Après la chute de Bachar Al-Assad, la découverte de l’horreur en Syrie
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« plus de 14 000 personnes sont mortes après avoir été torturées par le régime, d'après l'ONG Réseau Syrien des Droits de l'Homme. »
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« l'ONU estime que plus de 300 000 civils syriens sont décédés et qu'au moins 100 000 sont portés disparus. »
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« Bachar al-Assad est poursuivi depuis novembre 2023 pour complicité de crimes contre l'humanité pour des attaques chimiques meurtrières au gaz sarin en août 2013 qui ont provoqué la mort d'au moins 1000 personnes. »
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« l'état de catastrophe naturelle serait bien déclaré à Mayotte. »
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« Il s'est par ailleurs dit favorable à une défiscalisation à 100% pour les dons en faveur de Mayotte. »
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« les tarifs des mutuelles vont augmenter de 6% en moyenne en 2025. »
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« la demande mondiale de charbon a atteint un niveau record en 2024 à 8,77 milliards de tonnes. »
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« environ 7 filles interrogées sur 10 disent aider à plier ou étendre le linge de temps en temps, contre un peu plus de 5 garçons sur 10. »
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Bombardements, attaques chimiques, nettoyage ethnique, torture, exécution ou encore famine, les crimes du régime du président syrien déchu Bachar al-Assad sont connus de tous depuis des années, mais difficiles à quantifier. Après 50 ans de répression sanglante et d'impunité, les enquêteurs internationaux espèrent désormais obtenir des preuves directes documentant ces crimes. Alors les crimes dont est accusé le régime pourrait-il être jugé un jour ? Qu'en est-il de Bachar al-Assad ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une de ces actus du jour.
Avant Bachar al-Assad, il y a eu son père, Hafez al-Assad, à la tête de la Syrie entre 1970 et 2000 et qui n'hésitait pas à envoyer ses opposants en prison. L'arrivée surprise au pouvoir de son deuxième fils Bachar après sa mort et celle de son premier fils a suscité l'espoir dans un premier temps, mais depuis 2011 et les printemps arabes, Bachar al-Assad, qui était également commandant des armées, a mené une répression brutale qui s'est transformée en véritable guerre civile. Le président syrien déchu a aussi fait arrêter massivement ses opposants, plus de 14 000 personnes sont mortes après avoir été torturées par le régime, d'après l'ONG Réseau Syrien des Droits de l'Homme.
Si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie à notre vidéo sur le sujet il y a quelques jours. En tout cas, depuis 2011, l'ONU estime que plus de 300 000 civils syriens sont décédés et qu'au moins 100 000 sont portés disparus. Mais alors que sait-on de ces crimes commis par le régime de Bachar al-Assad ? Eh bien depuis des années, voire des dizaines d'années, des ONG syriennes ou étrangères de défense de droits humains accumulent énormément de documentation sur tous les crimes commis par le régime syrien, dans l'espoir que ces responsables syriens passent peut-être un jour devant un tribunal.
Alors je ne vais pas tous vous les citer, mais par exemple en 2012, l'ONG Human Rights Watch a publié un rapport intitulé « L'archipel de la torture » qui montrait le recours systématique à la torture contre les opposants à Bachar al-Assad. Il y a aussi un livre « Syrian Gulag Inside Assad's Prison System » écrit par Jabberbecker et Ougurumit Ungor qui recensent des témoignages d'anciens détenus et qui détaillent le système pénitentiaire syrien.
Et encore très récemment, l'ONG Human Rights Watch a affirmé dans une enquête publiée ce mardi avoir découvert une fausse commune à Tadamon, un quartier de Damas, la capitale syrienne, sachant que les exécutions dans ce quartier étaient très courantes. Alors quand Bachar al-Assad était au pouvoir, ça paraissait être un objectif un peu naïf, sachant que les organisations internationales n'avaient pas le droit de pénétrer sur le territoire syrien. Mais avec la chute du régime, ces documents pourraient s'avérer très utiles.
Selon Nerma Gelassik, une experte interrogée par France Info, la situation est comparable en fait à celle de l'Allemagne en 1945, quand les nazis sont tombés et qu'il y a eu d'un coup énormément de documents accessibles. La question maintenant c'est de savoir si Bachar al-Assad et d'autres responsables syriens pourraient être réellement jugés. La première option, c'est le recours à la Cour pénale internationale qui est chargée de juger les individus responsables de crimes particulièrement graves qui ont une portée internationale, dont des crimes de guerre.
Le problème c'est que la Syrie ne fait pas partie des 124 états qui ont ratifié le statut de Rome, fondement de la Cour pénale internationale. Et donc vu que la Syrie ne reconnaît pas la CPI, cette dernière n'a pas vraiment de compétence sur des crimes commis sur ce territoire et ses citoyens. Il faut donc que ce soit le Conseil de sécurité de l'ONU qui la saisisse. Le truc c'est qu'il faut s'attendre à un veto de la Russie qui est elle membre du Conseil et qui est un allié du régime de Bachar al-Assad.
La deuxième option, c'est que le nouveau régime politique au pouvoir en Syrie arrive à construire une justice et que donc des procès aient lieu sur le territoire syrien, car les exactions ont été commises en Syrie par et contre majoritairement des Syriens. Selon Clémence Bechtart, avocat au barreau de Paris interrogé par France Info, ça suppose une transition démocratique et une nouvelle constitution, car la Syrie n'a pas encore intégré les crimes internationaux dans ses lois. Le truc c'est que pour l'instant, il y a très peu de responsables militaires ou autres de l'ancien régime syrien qui ont été arrêtés, on ne sait pas où ils se trouvent.
Alors certains sont à l'étranger, probablement en Irak, au Liban ou aux Émirats arabes unis selon les experts, mais il y en a aussi une majorité qui se cache en Syrie. Dans ce cas, une arrestation et un procès seraient envisageables. Pour ce qui est de Bachar al-Assad, qui se trouve actuellement en Russie, ça semble difficile d'imaginer la Russie qui est donc, je le rappelle, son allié, l'extrader pour le faire juger. Selon Emmanuel Daoud, avocat au barreau de Paris interrogé par France Info, le sort de Bachar al-Assad réside aujourd'hui dans la protection que lui accordera le président russe Vladimir Poutine, lui-même visé par un mandat d'arrêt pour crime de guerre.
La troisième option pour que le régime de Bachar al-Assad soit poursuivi, c'est la voie des États étrangers, car il y a des victimes d'autres nationalités et donc les autres pays sont compétents pour juger le président syrien. C'est le cas en France. Bachar al-Assad est poursuivi depuis novembre 2023 pour complicité de crimes contre l'humanité pour des attaques chimiques meurtrières au gaz sarin en août 2013 qui ont provoqué la mort d'au moins 1000 personnes. Une ONG avait porté plainte et des victimes franco-syriennes s'étaient constituées partie civile.
Bref, depuis la prise de Damas le 8 décembre dernier, les ONG et les juristes insistent sur l'importance de préserver des documents, des photos ou encore des registres, des preuves qui sont absolument essentielles pour retrouver les autres membres du régime qui ont participé à ces exactions et les juger potentiellement. Et au fait vu qu'on parle de la Syrie, le groupe islamiste radical HTS, qui a fait chuter le régime de Bachar al-Assad et qui est désormais au pouvoir en Syrie, a annoncé la dissolution de sa branche armée. Concrètement, ça veut dire que la branche armée de HTS va être intégrée à l'armée régulière syrienne.
Selon le chef militaire de HTS, Abu Hassan Alamoui, dans tout état, il faut que les unités militaires soient intégrées au sein de l'institution. On suivra ça dans les prochains jours. Si vous voulez en savoir plus, je vous mets des liens en description et je vous laisse avec Léa pour les actualités en bref. Merci Blanche et bonjour à tous. On commence avec cette actu. L'ancien président Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné à un an de prison ferme mais qu'il effectuera sous bracelet électronique dans l'affaire dite des écoutes.
En fait, en 2013, lorsqu'il n'était plus président, Nicolas Sarkozy avait été placé sur écoute par la justice pour une autre affaire, celle des financements libyens de sa campagne. Les juges avaient alors découvert qu'il utilisait une ligne secrète sous le pseudo de Paul Bismuth pour discuter avec son avocat Thierry Herzog sur une autre affaire qu'il concernait, l'affaire Bettencourt. Or, avec cette ligne téléphonique, il est accusé d'avoir proposé d'aider un magistrat à obtenir un prestigieux poste à Monaco en échange d'informations confidentielles sur l'affaire Bettencourt.
Et donc ce mercredi, la cour de cassation, qui est la plus haute juridiction judiciaire en France, a définitivement condamné Nicolas Sarkozy à trois ans de prison, dont un enferme aménagé sous bracelet électronique. C'est la première fois qu'un ancien président français écope d'une peine de prison ferme. Nicolas Sarkozy a aussi été condamné à trois ans d'inéligibilité. Son avocat a annoncé, je cite, qu'il se conformera à la sanction prononcée, mais qu'il va saisir la Cour européenne des droits de l'homme, le dernier recours en termes de justice. A noter que Nicolas Sarkozy doit comparaître à partir de début janvier dans l'affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007.
Deuxième actu, et c'est une mise à jour sur notre sujet d'hier, Luigi Mangione, le tueur présumé du PDG de United Healthcare, le premier assureur de santé privée aux Etats-Unis, a été inculpé pour meurtre considéré comme un acte de terrorisme. C'est ce qu'a annoncé ce mardi la justice new-yorkaise. Luigi Mangione est accusé d'avoir abattu début décembre en pleine rue à New York le PDG Brian Thompson. Après cinq jours de cavale, il a finalement été retrouvé en Pennsylvanie, où il est incarcéré depuis le 9 décembre. Alors la justice new-yorkaise espère le transfert rapide de Luigi Mangione vers New York pour qu'il puisse y être jugé, mais l'accusé conteste ce transfert.
Il risque la prison à vie sans libération conditionnelle. Troisième actu, Emmanuel Macron doit arriver ce jeudi dans le département d'outre-mer de Mayotte, touché par le cyclone Chido il y a quelques jours et qui a fait au moins 22 morts, même si les autorités craignent des centaines, voire des milliers de morts. De son côté, le premier ministre François Bayrou, qui se rendra sur place une fois son gouvernement nommé, a annoncé que l'état de catastrophe naturelle serait bien déclaré à Mayotte. Cela devrait permettre aux victimes de bénéficier d'une prise en charge spécifique par leur assurance.
Il s'est par ailleurs dit favorable à une défiscalisation à 100% pour les dons en faveur de Mayotte ce mardi sur France 2. Il est donc pour que les personnes qui font un don pour le département d'outre-mer soient remboursées à 100% de leurs dons au moment de la déclaration de revenu. En tout cas, actuellement, les dons jusqu'à 1000 euros pour Mayotte effectués entre le 17 décembre et le 17 mai prochain vont ouvrir le droit à une réduction d'impôt de 75%. En général, les dons à des associations ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66%.
Pour bénéficier de cette réduction d'impôt, les dons doivent être faits à des associations et fondations qui sont reconnues d'utilité publique comme le Secours Populaire et la Fondation de France. Je vous mets des liens en description. Quatrième actu, les tarifs des mutuelles vont augmenter de 6% en moyenne en 2025. C'est ce qu'a indiqué ce mercredi la mutualité française, la fédération qui les représente. L'année dernière, les mutuelles avaient affiché une hausse de tarifs de 8,1% et en 5 ans, les tarifs ont augmenté en moyenne de 27,4%.
En France, la majorité des dépenses de santé est prise en charge par la Sécurité sociale, mais pour les dépenses qui sont peu ou pas couvertes, elles sont remboursées par ce qu'on appelle les complémentaires santé, dont les mutuelles. Ces complémentaires sont généralement souscrites individuellement ou proposées par les employeurs. Alors cette hausse des mutuelles s'explique notamment par une accélération des dépenses de santé en raison du vieillissement de la population, mais aussi des nouvelles techniques médicales. Cinquième actu, la demande mondiale de charbon a atteint un niveau record en 2024 à 8,77 milliards de tonnes.
C'est ce qu'a indiqué l'Agence internationale de l'énergie ce mercredi. Cette consommation élevée contribue aux émissions de CO2 qui accélèrent le changement climatique. A noter qu'un tiers du charbon consommé dans le monde est brûlé dans des centrales électriques chinoises et la demande de charbon continue d'augmenter dans certaines économies émergentes comme l'Inde, l'Indonésie et le Vietnam. Selon l'Agence, la demande mondiale de charbon devrait néanmoins se stabiliser d'ici 2027 grâce à la progression des énergies renouvelables.
Sixième actu, en France, les filles disent participer davantage aux tâches ménagères que les garçons chez eux, selon un rapport de l'Institut national d'études démographiques publiées ce mercredi et réalisées sur des enfants de 10 ans. Pour vous donner une idée, environ 7 filles interrogées sur 10 disent aider à plier ou étendre le linge de temps en temps, contre un peu plus de 5 garçons sur 10. Le phénomène est encore plus marqué chez les enfants d'agriculteurs et d'ouvriers. L'étude montre aussi que les enfants uniques participent moins aux tâches domestiques que ceux qui ont des frères et soeurs.
Et on termine avec cette info, la plateforme d'admission post-bac Parcoursup a ouvert ce mercredi. Il est donc possible de consulter les formations disponibles en 2025. Les candidats ont désormais accès à une sorte de carte d'identité pour chaque formation. Elle permet de connaître le profil des candidats qui ont été admis les années précédentes, les frais de scolarité, le nombre de places disponibles, les possibilités de poursuite d'études ou encore l'éligibilité aux bourses. Les élèves pourront commencer à formuler leurs vœux à partir du 15 janvier. Merci beaucoup Léa pour ces actualités et on termine avec le flashback du jour.
Il y a 80 ans, le 18 décembre 1944, le premier numéro du journal Le Monde était écrit puis publié le lendemain, le 19 décembre. Le Quotidien a été créé à la demande du général de Gaulle, alors chef du gouvernement provisoire en France, afin de remplacer le journal Le Temps, qui avait perdu sa crédibilité pendant l'occupation nazie. Hubert Boeuf-Méry, un journaliste respecté de l'époque, avait été choisi pour diriger cette nouvelle publication. Depuis, Le Monde est devenu l'un des journaux les plus influents en France et à l'international. C'est tout pour aujourd'hui, merci beaucoup d'avoir suivi ces actualités. N'hésitez pas à nous poser vos questions en commentaire, on tâchera d'y répondre.
En attendant, prenez soin de vous et de vos proches et je vous dis à demain.