Dans l'Eure, des stages pour les bénéficiaires du RSA - reportage #cdanslair 01.11.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
On vit mieux en France qu'en Allemagne?
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France parvient mieux à pénétrer ou dompter ces nouvelles technologies, l'IA, le numérique?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00NarrateurChiffre
« En moyenne, en France, 40 % des personnes qui ont participé à cette expérimentation ont retrouvé un emploi. »
- 6:30G.MackeChiffre
« Les prix ont augmenté de 20 %. L'inflation ralentit maintenant, mais la hausse des prix qui a eu lieu, on ne revient pas dessus. »
- 7:30S.MatellyChiffre
« Il faudrait investir 800 milliards d'euros pour rattraper notre retard. »
- 8:00S.MatellyChiffre
« La croissance économique américaine, depuis 2005, est 3 fois supérieure à celle en Europe. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous sommes allés dans l'Eure, où les bénéficiaires du RSA sont invités à suivre des formations de retour à l'emploi. Cette expérimentation semble porter ses fruits. - Après-midi pluvieuse, après-midi studieuse...
Ce jour-là, dans l'Eure... - Le cochon a plein de qualités.
Il a un défaut: il sent le cochon! - Découverte du métier d'éleveur porcin. Il y a 9 bénéficiaires du RSA, revenu de solidarité active. - Les truies sont par groupe de 18.
Elles sont en liberté. - Dans le groupe, il y a Ludovic. Le département veut inciter les personnes les plus éloignées de l'emploi comme lui à s'ouvrir à de nouvelles perspectives. - Je découvre des choses au lieu d'être enfermé à la maison les trois quarts du temps.
On est habitué à avoir une vie beaucoup plus calme, au RSA. On doit chercher du travail, mais on est plus souvent seul qu'en groupe. - Cette initiation agricole comptera parmi les 15 heures d'activités obligatoires par semaine.
Une condition pour recevoir ces aides financières. - Il faut signer la feuille d'émargement. - C'est comme au lycée... - Cette fois-ci, Ludovic n'est pas convaincu par l'activité. - La porcherie, ce n'est pas un secteur qui fait rêver, mais il y a des porcheries qui ferment faute de salariés. - La conseillère emploi argumente sans forcer la main. - C'est énormément de prises de risque de dire à un bénéficiaire de RSA: "Vas-y.
Tu veux bosser? C'est fait pour toi." Ca ne marche pas comme ça.
Pour peu qu'il échoue, c'est descendre encore plus bas qu'avant au niveau de l'estime. - Sur le chemin vers l'emploi, certains trébuchent. A chacun son histoire.
Ludovic a divorcé. Puis, il y a eu une dépression, la perte de son emploi et 8 ans de RSA. Aujourd'hui, bilan de compétences. - Je suis dans les transports en commun. - Voilà pour les faiblesses.
Sa conseillère en insertion veut aussi mettre en valeur ses forces. - J'ai déjà été dans le commerce. - Retrouver de l'estime de soi, se forcer à être ponctuel, se fixer des objectifs...
Nathalie tente d'instaurer un lien de confiance. - On prend chacun un engagement. Si la personne a déjà commencé son permis de conduire, l'engagement, c'est de continuer son permis de conduire.
Moi, je m'engage à l'accompagner dans ce qui peut être des choses administratives, l'aider à refaire son CV ou juste l'accompagner et lui donner le petit coup de pep dont il a besoin. - A 45 ans, Ludovic vit avec 850 euros par mois. - Une petite boîte de haricots verts. - Dans cette épicerie solidaire, il bénéficie de produits à tarif très préférentiel mais pas gratuits.
Passer à la caisse comme tout le monde, par dignité... - J'ai mis plusieurs mois avant de le dire à ma famille, de peur de ce qu'ils allaient penser de moi.
Après, les amis, c'est encore pire. 90 % de mes amis sont partis. Ils ont vu "RSA", "pas de fric", "le gars, c'est un fauché", "je vais être considéré comme lui".
C'est comme une maladie. - La stigmatisation des proches et de la société...
Ludovic considère que le caractère obligatoire des heures de travail conforte les idées reçues. - Les gens au Smic se plaignaient que les gens au RSA profitaient du fait qu'on n'était pas si loin de ça du Smic. Ils ont fait une loi pour qu'on n'y ait plus le droit. - En moyenne, en France, 40 % des personnes qui ont participé à cette expérimentation ont retrouvé un emploi. - A.de Tarlé: Question.
On vit mieux en France qu'en Allemagne? - G.Macke: Non.
Globalement, quand même, l'Allemagne garde un PIB par habitant supérieur à la France. - A.de Tarlé: Les Allemands sont plus riches. - G.Macke: En moyenne.
Même si l'Allemagne a un taux de pauvreté un peu plus élevé que la France. Je crois que c'est 14 % pour la France et plutôt 16-17 % pour l'Allemagne. Ils avaient une politique de l'emploi où, pendant longtemps, il n'y avait pas de salaire minimum.
Il y avait la politique des jobs à un euro. Il y avait peut-être plus de travails précaires ou sous-payés. Après, toute l'Europe, que ce soient les Allemands ou les Français, a subi plus ou moins d'inflation dans les 2 ans passés.
Les prix ont augmenté de 20 %. L'inflation ralentit maintenant, mais la hausse des prix qui a eu lieu, on ne revient pas dessus. Ca a été un poids majeur de ressenti des Allemands et des Français dernièrement.
Tous les Européens sont confrontés, la plupart, à cette croissance très molle. 0,5, 1 %...
C'était l'an dernier. Ce sera ça l'an prochain. C'est ça cette année.
Par rapport aux Etats-Unis, le décrochage est massif. - A.de Tarlé: On disait que les Allemands n'avaient pas su accrocher les nouvelles technologies, qu'ils étaient restés sur la mécanique ou la chimie.
Est-ce que la France parvient mieux à pénétrer ou dompter ces nouvelles technologies, l'IA, le numérique? - S.Matelly: D'un point de vue macroéconomique, la France s'en sort mieux.
La croissance économique française est positive. Elle reste très faible, mais elle s'en sort mieux. C'est aussi car elle est moins industrialisée.
L'Allemagne, c'est 20 % du PIB qui est issu de l'industrie. On est passé en dessous des 10 %. Elle est bien moins dépendante de ses exportations.
Une des faiblesses De l'Allemagne, c'est que le marché chinois ralentit, qu'il y a des surcapacités, des difficultés à accéder à certains marchés. Les entreprises allemandes subissent ça directement. On est moins concernés car nos entreprises exportent moins.
C'est le panorama général. Sur les nouvelles technologies...
On s'en sort un peu mieux dans certains secteurs, moins bien dans d'autres. Globalement, on a un problème européen qui a été mis en évidence par des rapports publiés ces 6 derniers mois par les Européens, le rapport d'Enrico Letta sur le marché unique, le manque d'intégration, sa fragmentation, ou le rapport Draghi. Ils dressent le même tableau: les Européens investissent insuffisamment.
M.Draghi le chiffre. Il faudrait investir 800 milliards d'euros pour rattraper notre retard.
Le décrochage vis-à-vis de l'économie américaine date d'un certain nombre d'années. Il est flagrant depuis 2015 et encore plus depuis le covid. La croissance économique américaine, depuis 2005, est 3 fois supérieure à celle en Europe.
La croissance économique, ça veut dire avoir des moyens, un dynamisme économique qui permet aux entreprises d'investir. Ca permet de passer le cap des nouvelles technologies. On n'a pas ça en Europe.
On n'investit pas suffisamment. On reste sur une économie du XXe siècle. On est à la peine dans le digital, dans l'industrie automobile, un peu moins dans la pharmacie, mais quand même...
Regardez les innovations de ces dernières années, les choses qui changent nos vies. C'est Teams, pour le télétravail, le vaccin covid...
Toutes ces innovations ont été produites aux Etats-Unis par les Américains. - A.de Tarlé: Et par les Allemands qui travaillent pour les Américains. - S.Matelly: Pour le vaccin, c'était presque un contre-exemple. - A.de Tarlé: Avec Pfizer. - S.Matelly: C'est Pfizer qui le commercialisait.
On est en retard sur ce sujet.