Pétrole : jusqu'où s'envolera le prix du brut ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
de cette guerre. C'est la une de "The Economist", la taxe sur l'économie mondiale. Quelles conséquences chez nous, en France?
Quels sont les secteurs les plus touchés par la hausse des prix du carburant et du gaz? - La voiture, c'est presque un outil de travail pour cette femme, infirmière libérale. - On va dire que c'est...
C'est un peu la douloureuse, là. - Ces derniers jours, le passage à la pompe est redouté. - Oui, quand je vois les chiffres défiler et le prix du litre, je me dis que c'est une catastrophe.
On ne sait pas comment on va continuer si, à chaque fois, ça augmente et qu'on passe les 2 euros. Là, ça fait un peu peur. - L'infirmière fait une centaine de kilomètres par jour. 50 patients à visiter. - Bonjour. - Son budget essence a grimpé de 20 euros par semaine depuis le début de la guerre, la forçant à faire des choix. - Vous avez combien, en douleur, entre 0 et 10? - Entre 5 et 6. - On est obligé de faire par secteur.
Malheureusement, il y a des soins comme des injections à 4,50 euros brut. En enlevant les charges, il ne nous reste pas grand-chose. On est obligé de dire non pour l'instant et de faire tous les gens qui sont à côté, et de refuser des soins.
On peut pas faire plus. On a déjà des journées extensibles. On peut pas faire jour-nuit.
Il faut que le gouvernement le comprenne. - Des frais d'essence qui étranglent et qui inquiètent encore plus les professionnels de la route. Gilles est patron d'une société de transport.
Chaque jour, ses 50 camions sillonnent les routes. - Le litre de gazole est à 1,93 euro le litre, et on consomme 6000 l par semaine. Tout de suite, on vient impacter notre budget de 200 000 à 220 000 euros. - Il faut trouver des parades pour ne pas subir la hausse de plein fouet, inciter ces conducteurs à revoir leur manière de conduire. - On vous a envoyé un mail sur la consommation. - Gilles Granger anticipe aussi sa facturation. - En pied de facture, vous avez le montant hors taxes et la surcharge carburant, avec un pourcentage qui est ajouté sur la facture. - Répercuter dès aujourd'hui la hausse du prix de l'essence pour ne pas subir de décalage de trésorerie. - Il faut sensibiliser nos clients.
Il y en a d'autres qui sont eux-mêmes impactés par la situation économique difficile. On ne peut pas leur en vouloir. Je ne vais pas leur ajouter une hausse tarifaire sur des tarifs sur lesquels on s'était déjà entendus.
Eux aussi, leur budget part à vau-l'eau. - Pour l'entrepreneur, c'est à l'Etat de protéger ces entreprises. Il a du mal à entendre qu'aucune aide n'est envisagée pour l'instant. - Comment on fait pour avoir un budget à l'équilibre?
Qui crée de la valeur aujourd'hui? C'est les entreprises. - Le prix de l'essence, un sujet inflammable en temps d'élections. 65 % des Français en activité utilisent leur véhicule pour aller travailler. - A.Casse: On voulait montrer les conséquences économiques de cette guerre.
C'est aussi la guerre du pétrole et du gaz. L'un des gagnants de cette guerre, c'est V.Poutine. - A.Pirot: Avec l'allégement d'un certain nombre de sanctions sur le pétrole, qui avait été saisi et qui va être remis à la vente.
C'est une des conséquences déroutantes de l'administration américaine, de leur permettre d'engranger un certain nombre de bénéfices de ça, avec quand même quelques limites. Ca dépend de la durée de ce conflit, de la manière dont ces stocks vont abonder le budget russe. Mais ça fait partie de l'équation. - A.Casse: Je vous voyais réagir. - Gal D.Trinquand: Ce sont les 2 outils dont bénéficie le gouvernement terroriste de Téhéran.
Ils jouent sur la volatilité des marchés. L'impact en France...
Quel pétrole recevons-nous en France qui vient du Golfe? Rien du tout, quasiment. Et pourtant, ça a un impact énorme.
On prend toutes les mesures qu'il faut. C'est pas grave, ça grimpe quand même et ça fait peur à tout le monde. C'est sur ces 2 secteurs, terrorisme et marché, que joue le gouvernement de Téhéran, de façon à faire craquer monsieur Trump, principalement, et nous autour. - A.Casse: C'est aussi une façon de nous entraîner dans la guerre. - L.Menget: Dans l'économie...
Il y a des ressorts psychologiques. Il y a un petit vent de panique global en disant "si tout ça durait si longtemps, si le pétrole se mettait à flamber..." Beaucoup d'analystes disent que les réserves nous permettent de tenir longtemps.
De ce point de vue-là, Téhéran gagne cette manche. Pour revenir à ce que vous disiez sur V.Poutine, ce qui est sidérant, c'est que Trump...
Un journaliste lui a posé une question. "Est-ce que vous confirmez que les Russes aident, d'un point de vue du renseignement, les Iraniens à faire du ciblage?" C'était peut-être le cas la nuit dernière.
D.Trump a dit: "Oui, on a cette information." En même temps, il développe des sanctions pour un mois qui permettent une bouffée d'air frais à l'économie russe, qui va pouvoir fabriquer des missiles et des obus pour taper l'Ukraine. - A.Casse: On passe à vos questions.
Question. - Gal D.Trinquand: La vengeance n'est pas tout à fait...
Je vais vous donner un autre exemple. On a eu un attentat en Iran. La France était allée frapper dans la vallée de la Bekaa.
Sauf qu'on a prévenu les terroristes et ils n'étaient pas là. On a frappé les bâtiments. La vengeance ne doit pas être un moteur chez nous. - A.Casse: C'était au Liban, ce dont vous parlez. - Gal D.Trinquand: Le moteur chez nous doit être la protection, et comment empêcher de renouveler des attaques de ce type-là.
Si c'est les mêmes qu'on doit neutraliser, tant mieux. Mais c'est pas le moteur de la vengeance qui compte. - A.Casse: Question. - P.Allémonière: Il a dit tout et son contraire.
Il a dit "ça va être fini très vite" et, en même temps, il a parlé de 4 à 5 semaines. C'est la volatilité de Trump. Certains, qui veulent voir le verre à moitié plein, disent que c'est l'ambiguïté stratégique qu'il cultive, et on ne sait pas où elle va.
D'autres disent qu'il est irrationnel et qu'il change au gré du vent. - A.Casse: Et vous, que dites-vous? - P.Allémonière: Il avait dit: "Ma boussole, c'est ma morale." Quand on est soumis à la morale du président américain, on ne sait pas bien où sa boussole va le guider.
Tout ce que l'on peut voir, c'est qu'aujourd'hui encore, un jour, il soutient la Russie, en quelque sorte...
Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il fait, si ce n'est soutenir l'offensive russe en Ukraine qui est, pour le coup, notre guerre...
Et le lendemain, il met notre économie dans le chaos. Ce que cherchent les Iraniens aujourd'hui, c'est 2 choses: le chaos économique et faire en sorte que l'insécurité se répande dans toute la région, voire plus. Face à ça, Trump n'était pas préparé.