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InterviewLCP (sur YouTube)· 23 mars 2025 13 minComplaisantPortrait personnelImmigration & asileSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Julie Lechanteux, députée RN du Var | La politique et moi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quand vous avez été élue députée en 2022, vous avez expliqué que la politique était un milieu élitiste. Pourquoi cette perception ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous vous êtes intéressée très jeune à la politique. Pourquoi avoir choisi le Front national dès 16 ans ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vos priorités étaient ailleurs avant l'engagement politique. A quoi ressemblait votre vie à cette époque ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Le mot injustice revient souvent dans vos propos. Qu'entendez-vous exactement par là ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Votre engagement local a commencé à Fréjus. Cette expérience a-t-elle été une bonne école pour vous ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Vous vous êtes engagée sur les droits des femmes. Vous définissez-vous comme féministe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:15Julie LechanteuxFait
    « Je n'imaginais pas faire de la politique car c'était pour moi un milieu bien trop élitiste. »
  • 3:00Julie LechanteuxFait
    « Je travaillais, j'étais coiffeuse à l'époque pendant 17 ans, puis ensuite agent immobilier. »
  • 4:15Julie LechanteuxChiffre
    « Avec un Smic, à l'époque, c'était 1100 et quelques euros. C'était très difficile. »
  • 7:00Julie LechanteuxFait
    « Nos pères, nos grands-pères, nos frères, nos maris, nos fils, nous vous aimons et nous avons besoin de vous. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Elle a longtemps pensé que la politique, ce n'était pas pour elle. Engagée au Rassemblement national depuis 2013, mon invitée a depuis exercé quatre mandats différents, dont celui de députée depuis 2022. Générique Bonjour, Julie Lechanteux. -Bonjour, Valérie.

Quand vous avez été élue députée en 2022, vous avez expliqué, je vous cite : "Je n'imaginais pas faire de la politique car c'était pour moi un milieu bien trop élitiste." Pourquoi vous pensez que la politique, ce n'était pas pour vous ? -Ecoutez, j'étais, comme la majorité des Français, très occupée par ma vie, par ma survie, j'ai envie de vous dire.

Je travaillais beaucoup, j'avais à charge mon enfant et j'avais, comme bien souvent, la tête dans le guidon. Je m'intéressais évidemment à ce qui se passe en France, ce qui se passe en politique, mais vraiment de très loin, je n'ai pas fait de longues études et de fait, j'avais dans mon esprit un milieu vraiment élitiste et réservé à des professionnels de la politique. -Vous vous êtes tout de même intéressée très jeune à la politique.

Vous vous êtes reconnue dans les idées du Front national, à l'époque. Dès l'âge de 16 ans, vous auriez pu vous tourner vers le RPR, pour qui vos parents votaient. Pourquoi le Front national de Jean-Marie Le Pen ? -Alors effectivement, j'ai grandi dans un milieu à droite.

Ma grand-mère était une sarkoziste convaincue. Pour ma part, j'ai adhéré très vite aux idées défendues par le Front national, à l'époque par Jean-Marie Le Pen, car il avait, à mon goût, le tort d'avoir raison trop tôt. Je parle notamment de ces déclarations et de ces craintes quant à l'immigration massive et incontrôlée que nous subissons aujourd'hui en France, mais aussi à l'insécurité et puis à la protection des Français qu'il fallait mettre en place il y a déjà 30 ans en arrière, à mon avis. -Si vous n'imaginez pas faire de la politique, et vous l'avez un peu évoqué, c'est aussi parce que pendant longtemps, vos priorités étaient ailleurs.

Vous expliquez avoir connu des fins de mois difficiles. A quoi ressemblait votre vie à cette époque ? Vous étiez notamment maman solo, vous l'avez plusieurs fois expliqué. -Je travaillais, j'étais coiffeuse à l'époque pendant 17 ans, puis ensuite agent immobilier.

Eh bien, c'est ce dont je parlais au départ, c'est de la survie. En réalité, on travaille énormément. Il faut concilier le fait de pouvoir accompagner son enfant le matin avec des horaires de travail qui ne correspondent pas forcément, de la même manière le soir, savoir et imaginer comment pouvoir régler ses factures en fin de mois, comment pouvoir trouver un logement, le louer, tout simplement, parce qu'il faut, vous le savez, gagner trois fois le montant d'un loyer, donc c'est quasiment impossible.

Avec un Smic, à l'époque, c'était 1100 et quelques euros. C'était très difficile. C'est un combat de chaque jour qui occupe particulièrement l'esprit. -Quand vous évoquez votre vie d'avant, celle qui a précédé votre engagement politique, le mot d'injustice revient souvent.

Vous expliquez : "Toutes les complications et les injustices que les Français peuvent vivre, je les ai vécues." Qu'est-ce que vous entendez exactement par injustices ? -Pour moi l'injustice, et d'ailleurs je l'ai vécu, c'est notamment le fait de travailler, vraiment, à plein temps, de se donner les moyens, de rapidement faire un bilan comptable en se disant : "Finalement, si je ne travaillais pas, si je faisais une demande d'aide pour le logement, pour l'enfant, pour ci, pour ça, pour l'autre... non seulement je ne travaillerai pas, j'aurai plus de temps pour moi, mais en plus je pourrai payer mes factures, ce que je n'arrive pas à faire en travaillant.

Ca c'était une première injustice. Tout en travaillant, j'avais donc des difficultés à trouver un logement décent. Je veux dire par là que j'avais un studio de 18 mètres carrés que je payais une fortune avec mon fils qui n'avait pas de chambre, qui grandissait.

Donc j'ai demandé de l'aide pour trouver un logement social qui, comme vous le savez, le loyer est adapté en fonction de vos revenus et ce qui permettait surtout à mon fils qui grandissait d'avoir une chambre et cette demande m'a été refusée catégoriquement pendant trois ans et je trouvais ça terriblement injuste parce que je cotisais en travaillant pour justement ces accidents, ces parcours de vie où on a besoin d'aide. Et voilà, c'était une deuxième injustice. De fait, c'est ce qui a déclenché mon engagement local.

Et puis, j'ai emprunté ce chemin avec un vif plaisir et surtout avec beaucoup d'enthousiasme. Mais effectivement, la justice, pour moi, c'est quelque chose de viscéral. -Alors, un chemin dont vous parlez qui a commencé à Fréjus, puisque c'est là-bas que vous avez fait vos armes en politique, dans le sillage de David Rachline.

Vous avez été élue sur sa liste municipale de 2014. Puis vous êtes devenue l'une de ses adjointes. Ca a été une bonne école de la politique pour vous ? -Bien sûr, d'autant plus quand on n'en a jamais fait et qu'on n'a jamais eu la vocation de vouloir le faire.

Evidemment, quand on a à coeur de bien faire les choses, on apprend. On apprend très vite, on apprend beaucoup et on travaille très certainement beaucoup plus que d'autres qui ont fait les études pour ou qui avaient vocation à le faire. -Très vite, vous avez pris goût à la politique.

Vous avez été élue conseillère départementale en 2015 puis députée européenne en 2019 et donc élue députée, ici, en 2022. Pendant la présidentielle de 2022, vous avez été la référente au RN sur toutes les questions liées aux droits des femmes. C'est un sujet sur lequel vous vous êtes engagée assez tôt.

On va revoir un extrait d'une conférence intitulée Liberté des femmes en France et en Europe, que vous avez organisé en 2021. On regarde. -Je ne vais pas vous parler ici de néo-féministes pour qui le mâle blanc hétérosexuel est l'ennemi numéro un à abattre.

Non. Nos pères, nos grands-pères, nos frères, nos maris, nos fils, nous vous aimons et nous avons besoin de vous comme vous avez besoin de nous. Ces pseudo-féministes sont des fascistes qui ne luttent pas pour la cause féminine, mais pour une idéologie qui détruit notre structure familiale, traditionnelle.

Elles détruisent l'image de la femme et ne luttent pas pour des droits, mais pour des places. -Est-ce que vous vous définissez comme féministe ? -Eh bien, j'ai envie de vous dire, au vu de ce qu'on vient d'entendre, pas du tout.

Et pourtant, la défense des droits des femmes est importante et primordiale. Malheureusement, une certaine partie de la classe politique s'est emparée du féminisme, de la défense des femmes, mais avec une idéologie qui me paraît détruire l'image de la femme plus que de la mettre en valeur. -On peut défendre les femmes sans être féministe ? -En réalité, je le suis, mais le terme a tellement été dévoyé que j'ai du mal à le dire, très sincèrement.

Je pense que défendre la femme ne veut pas dire pour autant détruire la place de l'homme. C'est ce que j'ai voulu souligner dans mes propos. -Est-ce que votre féminisme inclut aussi la défense de l'IVG, de l'accès aux moyens de contraception ou à une éducation sexuelle ?

Est-ce que ça fait partie de votre combat pour le droit des femmes ? La liberté des femmes. -Je pense sincèrement que oui, la femme, en responsabilité, c'est-à-dire toujours ne jamais être dans l'abus, doit conserver ce droit à l'avortement.

Pour moi, c'est indispensable. -Alors justement, vous en parliez. Si je vous pose cette question, c'est parce qu'en 2021, quand vous étiez eurodéputée, vous êtes opposée à une résolution qui visait à garantir l'accès à ces droits, alors qu'ici, à l'Assemblée nationale, vous avez voté pour la constitutionnalisation de l'IVG.

Pourquoi ce décalage ? -Tout simplement parce que là, c'est une désorganisation du Parlement européen. Lorsque nous votons au Parlement européen, vous avez un gros titre.

Et dedans, déjà, il y a plusieurs textes, il y a plusieurs sujets. Et notamment, nous sommes obligés de voter pour l'ensemble des nations. Or, pour moi, chaque pays, chaque... citoyens de chaque nation doit pouvoir décider pour ses propres lois. -Mais vous êtes leur représentant ? -Non, pour moi, je suis représentante française au Parlement européen.

Donc je vote pour mon pays. De fait, à l'Assemblée nationale, j'ai voté, ce pourquoi je crois, mais surtout en tant que représentante des Français. Je ne voulais pas voter au Parlement européen, si vous voulez, pour l'Allemagne, pour la Pologne ou pour l'Italie.

C'est à eux... -Parce que c'était un droit mais l'idée c'était justement d'élargir ce droit à toute l'Europe. c'était quelque chose qui vous... convenait pas ? -Oui, l'ingérence...

Pour moi, c'était de l'ingérence pour les autres pays d'Europe. -Vous faites partie des eurodéputés du Rassemblement national qui se sont rendus en Russie comme observateurs à l'occasion du référendum constitutionnel de 2020. On le voit sur ces images.

C'est le référendum qui a autorisé Vladimir Poutine à briguer un cinquième et un sixième mandat présidentiel. Vous aviez conclu que le référendum s'était bien déroulé, je vous cite, dans les bureaux de vote où vous vous êtes rendu. Sauf que, vous le savez, les médias indépendants russes, l'opposant Alexei Navalny et plusieurs journaux de référence européens, comme "Le Temps", en Suisse, avaient recensé des fraudes massives et grossières.

Est-ce que vous n'avez pas eu l'impression de servir de caution démocratique à Vladimir Poutine ? -Ecoutez, c'est possible. Néanmoins, mon honnêteté, c'est que nous avons fait plusieurs bureaux de vote, que nous avons posé des questions, que nous avons regardé ces urnes qui, là-bas, sont scellées avec du plomb fondu, que nous avons vraiment fait un réel travail d'observation.

Au terme de ces observations, de ces questions et autres, nous n'avons, et nous étions encore une fois plusieurs dizaines, observé aucune dérive, aucune tricherie. Néanmoins, voilà, après malheureusement, on ne peut pas tout voir, tout savoir, mais je ne pouvais pas répondre : "Ca s'est mal passé, j'ai vu des erreurs," ce n'était pas le cas. -Est-ce que vous le referiez aujourd'hui, si les autorités russes vous le demandaient, vous le proposaient ? -Il ne faut pas oublier que c'était donc il y a quelques années, en 2020, on n'était pas du tout dans la même situation dans laquelle nous sommes à ce jour.

Malheureusement, de fait, non, je n'y retournerai pas au vu de la situation dans laquelle nous sommes. -Alors, on arrive au terme de l'émission et c'est le moment de notre quiz. Je vais vous proposer des phrases que vous allez devoir compléter. "Avant d'être élue députée, je pensais que l'Assemblée..." -Etait une institution où l'on pouvait, on devait représenter l'ensemble des Français.

Au vu du cirque que nous subissons et surtout les Français, je suis un petit peu déçue de la tenue de l'Assemblée. -"La principale qualité d'un coiffeur..." -L'écoute.

L'écoute. Pour moi, j'ai passé des années à lier des liens avec mes clients, mes clientes, et je connaissais bien souvent leur vie, leurs réussites, leurs échecs, leurs complications. Pour moi, l'écoute, c'est une qualité pour un coiffeur. "Quand je ne serai plus députée, je pourrai enfin..." -Vivre.

Vivre. Parce que quand on s'engage en politique, on fait une croix sur sa vie sociale, sur ses amis. Mais ce n'est pas un sacrifice.

C'est un engagement réel pour les Français. Et les Français le méritent bien. -Merci beaucoup, d'être venue dans "La politique et moi". -Merci infiniment.

Générique

Julie Lechanteux, députée RN du Var | La politique et moi — Julie Lechanteux · Pourquijevote