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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 27 décembre 2025 18 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleSantéÉconomie & entreprises

MACRON PIÉGÉ PAR SES PROPRES VOEUX : LES ARCHIVES QUI L'ACCABLENT

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Promesse
    « Sur le plan national, l'année 2018 sera à mes yeux celle de la cohésion de la nation. »
  • 3:20Promesse
    « Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri. »
  • 4:40Chiffre
    « L'hébergement d'urgence, on est passé à 200000 places aujourd'hui. Quand j'ai été élu, on était à 93000 places. »
  • 5:50Promesse
    « Nous entamerons la revalorisation et la transformation des carrières des enseignants, des professeurs, des soignants. »
  • 7:00Fait
    « Je suis sincèrement convaincu que nous avons fait les bons choix au bon moment. »
  • 8:20Promesse
    « Je poserai dans les toutes prochaines semaines les premiers jalons d'un service national universel. »
  • 9:10Fait
    « Nous aurons des choix à faire pour notre économie, notre démocratie, notre sécurité, nos enfants. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

française français. Vous la sentez venir cette petite musique ? Non.

Pourtant, d'ici peu, on n'y échappera pas. Entre la bûche de Noël et celle du réveillon, la tradition républicaine sera au rendez-vous à 20h pile. Comme chaque année depuis 1958, les télévisions françaises se mettront au garde à vous.

En Corée du Nord également quelques images de Pyong Giyang. Et en France, il est 20h. C'est donc l'heure de retrouver les premiers vœux du chef de l'État.

C'est maintenant les vœux du président. Mes chers compatriotes, malgré des audiences télé en baisse par rapport à ses prédécesseurs, les vœux présidentiels version Macron réunissent en moyenne 10 millions de téléspectateurs. Une grand messe républicaine qui commence et se termine toujours de la même façon. française français française français française français française français Mes chers compatriotes Mes chers compatriotes de l'Hexagone et des outresem Mes chers compatriotes de l'hexagone d'Outrem et de l'étranger Mes chers compatriotes de Métropole d'Outremè et de l'étranger, je vous présente tous mes vœux pour l'année 2018.

Une belle année 2019, une très bonne année 2020, 2021, 2022, 2023, 2024. Très heureuse année 2025. Vive la République !

Vive la République ! Vive la République ! Vive la République !

Vive notre Europe ! Vive la République ! Vive la France !

Et vive la France ! Et vive la France ! Vive la France !

Et vive la France ! Et vive la France ! Vive la France !

Vive la France ! Au football, la VAREAR VAR, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Et au médias, l'AVARE, c'est la vérification de la parole des politiques.

Dans ce nouvel épisode, on va rembobiner les vœux d'Emmanuel Macron depuis 2017 et vous allez le voir, mieux vaut ne pas se fier à ce que Macron dit quand une nouvelle année commence. Mais avant ça, un petit rappel. Le média poursuit sa campagne de don de fin d'année.

Depuis plus de 8 ans, le média tient bon dans un paysage audiovisuel. toujours plus concentré et réactionnaire. Mais pour tenir bon, nous avons besoin de vous.

Aidez-nous à continuer à informer, à créer un paysage audiovisuel plus juste, plus social, plus solidaire en vous abonnant ou en faisant un don défiscalisé au médias. Grâce à vous, le combat continue. Pour ses premiers vœux présidentiels fin 2007, Emmanuel Macron a très mal commencé ce passage obligé en se risquant à une prédiction hasardeuse façon horoscope politique.

Sur le plan national, l'année 2018 sera à mes yeux celle de la cohésion de la nation. Nous nous sommes trop longtemps, trop souvent divisés. Les débats sont nécessaires, les désaccords sont légitimes, mais les divisions irréconciliables minent notre pays.

Je veux plus de concorde pour la France en 2018. 2018, année de la cohésion et de la Concorde nationale. C'est raté. 17 novembre, c'est la première grande journée des gilets jaunes sur les ronds-points de France.

C'est l'ensemble des gilets jaunes qui doit parler. Rond-point occupés, manifestation hebdomadaires, une répression policière sanglante dont on compte encore les mutiler. Difficile de faire plus éloigné de la Concorde nationale annoncée par Macron que des yeux crevés, des mains arrachées et des milliers de gardes à vue.

Dans ses mêmes vœux, pour 2018, Macron a aussi promis un grand virage social avec à la clé une promesse spectaculaire. Tant de nations sont en train de se fracasser parce que seul quelques-uns y réussissent. Nous avons en effet besoin de repenser un grand projet social pour notre pays.

Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri. Le gouvernement s'est beaucoup engagé ces derniers mois en cette direction et a beaucoup amélioré les choses. Mais il y a encore des situations qui ne sont pas acceptables et que je n'accepte pas davantage que vous.

Nous continuerons donc l'effort indispensable. pour réussir à pleinement respecter l'engagement que j'ai moi-même pris devant vous, compter sur ma détermination entière en la matière. À l'arrivée, cette promesse retentissante, plus aucun sans-abri en France est resté l'être morte.

Le nombre de personnes à la rue ou en hébergement d'urgence continue malheureusement de croître encore et encore. La fondation Abépierre, son dernier rapport fait état de 300 domicile fixes en France. Pour arriver à 300000 SDF aujourd'hui, la fondation Abéierre agrège 180000 personnes actuellement en centre d'hébergement, 101000 demandeurs d'asile dans les lieux d'accueil, 11000 personnes dans les bidonvillees et au moins 27000 sans-abris recensés par les villes.

Ce qui nous donne donc 319 sans domicile fixe dont 27000 dans la rue. Le bilan de ces premiers vœux présidentiels, c'est un festival de promesses non tenues et ce n'est que le début. Ce double fiasco d'une prédiction ratée et d'un engagement trahi a donné le ton pour les années suivante.

Pour ces vœux de l'année 2019, Macron va cette fois-ci mettre l'accent sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur, la lutte contre la désinformation. Le vœu de vérité, c'est aussi celui qui doit nous conduire afin de demeurer une démocratie robuste. À mieux nous protéger des fausses informations, des manipulations et des intoxications.

On peut débattre de tout, mais débattre du faux peut nous égarer, surtout lorsque c'est sous l'impulsion d'intérêt particulier. À l'heure des réseaux sociaux, du culte de l'immédiaté et de l'image, du commentaire permanent, il est indispensable de rebâtir une confiance démocratique dans la vérité de l'information reposant sur des règles de transparence et d'éthique. Ce vœu de vérité, c'est au fond un vœu pour tous d'écoute, de dialogue, d'humilité.

Mais ce vœu de vérité, Macron va avoir beaucoup de mal à se l'appliquer à lui-même. On pourrait multiplier les exemples, mais pour l'illustrer, revenons à sa promesse d'héberger tous les sans-abris. Malgré son échec, il va avoir la fâcheuse tendance à maquiller son mauvais bilan en semi-réussite.

Oui, je défends la justice sociale. Je vais vous dire, il fait froid en ce moment. l'hébergement d'urgence, on est passé à 200000 places aujourd'hui.

Quand j'ai été élu, on était à 93000 places si c'est pas de la justice. Selon ces calculs, plus de 100000 places d'hébergement d'urgence auraient été créées depuis son élection en 2017. Sauf que ces chiffres sont très très éloignés de la réalité.

Emmanuel Macron qui prétend lutter contre la désinformation a tout simplement manipulé les statistiques pour enjoliver son maigre bilan. L'hébergement d'urgence, on est passé à 200000 places aujourd'hui. Quand j'ai été élu, on était à 93000 places.

On était à 93000 places. En brandissant ces chiffres, Emmanuel Macron laisse donc comprendre que près de 110000 places ont été créées depuis qu'il est président. Mais en vérifiant ses propos, Desintox a constaté que le président a grossi son bilan.

En effet, selon les données compilées par la délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement, le chiffre de 93000 places correspond au nombre de places pérennes en hébergement d'urgence pour l'année 2013. Selon ces mêmes données, il y avait environ 149000 places disponibles en 2017 et 203000 places en 2023. Ce qui signifie que depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, 54000 places ont été créées.

Autre promesse, autre pirhouette présidentiel. Après avoir expliqué en 2018 au personnel soignant qu'il n'y avait pas d'argent magique pour les hôpitaux publics, Emmanuel Macron assure dans ses vœux pour 2020 qu'il compte poursuivre une politique ambitieuse pour le secteur hospitalier. Nous entamerons la revalorisation et la transformation des carrières des enseignants, des professeurs, des soignants.

Nous mènerons une politique ambitieuse pour l'hôpital auquel je tiens tant et pour une médecine plus humaine centrée sur le patient. Quelques mois plus tard, la pandémie de Covid-19 frappe un système hospitalier déjà fragilisé. Sous la pression des soignants, Macron est contraint de reconnaître une erreur et d'admettre qu'il n'a pas assez entendu celles et ceux qui alertaient sur la casse de l'hôpital public.

Pendant un court moment, on croit voir une forme d'humilité. Emmanuel Macron a fait son maoupa face au soignant. Le président qui reconnaît une erreur de stratégie ces dernières années.

Je constate après tout les mouvements que vous avez eu, le mécontentement, ce que vous exprimez que ça va pas assez vite et qu'on n pas répondu à une partie des attentes qui sont légitimes. Emmanuel Macron qui va jusqu'à faire un coup sur sa réforme du système de santé. On a sans doute fait une erreur dans la stratégie annoncée.

J'étais convaincu qu'on était en train de changer les choses. C'est très cruel pour moi-même. Mais comme souvent chez Emmanuel Macron, l'humilité est de courte durée.

Pour ses vœux 2021, il continue de se prendre pour un éminent épidémiologiste et se félicite d'avoir pris les bonnes décisions au bon moment face au Covid. L'année 2020 s'achève donc comme elle s'est déroulée par des efforts et des restrictions et j'ai pleinement conscience par les décisions que j'ai eu à prendre des sacrifices que je vous ai demandé. Je suis sincèrement convaincu que nous avons fait les bons choix au bon moment et je veux vous remercier de votre civisme.

Les bons choix au bon moment, ce n'est pas la vie rendue par des travaux d'épidémiologiste qui estiment au contraire que le retard pris sur un nouveau confinement début 2021, alors qu'il était réclamé par le conseil scientifique, ce confinement trop tardif aurait entraîné des milliers de morts supplémentaires et une vague de Covid long largement évitable. Nous avons eu raison de ne pas confiner la France à la fin du mois de janvier. Je n'ai aucun méakoupa à faire, ni aucun remord, ni aucun constat d'échec.

Nous avons eu raison de le faire. Nos confrères du journal Le Monde et l'épidémiologiste Pascal Crépé ont évalué le coût humain de ces 2 mois sans confinement, février et mars. Ce délai de 2 mois a causé, selon le travail des journalistes du monde, 14600 décès, 112000 hospitalisations pour COVID dont dans ces 112000 hospitalisations, 28000 réanimations.

Ils estiment par ailleurs le nombre de Covid long à 160000. Voilà donc le lourd coup humain estimé par le monde. Là encore, le récit présidentiel a effacé ce que les données scientifiques ell rappelle brutalement.

Et on retrouve cette même mécanique dans ses vœux pour l'année 2023. Emmanuel Macron lance une phrase appelée à rester dans les mémoires. Souvenez-vous de son fameux qui aurait pu prédire.

Je repense au vœux que je vous présentais à la même heure il y a un an. Qui aurait imaginé à cet instant que pensant sortir avec beaucoup de difficultés d'une épidémie planétaire, nous aurions à affronter en quelques semaines d'inimaginables défis ? La guerre revenue sur le sol européen, une crise alimentaire menaçante, l'invocation des pires menaces y compris nucléaires.

Qui aurait pu prédire la vague d'inflation ainsi déclenchée ou la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? Pour l'inflation, les économistes en débattront. Mais pour la crise climatique, la réponse est claire.

À peu près tout le monde depuis plus de 30 ans prédit le changement climatique et ses conséquences. À commencer par les rapports du JC qui se succèdent depuis 1990 détaillant précisément la hausse des températures, la multiplication des canicules, des incendies, des sécheresses qui aurait pu prédire et bien tous ceux qu'on n' pas choisi d'écouter. Des scientifiques, des écologistes, des ingénieurs alertent depuis des décennies sur les effets àir du dérèglement climatique.

Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? Voici maintenant que le réchauffement global de la planète est commencé. pourrait y avoir un effet de serre général, réchauffement de 2 ou 3°gr de la température de l'atmosphère, on se prépare un changement climatique et ce changement climatique, il a commencé, si vous voulez, dès que les hommes ont commencé à brûler du bois, du charbon, du pétrole, c'est-à-dire dès 1850, la Terre va se réchauffer.

Ce n'est rien aujourd'hui par rapport à ce qui va se passer dans 50 ans ou dans 100 ans. Dans ses vœux, pour 2023, Emmanuel Macron évoque aussi le SNU, le service national universel, une lubie autoritaire qu'il traîne depuis sa campagne présidentielle de 2017. Je poserai dans les toutes prochaines semaines les premiers jalons d'un service national universel.

Le SNU Service national universel, le jeune Gabriel Atal en a même fait la promotion avec le youtubeur Thbo Inchp que l'État aurait payé au moins 20000 € pour tourner ce clip de promotion. Gabriel, je t'en prie, présente-toi. Alors, Gabriel Atal, secrétaire d'état en charge de la jeunesse, chargé de la mise en place du service national universel.

Tu as quel âge ? J'ai eu 30 ans en mars dernier. Le SNU, qu'est-ce que c'est ?

Un moment de cohésion où les jeunes qui viennent de quelques milieu social que ce soit, bah ils se retrouvent autour des valeurs de la République. Dans quelques années, ça sera obligatoire et chaque année, ça sera tous les jeunes après leur classe de 3e qui iront faire leur service national. Mais en septembre 2025, le SNU est discrètement enterré dans les dernières lignes d'un communiqué de presse publié par Matignon.

L'engagement solennel des vœux présidentiels se termine lui aussi sans tambour ni trompette en note de bas de page d'un document bureaucratique. Mais si le SNU a disparu, Thbo Nchepp lui reprend du service et monte en grade en cette fin d'année 2025 en s'affichant avec le commandant en chef Macron pour une séance d'exercice physique sur la base militaire d'Abu Dhabi aux Émirats arabes unis. Une communication virile mais encore une fois pas très subtile.

On va faire une petite série de de pompes commando. Allez, on peut se rassembler à faire échauffement, monté de genoux, talon fesse. Allez, pas s'il vous plaît.

J'arrive. Super. Descends. 1 2 3 4 1 2 Venez, venez. 4 1 2 3 Arriv enfin les vœux pour 2025 et une vraie fausse annonce.

Emmanuel Macron laisse planer l'idée de référendum ou de consultation populaire à venir dans une formulation alambiquée dont il a le secret. S'il agite de cette carte, c'est sans doute qu'il ne leur reste plus beaucoup de moyens de peser dans le jeu politique après la dissolution raté. À ce stade, pour faire un coup, il lui reste que trois options spectaculaires : dissoudre, démissionner ou convoquer un référendum.

Nous aurons des choix à faire pour notre économie, notre démocratie, notre sécurité, nos enfants. Oui, l'espérance, la prospérité et la paix du quart de siècle qui vient dépendent de nos choix aujourd'hui. Et c'est pour cela qu'en 2025, nous continuerons de décider et je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants.

Et pourtant, rien de tel ne s'est produit. On n' rien vu venir. Une nouvelle fois, l'annonce spectaculaire ne sera suivie d'aucune concrétisation politique.

Mais détail important, le président concède cette fois-ci une faute très concrète. Je dois bien reconnaître ce soir que la dissolution a apporté pour le moment davantage de division à l'Assemblée que de solutions pour les Français. Si j'ai décidé de dissoudre, c'était pour vous redonner la parole, pour retrouver de la clarté et éviter l'immobilisme qui menaçait.

Mais la lucidité et l'humilité commande de reconnaître qu'à cette heure, cette décision a produit plus d'instabilité que de sérénité et j'en prends toute ma part. Après avoir présenté huit fois ses vœux au français, Emmanuel Macron aura donc fini par donner le meilleur de lui-même en formulant presque des excuses en reconnaissant ses torts sur une faute politique majeure, la dissolution. Et à l'approche de son second et dernier quinquena, il faut espérer que pour ses prochains vœux dans quelques jours, il persiste dans cette voix en faisant son m à couppa pour tout le reste.

Alors oui, ça risque d'être un très très long monologue, mais ce discours-là pour le coup vaudrait vraiment la peine d'être regardé et savouré jusqu'au bout. Croisons les doigts. Voilà, c'est terminé.

Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de la VAR politique. Dites-nous ce que vous en avez pensé en laissant un commentaire. Likez si vous avez aimé et restez connectés au médias.

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