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interviewPublic Sénat· 24 novembre 2023 26 min

Budget 2024 :"L'attitude de Bruno Le Maire est une forme de désinvolture" selon Jean-François Husson

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci Jean-François hon de nous accompagné pendant cette première demi-heure vous êtes élu de la Meurth et Moselle membre du groupe les républicains rapporteur général du budget et la nuit fut courte on va en parler puisque le Sénat a débuté hier l'examen du budget on va y revenir longuement avec vous d'abord on l'a vu dans le journal ellisabeth borne a conclu le Congrès des maères hier et elle a annoncé quelques mesures pour donner au maire le pouvoir d'agir c'est ce qu'elle leur a dit on aura notamment une loi de décentralisation sur le logement qui sera présenté au printemps prochain et une enveloppe pour mieux indemniser les élus des petites communes rurales est-ce qu'elle a suffisamment répondu aux attentes je ne sais pas mais il y a une chose qui m'a frappé c'est finalement l'espèce de froideur avec laquelle les mesures ont été accueillies par les maires les maires en fait ils sont en attente d'une vraie confiance d'une complicité d'une compréhension d'un soutien où les collectivités l'État pourrait avancer de concert parce que finalement le cap est donné aujourd'hui je pense que la France est est mal menée la notre cohésion nationale la cohésion sociale la cohésion territoriale il faut en fait il faut mettre beaucoup plus de cœur il faut de l'affect quand vous êtes maire que ce soit d'une ville moyenne d'une grande ville ou des petites communes moi je viens d'un village de 50 habitants vous imaginez c'est une tête d'épingle dans une mele de foin et bien il faut apporter un un supplément de soi-même et et même beaucoup d'engagement et ce que ce que je constate c'est cette finalement cette rupture ce ce manque de confiance et c'est un peu c'est non pas désolant mais c'est regrettable de voir que les annonces qui ont été faites les maires doivent se dire il est bientôt temps pourquoi pourquoi avoir attendu voilà c'est un peu l'état d'esprit qu'on ressent aujourd'hui dans la France des territoires je l'ai entendu en tous les cas pour ma part au cours de l'été en faisant ma campagne sénatoriale parmi les annonces d'éisabeth borne il y en a qui vont s'ajouter au budget que vous êtes en train de d'examiner notamment cette enveloppe de 100 millions d'euros supplémentaires pour la dotation globale de fonctionnement qui est la principale dotation de l'État aux collectivités en plus des 220 millions déjà prévu vous soutenez cette mesure bah elle en fait elle elle répond euh comment dirais-je à l'uroprè quasiment à ce qu'on attendait puisque j'ai fait moi-même une proposition et un amendement que j'avais préparé pour améliorer de 70 millions et en cohésion au sein de la majorité sénatoriale on avait prévu de faire 70 et 30 c'est-à-dire 100 voilà c'est un élément de réponse ça démontre au moins une chose c'est que ce que nous Allion proposé ce que nous demandions correspond aussi à des besoins mais je je le redis je crois que il va falloir aussi faire en sorte que chaque euro investi soit un euro utile et efficace il y a ben non il y a aujourd'hui beaucoup trop de gaspillage on vient de terminer la revue des dépenses la revue budgétaire que d'enveloppe budgétaire avec soit des réserves alors ça sert à rien de je dirais de bodybuilder les enveloppe budgétaire il faut les calibrer le mieux possible et puis parfois on a des bonne surprise donc on a besoin de moins bien il faut tout de suite rendre l'argent et puis parfois on l'a vu avec les événements que ce soit sur l'énergie avec l'envolet des prix à un moment ou avec la guerre en Ukraine et il faut des moyens supplémentaires il faut les mobiliser c'est ça aujourd'hui nous devons gérer de manière beaucoup plus responsable parce que un état qui gère de manière responsable c'est un état qui va entraîner le pays et je le redis les collectivités territoriales qui sont souvent montré du doigt vous avez de l'argent vous avez du mou vous devriez non mais que l'État balaye devant sa porte mais vous avez entendu les les maires ils se plainent notamment d'une rupture de lien fiscal après la la suppression de la taxe d'habitation est-ce que pour vous il faut créer un nouvel impôt pour les communes alors je vais vous dire il faudrait mais aujourd'hui la difficulté je alors je l'ai vécu en direct tout au long de cette campagne sénatoriale quand vous dites l'attente des maires c'est de retrouver du lien entre le territoire et puis l'action que vous menez quand l'État vous prive de ressources fiscales d'abord il vous démotive puis finalement il vous prend en porte à faux puisque vous n'avez pas la main vous devez attendre je dis pas la manne céleste mais c'est presque ça on se dit est-ce que l'État sera bien au rendez-vous de dotation c'est un mot d'ailleurs comment dirais-je qu'il faut prendre pour ce qu'il représente ça n'est pas indu c'est la compensation de ce que l'État a pris en vous privant des impôts en fait c'est c'est aller à cont-temps plus vous retirez de capacité au territoire à à être motivé à chercher des solutions à innover pour accueillir des entreprises pour construire des parcours résidentiels pour les habitants pour faire évoluer son territoire quand vous attendez comme seul levier la décision verticale évidemment ça ne peut créer que des déceptions parce que on a une multitude de situations et aujourd'hui notre France elle a besoin de vivre elle a besoin d'être pétillante dynamique d'entreprendre il faut retrouver recréer un climat de confiance on va parler du budget puisque le Sénat a entamé hier l'examen de ce budget votre objectif faire des économies on va en parler tout de suite avec notre journaliste Quentin [Musique] calmer bonjour Quentin bonourian bonjour jean-françoison Quentin on va parler de ces premières heures de séance dans quelques instants mais d'abord un mot Jean-François hon parce que votre nuit a été très courte et on voudrait que vous nous expliquer pourquoi c'est ce qu'on appelle la nuit de la mort ce qui s'est passé cette nuit pour vous oui enfin c'est c'est effectivement la formule retenue pour quelle raison bah c'est simple vous avez vu nous avons comment dirais-je l'ouverture avec la discussion générale sur le prjet de loi de finances qui a eu lieu hier après-midi voilà hier après-midi vers 18h 18h30 euh j'ai quitté comment dirais-je la séance publique qui se poursuivait sur un autre thème et à partir de ce moment-là puisque nous avons tous les amendements de la première partie hein sur le volet dépenses de l'État d'abord aujourd'hui on on est on se dit mais combien il va y avoir d'amendement alors il y a il y a 5 ans il y avait en gros 600 amendements hier on en avait 2253 voà vous avez passé une nuit très est courte parce que vous avez passé toute la nuit à éplucher cette casse d'amendement c'est bien ça ce qui s'est passé c'est ça en fait l'objectif initial c'est toujours de voir tous les amendements alors c'est la nuit s'est terminé à enfin le travail s'est terminé à 5h du matin ça n'est pas fini donc il va falloir d'abord on a ouvert le dimanche pour travailler et puis on va essayer aussi de réguler le dispositif mais chaque chaque amendement est visé par les équipes et il y a toujours des arbitrages ça n'est d'abord ça n'est pas fini et parfois tant que je n'ai pas rendu le l'avis qui va être donné en commission ça ça peut changer voilà et Quentin vous avez suivi la séance hier c'est une longue séquence budgétaire qui SV voilà c'est le marathon budgétaire comme chaque autonne au Parlement c'est le projet de we finance pour 2024 qui a été lancé hier on le comprend Jean-François hon après le vote sur le budget de la CC ça ça sétait tenu mardi en séance effectivement c'est une longue séquence qui sououvre 3 semaines de débat un vote final prévu pour le 12 décembre dans ce budget adopté avec 493 à l'Assemblée nationale tout le monde cherche à faire des économies le gouvernement quitable sur 16 milliards d'économies notamment avec la fin des boucliers énergétique et un déficit qui passerait ainsi de 4,9 % du PIB en 2023 à 4,4 % en 2024 écoutez donc hier à la tribune Bruno Le Maire le ministre de l'Économie nous tiendrons donc l'obj de 4,4 % 2024 je mis eng gage mais nous tiendrons aussi notre objectif de revenir sous les 3 % de déficit en 2027 nous le devons à nos compatriotes nous le devons également à nos partenaires européens nous devons donc inscrire le sérieux budgétaire dans la durée avec calme clarté et détermination nous poursuivrons donc les revues de dépenses et toutes les dépenses publiques seront soumises à cette évaluation et à cette revue la droite s'alarme sur l'état des finances publiques Jean-François Husson vous avez parlé de finances qui sont dans le rouge cramoisie c'est votre expression écoutez une autre sénatrice Christine Lavarde hier encore lors de la DG alors que le gouvernement a peiné à trouver des économies pour 2024 appelant les parlementaires à en faire 1 milliard de propositions supplémentaires 12 milliards d'euros doivent être trouvés pour 2025 pour tenir la trajectoire de réduction du déficit public tout au long de la discussion de ce PLF nous l'occasion de vous démontrer qu'il est possible de faire plus de 5 milliards d'économies dès 2024 alors Jean-François hon que dire de ce budget est-ce que déjà il est insincère vous avez dit au ministre je ne vois pas d'économie quasiment toutes lesémission budgétaire Contin continu d'être à la hausse c'est ce que vous aviez dit en commission des finances qu'est-ce que vous en pensez benah je je confirme d'ailleurs j'ai posé des questions j'ai bien écouté le ministre de l'économie et des finances qui n'est pas resté d'ailleurs pour longuement pour la ou il s'est vite éclipsé hier oui oui c'est c'est je le dis ça a agacé certains de vos collègues ou ça agace et puis c'est dommage et je pense que ça n'est pas respectueux d'abord du Sénat et puis je vais dire un mot de la situation dans laquelle on est on est dans une situation où il n'y a eu aucun débat en séance publique à l'Assemblée nationale si je 493 à cause du 493 et j'ai envie de dire ça bricole en commission nous arrivons au Sénat nous proposons nous nous connaissons le contexte bien évidemment je ne me fais pas d'illusion mais on en appelle la majorité sénatoriale les sénateurs en appelle à la responsabilité du gouvernement il ne faudra pas balayer d'un revers de main les 3 semaines de débat que nous allons avoir au Sénat sur la trajectoire budgétaire on vise les 3 % de déficit en 2027 c'est atteignable avec la courbe qui est en train de prendre le déficit publ j'ai de gros doutes on entendait voilà Christine lavard qui parlait de 12 milliards à faire l'année prochaine va être un Murard 12 milliards l'année prochaine cette année il y a une dérive supplémentaire il y a une dérive supplémentaire de 5 milliards 7 qui se prépare ça n'est pas raisonnable nous allons nous proposer des économies et les économies évidemment quand vous proposez moins de dépenses il faut faire des choix et bien nous en proposerons parce que que c'est l'intérêt supérieur de notre pays on va venir sur les économies mais la France a été épinglée il y a quelques jours par Bruxelles pour ces dépenses excessives la Commission européenne lui demande de prendre les mesures nécessaires pour respecter les limites européennes pour vous c'est sévère ou c'est justifié ça va finir par arriver de toute façon au-delà alors c'est inquiétant parce que toute dégradation de la situation budgétaire et financière nous allons la payer lourdement plus de 40 milliards d'intérêts de la dette de remboursement cette année nous allons passer à plus de 80 milliards en 2027 à cause des marchés qui se tendent aussi mais quand vous avez une dette importante évidemment c'est plus difficile d'abord il y a un retournement des marchés mais fallait pas espérer avoir des taux d'intérêt négatif éternellement enfin un peu de sérieux on va parler des économies justement Quentin comment va évoluer le texte dans les prochaines semaines parmi les pistes avancées par la majorité de la droite et du centre il y a par exemple le délai de carence des fonctionnaires portés à 3 jours cette mesure pourrait rapporter 220 millions d'euros si elle est adopté on va voir les autres changements qui pourraent intervenir dans les prochaines semaines d'examen en tout cas des mesures qui vont faire débat on parlait de ce délai de carence de 3 jours pour les fonctionnaire il y a aussi une aide au département que vous voulez porter à 100 millions d'euros on avvez vu que c'était une demande lors du congrès des départements de France à Strasbourg une taxes pour les plateformes de streaming de musique en ligne on voit aussi un débat qui va revenir notamment avec vos alliés centristes sur l'opportunité ou non d'une taxation du des super profits des entreprises et enfin un débat autour du prix minimum unitaire pour l'alcool que dire de toutes ces modifications où allez-vous trouver les 4 à 5 milliards d'euros que vous promettez on les trouve dans différents domaines on va les trouver par exemple beaucoup dans euh la formation sur le le la formation professionnelle par exemple dans le budget de l'Éducation nationale nous avons aujourd'hui 1 milliard pour l'année 2023 1illard 300 millions qui sont prévus pour la formation des enseignants 1er et second degré public et privé nous nous proposons 700 millions d'euros d'économie pour quelle raison on a regardé depuis plusieurs années vous avez des budgets beaucoup trop important à l'heure actuelle fin octobre sur les crédits 2023 40 % seulement des crédits sont consommés qui peut considérer que c'est une bonne prévision qui peut accepter que ce soit raisonnable non nous allons faire en sorte que sur l'apprentissage on on garde la performance mais il y aura des propositions d'efforts de réduction d'enveloppe nous allons également faire en sorte de commencer à cibler les les efforts qui sont faits sur l'électricité pour les particuliers pour les ménages qui sont dans les haut revenus nous allons améliorer le soutien et l'appui pour les ménages les moins aisés et pour les classes moyennes et pour les classes moyennes ces classes moyennes qu'est-ce qu'ell demandent aujourd'hui le respect du travail qu'on libère le travail et le temps de travail pour qu'elles puisse profiter parce qu'ell aussi d'abord parfois elles ont besoin de gagner plus elles sont elles ont envie de donner plus à leur pays Bruno Le Maire annoncé hier qu'il souhaitait réduire la durée d'un indemnisation des chômeurs de plus de 55 ans c'est une bonne piste c'est enfin je n'en peux plus de ces mesures intempestive annoncé à tour de bras je fais tout j'annonce je ne fais pas j'annonce à nouveau la décentralisation ça fait 18 mois qu'on nous balade d'annonce en annonce nous on se prépare au Sénat on a une réforme qui a été travaillé pour poser les bases donc enfin souvent le président jardarcher le dit au travail n'attendons pas on est mobilisé ouais depuis 2020 on voit qu'il y a un débat qui vous oppose à vos alliés centristes ici au Sénat sur l'opportunité d'une taxation des super profits des entreprises qui ont profité de la crise ce débat va revenir à l'occasion de ce PLF pourquoi est-ce que vous Z toujours opposé bah il il y a une vision différente d'abord les super profits comment dirais-je on va regarder deux secteurs l'énergie et puis le les containers oui transport de marchandise transp de marchandis le marché sur les transports de marchandises il y a eu lié à la crise une envolée à un moment elle n'a pas duré longtemps la question de se dire et si vous faisiez des efforts et si vous redonniez une partie de ces efforts un peu exceptionnels ça n'est pas lié à votre uniquement en tous les cas votre politique commerciale c'est c'est un concours de circonstances je dois dire que des efforts ont été faits notamment euh vis-à-vis des des territoires insulaires qu'on appelle souvent les les les oututres mèes les ultramarins avec CMA CGM nous les avions enfin je les avais même reçu le le le Président Directeur Général rodolp sad et puis c'est également dans les les producteurs les fournisseurs d'énergie on a bien vu là aussi que les la contraction du marché et l'emboler des prix à mérité qu'il ait des efforts faut-il pour autant des mesures euh qui soit par trop contraignante qui qui qui enserre et cadenace je ne crois pas donc nous allons mais nous allons trouver les points d'équilibre vous en avez un peu parlé Jean-François hon Quentin on va revenir sur les conditions de l'examen de ce projet de loi de finance qui ont été contesté voilà à droite comme à gauche on dénonce effectivement les effets d'utilisation du 493 à l'Assemblée nationale le texte du Gouvernement faisait 60 articles initialement au bout de quelques jours le gouvernement a déclenché le 493 à l'Assemblée et a ajouté 175 nouveaux art le en reprenant par-ci par là des amendements venus des députés de quoi irriter les sénateurs qui se retrouvent avec un texte dont beaucoup de mesures n'ont pas fait l'objet d'une étude d'impact ou d'un avis du Conseil d'État c'est ce que vous avez redit hier en séance comme les communistes écoutez Pascal salv il a essayé lui de faire voter une motion de renvoi dans l'après-midi écoutez-le pourquoi on fait cette question préalable parce que quoi qu'on va décider ici le retour à l'Assemblée nationale c'est le même dispos positif qui va être mis en place celui qui a fait qu'à 175 articles ajoutés sans le débat de nos collègues à l'Assemblée nationale et qui vont être arbitrés avec un 493 à la fin donc voilà c'est c'est c'est pas qu'une humeur ou une sorte d'opposition pour s'opposer c'est voilà les dés sont pipés les dés sont pipés monsieur Husson vous reprendriez cette expression non mais je je je la reprends pas simplement je le redis j'appelle le gouvernement à regarder la réalité en face les yeux ouverts et à ouvrir je dirais les bras et surtout à proposer les conditions d'un dialogue constructif en intégrant un certain nombre de propositions qui vont sortir des débats sénatoriax voilà ne pas balayer du 493 et d'un revers de la main tout ce qui aura été ajouté au je pense que si le gouvernement je dirais bomble Tor et veut user de sa majorité relative au niveau national je lui prédis desès lendemain difficile en juin dernier Gérard Larchet président du Sénat mtait en garde contre des risques d'accidentologie lors de l'examen de ce budget et il évoquait une possible censure si le gouvernement ne s'employait pas à redresser les finances publiques est-ce qu'aujourd'hui au vu du texte vous demandez aux députés d'aller jusque là non d'abord je je je je souhaite je le redis que le débat a lieu de manière euh posé constructive au Sénat je le redis c'est important nous allons envoyer de nombreux messages mais c'est pas parler ou pérorer et puis je dirais le vent la fraîcheur la nuit emporte tout ça non c'est parce que nous sommes aujourd'hui dans une démocratie qui est fragilisée la cohésion je l'ai dit la cohésion de notre pays mais de manière plus large regardez un peu l'état de l'Europe les tensions euh internationale la situation géopolitique la situation je pense impose le sérieux et le travail et donc nous au Sénat nous avons décidé de travailler le gouvernement doit à nos côtés travailler et doit s'inspirer des travaux c'est sa grande responsabilité je le dis euh c'est pour ça que la l'attitude de Bruno Le Maire hier c'est une forme de désinvolture quand il est parti de la séance sans écouter toutes les prises de parole de la discussion générale enfin voilà il y a euh ait discours et ensuite il il est immédiatement parti i en plus la moitié du discours on était beaucoup se sont demandé s'il y avait déjà le début d'une campagne une chose après l'autre la responsabilité quand on est au Sénat et qu'on vient présenter l'enjeu d'une d'un projet de loi de finances et d'un budget c'est de d'abord après après avoir après s'est exprimé c'est au moins par respect d'écouter les Orates t les orateurs de chaque groupe politique on suivra évidemment l'examen de ce budget jusqu'au 12 décembre he Quentin vous l'avez rappelé on en parlera tous les jours dans cette émission merci Quentin tout à l'heure merci on va passer du PLF à l'AMF et on évoquera la DGF mer qutin pour terminer on voit l'actualité dans votre département jean-fance on retrouve Michel dem bonjour Michel merci beaucoup d'être avec nous directeur départemental de l'Est Républicain en Meur et Moisel et dans vos pages Michel vous allez nous parler de cette manifestation d'agriculteur hier à Nancy oui bonjour jean-fançois vous avez dit deux fois déjà depuis tout à l'heure que cohésion nationale et est mal menée l'agriculture semble très mal menée aussi en ce moment donc hier Anan 160 tracteurs ont manifesté contre le trop plein de paperass contre le trop plein de contrainte et le trop peu de considération alors la question elle est simple c'est quoi la solution pour les agriculteurs de France pour demain et bien c'est de convenir et de fixer un cap et des orientations en écoutant et en travaillant mieux avec tous les agriculteurs aujourd'hui lui on dit on parle de la ferme France un nos collègues le sénateur duplom a produit un rapport pour tracer les lignes et les perspectives la l'agriculture française a été longtemps un de nos flurons elle était souvent la première des agricultures en Europe ça n'est plus le cas parce que parce que de trop de contraintes parce que des atermoiements parce que un manque de choix et d'orientation travailler ensemble aujourd'hui quand vous êtes dans nos campagnes l'état d'esprit des agriculteurs ressemble malheureusement trop à celui des maires ils ne sentent plus le même soutien et la même confiance ils sont montrés du doigt quand ils sont dans leur champ en été qu'il récoltent le grain évidemment les machines hier comme aujourd'hui font du bruit mais aujourd'hui il faudrait qu'ils arrêtent à 19h pour le bien-être et le calme des campagnes quand il y a il y a des épisodes difficiles que ce soit aujourd'hui tempête grêle inondation maladie sur les céréales les difficultés d'écoulement et de prix de marché pour l'élevage le la la violence parfois de certaines population à l'endroit des éleveurs qui sont dans une une condition difficile vous prenez dans l'élevage l'élevage laitier aujourd'hui nous allons d'ici peu nous allons manquer de production laitière retrouvons un cap fixons des orientations soyons fi de notre terre la terre nourriissière celle cette agriculture qui a été avec le charbon et l'acier un des deux piliers de la construction européenne c'est tellement beau c'est tellement ambitieux c'est ça qu'il faut construire et il faut arrêter effectivement d'ajouter des contraintes qui viennent les unes aux autres s'ajouter et finalement qui qui amènne une forme de dégoût et qui détourne les jeunes pour la reprise des exploitations agricoles c'est autour de ces enjeux qu'il faut travailler et notre agriculture évidemment elle a aussi besoin d'être accompagné et soutenu dans les perspectives d'une meilleure prise en compte de l'environnement international et des sujets environnementaux il faut donc aider accompagner assurer la transition et non pas multiplier les contraintes et la réglementation mais ce que fait ce que fait la France que fait Marc Phen suffisamment il y a notamment l'histoire du glyphosate là récemment où l'Union européenne a prolongé 10 ans l'autoris la France s abstenue lors de ce vote à eu raison sur le glyphosate je vais vous dire on a aujourd'hui un certain nombre de produit dit phytosanitaire qui servent à quoi servent-ils enfin c'est c'est méconnaître le le je dirais l'amour de la terre et le travail de l'agriculteur l'agriculteur il a besoin parfois bah de soigner je dirais ces ces récoltes à venir pour leur permettre de de lutter contre les maladies dit sur je prends juste un exemple sur le glyphosate aujourd'hui par exemple il est parfaitement compatible avec une forme d'agriculture qui s'appelle l'agriculture de conservation des sols où justement on protège les sols pour qu'ils retrouent leur richesse donc là encore peut-être moins de de de revers de manche qui balai comme ça d'un coup toute la table non je crois qu'il faut regarder il faut accompagner notre agriculture elle a 1 et un visage et donc là merci Jean-François hon merci d'abord Michel demau d'avoir été avec nous on regarde la Une de l'Est Républicain dans son édition de Nancy c'est Thomas Pesquet la fusée Thomas Pesquet à Nancy à la Une de l'Est Républicain merci beaucoup Michel d'avoir été avec nous et merci Jean-François hon merci d'être venu d'autant qu'on l'a dit la nué était courte merci beaucoup d'être venu nous voir dans 20 minut