Colère des taxis: la manifestation se poursuit à Paris avant la rencontre avec François Bayrou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est donc en principe une journée décisive pour les chauffeurs de taxi. Après 6 jours de grève, il souhaitent rencontrer le premier ministre. Ce sera chose faite en principe ce soir à 17h.
Rendez-vous au ministère des des transports. Alors, on va en parler sur ce plateau avec nos invités, en représentant des VTC, une représentante des chauffeurs de taxi, mais d'abord direction le terrain, la région parisienne ou Paris tout simplement précisément le boulevard Raspaille où vous êtes présente pour BFM TV, Clémence Renard. Euh le blocage se poursuit sur le terrain ce matin encore.
Oui oui, il y a toujours plusieurs dizaines de personnes qui sont sur place he beaucoup de taxis qui ont passé la nuit sur place ici boulevard Raspaille dans leur véhicule et ils ont été rejoints toute la nuit par différents départements. Il y a encore quelques minutes, il y a plein de taxis qui sont arrivés notamment de de Moselle, du Loiré ou encore de Pyréné Atlantique. Un peu plus tôt dans la matinée.
Les taxis de de Strasbourg du Barin sont arrivés. C'est votre cas Milou. Alors, vous avez fait 3000 km depuis lundi parce que vous faites des allers-retours quasiment tous les deux jours.
Vous êtes revenu ce matin et c'était très important pour vous d'être là aujourd'hui, hein. Vous allez être, vous avez pas assisteré à la réunion mais en tout cas vous serez sur le terrain montrer que vous êtes toujours là. Tout à fait.
Alors, nous on est on a on est parti donc dimanche minuit pour arriver lundi matin à peu près entre 5h et 6h et on est reparti donc le soir même et euh on est revenu le lendemain tout de suite donc pour jusqu'à jeudi et on est revenu aujourd'hui pour samedi. Donc on a fait près 3000 km à peu près en moyenne donc depuis que la mobilisation s'est formée quoi. Après 6 jours de mobilisation, la détermination ne s'essouffle pas.
Qu'est-ce que vous attendez vous cette réunion cet après-midi ? Cet après-midi, on attend donc bien sûr comme tout le monde et tous les taxis. Tout d'abord, je tiens à féliciter et puis euh me démontrer ma fierté, souligner la grande mobilisation de l'hexagone, de tous les taxis de l'hexagone, en particulier bien sûr les taxis de Strasbourg et les taxis euh euh de la région de Strasbourg, taxis de campagne de Strasbourg qui sont venus en force donc pour démontrer notre détermination et aujourd'hui en particulier, on est ici spécialement par rapport à la réunion qui va se faire à à Matignon et l'attente qu'on a C'est c'est en fait tout est entre les mains des fédérations et moi je soulignerai beaucoup sur les plateformes donc la marude électronique qui est illégale qui est pratiqué maintenant depuis 10 ans.
Et ce que je demanderai c'est justement de pas s'arrêter de se contenter des contrôles. Il s'agit aujourd'hui de bloquer cette marode électronique pour qu'on puisse enfin retrouver notre métier de taxi. Et voilà.
Donc maintenant, on est dans l'attente, on reste mobilisé et on est déterminé. Ouais. Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
Voilà, vous l'avez entendu, la détermination des taxi qui reste sur place. Là, il y a quelques dizaines de personnes. Les taxis continuent d'arriver.
Il encore quelques secondes, il y a un cortège qui est arrivé. Voilà, les les taxis qui attendent donc cette réunion qui aura lieu à 17h. Merci Clémence.
Clémence Renard sur place boulevard Aspaille à Paris avec Hugo Dorsemine pour les moyens techniques et on en parle en plateau avec nos invités. Emmanuel Cordier, bonjour madame, présidente de la Fédération nationale du taxi, la FNNT et Arnaud Desmmetre, vous êtes vous le secrétaire général de l'association des BTC de France. Bonjour monsieur.
Charles Sapin est évidemment avec nous pour arbitrer tout ça. Journaliste politique au magazine Le Point. Madame Cordier, cette réunion, vous l'attendiez, vous la souhaitiez en début de semaine.
Elle a lieu ce soir 17h. Qu'est-ce que vous attendez ? Elle arrive enfin, ça fait quand même 1 an, plus d'un an que nous sommes sur la sur le terrain à manifester à plusieurs reprises pour demander euh euh d'être reçu par ne serait-ce que par nos ministres de tutelle euh ce qui nous a toujours été refusé jusqu'à présent.
On reçoit le patron d'Uber France, enfin le patron d'Uber à l'Élysée, mais les gens qui travaillent sur le terrain les reçoit pas. Les ministres de tutel les reçoivent pas. Donc là, c'est la goutte d'eau de trop.
Donc c'est le ministre des transports au ministère des transports ce soir à 17h où nous avons rendez-vous avec euh trois de nos ministres de tutelle plus le premier ministre. Alors il y a deux points, on en a parlé toute la semaine, il y a deux points qui qui nous intéressent. Pour ceux qui étaient sur une autre planète, on peut les rappeler ces ces ces deux points.
Euh le premier, c'est le retrait euh immédiat de la convention euh cadre médical qui va qui a qui doit être en application au 1er octobre 2025 et qui vient de paraître au JO au Journal officiel. Et puis le deuxième, c'est l'application de la loi Grand Guillaume qui n'est toujours pas respectée depuis 10 ans et euh effectivement la suspension de ces plateformes numériques tant qu'elles sont pas dans la la régulation et la régularité de cette loi. Et là, vous visez directement le le monsieur qui est en face de vous.
Qu'est-ce que vous dites sur ça lorsqu'on dit des attitudes déloyales ? Alors, sur certains points, on rejoint nos confrères taxi sur même beaucoup de points. Euh déjà, je tiens à les féliciter parce que vous avez réussi à faire bouger un gouvernement.
Nous aussi, on a essayé de rencontrer des ministres de tutelle. On n' jamais réussi. Moi personnellement, ça fait quatre gouvernements que j'essaie de faire euh bouger les ministres de tutel et on les a jamais rencontrés.
Euh je pense qu'aujourd'hui, il faut une réelle réforme. En effet, je suis d'accord avec eux, il faut une réelle réforme de cette loi Grand Guillaume qui en plus même pas est même pas appliquée en totalité. En plus, ça faut le savoir.
Euh donc ça, il on rappelle ce que c'est la loi Grand Guillaume. C'est celle qui c'est c'est plusieurs articles entre autres, mais entre autres un article je pense qui intéress sur tous les taxis, c'est le retour à la base, je pense. Voilà.
Euh alors à faire très attention aussi à ne pas faire d'amalgame avec ce qu'on appelle la marude électronique puisque la Cour de cassation a a statué là-dessus. La marude électronique est légale. Maintenant, on va pas se voiler la face.
On sait qu'il y a de la marude qui n'est pas électronique et qui n'est pas légale. Aujourd'hui, je pense que il faut que les VTC et les taxis travaillent main dans la main. C'est c'est vital vital pour les deux métiers.
C'est vital pour les deux métiers parce que aujourd'hui euh les vrais chauffeurs parce que il faut savoir quand même qu'il y a deux types de chauffeurs dans les VTC. Vous avez les chauffeurs application et vous avez les chauffeurs dit privés. Les chauffeurs privés sont des vrais métiers.
Ils travaillent, ils font pas de marude, ils vont démarcher leur client. sur leur clientèle privée et cetera. Il faut vraiment voilà mettre tout ça sur table et qu'on puisse travailler enfin main dans la main.
Et franchement, j'espère que vous allez pouvoir faire bouger les choses et en tout cas qu'on pourra participer et qu'on pourra vous aider à faire bouger les choses. Madame Cordier, tout n'est pas négatif. Vous voyez que on vous tend la main.
Qu'est-ce que vous en pensez de ce que dit mais c'est pas la première fois qu'on communique avec nos homologues ex-greise VTC chauffeurs privé. Évidemment, c'est un métier qui euh que nous connaissons très bien nous les anciens puisque euh nous avons toujours côtoyé les grandes remises et ce n'est pas une un problème parce que nous notre problème c'est les applications de type Uber. Hm.
Uber, Bolt et puis il y a Life ce qui arrive. C'est sûr. Si ce soir euh François Baou vous écoute et ne dit rien, qu'est-ce que qu'est-ce que vous vous attendez ?
Certains nous disaient ce matin qu'ils attendent une médiation, le retrait d'abord de la réforme et une médiation médiation sur la sur la réforme médicale. Oui, effectivement, pas sur le VTC. Oui, sur le premier point.
Ouais. Sur le premier point. Euh, en fait, c'est où on obtient tout avec des écrits, où on reste dans la rue.
Hm. C'est c'est le caillou Charles Sapin, le les taxis, c'est le nouveau caillou dans la chaussure du gouvernement. Exactement.
Et d'ailleurs, on voit que la mobilisation des taxis depuis le début de la semaine dernière, un lundi avec cette journée de pic jeudi qui je crois sans me tromper qu'il y avait plus de 1700 véhicules mobilisés partout en France qui a participé à des opérations escargot qui a bloqué des gares des aéroports. Ça a contraint finalement le gouvernement à organiser ce séminaire aujourd'hui intergouvernemental. François Baou n'y était pas favorable au départ.
Maintenant pour aller plus loin dans les concessions, ça va être compliqué. Pourquoi ? parce que évidemment cette situation s'inscrit dans un contexte financier extrêmement compliqué pour l'État.
On a plus de 6 % de déficit. Le gouvernement cherche 40 milliards d'économies dans le prochain budget. Et il y a quelque chose qui va être très difficile en fait pour François Bairou, c'est de reculer sur cette réforme, cette nouvelle convention de l'assurance maladie.
Il y a des indications hier matin sur l'antenne de BFM TV, la porte-parole qui dit il y aura pas de marche arrière. Exactement. parce que en fait l'objectif c'est de faire entre 100 et 150 millions d'euros d'économie, ce qui est une goutte d'eau hein, dans l'océan de ce que coûte le transport sanitaire qui dépasse les 6 milliards et qui a augmenté de de plus de 45 % depuis 2019.
Alors, puisque François Baou ne peut pas donner Kitus sur ce sur ce pan là, il va y avoir une tentation naturelle du gouvernement, c'est de donner plus sur l'autre pan, c'est-à-dire cette concurrence avec les BTC. Et d'ailleurs Bruno Rotaillot, ministre de l'intérieur, a déjà commencé en annonçant toute une série de nouvelles contraventions forfaitires pour venir sanctionner trois types de d'am exactement sanctionner des comportements illicites de VTC et a fait un appel à tous les préfets pour qu'il renforce les contrôles. C'est un clin d'œil aussi politique qui n'est pas anodin parce que si vous voulez les VTC quand on se on se replonge un peu, il y a un ministre de l'économie qui a tout fait pour que l'installation de ces entreprises de VTC et que leur modèle même soit généralisé à d'autres de l'économie.
C'était Emmanuel Macron. Euh là, on voit bien que en fait, c'est un cycle politique qui se ferme en plus des économies qui qui sont cherchées par le gouvernement. Si jamais ce soir vous n'êtes pas écouté par le premier ministre et les deux ministres qui seront autour de la table, qu'est-ce que vous faites ?
Vous allez durcir le mouvement. Oui. De quelle manière ?
Alors déjà, on a prolongé notre nos mobilisations, que ce soit Paris, Peau, puisque on avait décidé de bloquer peau, c'est très symbolique et Marseille qui s'y est mis aussi. Euh donc jusqu'au 30 mai et à partir de lundi et mardi euh c'est le blocage de Rois Charles de Gaulle et Horly. Alors vous vous gênez euh les les automobilistes français, les les gens qui prennent des trains ?
Qu'est-ce qu' vous dit justement les gens ? La population elle est derrière vous ? Quelle est la perception du terrain ?
La perception du terrain c'est que tout bêtement la population elle en a ral bol de ce gouvernement. Elle en peut plus. Non non mais sur sur votre sur votre sur notre gouver on est suivi.
On est suivi mine de rien parce que ils vous disent allez-y et oui et nos patients sont même prêts à venir avec nous. Alors ça ça ça veut dire que le le combat va durer. Oui.
Il va s'installer. Oui. Sur l'antenne de BFM TV l'autre soir l'éditorialiste politique Christophe Barbier disait "Il y a une giletonisation de la situation avec les Vous êtes prêtes à aller sur les les ronds-points avec les taxis ?
Occuper les ronds-points pire ? Enfin, il y a des actions qui sont qui commencent à se mettre en place et ce sera pire que des ronds-points. On peut bloquer.
Les taxi sont très mobiles, sont très pertinents quand il s'agit de se déplacer. Les VTC c'est pareil hein. Quand on veut, on sait faire.
Quand on veut, on peut. On peut. Voilà.
Arnaud desmettre justement, vous pourriez être à leur côté puisque on a bien compris sur ce plateau qu'il y avait une main tendue. Euh Tout à fait, tout à fait. Sur certains points, on est tout à fait euh en accord avec les taxis.
Faut savoir que en moins de 5 ans, on a quand même quadruplé le nombre de VTC. Euh en 2022, on estimé à 35000, on en est à plus de 110000 aujourd'hui. Ça continue d'affluer parce qu'on leur fait des belles promesses.
Et encore ça, ce sont des chiffres qui sont officiels, c'est-à-dire avec des des pardon des VTC qui ont leurs papiers, qui sont en règle et cetera. Si on doit rajouter toutes les personnes qui ne sont pas en règle et sans papier et c'est là quel est le problème principal de la concurrence qui nous touche aussi nous également. En effet, on peut marcher ensemble sur parce que de toute façon, il faut une grande réforme.
Il faut qu'on soit ensemble pour cette grande réforme. On a bien compris grande réforme et surtout de votre part, on a bien entendu qu'il y aurait un possible durcissement avec des actions multiples et variées dans dans les prochaines heures. Merci pour vos témoignages ce matin sur l'antenne de BFM TV.
Merci également à Charles Sapin.
François Bayrou