Retraites. À Bobigny, les habitants des quartiers populaires se mobilisent contre la réforme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12InvitéFait
« c'est le droit de cotiser pour la retraite »
- 2:17InvitéFait
« ceux qui travaillent depuis de très nombreuses années et qui vont devoir peut-être partir à 64 ans, mais si on veut partir à taux plein, peut-être aux alentours des 70 ans »
- 3:08InvitéFait
« Mais d'un autre côté, on nous demande à nous de faire plus d'efforts, mais eux n'en font pas »
- 3:34InvitéFait
« Là j'ai vraiment l'impression que Macron sacrifie toute la population et le pays pour des intérêts qui dépassent complètement le peuple »
- 4:15Invité politiqueFait
« un message qui vient du pays dans lequel je suis née. Le peuple uni jamais ne sera vaincu »
Temps de parole
- Clémentine Autain21 %
- Invité19 %
- Invité 216 %
- Présentateur14 %
- Invité 312 %
- Invité 49 %
- François Ruffin5 %
- ?4 %
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Le rassemblement tel que nous vivons ce soir est un rassemblement extrêmement important parce que la population de Seine-Saint-Denis aspire aussi à ce rassemblement des forces de gauche.
C'est un impôt sur la vie des gens, c'est un impôt dégressif,
qui
veut dire qu'en fait on prend plus à ceux qui n'ont pas grand-chose
et
on prend pas grand-chose
à
ceux qui ont beaucoup.
Nous avons eu dans le cadre des dernières élections législatives un bel exemple de rassemblement qui a permis par exemple dans notre département d'avoir la totalité des circonscriptions qui soient à gauche. Et donc l'électorat de gauche aspire à ce rassemblement dans notre département, il nous l'a fait savoir et le travail qui est mené par nos parlementaires à l'Assemblée nationale, il est en tout point remarquable parce que c'est un travail de cohésion,
c
'est un travail de cohérence qui dit à ce gouvernement, c'est pas comme ça qu'on peut réformer les retraites.
Un
éducation populaire,
c
'est des milliers de bénévoles qui créent du lien. Moi je travaille beaucoup depuis plusieurs années avec les chauffeurs VTC, les chauffeurs Uber,
il
y en a beaucoup en Seine-Saint-Denis mais pas que. Et oui ce sont des sujets qui les interpellent parce que les chauffeurs Uber déjà demandent une chose, c'est le droit de cotiser pour la retraite. Aujourd'hui ils ont cru quand ils ont fait un emprunt pour payer leur voiture, quand ils ont fait un contrat pour travailler avec Uber, ils ont cru qu'ils allaient être des entrepreneurs, chefs d'entreprise.
Et en fait au final ils se retrouvent complètement soumis à la subordination d'Uber, qu'ils ne peuvent pas choisir rien, ils ne peuvent pas choisir leurs tarifs, ils ne savent pas comment sont décidés les courses, pourquoi il y a deux chauffeurs l'un à côté de l'autre, il y en a un qui a des grosses courses, l'autre des petites courses. Et donc là c'est important de dire qu'ils doivent avoir les mêmes droits que les salariés, et notamment le droit à la retraite, le droit de cotiser.
Ça
aura des incidences sur des milliers de gens qui vivent dans ce département, j'ai l'habitude de le dire, le département du monde, le département des 130 nationalités, des 177 langues parlées,
et
de plus de 2500 associations qui interviennent dans le champ
de
la coopération internationale.
D
'abord parce que c'est un enjeu important pour ceux qui travaillent depuis de très nombreuses années et qui vont devoir peut-être partir à 64 ans, mais si on veut partir à taux plein, peut-être aux alentours des 70 ans.
Et
c'est vrai que ce soir on est accueilli à la Bourse départementale du Travail dans un haut lieu symbolique des luttes, des syndicats, quel qu'en soit d'ailleurs le syndicat. Et c'est vrai que c'est ceux qui luttent à nos côtés au quotidien pour défendre les habitants de la Seine-Saint-Denis, de l'OPT Est-Ensemble et de la ville de Bobigny.
A vous rétribuer un revenu du capital pour 38 ans, vous vous rétribuez moins.
Très le moment où on a commencé à travailler, il
y
avait un certain nombre de trimestres à cotiser. Aujourd'hui il y en a encore plus. Donc du coup on suit le mouvement, mais on manifeste parce qu'on estime que ce n
'est
pas possible. Mais d'un autre côté, on nous demande à nous de faire plus d'efforts, mais eux n'en font pas. C'est ça qui manque de cohérence, parce que ceux qui votent les lois ne les subissent pas. Les jeunes se mobilisent, tout le monde se mobilise à son niveau, mais je pense que les gens ont d'autres problèmes en tête. Mais on est là,
on
manifeste. Il y
en
a déjà plein qui rêveraient de ne plus travailler. Donc il y a aussi cette question-là, le bien-être des gens. Là j'ai vraiment l'impression que Macron sacrifie toute la population et le pays
pour
des intérêts qui dépassent complètement
le
peuple. Et le peuple est à conscience de tout. Enfin le peuple, je n
'aime
pas parler du peuple. Les gens que je côtoie, et même les femmes de ménage, j'en parle souvent avec elles, ils sont informés de tout ça. Ils connaissent les enjeux, ils ne
sont
pas bêtes, ils sont très intelligents les gens. Ils sont très informés contrairement à ce qu
'on
peut penser. Le problème c'est qu'on est devenus, on est complètement endormis.
On
est conditionnés par ce système. Donc voilà, en fait c'est ça qui est terrible.
Et
si j'ai un message
que
je voudrais marteler par-dessus tout,
c
'est un message qui vient du pays dans lequel je suis née.
Le
peuple uni jamais ne sera vaincu. Nous, ici, la préfecture de Saint-Saint-Denis, on est la sous-préfecture de Paris en quelque sorte. C'est-à-dire que quand on décide, nous aussi, de faire des meetings, c'est comme quand il y
a
un meeting à Plohermel par rapport à Brest. Donc on se dit qu
'il
n
'y a
pas besoin de tout faire de façon métropolitaine, urbaine. On va dans la racine du peuple populaire.
Et ça se mobilise aussi en Saint-Saint-Denis
? Bien sûr, bien sûr. On l'a vu ce soir. C'était un pari. Moi, je ne savais pas s'il y allait avoir 15 personnes ou 500. Je ne pouvais pas savoir. Parce que personne ne l'a fait depuis des décennies de faire ça, de faire des meetings ici. Ça ne se fait plus. Ça ne se fait plus. Il y avait avant, il y avait le Parti communiste qui faisait ces choses. Mais même le mouvement syndical, il ne
fait
pas des grands meetings comme ça. Il est dans la rue, dans les entreprises. On manifeste beaucoup devant la préfecture, devant l'académie, etc. Devant le tribunal à Bobigny. Mais
de
faire comme ça des moments populaires, des soirées entières consacrées
aux
palabres, c'est beau. C'est beau. Moi, je suis très contente. Je suis très émue. Et puis j'en ferai d'autres. Merci.
Clémentine Autain