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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 28 novembre 2017 10 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleCulture, médias & sport

Actualité nationale : conférence de Julien Sanchez et Jordan Bardella (28 novembre 2017)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « Nous avons donc, vous le savez, été mis à la porte sans aucune raison, sans aucun motif par la Société Générale qui hébergeait le compte du parti depuis plus de 20 ans. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Alors sont également concernées une vingtaine de fédérations, plusieurs cadres et dirigeants de notre mouvement, dont sa présidente Marine Le Pen qui s'est dû clôturer son compte pour des motifs encore une fois nuls par la HSBC. »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « Le Crédit du Nord, filial de la Société Générale, a été désigné au titre de l'obligation bancaire par la Banque de France, mais s'est exécuté en privant, comme il faut quand même souligner, le parti et le trésorier de l'usage de chèques d'engagement par carte bleue ou de prélèvements automatiques. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Cette situation nous empêche techniquement de percevoir les dons, les adhésions ou les reversements d'élus indispensables au bon fonctionnement de notre trésorerie. »
  • 1:47Invité politiqueFait
    « On note que le Président de la République, lors de son entretien avec Marine Le Pen, avait fait preuve de davantage de bienveillance à l'égard de ce scandale politique et démocratique. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « La Banque de France a au moins l'honnêteté de déclarer qu'elle n'a pas fait d'enquête. Elle admet notamment qu'elle s'est contentée de recueillir les déclarations téléphoniques de la Société Générale pour arriver à une conclusion dont chacun notera la prudence. Je cite « Ne laisse pas supposer de discrimination ». »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « Je rappelle également que la Société Générale est visée par une enquête préliminaire du parquet national financier sur d'éventuelles violations de lois anticorruption dans le cadre de transactions avec des fonds souverains libyens. »
  • 2:59Invité politiqueChiffre
    « La Société Générale a annoncé il y a quelques mois qu'elle avait accepté de payer 963 millions d'euros d'ores et déjà pour mettre fin aux poursuites. »
  • 3:47Invité politiqueChiffre
    « un mouvement politique, longtemps Premier Parti de France qui a recueilli près de 11 millions de voix lors de l'élection présidentielle de 2017. »
  • 3:52Invité politiqueFait
    « Le système nous a combattu politiquement puis judiciairement, maintenant ils nous combattent financièrement. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « nous allons saisir la justice afin de faire respecter l'article 4 de la Constitution qui garantit le droit à l'existence des partis politiques et donc les conditions techniques normales de son fonctionnement. »
  • 5:33PrésentateurFait
    « le seul parti d'opposition qui aujourd'hui est privé de ses moyens bancaires et financiers alors qu'encore une fois les comptes sont créditeurs. »
  • 6:10PrésentateurFait
    « avec la loi NOTRe, avec également toutes les compétences transférées obligatoirement aux intercommunalités, aux agglomérations, aux métropoles, veut amplifier cela. »
  • 6:52PrésentateurFait
    « aujourd'hui le transfert des pouvoirs, des souverainetés, des communes vers les agglomérations, les métropoles. »
  • 9:27PrésentateurFait
    « pour M. Macron, résident de la République, il n'y a pas de culture française. »

Temps de parole

  • Présentateur61 %
  • Julien Sanchez39 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous. Merci d'être présent pour cette conférence de presse d'aujourd'hui. Plusieurs sujets que nous voulions aborder avec vous. Et je vais laisser la parole pour commencer par Julien Bardella, par parole du Front National concernant la Société Générale et ce sujet qui fait l'actualité.

0:19
Julien Sanchez

Merci Julien. Bonjour à tous. Nous faisons face depuis maintenant plusieurs semaines à une offensive du système bancaire, une offensive contre la démocratie. S'agissant de la situation bancaire du Front National, Marine Le Pen a eu l'occasion de s'exprimer à plusieurs reprises, dont ce matin sur BFM TV. Nous avons donc, vous le savez, été mis à la porte sans aucune raison, sans aucun motif par la Société Générale qui hébergeait le compte du parti depuis plus de 20 ans.

Alors sont également concernées une vingtaine de fédérations, plusieurs cadres et dirigeants de notre mouvement, dont sa présidente Marine Le Pen qui s'est dû clôturer son compte pour des motifs encore une fois nuls par la HSBC. Le Front National se trouve depuis quelques temps dans la quasi-impossibilité technique de fonctionner du fait de la fermeture unilatérale et sans raison autre que politique de son compte bancaire par la Société Générale.

Le Crédit du Nord, filial de la Société Générale, a été désigné au titre de l'obligation bancaire par la Banque de France, mais s'est exécuté en privant, comme il faut quand même souligner, le parti et le trésorier de l'usage de chèques d'engagement par carte bleue ou de prélèvements automatiques. Cette situation nous empêche techniquement de percevoir les dons, les adhésions ou les reversements d'élus indispensables au bon fonctionnement de notre trésorerie. M. Le Maire avait donné le ton vendredi dernier en déclarant, avant même toute enquête d'ailleurs, que le système étatique défendrait par principe le système bancaire.

On note que le Président de la République, lors de son entretien avec Marine Le Pen, avait fait preuve de davantage de bienveillance à l'égard de ce scandale politique et démocratique. La Banque de France vient de publier un communiqué pour en réalité ne rien dire, simplement avec une certaine prudence au secret bancaire. Nous n'avons pas un seul élément d'explication sur la fermeture des comptes de notre mouvement par la Société Générale. La Banque de France a au moins l'honnêteté de déclarer qu'elle n'a pas fait d'enquête.

Elle admet notamment qu'elle s'est contentée de recueillir les déclarations téléphoniques de la Société Générale pour arriver à une conclusion dont chacun notera la prudence. Je cite « Ne laisse pas supposer de discrimination ». Pourquoi la Banque de France n'a-t-elle pas cherché à aller au fond de l'affaire ? Une affaire de discrimination sur la liste déjà longue des affaires qui entachent l'actualité de la Société Générale. Une banque contrainte de procéder à des licenciements massifs et dont les cours de bourse témoignent de la perte de confiance des investisseurs dans ses actuels dirigeants.

Je rappelle également que la Société Générale est visée par une enquête préliminaire du parquet national financier sur d'éventuelles violations de lois anticorruption dans le cadre de transactions avec des fonds souverains libyens. Et la Société Générale a annoncé il y a quelques mois qu'elle avait accepté de payer 963 millions d'euros d'ores et déjà pour mettre fin aux poursuites. La Société Générale elle-même oppose à son propre client le secret bancaire que nous avons pourtant demandé de lever en toute transparence. Alors soit il y a une raison et qu'à ce moment-là la Société Générale nous la donne, soit il n'y a pas de raison et il s'agit alors de discrimination et de décision politique.

Quant à la clôture brutale du compte personnel de la présidente du Front National par la HSBC, la Banque de France prudemment n'en dit pas un mot. En réalité nous subissons ici clairement une discrimination politique et le silence de la classe politique française est assez surprenant voire même choquant. Personne ne s'indigne devant ce qui nous apparaît être une véritable attaque contre la démocratie qui menace clairement encore une fois le fonctionnement d'un mouvement politique, longtemps Premier Parti de France qui a recueilli près de 11 millions de voix lors de l'élection présidentielle de 2017.

Le système nous a combattu politiquement puis judiciairement, maintenant ils nous combattent financièrement. Alors ils ne tueront pas le Front National, nous allons saisir la justice afin de faire respecter l'article 4 de la Constitution qui garantit le droit à l'existence des partis politiques et donc les conditions techniques normales de son fonctionnement. Le Front National appelle une nouvelle fois ses électeurs à en tirer toutes les conclusions et nous ne manquerons pas de vous tenir informés avec la transparence évidemment la plus totale de l'évolution de ce dossier.

4:25
Présentateur

Bien donc effectivement c'est un dossier assez grave puisque si ça se passait dans un autre pays, on entendrait déjà les donneurs de leçons professionnels donc qui ont toujours à la bouche le mot démocratie et bien éructé, prendre la défense de tel ou tel, mais là c'est en France donc on ne dit rien. On laisse se faire cela, on laisse le parti politique et la candidate qui a été au second tour de l'élection présidentielle en affrontant le président élu. On les laisse ne pas pouvoir avoir des adhésions, des dons en ligne, on les laisse ne pas pouvoir également émettre des paiements. C'est quand même assez grave dans une démocratie d'en arriver à ce point-là.

Je crois que vraiment c'est assez étonnant qu'il n'y ait pas une indignation de toute la classe politique sur ce sujet et en tout cas ça ne nous étonne pas mais je tiens quand même à le relever particulièrement aujourd'hui puisque c'est un fait qu'on a dénoncé il y a maintenant quelques jours et il serait bien tout de même que chacun prenne conscience de ce que ça veut dire dans une démocratie d'avoir le seul parti d'opposition qui aujourd'hui est privé de ses moyens bancaires et financiers alors qu'encore une fois les comptes sont créditeurs. Je dirais également un mot sur les maires et les communes puisqu'il y avait il y a quelques jours à Paris le salon des maires.

Je crois qu'aujourd'hui il faut plus que jamais réaffirmer notre soutien à ces élus de proximité, élus de proximité par excellence qui sont en fait aujourd'hui les seuls interlocuteurs, les seuls élus que les français connaissent, rencontrent au quotidien lorsqu'ils ont un problème ils vont voir leur maire pour essayer de trouver des solutions et ce que nous constatons c'est que monsieur Macron, loin de rompre avec la politique de monsieur Hollande, avec la loi NOTRe, avec également toutes les compétences transférées obligatoirement aux intercommunalités, aux agglomérations, aux métropoles, veut amplifier cela.

Il a d'ailleurs été accueilli par les sifflets et les hués par nombre de mes collègues qui ne s'y sont pas trompés. Aujourd'hui on assiste à un sacrifice des élus locaux pour encore une fois essayer de couper les français de leurs élus et de la démocratie de proximité au bénéfice de grands ensembles, c'est-à-dire qu'aujourd'hui le transfert des pouvoirs, des souverainetés, des communes vers les agglomérations, les métropoles. On veut aussi avec monsieur Macron supprimer les départements là aussi au bénéfice de métropoles et de régions et enlever la souveraineté nationale et continuer à la faire perdre et à faire perdre les souverainetés nationales de la France qui n'en a déjà plus beaucoup.

Donc c'est un schéma que nous combattons. Nous nous sommes pour bien sûr la libre administration des collectivités, nous sommes pour que les communes aient un rôle central dans la démocratie française ainsi que les départements et également la nation qui doit bien évidemment pouvoir décider pour ses concitoyens. Donc nous tenions à le réaffirmer aujourd'hui, à le redire parce que nous savons ce que vivent aujourd'hui les maires de France qui sont dépossédés peu à peu de leurs compétences, bientôt les compétences eau et assainissement transférées après tant d'autres.

Et ça n'est pas anodin puisque encore une fois c'est la proximité qui est perdue, c'est la gestion de bon sens qui est perdue puisqu'on sait que dans les métropoles, les agglomérations, les communautés de communes, les élus bien souvent n'exercent pas leurs responsabilités, ne sont là qu'une demi-jeu pour vendre par semaine et ne font pas leur boulot. Donc ce que nous voulons nous c'est le schéma inverse. Sur le Front National, dire simplement que la tournée des ambassadeurs maintenant est actée. Vous avez eu lors de la précédente conférence de presse la présentation de ces ambassadeurs.

Ils seront chargés donc d'aller débattre avec les adhérents du Front National entre le 1er décembre et fin février. Donc chacun des ambassadeurs va tourner dans plusieurs départements et tous les départements seront visités par les ambassadeurs. Le but étant vraiment de donner la parole aux adhérents, d'échanger avec eux, d'entendre leurs idées pour la refondation du Front National. Et je rappelle que le questionnaire a été envoyé aussi il y a quelques semaines maintenant et on peut le retourner encore pendant quelques jours. Nous avons énormément justement de retours qui se font.

Puisque nous sommes quasiment au mois de décembre, on va vous dire un petit mot également, puisqu'on va être dans la période sur les crèches, puisque ça va être un sujet dont on va entendre parler avec encore de nombreuses associations qui aujourd'hui, sous prétexte de laïcité, en où on oublie les racines de la France, la culture également que nous avons. Alors je sais que pour M. Macron, résident de la République, il n'y a pas de culture française, mais tout de même, les crèches font partie de l'identité française, de la culture française et il est assez aberrant que, comme ce qui s'est passé à Pleur-Mêle dans un autre registre, eh bien on en vienne à s'attaquer aujourd'hui aux crèches.

Je crois que les Français sont très attachés et les maires du Front National et apparentés continueront bien sûr à défendre cet élément de notre identité, notre culture. Donc bien évidemment, nous continuerons cette année encore à mettre des crèches dans nos hôtels de ville parce que nous ne tirons pas devant la Ligue des Droits de l'Homme et autres associations grassement subventionnées qui sont là pour gommer l'identité française. Voilà les thèmes que nous souhaitions aborder aujourd'hui avec vous.

10:19
Julien Sanchez

Et nous sommes évidemment à votre disposition pour répondre à vos questions.