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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 13 octobre 2025 26 min

Otages israéliens libérés : "Je veux remercier Cnews d'avoir tenu bon !" (Julien Dray)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va commencer évidemment par la joie, la joie des familles, des otages parce qu'évidemment c'est cela que nous célébrons ce soir, l'explication et surtout l'émotion avec Julia Ferrant. [Musique] Après plus de 2 ans, ils peuvent enfin serrer leur fils dans les bras. État de mort 25 ans fait partie des 20 derniers otages vivants relâchés par le Hamas ce matin.

Des pleurs de soulagement pour la mère de Mathan Zangoker. Elle aussi désormais réunie avec son fils. Quelques heures plus tôt, elle avait pu lui parler au téléphone pour la première fois depuis 2 ans.

Matan ! Tu ne vas pas y croire mon amour, tout ira bien. Il n'y aura plus de guerre.

Vous allez tous rentrer à la maison. Tout le monde mon amour. C'est fini.

La guerre est finie. Cette fois, les libérations se sont faites sans mise en scène du Hamas comme l'exigerit l'accord de trêve. Dès leur libération, chacun des otages a été transporté à l'hôpital Ichilov pour examen médical.

Sur la place des otages, les scènes de liè se multiplient au fur et à mesure de l'arrivée des derniers captifs. C'est tout un pays qui 2 ans après le massacre du 7 octobre voit ses derniers enfants rentrer à la maison. Voilà pour la joie évidemment des familles et des otages.

Régine Delfour, vous êtes sur place avec Thiba Marchetu à Téavive. Il y a beaucoup de joie aujourd'hui mais il y a aussi les dépouilles des otages qui sont morts en captivité et qui n'ont pas été restutés aux familles. Oui, absolument Laurence, il y a beaucoup de joie mais il y a aussi cette inquiétude puisque dans cet accord il y avait 48 otages qui devaient rentrer en Israël.

Donc il y a eu les 20 otages vivants. Ça c'est un soulagement évidemment pour toute la population mais il y a les 28 corps des otages. Alors on sait que la Croix-Rouge a remis à la salle à l'armée israélienne deux corps.

Il était censé y avoir quatre corps remis et pour le moment il n'y a que deux corps en fait qui ont été remis. Donc l'inquiétude est de savoir qu'est-ce qui va se passer. Euh le HAS dit qu'en fait ils ont des difficultés à trouver les corps.

Au début, ils avaient parlé de neuf corps, mais là ça devient beaucoup plus important. Il semblerait que il fasse intervenir des experts pour pouvoir retrouver les corps et ça c'est une énorme inquiétude Laurence par rapport à ça. Et puis donc il y a cette libération, c'est un jour historique mais mais ce n'est pas la fin puisque vous savez qu'il y a il y a la nouvelle phase avec le démantellement notamment de du Hamas, mais il y a aussi la société la société civile qui est totalement meurtr.

On parle aussi d'une génération sacrifiée puisqu'il y a près de 914 soldats, des jeunes d'une vingtaine d'années qui ont été tué pendant cette guerre. Il y a aussi, vous l'avez souligné, de nombreux suicides en Israël. Donc il va falloir maintenant désormais réapprendre après ce 7 octobre 2023.

Réapprendre à vivre. Merci beaucoup Urgine Delpour, vous avez raison. Il faut réapprendre à vivre et c'est pas simple.

Je disais que et vous l'avez confirmé un un un un un rescapé euh c'est donner la mort après cette semaine parce que parfois vivre le retour à la normale est plus compliqué que la captivité. On pense évidemment à tous ces familles qui sont à la fois dans la joie et dans le désespoir pour ceux qui ne sont pas rentrés. On va juste écouter Donald Trump.

Il était le héros aujourd'hui en Israël. Il était à la Knéette qu'il a applaudi debout. Écoutez-le affirmer que c'est la fin de l'âge de la terreur dans la région. [Applaudissements] Ce n'est pas seulement la fin d'une guerre, c'est la fin de l'âge de la terreur et de la mort et le début de l'âge de l'espoir, de la foi et de Dieu.

C'est le commencement, une grande concorde harmonieuse pour Israël et toutes les nations qui font partie de cette merveilleuse région. Je pense que nous avons là l'aube du Moyen-Orient. J'aimerais remercier un homme très courageux qui était essentiel pour concrétiser ce jour.

Vous savez de qui je parle. Le premier ministre Benjaminou. Voilà Donald Trump qui félicite Benjamin Netaniaou.

Gautier Lebret. une journée historique évidemment euh au proche-rient avec ce sommet en en Égypte aussi qui se poursuit. Absolument une journée très émouvante et le discours aussi de Benjamin Netaniaahu à la CN7 dit Tirambique sur le président américain.

Évidemment le le contraste avec la politique française et le poids de la France euh fait terriblement mal puisque Trump on ça ne marche pas à tous les coups. Sa volonté d'imposer la paix euh partout euh dans le monde avec évidemment Poutine, ça n'a pas fonctionné pour l'heure. Ah le chancelier Mers le lui demande même de de régler la guerre en Ukraine.

C'est devenu le l'homme de l'affaire. fonctionne plus que ça ne rate c'estàd que Pakistan Inde ça a fonctionné ça aurait pu être un conflit nucléaire Azerbaïdjan Arménie ça a fonctionner ça s'est signé dans le bureau et aujourd'hui la libération de tous les otages alors qu'il était déjà responsable d'une première vague de libération au moment où il entrait à peine dans le bureau Val et ce que disait Benjamin Netaniaou c'est que dès qu'il est retourné dans le bureau Valé non seulement la France n'a pas joué un rôle dans cet accord encore en 20 points. Mais pire que ça, la diplomatie américaine et la diplomatie israélienne accusent Emmanuel Macron d'avoir fait retarder l'accord Trump en reconnaissant un état palestinien parce que ça a renforcé le Hamas.

Et ce qu'a dit Benjamin Netaniaahu aujourd'hui et même Trump, c'est que les bombardements iraniens que la France non plus n'a pas soutenu a permis cet accord parce que si les bombardements de l'Iran Oui. contre contre l'Iran, euh parce que si américain sur l'Iran ou si Trump et les et Israéliens si Trump n'avait pas bombardé l'Iran, évidemment l'Iran aurait eu la bombe atomique et ça aurait complètement renforcé le Hamas parce que évidemment en lien avec l'Iran. Donc la France en fait a fait n'importe quoi et n'a pas joué un rôle dans l'accord de Trump.

Ça c'était la la politique. Vous avez raison, il faut en faire. Julien DR, votre première réaction c'est d'abord j'imagine la joie.

Oui, la joie est en même temps une pensée pour ceux qui ne sont pas revenus et notamment les corps qui ne sont pas rendus. Et d'ailleurs, on cherchera à savoir pour s'ils vont les rendre et s'il les rendent pas, pourquoi ils ne les rendent pas. Israël a libéré plus de 2000 détenus aujourd'hui.

Voilà. Voilà. Donc je crois qu'on on est partagé par ce sentiment là.

Je pense bon pour tous ceux qui ont vécu le 7 octobre et toutes ces conséquences c'est très intime et notamment pour tous pour tous les juifs du monde entier parce que c'est comme ça que ça s'est passé. Et donc cette joie et cette exaltation qu'on a vu sur les visages, elle renvoie à tout ce qui vient de se passer depuis 2 ans. Alors ça efface pas tout mais voilà.

Mais si vous me permettez, je dirai une chose dans ce jour particulier. Il y aura pas de pardon. En tous les cas, de ma part, il y aura pas de pardon pour tous ceux qui pendant ces deux années ont craché sur le peuple juif, sur la terre.

Voilà. Voilà. Ça veut pas dire qu'il y aura la vengeance, c'est pas notre sentiment et on n'oubliera pas.

Et j'oublierai pas et je crois qu'on pens à qui je liendrai. Je pense à toutes ces forces politiques, à tous ces individus qui y concl dans les heures qui viennent de s'écouler sur la toile continue à je dirais à donner toutes les interprétations possibles et qui d'ailleurs devant des évidences parce que ce qui s'est passé ces deux derniers jours est assez intéressant. Euh, on nous a dit il faut on demande le désarmement du Hamas, mais regardez le fait que le Hamas garde des armes, ce que ça produit bien sûr, parce que ce sont les armes du Hamas qui assassinent aujourd'hui, les gazouis qui voudraient s'émanciper ou sortir de cette dictature.

Et c'est à nouveau la tentation très forte de réinstaller ces ces ces bandes là. Voilà. Donc, c'est ce sentiment là.

Donc, vous pardonnez pas à ceux qui ont parlé de génocide, qui ont parlé de déportation pour la flottier à Gaza par exemple. Euh moi je ferai une flotti aujourd'hui pour libérer Gaza du Hamas si vous voulez pour aller aider tout le peuple les peuples là qui sont aujourd'hui sous cette contrainte là. Et puis si vous me permettez ça c'est la politique reprend son le dessus.

J'ai regardé le le show de Trump Knacnette et franchement bon après on peut critiquer, avoir des choses mais ce type est incroyable quoi. Incroyable parce qu'il parle une heure sans note il parle de tout le monde il fait c'est comme si c'était une conversation à la maison il se permet même de dire bon pour les cigares et le whisky et le champagne vous pouvez lui pardonner quand même. Vous avez vu ce qu'il a fait et tout tout le parlement se lève et applaudit.

Voilà. Donc euh je sais que ça va écorcher peut-être la bou de certains, mais moi je le dis, bonne conscience de gauche euh de gauche ou de je dis euh bon, il a été là et il a fait le job. Voilà.

Alors, je faisais une remarque. Après, moi j'ai été par au fond de moi-même quand même un peu triste parce que j'aime la France et j'aurais aimé qu'elle soit au centre de ce qui s'est passé et elle ne l'était pas aujourd'hui. H Français Pon Non, moi j'ai bien sûr beaucoup d'émotions de joie mais je disais tout à l'heure ce qui est impressionnant mais pour bien connaître Israël et le peuple juif c'est qu'ils avaient annoncé ils avaient dit on lâchera pas, on ira jusqu'au bout.

Tant qu'il y en a un qui sera encore détenu, on ira le libérer. Personne ne les croyait vraiment en disant "Mais c'est pas normal, c'est scandaleux." Ils sont mis au banc des nations parce que c'est ça Julien a raison de dire que enfin il faut voir ce qu' ce qui a été dit, ce qu'on ce qu'on a pu raconter et ils ont tenu bon parce que de toute façon ça fait partie de leur ADN, c'est d'aller jusqu'au bout de n'en abandonner aucun.

Et moi je dis bravo. Voilà. Après ils l'ont fait grâce à Trump qui a qui a su l'entendre et le comprendre mais voilà c'est aussi la leçon qu'ils ont donné aujourd'hui.

Rachel K rapidement sur cette journée extraordinaire extraordinaire. On on on se force un petit peu à rester en joie comme vous l'avez souligné, c'est de de vraiment de mettre la lumière sur ceux qui sont revenus, même s'il y a une une douleur et une tristesse à l'intérieur. On est passé enfin au 8 octobre après 2 ans bloqués dans le 7 octobre.

Et effectivement, c'est pareil que Julien, on n'oubliera pas. On n'oubliera pas parce que euh ce qui s'est passé depuis le 7 octobre 2023, c'est ce qui s'était déjà passé en France et en Europe dans les années 40. Et on n'oubliera rien parce qu'on n'a pas le droit d'oublier.

On n' pas le droit d'oublier les personnes qui sont tombées, les victimes, les femmes, les personnes dans les kibouim, les soldats euh et ce aujourd'hui, moi je suis marine du Kirena. Aujourd'hui, il va falloir reconstruire Israël pour que Israël vive. Si vous permettez, je voudrais faire rapidement Julien, j'ai entendu beaucoup de choses sur ces news.

On me reproche souvent d'y venir les qualificatif mais moi je voudrais remercier la chaîne parce que pendant 2 ans, elle a tenu bon parce que vous-même et je vous en remercie, chaque fois que je venais vous rappeliez le sort des otages. Il y en a pas beaucoup qui ont eu ce courage là et cette force là. Donc je leur dis bravo.

Merci Doda Raba. Merci. Punchline 18h 19h Laurence Ferrari sur C News et Europe 1.42 [Musique] de retour dans Punchline sur C News et sur Europain toujours avec Louis de Ragnelle et Rachel Can.

On a le plaisir d'accueillir ce soir Bernard Henry Lévi. Bonsoir à vous. Bonsoir.

C'est vous que j'avais envie d'entendre ce soir Bernard Henry Lévi pour évoquer ce jour de joie en Israël puisque 20 otages vivants ont été libérés. On va juste écouter un tout petit extrait des retrouvailles des familles et vous allez me dire votre sentiment. Peut-être qu'il est mélangé ce sentiment à la fois de la joie mais encore de l'inquiétude.

On écoute d'abord ces familles qui se retrouvent. [Musique] אתה אדוני אלונו מלך העולם שחנו הזה Voilà pour ses pères qui retrouvent leur fils ses mères qui retrouvent leur fils c'est un moment de joie avant tout Bernard écoutez C'est un moment bouleversant. Ça fait moi je suis de ceux qui depuis 2 ans attendent ce moment.

Chaque matin, chaque soir, j'y pense à toutes les heures de du jour. Évidemment, c'est un moment extraordinaire. D'accord.

Extraordinaire des d'émotions, de grandeur, de voilà de une victoire aussi, une victoire morale, une victoire politique, une victoire spirituelle. Enfin, c'est une grande grande victoire et un grand bonheur. Une victoire de Donald Trump et de Benjamin Netaniao.

Bah oui. Bah oui. Bah oui.

Qu'est-ce que je veux dire ? Oui. Oui.

Oui. Il faut il faut reconnaître quand quand les choses sont vraies, il faut les reconnaître. Je suis pas je suis loin d'être un partisan de Donald Trump mais je dois dire que là il a réussi.

Et il a réussi d'ailleurs pas par grâce divine, il a réussi parce qu'il a eu l'intuition politique juste. C'est-à-dire qu'il est pour la première fois, il a fait un geste très simple. Tout le monde jusque-là faisait pression sur Israël, hein, jour soir et matin, pression sur Israël.

France en première. Et lui là, il a fait pression sur le Hamas. Et encore mieux que sur le Hamas, il a fait pression sur ceux qui ont bar sur le Hamas, c'est-à-dire le Qatar, l'Égypte, la Turquie.

Et ça c'était la bonne idée parce que à la minute même le Hamas a été menacé d'asphyxie. Asphyxie, l'a senti et a plié en tout cas pour l'instant. Absolument.

Et justement, on en est une nouvelle phase s'ouvre désormais. On a parlé des otages vivants tout de même. Rappelons que les euh dépouilles euh des otages qui sont morts en détention n'ont pas été rendus.

Seulement deux pour l'instant on été remise à TSAL. Ça c'est aussi une part de l'accord que le Hamas n'a pas respecté Bernard Henry Leville. Oui.

Et et vous savez, non seulement c'est une part de l'accord, mais c'est mais c'est très important les je suis pas sûr que les gens comprennent toujours pourquoi c'est si important pour Israël de de récupérer les dépouilles des des otages morts. C'est que justement dans la pour Israël, dans la tradition juive, mais au fond dans la civilisation en général, c'était pareil à Athène à l'époque d'Antigone et de Créon. Un corps sans sépulture, c'est une malédiction.

Un corps, c'est pas seulement un corps. Un corps, c'est pas juste une dépouille. Vous savez, il y a il y a un mot dans la tradition juive qui dit que il y a un honneur des corps, un cavode des du corps et du corps mort.

C'est c'est parce que parce qu'il est l'enveloppe de l'âme, parce que l'âme est condamnée à errer tant que le corps est est abandonné ou livré au chien. Donc ça c'est un principe dont Israël aujourd'hui est un des gardiens mais qui est à la base des civilisations. Antigone quand elle se révolte contre Créon dans la fameuse pièce de de de Sfocle, elle se révolte.

Pourquoi ? Parce que Crayon a décidé de ne pas enterrer Paulinis. Elle a Créon a décidé que pour le punir de s'être rebellé contre son pouvoir, il laisserait Polinis abandonné au chacal.

Et ben, elle préfère mourir plutôt que de laisser Polinis sans sans sépulture. Donc pour Israël, c'est capital. C'est pas seulement une question juridique qu'il y a un accord et que c'est la phase 2 ou la phase 3, c'est que c'est au cœur de la de l'âme d'Israël et je crois des grandes civilisations.

Pour autant, est-ce que la solitude d'Israël est brisée ? Vous avez écrit un livre là-dessus. On Israël a été mis au banc des nations pendant ces deux années de guerre, notamment à Gaza.

Est-ce que le piège qui s'est refermé sur Israël le 7 octobre 2023 c'est entreouvert à nouveau Bernard Higabille ? Peut-être. Peut-être.

J'ai j'ai eu ce sentiment-là. C'est c'est bien de le dire ainsi. J'ai eu ce sentiment depuis depuis un jour ou de et pour une raison simple, c'est que Israël a tenu bon, mis au banc des nations, conspué, diffamé, nazifié, accusé de toutes les abominations, de créer la famine, de de d'être responsable de la génocide.

Et Israël a tenu bon. Et Israël a tenu bon pour deux raisons. Un, pour ramener donc vivant ou mort ses otages et deux, parce qu'Israël savait qu'il jouait une histoire de vie ou de mort, que si le Hamas n'était pas défait, ce tout petit Israël, ce tout petit pays était était condamné.

Voilà. Et donc cette idée d'un Israël courageux, de soldats de Tsal qui sous les crachats du monde ont continuer de de faire ce qu'ils avaient à faire, je crois que ça a fini en effet par impressionner un certain nombre de gens et on le voit à Charmelcheck. Charmelche, il y a pas que Donald Trump, il y a il y a du monde et les États arabes de la région qui je pense reconnaissent une certaine grandeur à cette à cet acharnement d'Israël à défendre son droit.

Benjamin Netaniaou a souvent dit que Israël était la pointe qui avançait de la lutte contre l'islamisme. Vous êtes d'accord avec ça ? Oui.

Bien. Oui, oui, c'est il y en a d'autres des pointes avancés mais bien sûr Israël joue deux parties sa propre survie. Encore une fois Israël est si petit et entouré de voisins si puissants et si toxique et si nocif parenthèse, je suis pas sûr que la partie soit terminée avec l'Iran.

On en reparlera hélas peut-être dans quelques semaines. Et puis Israël, oui, joue une bataille de de civilisation. Je vous en donner un exemple. cette question des morts, c'est des dépouilles, c'est c'est extrêmement intéressant.

Là, on est au cœur d'une bataille de civilisation. Est-ce que le Hamas se soucie de ses propres morts ? Est-ce qu'ils en font une une question de de de de principe et de morale ?

Je je ne suis pas sûr. Donc bien sûr, Israël est à la pointe d'une d'une vraie bataille contre la barbarie, contre la cruauté et pour la dignité de de l'humain. C'est ça qui se joue depuis depuis 2 ans au corps défendant d'Israël.

Je crois qu'Israël se passerait bien d'être cette pointe avancée d'un combat contre l'islamisme et la barbarie. Mais enfin ce rôle lui cette fatalité ce rôle lui incombe, ben il l'assume. Lè peut-être une question sur la position d'Emmanuel Macron et de la France.

Oui. Alors avant cette question Bernard Henry Lévi, une question par rapport on a vu les scènes de réjouissance mais il y a aussi on entend aussi les voix un peu d'inquiétude notamment par rapport à la question de Gaza. Est-ce que est-ce que Gaza sans le Hamas c'est réellement possible ?

Est-ce que une nouvelle administration de l'autorité palestinienne c'est possible ? Il y aussi toutes ces questions qui sont posées. Comment est-ce que vous vous situez vous par rapport à ça ?

Euh je me situe euh je pense que il y a pas d'autres solution que on ne peut pas imaginer un Gaza qui reste sous la ferrule du Hamas. D'ille regardez ce qui s'est passé depuis ce matin, depuis quelques heures. Les les règlements de compte ont ont commencé.

Le Hamas a commencé de liquider des soi-disants collaborateurs d'Israël, c'est-à-dire des candidats, des postulants euh au pouvoir et la la guerre civile commence. Donc de de quelque manière que vous preniez le problème en terme de politique intérieure palestinienne ou en terme de danger pour Israël, il est impensable que le Hamas demeure d'une manière ou d'une autre aux commandes de quoi que ce soit. Et ça ça va être la partie la plus difficile de l'affaire aujourd'hui.

Évidemment et à juste raison. Moi le premier tout le monde pavoise, tout le monde est heureux, tout le monde exulte. Mais à partir de demain, la partie la plus délicate de l'histoire va commencer.

Comment désarmer le Hamas ? Comment contraindre ces derniers commandants à l'exil ? Comment les faire sortir des tunnels ?

Comment faire en sorte qu'il qu'il reconnaissent leurs défaites ? Et c'est très important parce qu'en reconnaissant leur défaite, ils briseront cette espèce d'ora maléfique dont ils jouissent dans dans la région, dans le reste du monde arabe et parfois dans la rue occidentale. On parle toujours de la rue arabe mais il y a aussi la rue occidentale où le Hamas apparaît comme une force de résistance.

Il est capital pour tout le monde, y compris à Paris, y compris à New York que le Hamas soit défait, qu'il soit que que sa défaite soit soit sans sans conteste. Voilà. Et ça c'est ce qui se joue à partir de demain.

Et sur la position d'Emmanuel Macron et sur la position d'Emmanuel Macron, cette reconnaissance d'un état de Palestine, est-ce que c'était pas contreproductif ? Parlé et j'en ai parlé ici même à vous. Je je vous ai toujours je vous ai dit et j'ai toujours dit que ça me paraissait une et je l'ai dit surtout à lui-même dans un dîner dont la presse s'est fait l'éco où j'étais pas seul où j'étais face à mon camarade Fincel qui lui trouvait que c'était une très bonne idée de reconnaître la Passinia.

Moi j'ai dit en face au président Macron que je pensais que c'était une idée funeste que maintenant ça servait à rien et que ça allait dans le mauvais sens. un état palestinien le jour où le Hamas sera effectivement éliminé, le jour où l'autorité palestinienne sera refondé de fonte en comble, le jour où il y aura une nouvelle autorité qui émergera là, oui, bien sûr, pourquoi pas ? Mais là, maintenant, comme ça, avec ces gens-là aux affaires, c'est impensable.

Donc, c'est moralement impensable et c'est politiquement du temps perdu. Ça sert à rien. Voilà ce qu'il fallait faire il y a 15 jours, c'était libérer les otages, arrêter les combats, arrêter aussi les victimes civiles palestiniennes parce que c'est inévitable mais il y en a trop.

C'est ça l'urgence, c'est pas de déclarer un état palestinien pour l'agneau nunonka comme disent les Mexicains mes amis. Une question de Rachel Kh. Vous avez parlé de la néchama et de la civilisation, de l'âme et de la civilisation.

La civilisation aussi c'est le droit. Est-ce que vous pensez que le droit international aujourd'hui répond à son devoir de civilisation ? Non, le droit international est il est foulé au pied par ceux qui en sont les garants.

Vous savez, quand quand on annonce que va entrer au Conseil des droits de l'homme des Nations- Unies un représentant du Pakistan, c'est une blague quand les les garant quand la Cour pénale internationale, pas le tribunal de la quand la cour pénale internationale inculpe il y a un an Israël le premier Israël Netaniaou au même titre que feu le commandant du Hamas Yaya noir au Nom du droit, on se dit que ces gens c'est pas le droit qui est qui est qui est en cause. Ce sont les gardiens du droit qui se fourvoient, qui le qui le foule au pied et qui et qui l'insulte. Donc aujourd'hui, nous avons un droit international auquel moi je crois, moi j'ai moi j'ai beaucoup cru à la et je continue de croire par exemple à la justice internationale, mais il faut des bons gardiens pour qu'une justice soit soit bonne.

Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Ces Nations- Unies ont perdu tout honneur. Ces grandes institutions internationales sont sont perdues.

C'est ça la vraie question. Oui. Euh est-ce que vous allez pardonner à tous ceux qui depuis 2 ans, vous le disiez ont nazifié Israël, on parlait de génocide.

Euh certains disent ni oubli ni pardon. C'est quoi votre position à vous ? Bernard Henry Léville.

Je pense à certains politiques de gauche en France. N oublie. J'espère surtout que eux-mêmes arriveront à vivre, à continuer à faire de la politique, à continuer éventuellement éventuellement à nous donner des leçons après toutes les les les horreurs, les imbécilités qu'ils ont proféré depuis 2 ans.

C'est eux leur question. Ils sont face à leur conscience. De toute façon, vous savez, c'est des gens avec lesquels de toute manière je n'ai rien de commun.

Mais le problème, c'est eux. Comment on fait dans pour continuer à à parler, à s'adresser à ses concitoyens quand on a proféré des de teles de telles insanités, quand on a quand on a insulté les victimes du 7 octobre, quand on a mis en doute la parole des femmes violées, quand on s'est moqué de de telle ou telle victime ou toute petite victime du 7 octobre, comment on fait ? C'est moi c'est c'est à eux que je pense.

Comment ils vont faire pour vivre avec ça ? J'ai peur qu'ils vivent très bien avec. Et c'est ils ont ils ont justifié l'antisémitisme en France qui explose.

Bah ils l'ont il non ils l'ont fait plus que le justifier. Ils l'ont ils l'ont alimenté. Ils l'ont ils ont ils ont mis du du charbon dans la dans la chaudière.

Ils ont ils se sont conduits comme des comme des incendiaires des des esprits. On peut pas impunément tenir des meetings, aller à la télévision, faire des déclarations où on dit que tous les juifs sont complices d'Israël, que que tout Israël est un état génocidaire et que les Palestiniens sont celles de la terre et puis après s'étonner qu'il a des abrutis, des des des simples d'esprit ou des canailles pour rouer de coup un rabin ou pour violer une une enfant pour la punir des supposés crimes d'Israël. Donc bien sûr qu'il y a une relation de cause à effet entre des propos d'autorité tenus par des femmes et des hommes d'autorité, des leaders de parti et puis les actes criminels qui ont été commis.

Il y a une relation de cause à effet évidemment. Merci beaucoup d'être venu ce soir Bernard Henri LV pour célébrer cette libération des otages la célébration de la