. Il y [raclement de gorge] a pas de messie.

Il y a que des gens qui s'engagent et puis qui sont capables d'achette cette trajectoire si on est déterminé, rigoureux, discipliné. Donc je vais m'arrêter là pour laisser les camarades continuer et puis dire encore merci à Bastien puis Math merci à tous ceux qui qui nous soutiennent là-bas en France mais ils ont besoin de nous aujourd'hui. Hier nous avons eu besoin d'eux ils ont porté les coups là-bas pour nous.

Nous les avons reçus ils ont porté les coups là-bas pour nous. Donc si aujourd'hui on peut avoir une une oreille et puis avoir un cœur aussi pour écouter les les paroles qui vont être prononcé, je pense que c'est une bonne chose déjà de pouvoir leur accorder le ben le bénéfice de ce qu'ils ont porté déjà avec nous depuis 2024. Voilà.

Merci à tous. [applaudissements] Merci. On revient là notre dernière intervenante de dire ce que cette engage et devant qui elle s'engage.

Je vous demande d'applaudir madame Mathilde Pano, présidente du groupe la France sourise à l'Assemblée nationale. Bonjour à toutes et à tous. Déjà, je voudrais remercier les oratrices et les orateurs qui m'ont précédé et évidemment vous remercier de l'accueil qui nous est fait ici ici à Caimolo mais dans l'ensemble du pays. accueil qui je vous le dis nous a immensément touché avec Bastien Lachot et à chaque fois puisque la coutume c'est aussi cela lorsque l'on tisse des liens le manou le le fait de tresser des choses c'est aussi des liens de travail et de confiance qui se renforcent et je voulais encore une fois vous en remercier.

Alors peut-être avant d'entamer un échange avec vous, je voudrais commencer par dire que cette élection présidentielle est peut-être la plus importante pour le devenir de la Kanaki Nouvelle-Calidonie depuis au moins 40 ans. Pourquoi ? Bastien Lchot a dit tout à l'heure lorsqu'il y avait les accords, tout le travail qui a été fait ici, lorsqu'il y avait les accords, il y avait un chemin qui était tracé avec les trois référendums.

Dorén avant, un autre cycle est en train de s'ouvrir. Et vous le savez, dans l'élection présidentielles, il y a trois grands choix possibles. Le premier, c'est de continuer avec la Macronie, avec les 10 ans de politique de malheur qu'ils ont fait, la destruction de tout le pays et ici la répression terrible qui s'est abattue suite aux événements du 13 mai avec un [raclement de gorge] pays qu'ils ont mis à feu et à sang par leur volonté de passage en force.

Ça vous allez avoir les anciens premier ministres macronises tous les uns après les autres qui vous expliqueront qu'ils font différemment alors que depuis 9 ans et demi, ce sont les mêmes qui continuent toujours les mêmes politiques. Ça c'est un des choix qui s'offre au pays. Le deuxième choix c'est l'extrême droite avec nous le savons depuis cette semaine Marine Le Pen qui sera candidate.

Marine Le Pen qui avec les macronistes avait voté en faveur du DGEL du corps électoral donc est aussi responsable de la situation de passage en force et ce n'est pas faute d'avoir prévenu dans l'Assemblée à l'époque de ce qui allait se passer mais Marine Le Pen est aussi celle qui dit qu'il y aura un référendum peut-être dans 40 ans. C'est-à-dire à peu près la certitude qu'il n'aura rien. Et madame Le Pen est très proche, merci beaucoup d'un certain monsieur Zémour qui lui-même est très proche d'une certaine madame Baquè qui depuis mai 2024 mène des politiques discriminatoires dans une punition collective des CAN qui est absolument insupportable.

Ça c'est l'autre choix qui qui est offert au pays. Et puis il y a nous il y a ce que propose Jean-Luc Mélenchon qui dans son premier meeting à Saint-Denis devant 26000 personnes a réaffirmé ce qu'il avait dit effectivement à Christian dans un repas qui était une discussion qui effectivement était une discussion qui faisait encore avancer nos relations. Oui Jean-Luc Mélenchon élu.

Nous nous engageons à faire accéder la Kanaki Nouvelle-Calédonie à son indépendance dès le 1er janvier 2028 avec [applaudissements] si elle le souhaite avec si elle le souhaite entre deux États souverains libres de leur destin, reconnus à l'ONU un accord d'association avec la France. Je le dis bien si elle le souhaite. [applaudissements] Voilà les trois grands choix qui s'offrent au pays.

Et j'ai souvent entendu lorsque nous discutions avec les uns et les autres, que ce soit dans la province des îles, dans le nord ou ici dans le sud, j'ai souvent entendu que nous étions dans l'opposition et que lorsque nous serions au pouvoir, cela pourrait être différent, notamment parce que nous défendrions l'intérêt du peuple de France. Mais cette proposition défend l'intérêt du peuple de France et je voudrais vous en convaincre parce que quand nous voyons la France réprimée de la manière dont elle l'a fait les révoltes suite au dégel du corps électoral quand nous voyons des prisonniers politiques qui continuent en France déportés à 22000 km de chez eux détenus en prison pendant plus d'un an dont certains à l'isolement pour qu'ensuite il y ait un lieu. Oui.

Et bien je le dis, nous sommes écœurés de ces méthodes coloniales. Nous avons honte de ces méthodes colonial. Et quand je vous dis que c'est dans l'intérêt du peuple de France, le peuple de France au côté des peuples du monde entier manifeste toutes les semaines contre la situation coloniale qui est fait au peuple palestinien.

Et bien, nous ne pouvons pas manifester chaque semaine pour le peuple palestinien et de l'autre côté faire perdurer une situation coloniale. Bastien Lachot est celui qui a déposé pour le groupe parlementaire de la France insoumise une commission d'enquête sur ce qui s'est passé suite au 13 mai 2024. Nous avons eu l'honneur avec Bastien Lachot de nous recueillir devant la stelle de Giibril et de mettre non seulement une gerbe pour lui mais pour l'ensemble des victimes de mai 2024.

Et bien je le dis, si cette commission d'enquête parlementaire ne peut pas se faire par l'Assemblée puisque la droite, la Macronie et l'extrême droite sont en train de la bloquer, Jean-Luc Mélenchon au pouvoir créera une commission justice, vérité et réconciliation, je redemande le nom exact pour pas me tromper, qui permettra de faire toute la lumière non seulement sur les ordres qui ont été donnés mais aussi sur les responsabilités individuelles. Donc nous le disons, c'est aussi dans l'intérêt du peuple français d'enfin tourner la page de l'histoire coloniale et qu'enfin le fait colonial n'est plus lieu dans notre République et que nous construisions ensuite des relations fraternelles de peuple à peuple, d'État souverain à état souverain. [applaudissements] Nous vous proposons donc une stratégie.

Cette stratégie, c'est qu'ici l'élection présidentielle puisse être utilisée par vous comme un référendum pour ou contre Kanaki. Que dans cette élection présidentielle que vous pourriez utiliser, vous pouvez à la fois porter la volonté d'une lutte d'indépendance. Nous nous avons bien compris qu'elle ne s'arrêtera jamais tant que le pays ne sera pas maître de soi-même.

Nous venons aussi humblement vous demander votre aide parce que la dernière fois Jean-Luc Mélenchon en 2022 a raté à 420000 voix le second tour de l'élection présidentielle et tout le monde comprend bien ici que si le second tour n'avait pas été Macron Le Pen mais avait été Macron Mélenchon, l'ambiance politique dans le pays aurait d'Orors et déjà été différente. Nous avons besoin d'aide car en 2022 la Kanaki Nouvelle-Calédonie avait voté à hauteur de 9000 voix pour Jean-Luc Mélenchon et je remercie celles et ceux qui s'y étaient déplacés. Mais 9000 voix dans un océan d'abstention quand il nous manquait seulement 420000 voix.

Et bien nous venons humblement vous demander de pouvoir là aussi nous aider parce que nous aussi peuple de France nous devons non seulement dégager Macron et sa politique de malheur car le pays n'en peut plus. Le pays n'en peut plus d'avoir une personne sur trois en France qui se privent régulièrement de repas pour nourrir ses enfants. D'avoir 3000 gosses à la rue dont 38 sont morts l'année dernière et l'un d'entre eux avait moins de 6 mois.

Nous sommes la 7e puissance économique au monde. Ça suffit d'avoir des riches qui se gavent sans cesse avec un banquier à sa tête qui était censé être le mozard de la finance et qui nous plonge tous dans des abîmes de destruction que nous refusons absolument. Donc nous avons besoin d'aide pour tourner la page de la Macronie et de son monde de malheur et nous avons besoin d'aide particulièrement pour battre l'extrême droite.

Car nous aussi l'extrême droite sévit de plus en plus. Elle sévit à la fois dans des propos racistes, dans des actes, voire des meurtres racistes qui sont perpétués dans notre pays avec une parole de plus en plus décomplexée. Figurez-vous que il y a quelques jours à l'Assemblée nationale, une loi a été votée qui vient directement du programme de Jean-Marie Le Pen.

Et cette loi n'a pas été votée juste par l'extrême droite. Elle a été votée par l'extrême droite, par la droite, par la Macronie, soutenue par le gouvernement. cette loi que nous avons appelé le permis de tuer XXL pour les gendarmes et pour les policiers qui viserait à inverser la charge de la preuve.

C'est-à-dire que lorsqu'un policier commettra un tir mortel qui tuera quelqu'un ou qui blessera quelqu'un et bien contrairement à ce qui se passait avant c'était à lui de démontrer que son tir était légal et proportionné. Cette fois-ci, ce sera aux familles de victimes en deillé de devoir eux montrer que le tir était illégal sans aucun recueil de preuves qui sera fait, sans aucune enquête qui sera faite et donc c'est l'impunité assurée. Et je le dis parce que en attendant que la Kanie Nouvelle-Calédonie soit indépendante, ici aussi cette loi pourrait s'appliquer.

La Macronie est celle qui a fait monter l'extrême droite dans notre pays. 17, il y avait 8 députés d'extrême droite seulement à l'Assemblée nationale. 2022, 89 députés d'extrême droite. 2024 députés d'extrême droite.

Donc nous avons besoin d'aide non seulement pour dégager la Macronie, mais pour aussi battre l'extrême droite et défaire l'extrême droite en France et chaque voix pourra nous y aider. Alors cette élection présidentielle est donc déterminante déterminante pour le devenir de la Kanie Nouvelle-Calédonie. mais aussi déterminante pour l'avenir de notre peuple et ce que nous voulons continuer à dire et à faire.

Donc nous le disons très clairement, nous voulons tourner la page de l'histoire coloniale de la France. Ce qui ne veut pas dire qu'au 1er janvier 2028, la France se lavera les mains de tout ce qu'elle a fait ici. Car nous voulons un plan de réparation, un plan d'annulation des dettes.

La France doit réparer ce qui a été fait ici. Je termine en remerciant particulièrement le FLNKS, son président Christian Théin, mais aussi le président député Thibaou car ils nous ont déjà fait l'honneur de nous dire que leurs élus parraineraient la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et là aussi, c'est une aide qui est extrêmement précieuse pour nous.

Nous étions en 2017, en 2022, pardon, seulement 17 députés. Nous sommes aujourd'hui 71 députés. Nous avons des maires dont certains que vous avez probablement dont vous avez entendu parler.

Bali Bagayoko par exemple dont nous sommes très fier. Euh mais donc nous avons un nombre de départs de pour avoir les 500 élus nécessaires à la candidature de Jean-Luc Mélenchon plus élevé que la dernière fois. Mais il n'empêche que comme on nous diabolise entre-temps, ces signatures seront aussi difficiles à trouver.

Et nous prenons cette question très au sérieux. D'où le fait que je veux les remercier officiellement pour cette aide à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et je terminerai par ce point-là évoqué par le président Christian Tin à l'instant quand il dit que cette campagne sera violente.

Il a dit tout à l'heure ici certains ne vous aiment pas. C'est vrai, nous l'avons vu. Mais je vous rassure en France hexagonale aussi d'autres ne nous aiment pas, c'est-à-dire à peu près toute l'extrême droite et d'ailleurs la macronie.

Ce qui implique que cette campagne ne va ressembler à aucune autre des campagnes que nous avons fait précédemment. notamment nous avons vu dans nos campagnes municipales des ingérances étrangères se faire contre nombre de nos candidats à Marseille, à Toulouse ou encore à Roubé dont nous savons aujourd'hui qu'elle vient d'une officine basée en Israël et qui a ici fait des choses sur les réseaux sociaux, mis des affichettes pour accuser les uns et les autres de choses absolument horribles et de crimes qui évidemment étaient du mensonge absolu. Nous avons vu, je prends un seul exemple lors de la garde à vue de Rima Hassan, députée insoumise française et palestinienne, qui a été mise en garde à vue pour un tweet.

Vous remarquerez que ceux qui font l'apologie du génocide ne sont jamais mis en garde à vue. Elle a donc été mis en garde à vue plusieurs heures pour un tweet et nous avons appris par la suite qu'elle avait été suivie pendant 3 mois dans l'ensemble de ses déplacements. Et bien lorsque Rima Hassan est en garde à vue ne peut pas se défendre, on voit sur toutes les télés réapparaître le fait apparaître une information de de première importance.

Rima Hassan aurait de la drogue sur elle. Rima Hassan sort de garde à vue. Des analyses sont faites.

Et qu'apparaît-il ? Rima Hassan n'a pas de drogue sur elle. Croyez-vous qu'après avoir eu des heures et des heures de calomnie contre nous, un seul média ferait un plateau pour expliquer "Nous nous sommes trompés, nous avons menti, nous nous sommes basés sur de fausses informations ?" Évidemment non.

Donc cette campagne ne ressemblera à aucune autre et je sais qu'ici vous le savez et vous le comprenez parce que ici aussi on a dit pique pendre le pire de vous sur le fait que vous seriez des émeutiers sur le fait que la révolte de mai 2024 c'était des jeunes qui ne savaient même pas pourquoi est-ce qu'ils combattaient. Bref des choses mensongères qui ont été répétées les les uns après les autres. Et bien je vous le dis, ne croyez pas une seule chose des choses que vous entendrez sur nous.

Vérifiez tout, même ce qu'on vous dit, vérifiez-le parce que cette campagne va être une campagne de calomnie qui va être faite. Et donc, nous avons besoin que les uns et les autres puissent expliquer à d'autres derrière et faire ainsi le porte-voie sans la question des médias, justement le porte-voie pour rétablir les mensonges qui seront dit sur nous. Je le dis d'autant plus que nous espérons bien que cette campagne ne ressemble à aucune autre. car cette fois-ci nous pouvons la gagner et c'est pourquoi ils sont aussi violents avec nous car nous allons l'emporter en tout cas on y mettra toute notre énergie [applaudissements] et je termine par les mots d'un grand résistant Robert Desnos qui disait "Une voix une voix qui vient de si loin qu'elle ne fait plus teinter les oreilles.

Une voix comme un tambour voilé parvient pourtant distinctement jusqu'à nous. Elle ne parle que d'été et de printemps. Elle emplit le corps de joie.

Elle allume aux lèvres le sourire. Je l'écoute. Ce n'est qu'une voix humaine qui traverse les fracass de la vie et des batailles.

Et vous, ne l'entendez-vous pas ? Elle dit "La peine sera de courte durée." Elle dit "La belle saison est proche.

Ne l'entendez-vous pas ?" À la victoire et merci infiniment à vous. présidente du groupe sans plus tarder nous allons laisser la voix du franc celle qui tient depuis 40 ans le président du FS s'il vous plaît pour [applaudissements] avant tout bonjour aux gens de l'endroit au vieux Sako avec le vieux temps jeune puis pour les familles les clans qui sont rattachés à cette terre salu saluer aussi les communautés tous les militants qui sont ici présents.

C'est vrai que cette étape là il nous arrive au on se pose la question après les difficultés du 13 mai de savoir où on va avancer. Il y a eu les échéances électorales qui sont passées. C'est ça que j'ai souhaité que c'est les élus qui soient à côté de Math et puis et puis Bastien.

Ces deux là c étaient avec moi puis monsieur Mélenchon avec monsieur Bompa [grognement] pour l'université l'université d'été là-bas à Valence et on a pris un petit repas ensemble ce jour-là et c'est à ce moment-là que monsieur Mélenchon prend la décision de dire qu'il va accompagner le peuple Canac personnellement manip il le dit pas ouvertement peut-être qu'on dans les mots qu'on utilise là et ce repas là ça été un repas déterminant qu'on a fait à à Valence je remercie aussi le député notre député Menba avec Robert Zill sénateur qui ont fait le boulot dans les instances de Paris pour continuer à porter nos intérêts. C'est pas facile le combat dans lequel s engage. Vous savez cet espace d'ici à Kaimolo là et porte des débats spieux du FL CAS de savoir où on va les enjeux de l'usine du nord.

Il y a eu des séparations fortes qui sont passé ici dans cet espace de caimolo mais à chaque fois on a tenté à chaque fois de se retrouver le front parce qu'on pouvait pas se payer le luxe de partir dans tous les sens parce que l'engagement que tous les vieux ils ont pris hier depuis Lucalo la CLF Naville Roche des prises de position fortes pour essayer de tenter de frayer un chemin pour notre peuple ça a jamais été facile le combat [toux][raclement de gorge] je dis souvent ça parce que parfois Quoi ? On entend tous nos jeunes, on peut y les entendre. Il y a pas de souci là-dessus qu'on n'est pas d'accord qu'on peut pas avoir un tel ou un tel mais simplement c'est remémorer le combat de tous nos vieux là qui sont sortis depuis la période de l'indigène.

Ils avaient rien tous ces vieux là. Ils avaient juste un cœur pour leur pays. Et c'est en ce sens-là le message que Mathilde et puis Bastien qui sont là, ils sont venus solidifier aussi nos paroles dire comment on fait en sorte pour que cette trajectoire là puisse aboutir à Bobou.

Bien sûr qu'en face de nous avons la 5e puissance mondiale parce que tous les enjeux vont se jouer dans ces zoneslà. Mais l'idée de se retrouver aujourd'hui ici, c'est de comment on va créer ce comité de soutien fort sur l'ensemble du territoire jusqu'aux îles. En passant aussi par tout l'autre mer.

Si nous arrivons à attacher les choses fortement ici, nous allons nous allons pouvoir créer une allion aussi dans Tahiti, walis et les Antilles. Et c'est le message que Mathilde et et Bastien sont venus quelque part dans le message du soutien pour se dire faut pas faillir dans cette mission là. J'ai dis ça entre nous.

Je parle du discours militant. On n pas le droit de douter dans un combat que vous savez tous les vu là depuis 1053 ce qu'ils ont eu à travers tous les étapes difficiles et nous avec tous les moyens dont on dispose aujourd'hui et on se gargarise de tout ça dans le combat on se tape la poitrine chacun dans petit coin pour revendiquer des petits espaces de notre lutte [raclement de gorge] c'est pas ça le combat de tous les vieux là tous les vieux là il y avait un objetif atteindre fallit le chercher. Et je voulais dire à Mathilde et puis Bastien, bon courage dans la période là, on ne vous fera pas de cadeau et vous avez pu le le ressenti ici au pays.

On ne vous aime pas parce que vous portez simplement la revendication de notre feu. Parce qu'il y a des gens dans des quartiers, ils ont horreur que le assiette elle diminue chaque jour et chaque mois. Et quand vous venez amener ce message d'espoir, c'est de dire que que ce soit les dotations de la République, tout ce qui nous rattache, elle permet de faire en sorte que tous les pays ont bénéficier parce que c'est le prix à payer de la que la France reste ici dans notre pays.

Il n'y aura pas d'autres voies. Je vous le dis clair ici, la Cor là qui va se faire, elle se fera avec nous et mais pas sur nous. Et j'encourage Mathilde et puis Bastien à dire à allez fortement le bar au niveau de au niveau du pays.

Au revoir. Nous, on a notre député qui est là député. Je voulais le saluer aussi dire merci pour le travail qu'il a fait avec le sénateur c'est pas rien le boulot que les deux font et souvent ils ont toujours parfois reçu sur les réseaux parfois des des messages qui ne sont pas à la hauteur de ce que ils attendent mais en tout cas le député il a toute ma confiance il a toute la confiance pour amener le travail là où tous les vieux a confié cette mission parce que nous ne sentons pas d'ailleurs cette terre elle nous colle à la peau et elle ne continuera à coller jusqu'à qu'on va finir là-bas mais si on doit finir finissons ensemble voilà merci puis une bon dimanche à tout le monde.

Merci. Merci monsieur. Moi je dis souvent aux gens, je dis une phrase que vous allez comprendre vite.

Moi je dis souvent aux gens, je comprends que vous soyez dégoûté de la politique à force de promesses qui n'ont pas été tenues, à force d'une vie qui s'empire à chaque fois. Mais si les dégoûtés s'en vont de la politique, il ne reste que les dégoûtants. Et on ne peut pas laisser les dégoûtants décider pour nous.

Les les puissants n'ont pas envie que vous retourniez au vote. Quand ils ont détruit les vies les unes après les autres, ils n'ont pas envie qu'on vienne sanctionner leur politique. Et nous, la seule manière qu'on a de pouvoir gagner contre la Macronnie et contre l'extrême droite, c'est de les submerger par les votes.

C'est justement que chacun utilise son bulletin de vote comme une arme pour changer son avenir. Donc là, on a une occasion historique. Une occasion historique.

Je le dis parce qu'on est à la conjonction là ici d'un cycle qui s'est terminé pour la Kanaki Nouvelle-Calédonie et qui est déterminante pour le devenir du pays ici. Mais à la conjonction aussi, j'ai souvent entendu ici les gens dire je n'ai pas envie de donner la charge de la lutte pour l'indépendance à mes enfants. J'ai envie de voir l'indépendance de mes propres dieux parce que les enfants, nos enfants aujourd'hui, ils ont aussi d'autres grands défis à affronter qu'aucune génération humaine n'a eu à affronter avant nous.

La question du dérèglement climatique et vous en savez quelque chose ici, la question du dérèglement climatique et de la manière dont les populations notamment du sud vont le vivre de manière extrêmement violente est une question qui engage l'avenir de l'humanité. La question du partage des richesses et de la vie digne des uns et des autres est aussi une question sur lequel qui intéresse ici comme chez nous aussi. Donc tous ces défis là, toutes ces questions-là, on a besoin que dans cette élection présidentielle, on arrive en tout cas à faire une rupture avec l'ordre établi, une rupture avec ce monde de malheur dont plus personne ne veut et à la fin, nous sommes plus nombreux et nombreuses queeux.

C'est ça qui leur fait peur le plus profondément parce que ce qu'ils ont découvert dans des élections comme celles en 2024 où nous avons battu l'extrême droite alors que 27 sondages sur 27 donnent l'extrême droite en tête et c'est nous qui sommes arrivés en premier. Pourquoi on est arrivé en premier ? parce qu'ils se sont rendus compte que quand les gens vont massivement aux urnes, et bien nous sommes plus nombreux et nombreux que la poignée de riches qui pille le pays depuis des années et qui essa continuer à garder la main sur l'avenir de notre pays, de l'avenir du pays, de la France évidemment, mais aussi de ce qui se passe en Kan, Nouvelle-Calédonie.

Alors là, on a une occasion historique, l'occasion historique de tourner la page de l'histoire coloniale, d'enfin à la Kanie Nouvelle-Calédonie, après une long une lutte aussi longue que celle qui a été menée, d'accéder à l'indépendance, d'accéder à la pleine souveraineté et à la décision d'être maître de son propre destin. Et on a une occasion aussi d'envoyer un signal partout pour dire il est possible de battre les suprémacistes, les suprémacistes de Trump, de Netaniaahou et y compris ceux qui ici voudraient [applaudissements] activer les pires les pires réactions racistes. Donc on a la possibilité dans cette élection présidentielle de balayer tout ça, d'inventer un autre avenir qui sera un avenir, je crois, meilleur pour nos deux peuples.

Merci infiniment à vous. Et pour cela, il faut aller répéter partout deux dates très importantes sur lequel on peut d'ors et déjà faire des procurations. Premer tour de l'élection présidentielle sera le 18 avril.

Le 2e tour de l'élection présidentielle sera le 2 mai. Nous pouvons changer l'histoire de nos pays. Alors, emparons-nous de cette élection présidentielle.

Merci encore infiniment à vous de l'accueil qui nous a été fait. Merci. Merci madame [applaudissements] et on va donner le mot de la fin monsieur le président Emmanuel Tibaou.

Bon, vous avez entendu le message, on peut pas être plus clair hein. Faut comment on dit là-bas ? de tu dis tu fais je veux dire le on [raclement de gorge] peut se morphondre sur la situation dans laquelle on est et toujours faire les constats.

La situation dans laquelle on est aujourd'hui c'est nous qui l'avons voulu, c'est nous qui l'avons créé. Faut pas se voiler la face. Faut dire que nous l'assumons pleinement avec les contraintes que ça implique et c'est la destinée de notre de notre peuple de s'avancer.

Tout à l'heure, il y a eu des paroles qui ont été dites hein sur l'engagement de Naville Leroch 8 juillet 83. Là là ça fait presque 2 jours c'était l'anniversaire de la ville des roches et de message de nainville l' je vais rappeler encore hein c'est après 81 l'engagement pour la présidentielle le front indépendantiste s'est avancé pour parce qu'il avait souscrit au programme de la gauche et puis on s'est réveillé un peu avec on dit la gueule de bois mais on s'est réveillé toujours avec la même détermination et les vieux ils sont partis à ville les roches avec l'objectif d'un calendrier pour l'indépendance. Ils ont pas renoncé à cet idéal.

Jusqu'à aujourd'hui, on a gardé ce même idéal. C'est là où aujourd'hui la parole, elle est elle a besoin aussi d'être rappelée à ceux qui n'ont pas signé la déclaration de Nville les Roches. Je le dis parce que je je suis beaucoup questionné là-dessus.

Moi mon parti c'est deux couleurs un seul, c'est l'Union calédonienne. Donc nous on n' jamais renié nos engagements jusqu'à aujourd'hui mais cet engagement il il interroge il interroge nos frères ici. Il interroge aussi l'État sur le respect de ce qui a été dit dans ce programme là qui était celui du de la gauche.

Abolition du fait colonial, ça a été décidé à Naville les Roches. Partage de l'exercice du droit à l'autodétermination, ça a été décidé à Naville les Roches. C'est là où aujourd'hui c'est pertinent la proposition qui est qui est amenée par nos camarades.

Respect de Naville, respect de l'abolition du fait colonial. À partir du moment où celui qui est responsable de la colonisation prend cet engagement, ben je peux que il souscrit. Après les paroles comme j'ai dit ça engage des actes mais pour pouvoir engager des actes il faut être en capacité de faire un choix.

Le choix il est porté sur la table dans les deux dates que Mathilde elle a évoqué tout à l'heure pas avril mai. Il faut voter. Il faut déterminer si demain ce qu'on a loupé en 2022 on est capable de requestionner aujourd'hui et de dire que si celui qui est responsable de la colonisation s'engage à poser sur la table.

C'est ce qui a été mis dans le programme la déclaration de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis. Qu'est-ce que nous on fait ? à quel moment on prend nos responsabilités par rapport à cette parole ?

Je dis parce qu'il y a beaucoup d'entre nous qui fantasment l'indépendance qui arriverait comme par magie, comme par miracle dans nos maisons, dans nos foyers, dans c'est c'est c'est un engagement qui qui doit être d'abord le nôtre avant d'être leur s'engager que si on a un résultat. Pour pouvoir avoir un résultat, il faut aller voter. Bien sûr.

Il faut qu'il soit en capacité de présenter une candidature, ça sans signature. Ça ne tient qu'à nous de changer la donne. Et que si il passe pas ou qui passe ou qui passe pas, à quel moment ça revient, ça remet en question notre droit à l'autodétermination ?

Qui a peur de perdre son droit à l'autodétermination ? [grognement] qui est bousculé aujourd'hui, chauté, discriminé, c'est nous. Aujourd'hui, on a cette opportunité qui est posé par nos camarades.

Si c'est une main qui est tendue, il faut la saisir et tirer vers nous cette réalité que l'on veut de nos de nos vœux. On est dans les provinces, on est dans les communes, on est au congrès. La réalité, elle se transforme depuis 83 jusqu'à aujourd'hui.

On a vu grâce à l'engagement des vieux, grâce à tous ceux qu'ils ont été votés, tous ceux qui se sont mis sur la route aussi en 2024, elle se transforme si on s'engage. Mais il y a pas de miracle qui se fera en 2027 si nous on s'engage pas pour soutenir nos nos camarades. [raclement de gorge] Donc c'est simplement un message à à nous tous et puis de dire qu'il faut peut-être aussi à un moment donné arrêter de toujours regarder le téléphone et de croire un peu plus en nous-même que en en tout ce qui a marqué toute la campagne de discrimination contre nous, de décrédibilisation contre nous et nous-même on devient producteur de ce discours.

On n'est pas capable. [raclement de gorge] il faut prendre en charge si on veut pas laisser cette charge là à nos enfants. Donc c'est les engagements qu'on peut prendre aujourd'hui et puis c'est ce soutien là qu'ils sont venus chercher.

Donc je vous demande de les applaudir encore. Oui. bien fort et puis de soutenir nos élus pour le parâge pour tous les la campagne de soutien qui va se faire comme a dit le camarade tout à l'heure.

Voilà. Merci à tous. [musique] [musique] He. [musique] [musique] [musique] W