Octobre Rose : Alexandra Delaune raconte son combat contre le cancer dans un livre poignant
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Racontez-nous comment vous avez vécu ce choc à l'époque.
- 2:05OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir voulu parler de ce parcours dans un livre ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Comment en parler autour de soi quand on est maman ?
- 4:22OuverteRéponse directe
Vous continuez le combat aujourd'hui, comment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:27InvitéChiffre
« on est parti sur un coup de tête, enfin sur un coup de tête, on se préparait quand même, mais sur le rallye à Échat des Gazelles, on avait réussi à récolter 8 800 euros »
Temps de parole
- Invité73 %
- Présentateur22 %
- ?5 %
≈ 30,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Clément, ce matin, vous recevez une invitée spéciale dans le cadre d'Octobre Rose, une poids de vine touchée par la maladie en 2021 et qui raconte son histoire dans un livre.
Le cancer du sein, 60 000 nouveaux cas par an, on le rappelle, c
'est
aussi la première cause de mortalité chez les femmes par cancer. Bonjour Alexandra Delon. Bonjour. Vous êtes l'autrice du livre et pourtant l'histoire d'une femme banale avec un cancer devenu banal. Vous le présentez ce soir à la Roche-Posée. Vous dites dans votre histoire qu'il y a un avant et un après quand on apprend pour la maladie. Racontez-nous peut-être comment vous avez vécu ce choc à l'époque.
Un tsunami. Il n'y a pas véritablement d'autres mots. 5 novembre 2020, plein confinement, deuxième confinement et c'est parti.
Vous en êtes où à
l
'époque dans votre vie ? Je suis
mariée, j'ai deux enfants,
je
suis cadre commercial, tout va bien, j'ai une vie à 100 à l'heure et tout s'arrête.
Et donc là, ça vous tombe dessus, il n
'y a
pas de bon moment pour apprendre ça de toute façon. Mais quel est votre état d'esprit ? Qu'est-ce que vous vous dites à ce moment-là
?
Rien. Rien à part, j'en fais quoi maintenant de tout ça
?
Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je dois mettre mon boulot en pause ? Il va y avoir de la chimio, de la radiothérapie, des opérations, ça veut dire quoi ? Et puis finalement, on se laisse porter par les médecins. On n'est plus maître ni de notre temps, ni de notre corps, ni de notre agenda. Voilà, ça a démarré très vite pour moi, puisqu'il fallait aller vite.
Donc,
j'ai enchaîné tout de suite les chimios, les opérations. Et puis, au bout de sept mois, huit mois de traitement,
on
me dit, vous êtes en rémission. Donc, c'est cool, je suis guérie. Non, je n
'ai
pas dit ça. J'ai dit, vous êtes en rémission. Mais voilà, le travail va être long. Et c'est là que commence l'après. L'après, où on nous dit, ça y est,
tu
es guérie, tu n'as plus de traitement, tu reprends le boulot.
C
'est bon, quoi.
Arrête avec ton cancer. On continue de vivre avec de toute
façon.
Oui, mais en fait, non. En fait, ce n
'est
pas vrai.
Et vous racontez tout ça dans un livre. Alors, pourquoi vous avez voulu parler de tout ce parcours, de toutes ces étapes ? C
'est
pour en parler aux femmes, vous vous êtes sentie peut-être mal accompagnée, mal suivie
?
Alors, pas du tout. Moi, j'ai voulu parler de ma maladie parce que j'en ai fait une aventure. Peut-être, et c'est paradoxal, peut-être ma plus belle aventure depuis cette maladie. Je sais qui je suis, ce que je veux, ce que je ne
veux
pas, ce que je ne veux plus, surtout. Et puis, j'ai rencontré dans les couloirs du pôle régional de cancérologie une
petite
bonne femme incroyable. Qui
s'appelle
?
Qui
est plus là aujourd'hui pour m'accompagner. Mais voilà, c'est devenu ma petite étoile et elle avait commencé quelque chose. Je me suis dit, je vais continuer. Et voilà, je me suis lancée des défis incroyables.
C'est peut-être un message d'espoir pour toutes ces femmes qui
pourraient
être touchées par la maladie dans les années à venir ou qui sont aujourd'hui concernées.
Oui,
et
c'est les retours que j'ai sur les femmes qui ont lu mon livre, les femmes et les hommes qui ont lu mon livre. celles qui n'ont pas traversé la maladie, mes amis par exemple, me disaient mais je ne pensais pas en fait que tu avais vécu ça.
Justement là-dessus, vous dites que vous êtes maman. Comment on en parle autour de soi ? Comment on fait avec ses proches pour en atteindre une maladie qui est sérieuse, qui est grave ? Comment on se blinde ? Qu
'est
-ce qu'on montre
?
Tout est rien en même temps. Moi j'ai fait, mais ça n'appartient qu'à moi, on peut aussi rester sous sa couverture avec Netflix, c'est ok. Moi j'ai décidé, en tout cas je suis comme ça, j'ai décidé de vivre
normalement.
Donc post-chimio, les 4-5 jours, 6 jours après les chimios, on est une larve sur un canapé et c'est ok. Et puis on continue à faire à manger. J'ai eu 7 mois pour emmener ma fille à l'école et aller la chercher à la garderie sans être la dernière. Donc ça c'était génial. J'ai profité de ce temps pour le passer avec ma famille parce que peut-être ça aurait pu être les derniers moments. Donc j'en ai profité pour passer du temps avec eux et je les adore plus que tout. C'est vrai que pour les amis,
j
'étais une guerrière,
ce
que je n'avais pas forcément envie de montrer, mais
c
'est comme ça que c'est passé.
Vous dites que vous êtes une guerrière,
d
'ailleurs vous continuez le combat aujourd'hui. Ce soir à La Roche-Posée, vous allez même remettre une somme pour aller contre le cancer.
Oui, il
y
a 3 ans déjà, avec ma cousine Virginie, on est parti sur un coup de tête, enfin sur un coup de tête, on se préparait quand même, mais sur le rallye à Échat des Gazelles, on avait réussi à récolter 8 800 euros pour la Ligue contre le cancer et pour un service, pour l'unité des soins palliatifs, Joseph Garnier du CHU de Poitiers, qui est un service donc
oublié.
Et comme le sable, j'aime ça visiblement, je suis repartie avec deux copines faire le trekking gazelle en novembre l'année dernière.
Et
ce soir, on aura le plaisir de remettre un chat de BIP Euro. D
'accord,
surprise ce
soir. C
'est une
surprise pour l'unité des soins palliatifs. Et cet argent, ils en ont vraiment besoin avec l'association Palium 86, pour aider les patients, améliorer le confort des patients, parce que ces patients-là, qu'ils soient dans le service pour la maladie ou autre, c'est les oublier.
Merci beaucoup. Donc je rappelle que ce soir,
on
vous retrouve au Centre Thermal La Roche-Posée, au Pavillon Rose. Et le titre de votre livre est pourtant l'histoire d'une femme banale avec un cancer devenu banal. Merci beaucoup. Merci
à vous.
Alexandra Delon.
Merci.
Merci.