Édouard Philippe sur France 2 : trois ans à Matignon et il nous fait la leçon, je démonte tout
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Premier extrait, on l'écoute. Vous me demandez ce que je veux faire du pays. C'est très simple et je l'ai évoqué. Lui redonner sa puissance. »
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« 19 février 2020, Matignon publie un communiqué. Il annonce l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim. Deux réacteurs qui tournent, qui produisent de l'électricité française et qu'on éteint. Le décret est signé par qui ? Édouard Philippe, Premier ministre. »
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« Le 31 mars, elle a ouvert une enquête approfondie sur l'aide de l'État français à EDF. Sans son feu vert, EDF ne peut pas boucler son financement. »
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« Février 2019, ton gouvernement veut marier Alstom avec l'allemand Siemens pour faire un géant du train face au Chinois. La Commission européenne, qu'est-ce qu'elle dit ? Non, interdit. »
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« budget 2019, ton gouvernement. 2650 postes supprimés dans les collèges et les lycées publics. »
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« Novembre 2018, allez, on y va. La hausse des taxes sur le carburant, c'est ton gouvernement. Les gilets jaunes, c'est sous toi. »
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« depuis le jour où tu es entré à Matignon, la France a pris plus de 1300 milliards de dettes en plus. »
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« Loi du 23 mars 2019, ton gouvernement. Elle dit quoi cette loi ? que le juge n'a plus le droit de prononcer une peine de prison ferme d'un mois ou moins et que jusqu'à 6 mois la peine doit être aménagée sauf impossibilité. »
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« Fenheim, c'est lui, les postes de prof, c'est lui, les courte peine sans prison, c'est lui, les gilets jaunes, c'est lui. »
Temps de parole
- ?100 %
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Mais comment on peut encore inviter des gens comme ça sur les plateaux surtout du service public ? Hier, Édouard Philippe a promis de rendre à la France sa puissance, son école et son ordre. Et c'est le même qui a signé la fermeture de Fessenheim, supprimer des postes de prof dans les collèges et les lycées et fait voler la loi qui évite la prison aux courtees peine. 3 ans à Matignon, 3 ans avec tous les pouvoirs quasiment. et il revient nous vendre exactement ce qu'il a démoli. Alors, on va prendre ce qu'il a dit. Je crois que c'était l'heure de vérité, je sais plus exactement. Bref, on s'en fout. Morceau par morceau. Et à chaque morceau, je vais lui remettre son bilan sous le nez. Ben ouais, parce qu'on va
sortir si vous voulez, j'ai fait exprès de découper pour qu'on puisse sortir à chaque fois du marketing et nous, on va parler du réel. Eux, ils vont mentir et nous on va dire la vérité. Voilà, je précise une chose, je peux pas passer toute la séquence pour des raisons de droit, vous le savez, droits de diffusion, machin. Donc je vais vous passer les séquences une à une entrecoupé et puis on va les commenter ensemble et puis on va lui dire la vérité à chaque fois et vous pourrez aller vérifier vous-même l'émission en entier. Je j'invente rien. Premier extrait, on l'écoute. Vous me demandez ce que je veux faire du pays. C'est très simple et je l'ai évoqué. Lui redonner sa puissance. Pas parce que je considère que la France doit être puissante pour conquérir le
monde, parce que nous avons besoin de cette puissance dans un monde dangereux. Donc cette puissance, je l'assume. Alors, il veut lui redonner sa puissance à la France et il ajoute qu'il l'assume cette puissance parce que le monde est dangereux. D'accord Édouard, on va parler de puissance. 19 février 2020, Matignon publie un communiqué. Il annonce l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim. Deux réacteurs qui tournent, qui produisent de l'électricité française et qu'on éteint. Le décret est signé par qui ? Édouard Philippe, Premier ministre. Premier ministre, c'était toi. Oui. Et dans ton communiqué, tu appelles ça une première étape. Une première étape parce que ton plan pour l'énergie prévoit d'arrêter 14 réacteurs en tout. Voilà l'homme qui vient nous parler de puissance à la
télé, s'il vous plaît. Et aujourd'hui, on en est où ? La France veut construire de nouveaux réacteurs. Très bien. Sauf que pour financer nos centrales avec notre argent, il faut l'autorisation de qui ? de la Commission européenne. Vive la souveraineté version macroniste. Le 31 mars, elle a ouvert une enquête approfondie sur l'aide de l'État français à EDF. Sans son feu vert, EDF ne peut pas boucler son financement. Et derrière, il y a qui ? Il y a l'Autriche qui a déjà attaqué en justice les projets nucléaires de la Hongrie et du Royaume-Uni qui nous menace. Tu veux un autre exemple ? Celui-là, tu le connais par cœur. Tu étais à Matignon aussi. Février 2019, ton gouvernement veut marier Alstom avec l'allemand Siemens pour faire un géant du train
face au Chinois. La Commission européenne, qu'est-ce qu'elle dit ? Non, interdit. Ton ministre de l'économie parle d'erreur économique et la fusion, elle se fait ? Bien sûr que non. Vous avez rallé et vous avez obéi. C'est tout ce que vous savez faire. Et en janvier de cette année, le Mercossur, cet accord de libre échange avec l'Amérique du Sud dont nos agriculteurs ne veulent pas, ceux qui produisent n'en veulent pas. La France vote contre, ça passe quand même. Alors, explique-moi Édouard, elle est où la puissance quand tu es pied et point lié à la Commission européenne ? Quand il faut demander la permission à Bruxelles pour construire une centrale, pour marier deux entreprises, pour protéger tes paysans, elle est où la
puissance ? Un pays puissant, bah c'est un pays qui décide, pas un pays qui subit. Nous, on décide plus, on subit. Et là-dessus, dans ta belle tirade là, il y a pas un seul mot. On continue. Comment est-ce qu'on fait pour restaurer la puissance française ? À mon avis, on se concentre sur trois priorités. La première, c'est l'école parce que la puissance, ça passe par l'intelligence, par l'intelligence collective, par la bonne formation, par la bonne compétence. Donc, on met le paquet sur l'école. Je dis en permanence que ma première priorité c'est l'école et c'est l'éducation. Sa première priorité c'est l'école. Il explique que la puissance passe par l'intelligence, par la bonne formation et que donc il faut mettre le paquet sur l'école. Mettre le paquet et tu l'as eu
l'école pendant 3 ans avec ton ministre de l'éducation avec une majorité absolue à l'assemblée avec tous les pouvoirs et tu en as fait quoi ? Alors je vais te donner des chiffres. budget 2019, ton gouvernement. 2650 postes supprimés dans les collèges et les lycées publics. Au moment où on attendait des dizaines de milliers d'élèves en plus, la même année, ta réforme du lycée sort les maths des matières obligatoires en première et en terminale les maths. 4 ans plus tard, il a fallu faire marche arrière et les remettre en première. Et aujourd'hui, ça fait 3 semaines que des centaines de lycées sont bloqués. Les casseurs, je vous en ai déjà parlé, je reviens pas dessus. Mais au départ, il
demandent quoi ces gens-là ? Ces lycéens là, c'est ses étudiants, il demande des profs, des classes moins chargées, des bâtiments qui tiennent debout. Tu as supprimé des postes de prof au lycée et 7 ans après, je crois c'est ça. Ouais, c'est ça. 7 ans après, les lycéens sont dans la rue parce qu'ils manquent des profs et toi tu débarques là tranquille en prime time, en pleine crise des lycées pour nous dire que l'école c'est ta priorité en permanence. Non mais n'importe quoi. En permanence sauf quand tu as le pouvoir en fait. Mais tu te moques de qui Édouard ? Édouard, tu te moques de qui ? Ça c'est la réalité. sa prospérité, je l'ai indiqué tout à l'heure et je suis sûr que vous l'avez entendu, qu'on ne pouvait pas défendre nos intérêts, qu'on ne pouvait pas être
puissant si on éétait pas prospère. Il faut donc qu'on rétablisse la prospérité française et toutes les propositions que j'ai formulé visent à rétablir la prospérité française. Rendre au pays sa prospérité. Il dit qu'on ne peut pas défendre nos intérêts si on n'est pas prospère et que toutes ces propositions servent à la rétablir. Oh bah alors la rétablir rétablir, ça veut dire qu'elle est plus là. Elle a disparu sous qui ? Tu peux me dire ? Sous Macron. Et le premier à avoir gouverné sous Macron, c'est qui ? Bah c'est toi. Novembre 2018, allez, on y va. La hausse des taxes sur le carburant, c'est ton gouvernement. Les gilets jaunes, c'est sous toi. C'est ton gouvernement. Des gens qui travaillent et qui n'arrivaient plus à faire le plein pour aller travailler comme là maintenant là.
C'était ça ta prospérité. Et puis la dette. Bah oui, depuis le jour où tu es entré à Matignon, la France a pris plus de 1300 milliards de dettes en plus. Tu vas me dire que tu es parti en 2020. Oui, sauf que ton camp lui n'est jamais parti en fait. Il gouverne depuis 2017 sans interruption. Même quand il perd les élections, il garde la main. Et cet été, des ministres du gouvernement actuel se sont ralliés à ta candidature. Tu n'es pas l'opposition, Édouard. Tu es la suite, la continuité, la continuité du désastre annoncé. Et ta grande proposition pour la prospérité, mais on la connaît. La retraite à 65 ans. Par contre, l'effort c'est pour vous et c'est tout de suite. Continue. Et la troisème c'est la question de
l'ordre qui passe notamment par une réforme ambitieuse en matière de justice. Une réforme ambitieuse de la justice. Alors là, c'est le plus gros, les oser quand même parce que la réforme de la justice, bah tu l'as déjà faite. Loi du 23 mars 2019, ton gouvernement. Elle dit quoi cette loi ? que le juge n'a plus le droit de prononcer une peine de prison ferme d'un mois ou moins et que jusqu'à 6 mois la peine doit être aménagée sauf impossibilité. Relet électronique, semiliberté. En clair, pas de cellule. Et tu sais qui a écrit une proposition de loi pour défaire tout ça ? Ton propre parti, les députés Horizon l'ont fait voter à l'Assemblée nationale en avril 2025 et toi en meeting cet été, tu promets bah des courtes peines appliquées systématiquement. exactement
ce que ta loi a empêché. Donc tu fais campagne contre ton propre bilan et tu espères que personne ne s'en souvienne. Édouard les prisons pareil. Le plan de 15000 places lancé sous quel gouvernement ? Ah oui, gouvernement Édouard Philippe. D'après la Cour des comptes en septembre 2025, à peine plus d'un tiers était livré. L'ordre donc avec toi, on a déjà vu ce que ça donne Édouard. Mais oui, ben oui, ben oui. Puissance, confiance. Hm. Notre pays doit reprendre confiance en lui. Vous savez ce que je dis en permanence à tous les gens que je crois, c'est "Croyons en nous. Croyons en nous." Il termine sur la fierté. Il veut rendre au français des raisons de croire à la fierté française.
Mais on y croit nous à la France hein. Les Français n'ont pas un problème de confiance en eux ni de confiance en la France. Ils ont un problème de confiance en vous. Bah oui, ils ont raison puisque c'est vous qui avez amené le pays à ce désastre, à cette situation catastrophique. Tu demandes la confiance à qui en fait ? À des gens à qui on a fermé une centrale qui fonctionnait bien ? À des parents dont les enfants n'ont pas de prof ? À des victimes qui voient le condamner rentrer chez lui avec un bracelet ou à ceux qui ont enfilé un gilet jaune parce que bah ils s'en sortaient plus tout simplement. Tout ça c'est pas mon opinion. Ce sont tes décrets, tes lois, tes budgets. Édouard, ceux qui ont mis le pays dans cette bouise pour pas dire autre chose viennent nous expliquer que ce sont eux
qui vont restaurer la confiance. Mais c'est une vaste blague pour pas dire une grosse escroquerie. Et puis ce qui me rend dingue, c'est que pendant toute cette tirade sur le plateau, personne ne l'arrête. Personne pour lui poser à ce moment-là la seule question qui compte. Mais tu étais où toi pendant ces 3 ans et tu as fait quoi ? quand tu avais tous les pouvoirs. Non mais personne. Les journalistes mais sont d'une complaisance mais incroyable. Non mais franchement les amis, il faut le dire au effort. Eddouard Philippe c'est pas un homme neuf. Ce sont des bêtises ça. C'est le premier ministre d'Emmanuel Macron et c'est avec lui que tout a commencé. Euh Fenheim, c'est lui, les postes de prof, c'est lui, les courte peine sans prison, c'est lui, les gilets
jaunes, c'est lui et cetera et cetera. Et il revient tranquille avec six mots le mec. Puissance, école, prospérité, ordre, confiance, fierté. Six mots sur lesquels tout le monde est d'accord, ça il y a pas de problème. Personne n'est contre l'école, bien au contraire. Personne n'est contre la fierté, bien au contraire. Et tout le reste. C'est fait exprès tout ça. C'est un discours où il n'y a rien à contester parce qu'il ne dit rien. Ils vous dit ce que vous avez envie d'entendre. Par contre, ce qu'il ne dit pas, c'est l'essentiel, la clé de tout. celle qui va déverrouiller toutes ces belles paroles et toutes ces belles intentions. Tu peux pas promettre la puissance et laisser Bruxelles décider de tes centrales, par exemple, de tes usines, de ton agriculture, de
ton budget. Non, ça marche pas. Soit tu reprends le pouvoir de décider, soit tu fais des phrases comme lui là. Sauf que la différence entre ce que je vous dis là et lui, c'est que lui, il a un bilan. Lui, il fait des phrases mais il a un bilan derrière. Et son bilan, il dit tout le contraire, je viens de vous le dire. et il le sait très bien tout ça. Il a gouverné, il a vu la commission lui dire "Non, promettre la puissance aujourd'hui quand on sait qu'on a plus les manettes, c'est pas de l'optimisme, c'est mentir aux gens les yeux dans les yeux." Et ça, ça s'appelle de l'escroquerie. Et je vous le dis depuis des semaines, c'est derrière lui qu'ils vont tous se ranger et ils font semblant de se battre et à la fin, vous verrez, ils vous le présenteront comme le
sérieux, comme le raisonnable, comme le rempart, comme la garantie de la continuité du pays et cetera. Sauf que ce mec-là a un bilan encore une fois, la puissance, la France la retrouvera le jour où elle décidera de nouveau pour elle-même, pas avant. Tout le reste, c'est du blabla. On a déjà suffisamment d'exemples pour démontrer ce que je viens de vous dire et on retrouvera jamais la puissance avec ceux qui l'ont laissé filer. Les amis, partagez s'il vous plaît cette vidéo. Je pense qu'on en a pas fini avec Édouard mais bon à chaque fois que je je j'avais promis à chaque fois que j'allais le voir passer qui allait faire des grandes phrases, j'allais lui remettre son bilan sous le nez. Et là c'est ce que je viens de faire. Allez, sur ce, je vous souhaite
une bonne journée et je vous dis à la prochaine.