Dupont-Aignan : "Je pense que l'élection de 2022 est la dernière étape avant le précipice".
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Éric Zemmour, est-ce que vous vous effacerez devant lui avant le premier tour ? Non, non, non, non, non, non, non, non, vous êtes ferme. Mais pourquoi ? Parce que vous êtes affaibli, je regarde les sondages, je regarde les sondages, mais vous croyez encore aux sondages, vous, qui êtes un homme intelligent ? Non, non, je ne crois pas du tout aux sondages, je vous le dis tout de suite.
Au régional, ils se sont plantés, et on continue à croire ça, mais moi je crois à mes convictions, je crois aux français qui me soutiennent, je crois au projet que je vais présenter aux français, je suis gaulliste, et je vais vous dire une chose, pourquoi je n'irai pas derrière Zemmour ? Pourquoi ? Parce que je suis gaulliste, l'indépendance de la France, oui, et Éric Zemmour est un polémiste de talent qui défend souvent l'indépendance de la France, donc vous pourriez dire pourquoi vous ne le soutenez pas ? Oui. Mais l'indépendance de la France pour le général de Gaulle et pour moi, gaulliste, ça passe par le rassemblement des français, et pas par des déchirures supplémentaires.
Le pays est déjà un archipel de communautés. Le pays a été divisé par Emmanuel Macron. Il n'y a pas besoin de division supplémentaire. Je pèse mes mots. Je suis ferme sur l'immigration, sur la sécurité. On m'a souvent accusé d'être trop ferme. Mais une fois qu'on est français, petit français, et j'en ai dans ma ville de toutes les origines, on est petit français, et on est considéré par le chef de l'État comme des français, à part entière. Et on doit lutter contre l'insécurité, on doit lutter, bloquer les frontières, supprimer les vagues migratoires parce qu'il faut intégrer, assimiler.
Mais je déteste, je déteste les séparatismes, je déteste qu'on désigne du doigt un petit garçon, une petite fille parce qu'il a un nom différent. C'est pas moi. Moi, je suis gaulliste, indépendance de la France, rassemblement des Français, problème de l'argent, du travail. Voilà mon projet. Et donc, je vais pas changer de projet. Est-ce que vous pensez qu'il aura ses signatures ? Mais je lui souhaite... Moi, je suis attaché à ma liberté. Oui. Je respecte Éric Zemmour. Il a ses idées. J'en partage certaines, j'en partage pas d'autres. Je connais pas son projet. Mais il vous plonge la laine sur le dos. Vous n'en savez rien. Ah bon, ça va. Bon, d'accord.
Je vois certains de votre parti qui s'en vont.
Oui, il y a deux types qui sont partis. J'en ai d'autres qui arrivent. Ça m'est complètement indifférent. Je suis... J'ai le cuir quand même à force. Je commence à avoir un peu d'expérience. Je crois à la France. Je crois aux Français. Je pense que mon pays vit mal. J'ai des solutions pour mon pays. Je pense que 2022, c'est la dernière vraiment limite avant le précipice. Et je veux pas un nouveau marchand d'illusions. Je veux des propositions. Je veux qu'il y ait un vrai débat sur le fond. Et je vous remercie de m'inviter là-dessus. Parce que... Voilà. Est-ce qu'on peut parler du fond ? Des solutions ?
Et c'est un débat noble avec Éric Zemmour, avec d'autres. Est-ce que vous êtes comme lui un adepte de la théorie du grand remplacement ?
Alors, je suis entre les deux. Je vais vous surprendre. Oui. Je pense qu'il n'y a pas un grand remplacement et non pas un grand complot. Mais je pense qu'il y a une amorce de remplacement dangereux. Et je pense qu'il faut stopper les vagues migratoires pour assimiler. Et que les vagues migratoires qu'il y a eu en France étaient sur le travail. Et quand elles étaient sur le travail pour venir s'intégrer dans un pays, il n'y avait pas de problème. On est arrivé, et je décris dans mon livre, à de l'immigration de prestation sociale, qui est malsaine. Et je pense qu'il faut mettre fin à cela. Voilà.
Après, je crois qu'une fois qu'on aura mis fin à cela, on est capable en France d'assimiler si on reconstruit l'école de la République, s'il y a du boulot, et si on est ferme sur la sécurité.
Et voilà, parce que...
Merci. Merci. Merci. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan