Services publics dans le Finistère : "C'est notre richesse commune", rappelle la CGT
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Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous en grève aujourd'hui, tout simplement ?
- 0:54OuverteRéponse directe
Les fonctionnaires auraient perdu 16% de pouvoir d'achat déjà depuis 2017, d'après votre numéro 1, Sophie Binet. Concrètement, quelle est votre situation à vous, par exemple ?
- 1:32OuverteRéponse directe
Vous êtes dans quel secteur, vous ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Là encore, vous dites qu'il n'a pas évolué depuis combien d'années ?
- 2:24OuverteRéponse directe
Quand le carburant prend 1 euro par litre, comprenez bien que sur un plein, c'est 40 euros. Sur trois pleins par mois pour aller au travail, c'est 120 euros. Donc, 120 euros pour quelqu'un qui est au SMIC, par exemple, et il y a plus de 900 000 fonctionnaires, par exemple, qui sont en dessous du seuil de pauvreté.
- 3:02OuverteRéponse directe
À quoi faut-il s'attendre concrètement dans le Finistère aujourd'hui en termes de mobilisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54PrésentateurChiffre
« Les fonctionnaires auraient perdu 16% de pouvoir d'achat déjà depuis 2017, d'après votre numéro 1, Sophie Binet. »
- 1:27?Chiffre
« Moi, personnellement, j'ai augmenté de 150 euros en 10 ans. »
- 4:45PrésentateurFait
« On l'a vu avec le classement PISA récemment. »
Temps de parole
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- Présentateur 235 %
- ?6 %
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Sur ICI Braille-Zizel, on parle de la journée nationale de mobilisation dans les services publics, ce matin avec notre invité Sébastien.
Oui,
journée à l'appel de l'intersyndical à deux jours de la présentation du budget 2027, avec des manifestations dans 170 villes du pays et en Bretagne notamment. Bonjour Ludovic Morin.
Bonjour.
Merci d'être en ligne avec nous ce matin sur ICI Braille-Zizel. Vous êtes le secrétaire général de la CGT du Finistère. Pourquoi êtes-vous en grève aujourd'hui, tout simplement ?
Tout
simplement pour la défense des services publics. Ce
n'est
malheureusement pas la première fois, mais on continue de se battre pour ceci parce que c'est de la richesse commune, vous savez. Donc les services publics, les fonctionnaires, les bas salaires, la précarité dans les services publics, tout ça c'est devenu malheureusement coutumier. Et aujourd'hui, plus que jamais, il faut aller combattre et se mobiliser dans la rue. Parmi les motifs de mécontentement et les raisons de votre mobilisation, il y
a
la question des salaires, vous l'avez évoqué. Les fonctionnaires auraient perdu 16% de pouvoir d'achat déjà depuis 2017, d'après votre numéro 1, Sophie Binet. Concrètement, quelle est votre situation à vous, par exemple
?
Ça n'est pas du conditionnel. Les fonctionnaires ont réellement perdu. Imaginez-vous simplement que le gel d'indices bloqué depuis 15 ans, imaginez-vous un salarié du privé
sans
augmentation depuis 15 ans. Vous comprenez bien qu'avec les prix qui augmentent
à
13%, par exemple, selon l'initié dernièrement depuis 2021, vous comprenez bien qu'on a forcément perdu
du pouvoir
d'achat. Moi, personnellement, j'ai augmenté de 150 euros en 10 ans.
Vous
êtes dans quel secteur, vous
?
Dans les finances publiques.
Dans
les finances publiques. Le point d'indice dont vous parlez aussi, c'est l'autre question, l'autre raison de votre mobilisation, puisque le gouvernement veut de nouveau le geler pour l'an prochain.
C
'est ce point d'indice, c
'est
ce qui sert à calculer la rémunération de base des fonctionnaires. Là encore, vous dites qu'il n'a pas évolué depuis combien d'années
?
Une quinzaine d'années, une fois il a augmenté en 15 ans. C'est un vrai problème,
en
fait, parce que nous,
on
n'a pas comme dans le privé, et même dans le privé, c'est compliqué, c'est parce que je dis, mais on n'a pas les NAO en début d'année. Donc, forcément, on est lié à notre carrière personnelle et surtout à ce point d'indice
qui
détermine notre traitement en fin de mois. Et ça, ça rend le quotidien encore plus difficile quand le carburant, par exemple, ou notamment, grimpe comme on le voit en ce moment avec la crise en Iran
?
Comme on le voit en tous les cas,
je
ne
sais
pas si c
'est
collectif en Iran, mais quand le carburant prend 1 euro par litre, comprenez bien que sur un plein, c'est 40 euros. Sur trois pleins par mois pour aller au travail, c'est 120 euros. Donc, 120 euros pour quelqu'un qui est au SMIC, par exemple, et il y a plus de 900 000 fonctionnaires, par exemple, qui sont en dessous du siècle de pauvreté. Comprenez bien que 150 euros par mois d'augmentation, c'est insupportable.
C
'est un peu moins de 900 000, 862 000, près d'un fonctionnaire sur six qui, effectivement, a touché un salaire de base inférieur au salaire minimum cette année. Et le gouvernement a d'ailleurs dû leur verser une indemnité. Voilà les raisons de la colère. À quoi faut-il s'attendre concrètement dans le Finistère aujourd'hui en termes de mobilisation
? Alors,
à la colère,
il
y a effectivement cette colère qui est précisée, mais il y
a
aussi celle de l'absence des services
publics qui
détériorent, des services publics qui détériorent, avec l'absence des services publics même en territoire rural. Donc, là aussi, c'est une de nos revendications. Elle n
'est
pas nouvelle, mais jour après jour, mois après mois,
ces
services publics sont dans le dur. Donc, on s'attend à beaucoup de monde, on l'espère véritablement, malgré les conditions qu'on vient de nous décrire, les conditions de salaire en particulier.
On
attend beaucoup de monde, mais il y a toutes les raisons que les colères soient agrégées aujourd'hui. On a une inter-syndicale complète. Ici, dans le département, on a trois lieux de manifestation. À Morlaix, 10h30, place des otages. Brest, 11h, place de la Liberté. Et Quimper, 10h30, place Saint-Corentin. Donc, on l'espère et on sait en plus que la jeunesse pourrait nous rejoindre.
La
jeunesse, c'est-à-dire les lycéens qui mobilisent en ce moment aussi un peu partout en France, qui bloquent des lycées ?
C
'est ça, les lycéens, les étudiants aussi. Je suis assez satisfait de voir que les jeunes prennent la parole à travers les mobilisations ou à travers la rue. La rue est un endroit, il est un lieu de démocratie, comme les autres.
Peut
-être même plus important que les urnes, surtout dans l'état où elles sont aujourd'hui. Donc, je me satisfais d'autant plus ce jour, puisqu'on est autour d'une thématique extrêmement importante, à notre richesse commune, celle des services publics.
C
'est dans l'éducation que le mouvement va être le plus suivi
? En
tous
les
cas, c'est sûrement ici qu'elle sera le plus ressentie, puisque vous le savez, quand les écoles ferment de suite, on en a la répercussion chez les usagers. Mais je pense que la mobilisation sera suivie dans beaucoup,
beaucoup de
secteurs, et y compris bien.
D
'autant que la situation se détériore dans l'enseignement, ce n
'est
pas simplement au niveau des salaires. On l'a vu avec le classement PISA récemment. Les enseignants parlent de défense de services publics, dénoncent un manque de moyens, un déclassement de la France. Vous êtes d'accord avec ça
?
Je suis d'accord avec le fait qu'effectivement, on a fait des choix budgétaires ces dernières années qui font que mettre à mal les services publics, l'éducation fait partie des services
publics
qui en souffrent. Mais on pourrait penser à la santé,
on
pourrait penser à mon secteur, on pourrait penser à la dépendance. Il n'y a pas beaucoup d'endroits, je dirais même qu
'il
n
'y a
pas d'endroits où ça irait plutôt bien. Mais ça, encore une fois, c'est la faute des choix budgétaires. Ce n
'est
pas un problème d'ailleurs de l'enjeu de ne
pas
savoir
comment on
fait avec l'argent.
C'est surtout
comment on répartit les riches et
la
somme.
Et
on en saura plus dans deux jours puisque le gouvernement présente son budget 2027 et c'est la raison pour laquelle vous vous mobilisez 48 heures avant. Merci Ludovic Morin d'avoir été en ligne avec nous ce matin, secrétaire général de la CGT du Finistère.
Merci
beaucoup Sébastien, il est 7h51.