Les coulisses de mon interview de Emmanuel Macron (28/10)
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Vous l'avez peut-être déjà vu, j'ai interviewé Emmanuel Macron aujourd'hui. L'interview est déjà disponible sur notre chaîne YouTube dédiée au grand format, ainsi que directement en podcast. Je l'interroge sur beaucoup de sujets, les manifestations en cours, ce qu'il s'est passé le 17 octobre, l'extrême droite, trappe et bien d'autres sujets. Exceptionnellement du coup aujourd'hui à la une de ce format, je vais vous donner plutôt des éléments de contexte sur cette interview avant de vous laisser ensuite directement avec les actualités en bref.
Alors d'abord, c'est une demande d'interview qu'on a fait parce que l'actualité elle est très intense et ça me semblait important avec l'équipe d'essayer de revenir sur tous ces sujets et de l'interroger. Sur les règles et sur le fonctionnement général de ces interviews, c'est une question qui revient souvent, donc ça me paraît important d'y répondre. Le président de la République n'a pas reçu les questions en avance. C'est une règle déontologique qui est importante et c'est ce qu'on applique à toutes nos interviews politiques. Il n'a pas de droit de regard non plus sur le montage. D'ailleurs, il n'y a tout simplement quasiment pas de montage sur cette interview.
Pour ceux qui se posent la question d'ailleurs, on avait réfléchi à faire l'interview en direct, sauf que ça aurait été dans l'après-midi en raison des disponibilités du président de
la
République. Donc on a préféré le diffuser le soir même. Alors on a échangé un peu plus d'une heure il me semble. Évidemment, j'aurais voulu aborder plus de sujets, aller plus loin sur beaucoup de choses, mais j'ai essayé de creuser un maximum de thématiques qui sont importantes. L'interview est donc disponible, je le disais, en podcast audio et sur la chaîne YouTube dédiée au grand format. Je vous invite à découvrir évidemment tout ça. On aura l'occasion d'y revenir dans la semaine. Je tiens en tout cas dès maintenant à vous remercier pour votre confiance. Je suis preneur aussi de vos retours parce qu'on fait rarement finalement d'interviews politiques. La dernière,
il
me semble que c'était Volodymyr Zelensky. Et forcément, c'était un autre contexte. Mais là, ça me semblait important de le faire. Bref, merci pour votre confiance. Je laisse la parole à Laurie pour les actualités en bref et je reviens juste après.
Merci Hugo et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette actu. En Israël, le camp de Benyamin Netanyahou est en tête des élections législatives après le dépouillement de près de 85% des bulletins de vote. D'après les estimations, sa coalition avec la droite et l'extrême droite obtiendrait à ce stade 53 sièges sur les 120 que compte le Knesset, le Parlement israélien. Le bloc d'opposition mené par le candidat de centre-droit Gadi Eisenkot arriverait juste derrière avec 48 députés. Les 19 sièges restants pourraient être divisés entre les partis arabes. À ce stade, aucun des deux camps n'atteindrait donc les 61 sièges nécessaires pour avoir la majorité au Parlement.
Des négociations vont devoir s'ouvrir pour tenter de former un gouvernement. Les partis arabes pourraient jouer un rôle décisif, mais une partie de l'opposition refuse de s'appuyer sur leur soutien. Bref, la formation d'un gouvernement s'annonce donc très compliquée. Alors attention, il s'agit d'estimation à partir des premiers dépouillements. Les résultats définitifs seront connus dans les prochains jours.
En fin d'après-midi, Benyamin Netanyahou a accusé les partis arabes d'avoir volé les élections et a assuré que le Likoud, donc son parti, pouvait fournir à la police des preuves, je cite, de corruption, de menaces, de violences, de falsifications et d'utilisation de logiciels interdits pour inciter les électeurs à voter. Deuxième actu, en Espagne, au moins 68 personnes sont mortes et 80 autres ont été blessées après une collision entre deux trains à grande vitesse ce mercredi matin au sud de Madrid, selon les autorités régionales. La protection civile évoque un bilan plus lourd avec au moins 179 blessés.
Plus de 540 personnes se trouvaient à bord de ces deux trains de la Société publique nationale Renfe et de la compagnie privée IRIO. Le premier a percuté le second à plus de 100 km heure sur l'axe reliant Madrid à Sivy et ils ont déraillé. Un plan d'urgence a été déclenché, des secours ont été envoyés sur place. Alors pour le moment, on n'en sait pas plus sur les causes de l'accident, mais il serait probablement dû à une erreur humaine. Alors que le train IRIO était immobilisé à cause d'une défaillance, un régulateur aurait ordonné au train Renfe de poursuivre sa route, selon le journal El País.
Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est dit consterné par ce grave accident ferroviaire et a dit adresser toute son affection, sa solidarité et son soutien à toutes les victimes et à leur famille. Emmanuel Macron a également réagi exprimant la solidarité de la France au peuple espagnol. Cet accident intervient moins d'un an après le tragique accident entre deux trains à haute vitesse survenu à Adamoze en Andalousie le 18 janvier dernier qui avait fait 46 morts. Troisième actu au Brésil, Flavio Bolsonaro, le candidat d'extrême droite battu au second tour de la présidentielle ce week-end, a pris la fuite et a quitté le Brésil après sa défaite.
Il est visé par plusieurs enquêtes, il est notamment soupçonné d'avoir détourné l'équivalent de 10 millions d'euros pour faire du lobbying pour les intérêts de sa famille auprès des Etats-Unis. Cet argent devait servir à l'origine à financer un documentaire sur son père, l'ancien président du Brésil, Jair Bolsonaro. Flavio Bolsonaro pourrait aussi être impliqué dans une affaire de blanchiment d'argent liée à des entreprises de paris sportifs.
Et
enfin, la justice enquête sur un possible financement étranger de sa campagne par un lobby conservateur. Flavio Bolsonaro a donc quitté le Brésil ce mardi avec son épouse et ses deux filles, en passant d'abord par l'Argentine avant d'embarquer dans un avion privé pour se rendre en Équateur. Flavio Bolsonaro est finalement arrivé en Floride aux Etats-Unis ce mercredi, où lui et sa famille se sont vus accorder des visas par l'administration Trump. De son côté,
le
président brésilien Lula a immédiatement qualifié ce départ de
«
honteux ». Quatrième actu, en déplacement aux Bahamas, le roi Charles III a reconnu, je cite,
«
les grandes souffrances et injustices du passé » en référence à l'esclavage pendant la période coloniale britannique. Il avait déjà qualifié l'esclavage d'atrocité épouvantable en 2021. Le roi est actuellement en tournée dans trois pays, les Bahamas, le Guyana et Antigua et Barbuda, qui sont tous les trois membres du Commonwealth, une organisation qui rassemble principalement d'anciennes colonies britanniques. C'est sa première tournée dans les Caraïbes depuis son couronnement. Elle intervient alors que plusieurs pays de la région réclament des réparations pour l'esclavage.
En septembre, la Caricom, une organisation de 23 Etats membres et associés des Caraïbes, a relancé un plan de réparation, comprenant notamment des compensations financières. La Jamaïque a également demandé à ce que la justice examine la légalité de l'esclavage à l'époque où il était pratiqué. Quand le roi est arrivé sur le lieu de son discours ce mardi, des manifestants l'attendaient avec des pancartes sur lesquelles était écrit, je cite, « payez ce que vous nous devez ». Malgré les regrets exprimés par le roi, il n'y a encore jamais eu d'excuses officielles de la part du Royaume-Uni qui rejettent toute idée de compensation financière.
Cinquième actu, un tiers des élèves de CE2, CM1 et CM2 déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle à l'école, selon une enquête de l'Éducation nationale publiée ce mardi. Elle a été menée à partir d'un questionnaire donné à 11 200 élèves d'écoles publiques et privées, et ces violences incluent des tentatives de baiser, de gestes ou de caresses sans consentement, ou le fait d'avoir été regardés ou gênés dans les toilettes de leur école. A noter que l'âge des auteurs des faits n'a pas été précisé. Les plus jeunes sont donc les plus touchés. Quatre élèves de CE2 sur 10, donc âgés de 8 à 9 ans, déclarent avoir subi une forme de violence sexuelle.
Les filles et les garçons se déclarent victimes dans des proportions similaires. L'enquête nous apprend aussi que 36% des élèves de ces trois classes, donc près d'un sur quatre, déclarent avoir été victimes d'une forme de violence. Ça inclut la mise à l'écart mentionnée par la moitié d'entre eux, les insultes ou moqueries, donc 43% ont fait l'objet, ou les bousculades volontaires pour 38% d'entre eux. A noter que seul un tiers des élèves déclarent en avoir parlé à un adulte après les faits.
Et on termine avec cette actu, les Français donnent en moyenne 18 euros de moins que l'an dernier aux associations, fondations et personnes en difficulté en raison de la baisse de leur pouvoir d'achat, selon une enquête de l'institut de sondage Odoxa. D'après ces estimations, les dons atteindraient 204 euros pour 2026, contre 222 euros en 2025. La baisse a été la plus importante du côté des cadres, qui donnent en moyenne 148 euros de moins, et dans la tranche d'âge des 35-49 ans, qui donne 127 euros de moins. A noter que les 18-24 ans ont presque compensé ce dernier chiffre, en donnant 126 euros de plus en moyenne que l'année précédente.
Au total, c'est un tiers des Français qui a réduit ces dons, et près de 9 personnes sur 10 ont expliqué que c'était parce qu'ils pouvaient moins se le permettre qu'avant. Par ailleurs, 66% des gens qui donnent moins avaient des doutes sur l'utilisation qui était faite de leurs dons. A l'inverse, les Français qui ont fait plus de dons l'ont fait parce que certaines causes les ont touchés, et moins parce qu'ils pouvaient davantage se le permettre. Le sondage précise également que 16% des Français, donc un Français sur six, fait appel à la solidarité pour s'en sortir, dont la moitié pour les dépenses du quotidien, comme payer les factures d'énergie, les courses ou le loyer.
Merci beaucoup Laurie pour ces actualités. Alors je le disais, pour découvrir l'interview, elle est disponible en podcast, directement sur le flux de podcast, ou alors sur la chaîne YouTube dédiée aux actus du jour. Je vous mets tous les liens qu'il faut en description. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, on continue à vous informer, et on vous tient au courant sur le reste de l'actualité.
Prenez
soin
de vos proches.