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InterviewRTL (sur YouTube)· 7 juillet 2020 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Brice Hortefeux invité de RTL du 07 juillet 2020

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse partielle

    Nicolas Sarkozy n'aurait pas fait mieux en matière de gouvernement ?

  • 1:10OuverteRéponse directe

    Mais c'est un gouvernement qui penche à droite, on peut dire ça ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Encore une fois, j'insiste, mais Gérald Darmanin, au ministère de l'Intérieur, ça c'est un poste charnière pour la droite.

  • 3:04OuverteRéponse partielle

    C'est un gouvernement, un pouvoir auquel parfois, Nicolas Sarkozy, votre ami, donne des conseils.

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Brice Orteffet, vous l'avez félicité, Gérald Darmanin, c'est un de vos amis ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Vous trouvez qu'il incarne l'autorité, Gérald Darmanin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Invité politiqueFait
    « C'est pas un remaniement, c'est un ravalement. »
  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « Sur 30 ministres, il y en a 22 qui étaient déjà en place. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « Mme Pompili est contre l'électricité nucléaire, c'est-à-dire l'électricité propre. Elle est contre l'avion, contre le TGV, contre la voiture, pour une application idéologique d'une écologie punitive. »
  • 1:56Invité politiqueFait
    « Le résultat des municipales pour le pouvoir en place a été une catastrophe, puisque jamais dans l'histoire de la Ve République, le parti du président n'a obtenu un tel échec, c'est exact. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « Crise des gilets jaunes, ça se termine en queue de poisson, impossible à faire. »
  • 3:00Invité politiqueFait
    « Crise sanitaire, échec total, je ne parle pas simplement des commissions d'enquête. »
  • 3:12Invité politiqueChiffre
    « Tous les organismes internationaux, notamment vous avez une étude toute récente qui montre que sur 32 pays de l'Union Européenne, on est classé 26e, nous sommes la 5e puissance mondiale, et nous sommes classés 26e. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « La crise économique est devant nous, le pire est devant nous. Et ça, ce n'est pas un gouvernement de combat pour la crise ? »
  • 3:33Invité politiquePromesse
    « On ne retrouvera pas avant 2023 le niveau de richesse que nous connaissons aujourd'hui. »
  • 4:05Invité politiqueChiffre
    « Vous avez une augmentation de 8% sur une année des coups et blessures volontaires. »
  • 4:30Invité politiqueChiffre
    « Pendant le confinement, la garde des Sceaux sortante avait libéré 13 000 détenus. »
  • 4:55Invité politiquePromesse
    « Si rien n'est fait, c'est qu'il y aura 2 millions de migrants supplémentaires. »
  • 5:11Invité politiqueChiffre
    « Il y a 100 agressions par jour. »

Temps de parole

  • Brice Hortefeux81 %
  • Invité18 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous êtes sur RTL. Stéphane Carpentier, RTL Matin. 7h44, merci d'être là. Votre invité ce matin, Alba Ventura, est donc député européen et ancien ministre de l'Intérieur.

0:15
Invité

Bonjour Brice Hortefeux. Bonjour Alba Ventura. Alors Jean Castex, Premier ministre, Gérald Darmanin et Bruno Le Maire, deux piliers de droite au ministère de l'Intérieur et de l'Économie. Roselyne Bachelot, Chirakienne et Amit François Fillon à la culture. La surprise, Eric Dupond-Moretti à la justice. Dites-moi, Nicolas Sarkozy n'aurait pas fait mieux en matière de gouvernement ?

0:33
Brice Hortefeux

Bon, d'abord on nous avait annoncé un très grand chambardement. C'est ça la première observation. Et à l'arrivée sur 30 ministres, il y en a 22 qui étaient déjà en place. Donc c'est pas un remaniement, c'est un ravalement. Et ensuite, vous me dites, Sarkoziste, d'abord ça veut dire quoi ? Ça veut dire que finalement tout le monde a été, est ou sera un jour Sarkoziste. Pour paraphraser l'idée bien connue, ça, ça ne peut me faire que plaisir. Mais il ne faut pas confondre bien les sympathies personnelles, affectives, avec la réalité des politiques qui sont menées.

1:10
Invité

Mais c'est un gouvernement qui penche à droite, on peut dire ça ?

1:13
Brice Hortefeux

Oui, bien sûr, vous avez tout à fait raison. Mais donc ça veut dire que vous n'avez pas lu la totalité de la composition du gouvernement ? Parce que la numéro 2 du gouvernement, la numéro 2, Mme Pompili, ce n'est pas un poste secondaire, ce n'est pas secondaire. Elle est numéro 2. Et qu'est-ce que Mme Pompili ? Mme Pompili est contre l'électricité nucléaire, c'est-à-dire l'électricité propre. Elle est contre l'avion, contre le TGV, contre la voiture, pour une application idéologique d'une écologie punitive. Alors que nous, c'est exactement l'inverse. Nous, à droite, nous sommes pour une écologie incitative. Il fallait bien traduire le résultat des municipales, Brice Hortefeux.

C'est pour ça qu'elle est à ce poste. Si vous voulez rappeler que le résultat des municipales pour le pouvoir en place a été une catastrophe, puisque jamais dans l'histoire de la Ve République, le parti du président n'a obtenu un tel échec, c'est exact. Mais surtout, je pense, au-delà de l'anecdote, ce qui est important, c'est que les rédactions bruissaient depuis des jours. les rumeurs selon lesquelles il y allait y avoir des prises de guerre, des ralliements, des choses spectaculaires. Résultat, à l'arrivée, rien, nada.

2:31
Invité

Encore une fois, j'insiste, mais Gérald Darmanin, au ministère de l'Intérieur, ça c'est un poste charnière pour la droite.

2:39
Brice Hortefeux

Aucune prise de guerre, ça veut dire quoi, sur le fond ? Ça veut dire que ce gouvernement, ce pouvoir, a perdu tout attrait, toute capacité d'attractivité. Et c'est normal, parce qu'ils ont à vivre trois crises, et dans les trois cas, ils n'ont pas réussi à la gérer. Crise des gilets jaunes, ça se termine en queue de poisson, impossible à faire. Crise sanitaire, échec total, je ne parle pas simplement des commissions d'enquête.

3:04
Invité

C'est un gouvernement, un pouvoir auquel parfois, Nicolas Sarkozy, votre ami, donne des conseils.

3:08
Brice Hortefeux

Attendez, certainement pas sur la manière dont la crise sanitaire a été gérée, puisque je vous rappelle que quand même, tous les organismes internationaux, notamment vous avez une étude toute récente qui montre que sur 32 pays de l'Union Européenne, on est classé 26e, nous sommes la 5e puissance mondiale, et nous sommes classés 26e. Et enfin, crise économique, je vous l'affirme, la crise économique est devant nous, le pire est devant nous. Et ça, ce n'est pas un gouvernement de combat pour la crise ? Et on ne retrouvera pas avant 2023 le niveau de richesse que nous connaissons aujourd'hui. C'est ça la réalité, et donc il n'y a pas d'attractivité de la part du pouvoir.

3:41
Invité

Brice Orteffet, vous l'avez félicité, Gérald Darmanin, c'est un de vos amis ?

3:45
Brice Hortefeux

Il m'a appelé hier soir après sa prise de fonction, je l'ai naturellement félicité, il m'a appelé de manière très très républicaine, je lui ai souhaité bon courage, parce que la réalité, c'est que les clignotants sont au rouge, et il doit le savoir, et je suis sûr qu'il le sait, mais quand vous observez que sur les derniers chiffres connus, vous avez une augmentation de 8% sur une année des coups et blessures volontaires, c'est-à-dire que cela nous place au deuxième rang de toute l'Union Européenne pour la violence.

4:15
Invité

Et la violence et la délinquance ne cessent d'augmenter.

4:18
Brice Hortefeux

Oui, mais plus encore chez nous qu'ailleurs. Si vous prenez le taux d'homicide, c'est-à-dire les meurtres et les assassinats, ce taux est supérieur d'un tiers à l'Angleterre, de deux tiers à l'Allemagne. Quand vous savez que pendant le confinement, la garde des Sceaux sortante avait libéré 13 000 détenus, je vous le dis, la délinquance inéluctablement va reprendre...

4:41
Invité

Vous trouvez qu'il incarne l'autorité, Gérald Darmanin ?

4:44
Brice Hortefeux

Cette autorité dont on a tant besoin ? En tout cas, il va falloir qu'il réponde à ces défis, de la délinquance qui s'aggrave. Il va falloir qu'il réponde aux défis de la question migratoire, puisque la réalité du bilan du quinquennat Macron, si rien n'est fait, c'est qu'il y aura 2 millions de migrants supplémentaires. Et il va falloir qu'il réponde aux défis du malaise social chez les policiers... Et les gendarmes. Et les gendarmes, et d'ailleurs les pompiers, et plus largement tous les dépositeurs de l'autorité publique. Je vous rappelle qu'il y a 100 agressions par jour...

5:13
Invité

Et vous êtes soulagé de voir partir Christophe Castaner ?

5:16
Brice Hortefeux

Je ne doutais pas de la bonne volonté de Christophe Castaner, je ne doute pas de la bonne volonté du nouveau ministre, et je lui souhaite naturellement bon courage. Mais je dis attention, tous les clignotants sont au rouge. Délinquance, migration, malaise policier.

5:35
Invité

Gérald Darmanin cite souvent Édouard Balladur, qui dit que pour atteindre l'Elysée, il faut passer par le budget et l'intérieur, comme Nicolas Sarkozy. C'est un président siable en puissance, selon vous ?

5:45
Brice Hortefeux

Un exemple ne fait pas une règle. Et il ne vous a pas échappé que les deux auxquels vous pensez, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ont aussi présidé leur famille politique, dans la durée, avec des échecs, des défis, des difficultés. Pour Gérald Darmanin, ce n'est pas lui faire injure, que de dire qu'on ne sait pas très exactement aujourd'hui quelle est sa famille politique. Bien. On va rester à droite. Le retour de Roselyne Bachelot en politique, ça vous réjouit ? Écoutez, sur cette antenne, on est tenté de dire que l'arrivée de Roselyne Bachelot ne suffit pas à faire un gouvernement de grosse tête.

6:19
Invité

Dis donc, vous les avez préparés ce matin ? La surprise de ce gouvernement, c'est l'avocat Éric Dupond-Moretti au ministère de la Justice. D'abord, dites-moi, c'est un proche de Nicolas Sarkozy, Éric Dupond-Moretti ?

6:30
Brice Hortefeux

Non, mais c'est un avocat qui est écouté, qui est respecté, qui ne laisse pas indifférent. J'avais lu il y a quelques temps qu'il avait déclaré qu'il faisait davantage confiance à la cuisine de son pays qu'à sa justice. C'est vous dire l'ampleur de la tâche qu'il attend.

6:47
Invité

Mais c'est un franc-tireur qui a eu des mots assez durs à l'encontre de la justice. Ça, ce n'est pas pour vous déplaire. Vous avez vu que le syndicat majoritaire chez les magistrats USM parle d'une déclaration de guerre avec cette nomination.

7:01
Brice Hortefeux

Vous dites tant mieux ? Il lui appartiendra d'apaiser tout cela, mais il y a une tradition d'avocats qui ont été gardes des Sceaux et qui ont été souvent de grands gardes des Sceaux. Naturellement, on pense à Robert Bannater, mais ce n'est pas le seul.

7:18
Invité

Mais c'est un personnage particulier. Vous pensez que la grève peut prendre, qu'il peut jouer collectif ?

7:23
Brice Hortefeux

Non, mais moi, je ne suis pas devin. Donc, concernant sa personnalité, il a eu des déclarations multiples. Il y a celles que je viens de citer. Je crois que d'ailleurs, dans une pièce qu'il jouait, il avait déclaré... Il n'y a que les Français qui n'ont pas affaire à la justice, qui peuvent dire qu'ils font confiance à la justice de son pays. Là aussi, ça montre tout ce qu'il y a à accomplir dans son esprit.

7:47
Invité

Donc, vous pensez que ce sera peut-être l'occasion de faire une grande réforme de la justice avec un homme comme ça ?

7:51
Brice Hortefeux

En tout cas, il y a des questions qu'il faudra trancher. Je pense aux liens entre le parquet et la chancellerie. Moi, je ne suis pas favorable à ce qu'il y ait autant de politique pénale qu'il y ait de territoire. Je ne suis pas pour la création de ce que certains appelaient, un de vos confrères appelaient d'ailleurs, des chérifs. Donc, tout ça, ce sont des questions importantes qu'il faudra trancher, puisque c'est dans l'actualité aujourd'hui.

8:10
Invité

Vous vous attendiez à plus d'élus locaux, à plus de grands-mères dans ce nouveau gouvernement, puisque c'était ce qu'on avait dit justement à l'aune des municipales et de leur implication au moment de la crise sanitaire.

8:21
Brice Hortefeux

Oui, mais précisément, les élections municipales ont constitué un échec, qui est un échec, encore une fois, qui est sans précédent sous l'histoire de la Vème République. Échec de En Marche. Échec de En Marche pour le président de la République. Donc, c'est un gouvernement et c'est un pouvoir, c'est une majorité qui est déconnectée du terrain. Et là, donc, il court après cette réalité en essayant de la compenser. Mais cette réalité, elle est là et elle est électoralement là, puisque les électeurs en ont décidé ainsi, en n'accordant pas leur confiance au pouvoir en place.

8:55
Invité

Et Jean Castex, qu'est-ce qu'il vous inspire ? À la fois élu local et techno ?

9:01
Brice Hortefeux

Oui, vous écoutez, le président de la République a décidé... Et proche de Nicolas Sarkozy. Non, le président de la République a décidé de changer de collaborateur. Il a choisi un haut fonctionnaire, comme c'était le cas précédemment.

9:14
Invité

Donc, c'est un collaborateur, comme François Fuyon l'a été pour Nicolas Sarkozy.

9:17
Brice Hortefeux

Écoutez, chacun prend les mots qu'il veut, mais bien sûr... Il a dit qu'il ne serait pas un collaborateur. Mais, vous savez, dans les premiers ministres, il y a ceux avec lesquels on passe des accords. Il y a ceux qui sont des personnalités indépendantes, qui ont déjà leur sillon. Ce n'est pas le cas. Ce n'est pas du tout injurieux ou désagréable, mais je le constate. Il a choisi donc un haut fonctionnaire comme Premier ministre, comme l'était son précédent. Mais la question ne se pose pas tellement, à mes yeux en tout cas, en termes humains. C'est la question, est-ce que savoir s'il y aura plus de liberté pour l'économie et l'entreprise ?

Est-ce qu'il y aura plus de protection pour les Français ? Est-ce qu'il y aura plus d'ordre et d'autorité, alors qu'aujourd'hui, nous avons un étalage de désordre et de faiblesse ? C'est ça, la question. Ce sont les questions qui comptent. Et donc, vous répondez quoi ? J'attends de voir ou j'ai confiance en lui ? Ah non, mais nous, on n'est pas une opposition bornée, stupide, caricaturale, schématique, avec Christian Jacob, avec Bruno Rutaillot, avec Damien Abad, avec François Baroin, avec Laurent Wauquiez. Nous, nous voulons être une opposition, une opposition positive. C'est-à-dire que quand c'est bien, on le dit, et quand c'est pas bien, on le dénonce.

Donc, il y a un nouveau gouvernement. Prenons son acte et jugeons sur pièce.

10:31
Invité

Merci beaucoup, Brice Ortefeu.

10:33
Brice Hortefeux

Merci à toi.