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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 15 février 2024 18 min

Atos: vers un nouvel Alstom ? Le cri d'alarme d'Olivier Marleix

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Olivier marlex bonjour vcent Est-ce que avant de de s'intéresser au dossier Atos peut-être deux questions d'actualité première question est-ce que vous pensez sérieusement que le gouvernement vous suivra sur l'idée d'un référendum d'initiative partagé l'intérê c'est de avec le le référendum d'initiative partager c'est de de de l'imposer au gouvernement c'est est-ce que vous pensez que vous allez réussir à l'imposer il faut il faut pour ça il faut pour ça récolter 4,7 millions de de signatures je pense que les Français sont extrêmement motivé sur sur ce sujet le rip en particulier qu'on propose porte sur le bénéfice de de des aide sociale non contributive qu'on veut réserver aux Français ou aux étrangers après un certain nombre d'années de de résidence c'est c'est des points qui étaient normalement dans la dans la loi iniale qui on été voté dans la lo immigration large majorité à l'Assemblée au Sénat qui ont été donc vous voulez jouer le peuple contre le Conseil constitutionnel le le référendum d'initiative parlementaire a été prévu pour donner le dernier mot au peup je pense que soit les questions d'immigration il faudra y venir évidemment sinon on n'arrivera pas à faire sauter un certain nombre de verrous contre laave du Conseil constitutionnel donc hier la députée Stelle Youssoufa qui était assis à votre place reprocher OLR et orn d'ailleurs également la l'idée de vouloir étendre le droit du sol à tout le territoire en terme en clair sa test c'est dire si on part sur cette sur cette idée làà et bien c'est autant de temps perdu pour que on l'octroie dans l'immédiat à Mayotte je crois que la question du droit du du sol en réalité elle se pose elle se pose partout effectivement elle se pose à Mayotte le gouvernement a enfin décidé de passer à l'action et de de d'annuler le droit le droit du sol euh elle se pose elle se pose ailleurs évidemment euh d'ailleurs dans le la loi immigration que que la majorité euh avec l'appui de la droite et du RN avait voté euh on mettait sorte de conditions nouvelles dans lesquell on pouvait perdre le bénéfice du droit du sol donc oui il faudra remettre en cause ce droit du sol un peu partout euh vous n'êtes pas opposé au fait que euh on on on s'attaque d'abord et en priorité à Mayotte avant de s'attaquer au reste du territoire il y aur on pourrait on pourrait en débattre évidemment moi je préférerais que on aille l'essentiel il y a une situation de d'urgence absolue euh à à à Mayotte je crains que ça demande un peu plus de temps pour se mettre d'accord en France et trouver une majorité pour le faire évoluer en France en France métropolitaine bien entendu puisque Mayotte est le S unè département français depuis une réforme de Nicolas Sarkozi on va revenir sur le sujet qui doit nous occuper ce soir sur le dossier un petit peu obscur en tous les cas pour le grand public d'Athos mais auquel vous accordez énormément d'importance et on va y revenir notamment avec la réponse que vous avez fait que vous avez fait Elizabeth born au mois de septembre dernier quand vous lui avez posé la question justement et quand vous aviez lancé l'alerte sur la situation de ce Florent industriel français depuis depuis 6 ans nous avons considérablement renforcé les dispositifs de contrôle des investissements étrangers en France nous avons abaissé le seuil de déclenchement des contrôles nous avons étendu à de nouveaux secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle les semi-conducteurs ou la cryptographie résultat entre 2017 et 2022 le nombre de contrôles a plus que doublé monsieur le Président marlex je peux vous assurer que nous défendons les intérêts stratégiques de notre pays concernant atthos nous restons très vigilant à ce que nos intérêts souverains soient préservés en toutes circonstances je vous remercie est-ce que vous aviez été convaincu et de la réponse il y a 6 mois depuis 6 mois il s'est il s'est rien passé moi personnelle j'ai tiré la d'alarme au mois de au mois de d'août et encore c'était déjà c'était déjà très tard la la déconfiture d'Atos elle est elle est spectaculaire faut savoir qu'il y a 3 ans le cours de l'action était autour de 100 € quand monsieur Édouard Philippe ancien Premier ministre est rentré au conseil d'administration d'Atos en septembre 2020 de mémoire l'action était à 70 € il en est parti en juin 2023 elle était tombée à 13 € puis 7 € on est aujourd'hui à 2 2,50 € voilà c'estàd que cette entreprise qui va c'est le moment d'acheter cette entreprise quiivalit 10 milliards vaut aujourd'hui 260 270 millions d'euros alors ça c'est l'un des problèmes et c'est une entreprise c'est une entreprise absolument stratégique à à bien des égards le premier c'est c'est notre notre autonomie dans le domaine de la de la dissoision nucléaire que c'est les capacités de calcul les super calculateurs dont nous avons besoin pour pour notre défense nucléaire d'ailleurs c'est pas pour rien que que c'est l'élément central c'est le général de Gaul a voulu le Plan Calcul en 1966 de mémoire pour doter la France de capacité de calcul autonome pour euh pour l'arme nucléaire c'est c'est de là que qui est venu le Plan Calcul et le savoir-faire qui a développé Bull et désormais dans dans Atos n que l'héritage ça c'est une des premières missions essentielle à la souveraineté de manière plus plus générale donc Atos a grâce à ses super calculateur une capacité unique unique en Europe à fabriquer des des super calculateurs un super calculateur c'est des millions de milliards de de calcul à la seconde des millions de milliards avec les les les ordinateurs exasquel on parle même de mil Milard de milliards de calculs à la seconde qui peut nous faire croire dans un monde de l'intelligence artificielle que finalement on pourrait ne plus avoir besoin il n'y aurait plus d'jeux de souveraineté à avoir sur le sol européen une telle une telle entreprise et puis Atos c'est c'est d'autres tout un tas d'autres services on ma dire de cybécurité on a parlé de toutes les équipements tous les équipements notamment de de des g pardon ESS pour terminer juste la gestion de toutes nos données euh sur le site nos imp impô.gou le site Amélie de l'assurance santé euh les URSAF et cetera donc voe c'est une entreprise qui est absol partout a il y a deux il y a deux deux activités principales donc cette cette gestion des données et et qu'on appelle l'infogérance et puis il y a également toute cette partie qui est considérée comme la plus rentable la plus innovante avec la data les super les super calculateurs euh pourquoi vous vous ne voulez pas que ce soit ceindé alors à l'URE actuelle il y a 5 milliards d'euros de dette pour cette pour cette entreprise une dette qui va falloir d'ailleurs épurer très vite en partie d'ici 2025 en fait oui très vite non ça laisse un peu de temps on n pas dans dans la situation de de de casino qui était en sation de paiement avec des fournisseurs qui qui refusaient de de de de de livrer là on a jusqu'à fin 2025 c'estàd qu'on a quasiment 2 ans pour rler la question de la dette non pour rassurer les créanciers ce que ce que les créanciers veulent ce que les banquiers veulent ça être rassuré ils vous ont vu la déconfiture de la de la valeur de l'entreprise donc ils veulent être rassurés il il y a plein de façons de de de les rassurer assez assez rapidement euh Thierry Breton a une stratégie d'acquisition que certains jugeront trop ambitieux il voulez faire datos un géant des services du numérique avec une stratégie que je que que je sincèrement je ne condamne pas il voulait à la fois des solutions de stockage de de de données stockage sur des serveurs stockage Cloud des solutions applicatives et puis ces solutions de super calcul moi je suis absolument convaincu que il faut avoir la la la capacité des services numériques à rendre et que plus on avancera dans le temps plus il sera utile à une entreprise d'avoir cette capacité globale euh le problème c'est Al il y a eu un problème qui est une mauvaise acquisition et l'essentiel de la de la dette d'Atos vient d'une mauvaise acquisition faite en 2018 une entreprise américaine sappelle Sintel euh pour 3,4 milliards d'euros de de de mémoire qui a effectivement plombé avec quelques cadavres dans les placards qui a un peu plombé qu'est-ce que vous appelez les cadavres dans les placards je crois qu'il y avait un contentieux en fait qu' avent qu' n'avaient pas vu et donc donc ce sont ces acquisition qui plombe oui particulier une en particulier qui a plombé un pe les comptes d'Athos et surtout après le départ de de de tiierry Breton une gestion absolument pitoyable on a dépensé l'entreprise a dépensé des centaines de millions d'euros en conseil je crois que mainse entre autes a été très présent et l'entreprise a un peu procrastinée attardé n'a pas fait les réorganisations qui sont nécessaires après les opérations de de fusion acquisition alors certains vous disent que vous voulez vous en prendre à à travers cette cette polémique à Thierry Breton euh pour euh dans la dans la perspective notamment des élections européennes où il se retrou en T de cont je ne faire le contraire moi je je pas la Piège je dis que pour moi l'acquisition était peut-être un peu ambitieuse peut-être un peu rapide euh mais la faute elle est plutôt à ses successeurs qui n'ont pas su faire les les réorganisations derrière et trouver des synergies qu'il fallait trouver après tout tout ces acquisitions alors euh donc si je suis vous ne voulez pas qu'on qu'on cinde qu'on scinde pour garder non il y a je crois qu'il y a une vraie complémentarité en terme en terme industriel parce que les activités de fabrication très industrielle de de de super calculateur faut encore Athos est la seule entreprise européenne capable de fabriquer des super calculateurs un outil extrêmement original et à savoir-faire formidable euh on est sur des cycles qui peuvent être qui sont pas les mêmes que ceux de des activités d'hébergement ou de ou de data center donc ces activités ont des ont des des des business model assez différents des cycles d'affaires en tout cas assez différents et je pense qu'elles peuvent se elles peuvent se compléter donc pour moi c'est affaiblir l'entreprise que de la que de la cinder on n'est pas on n'est pas dans la situation de deun fois encore de de casino dorpa où faut faire des des des des ventes des ventes à la découpe oui mais enfin faut quand même il faut les éponger ces 5 milliards de dettes l'entreprise vaut aujourd'hui 200 à l'heure à laquelle on se parle 280 millions d'euros donc en réalité donc on est loin des 5 vous auriez un actionnaire un peu consistant qui serait euh reprendre euh 50 % du capital l'État par exemple euh coûterait pas cher hein 50 % des 260 millions d'euros euh 2 milliards d'euros pardon euh million million on parle bien en million oui d'accord mais enfin il aurait en plus il est cprit en plus pas très cher même les Américains 50 % que près de 2 milliards et demi de dett dans ces cas-là oui mais enfin une fois encore on a on est sur une entreprise qui faisait 10 milliards fait qui fait toujours autour de 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires donc voilà rassurer rassurer la les les créanciers rassurer les les banquiers c'est ce ça les rassure pas la perspective d'e nationalisation aujourd'hui je suis pas sûr vous savez même aux États-Unis aujourd'hui ce qui ce qui les inquiète c'est qu' qui a pas de qu' a pas d'actionnaire qui a pas de perspective regardez les AM les États-Unis qui sont un pays je crois un peu un peu libéral on dans une situation de confiture nationalisé temporairement general motor moi je persiste à penser que c'est aujourd'hui la solution la plus simple sinon sinon on n'évitera pas le l'éclatement de l'entreprise SA Sion en deux la solution la moins des raisonnable peut-être durons certains d'avoir d'un côté les activités de notamment de super calculateur et de l'autre côté des activités data center service numérique et d'infogérance vous êtes de ceux qui craignent une reprise des Activ é d'infogérence d'infogérence par Daniel Kinski oui je peux comprendre que le sujet était maintenant plutôt derrière nous mais effectivement je on sait pas et un jour c'est derrière nous un jour c'est on dit que écoutez C ass inquiéant de de voir effectivement au nom du patriotisme économique au nom de la souveraineté qui qui s'attache une fois encore aux actions aux activités Daniel KSK d'origine étrangère vous dit ça d'os moi j'étais partisan d'un d'un pacte de d'action ariat un peu plus un peu plus solide voilà je pas assez solide pas pas faire davantage de commentaires bah il arrivait à racheter l'entreprise une partie de l'entreprise tech Foundation avec pour 1 € symbolique voilà et il s'engageait à participer à une recapitalisation de de de l'autre côté il devenait actionnaire de de l'autre partie éidence stratégique à hauteur de 7 et5mi % sans débourser donc beaucoup d'argent est-ce qu'une reprise par Arbus c'est pas une bonne solution pour la partie la plus sensible le super calculateur et et la Big Data il y a il y a il y a Thalès il y a Airbus oui c'est les deux c'est les deux noms qui ont qui ont circulé mais l'un comme l'autre d'une part ne sont disposés qu'à reprendre une partie des activités donc ça veut dire que vous êtes favorable à une solution où on on reprend tout oui parce qu'une fois encore je je crois qu'il y avait quand même de une vraie vision dans ce qui était la stratégie de de de de de bon à l'époque voyez je ne l'acable pas bien au contraire et donc effectivement c'est cette façon de sauver les meubles de sauver les meubles mais c'est c'est l'abandon de de cette idée d'avoir un un champion français dans le secteur numérique vous êtes de ceux qui s'inquiéteraient si et pardon et aujourd'hui ce que j'observe c'est quand même que le rachat il se fait dans des conditions se discute sur des bases qui ne sont pas très flatteuses pour pour Athos puisque là où on parlait de 4 milliards pour la partie qui intéresse Airbus aujourd'hui on ne parle plus que de 1,5 1,8 milliards est-ce que vous êtes dessus c'est pour ça que je pens que qu'une intervention temporaire de l'État aurait été parfaitement justifiéeant de retrouver des actionnaires privés solide pour pour faire un tour de table et je pense que évidemment Airbus thalè d'ut aurait leur place autour de table mais sur en gardant l'intégrité de l'entreprise vous êtes pas de ceux qui craignent que vu que une partie de l'actionaria d'Arbus est allemand il y a un risque que les super calculateurs soit un petit peu dans les mains de nos cousins ah j'avoue que c'est pas que nous sommes un peu comment dire comment être un peu avisé par rapport à cette amitié à ce couple franco-allemand et que même sur le cas de de d'erbus sou d'une époque pas si lointaine où l'État français était prié de ne se mêler de rien donc que oui c'est pas c'est pas la solution qui m'enchante le plus euh est-ce que vous dites il y a un risque de démantellement est-ce qu'il y a pas aussi un autre risque c'est que les créanciers prennent le pouvoir et en particulier des fonds qui sont soit des HGE FS ou même des fond sû qui joue un rôle en ce moment très actif autour de autour d'Atos c'est pour ça que je crois qu'il faut surtout que le Gouvernement arrête de procrastiner vous rendez comptefin on est la crise est sur la table depuis maintenant mainant près de près de près d'un an ça fait près d'un an que le que le secrétaire général de l'Élysée reçoit des banquiers d'affaires euh monsieur Conner reçoit tout l'écosystème des je appeler les les liquidateurs sur autour de cette situation d'Athos euh donc il serait il serait temps quand même de passer de passer à la décision et derrière tout ça quand même tout un tas de de petits actionnaires de petits porteurs qui sont parfois des des sommes importantes hein qui ont été engagé qui sont qui sont totalement ruinés quoi et donc moi ce que je voudrais pas c'est que on laisse pourrire la situation pour terminer dans une de ces procédures extrêmement opaqu du type de de celle dans laquelle s'est terminé l'affaire casino ou Orpa de cette procédurees de conciliation accélérée créé par la loi Pact par Monsieur Macron et Monsieur le Maire et qui permet de sceller le sort d'une entreprise à deux trois personnes dans le bureau du président du tribunal de commerce je sais pas je pas qu'on arrive là qui c'est la Caisse des Dépôts comme c'est le cas pourpa finalement c'est pas si mauvais pour une rereise française c'est pas forcément très bien pour les actionnaires euh tous les florons nous dit Nicole sont démantelés les uns après les autres comment on arrête la l'émoragie Olivier marlex bah écoutez en ayant d'abord des des dirigeants politiques qui sont un peu conscients de de cet héritage formidable que nous avons ces champions nationaux cadatos est un peu est un peu différent mais euh Atos a hérité de de de Bull qui lui était un était un champion national ces champions nationaux ils ne sont pas nés par hasard ce sont pas des créations spontanées du du du marché ce sont le fruit les uns et les autres c'était vrai de d'Alstom c'est vrai d'Alcatel c'était vrai de Technip une forme de colbertisme industriel qui est tout simplement la traduction de la volonté politique exprimée par le général de Gaulle à la libération de doter la France des moyens de son indépendance de sa souveraineté et donc il y a une politique conduite pendant des années où le ministère de l'Industrie les pouvoirs publics au plus haut niveau avait comme souci de préserver les intérêts de ces champions là où on a le sentiment pardon que depuis trop nombreuses années maintenant les dirigeants ont plutôt le sont plutôt là pour parfois faciliter la tâche de leurs amis du monde de la finance réponse courte s'il vous plaît Olivier marlex qu'attendez-vous de la mission d'information parlementaire sur la question il y a une commission d'enquête même au au Sénat c'est une commission d'enquête bien qu'elle qu'elle qu'elle rappelle à quel point cette entreprise est stratégique à quel point il est de la responsabilité de l'État de de d'assurer c'est la loi c'est commission d'enquête peut permettre justement de trouver des actionnaires et d'empêcher le démantèlement d'Atos oui en tout cas qu'elle rappelle très clairement au gouvernement ce qu'est sa responsabilité sa responsabilité c'est de protéger les fleurons industriels du pays à force quand ils sont essentiels à la défense à la sécurité nationale merci beaucoup Olivier marlex pour d'avoir répondu à nos questions je rappelle puisque vous vous y faisiez mention tout à l'heure à votre livre les liquidateurs c'est pas une autopromoion parce que c'est vous qui avez écrit ce livre et qui est édité chez Robert Laffond merci beaucoup d'avoir répondu à à nos questions