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interviewPublic Sénat· 15 juillet 2025 8 min

« La santé ne peut pas être seulement un marché », insiste François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La maîtrise des dépenses publiques passe aussi par celle des dépenses sociales. Nous sommes et nous pouvons être fiers de notre système de santé, mais nous devons aussi être conscients que si nous ne faisons rien, la dérive automatique nous conduit à des déséquilibres que nous ne pourrons pas supporter. Si nous ne faisons rien, cette dépense augmentera l'année prochaine de 10 milliards d'euros.

Ce n'est pas souvenable. Je propose que nous fassions l'effort de limiter cette hausse de moitié, ce qui fit que ce qui fait que nous devons collectivement réaliser un effort de l'ordre de 5 milliards d'euros. Alors, comment va-t-on faire ? des partenaires des des parlementaires pardon des partenaires sociaux des acteurs de la santé au premier rang desquels la caisse nationale d'assurance maladie ont fait dans des études courageuses de nombreuses propositions sur lequel sur lesquelles le gouvernement entend s'appuyer.

Nous devons responsabiliser les patients pour que le coût de la santé soit plus concret pour nos concitoyens. Nous consommons par exemple en France deux fois plus d'antibiotiques qu'en Allemagne et je ne crois pas que nous soyons en meilleure santé que les Allemands. Chaque fois que nous achetons une boîte de médicaments, nous en payons une partie.

La somme totale que nous déboursons, additionnée est plafonnée à 50 € par an. Nous pousserons ce plafond à 100 € ce qui signifie pour ceux qui consomment le plus de médicaments une dépense de l'ordre de 8 € par mois. La responsabilisation passe aussi par la prévention, notamment la vaccination.

Je voudrais que vous ayez ce chiffre en tête que donne souvent la ministre de la santé. Les 3/4 des personnes en réanimation au moment des épidémies de grippe ne sont pas vaccinés. Un autre défi auquel nous devons nous attaquer concerne les affections de longue durée. 20 % des Français sont en affection de longue durée contre 5 % de la population allemande.

Et je crois pas davantage que tout à l'heure que les Français sont en plus mauvaise santé que les Allemands. De la même manière, la multiplication des raisonnables. un certain nombre de pratiques qu'il faut réguler la multiplication des raisonnables par certains patients des visites pour contrôler un diagnostic ou pour contrôler ce que leur a dit le médecin précédent ou la multiplication toujours des raisonnables des mêmes radios ou des mêmes scaners parfois à 15 jours d'intervalle.

Tout cela n'apporte rien au patient. La santé ne peut pas être seulement un marché sur lequel les consommateurs soient sans frein et sans limite. La mise au point définitive, je m'exprime avec prudence, la mise au point définitive parce qu'il y a 30 ans qu'on en parle du dossier médical partagé sur lequel chacun aura la totalité des examens qu'il a reçu pour que le médecin suivant sache à quel patient et à quelle pathologie il peut avoir affaire.

Le dossier médical partagé et sa tenue obligatoire par les praticiens feront avec le concours de l'intelligence artificielle faire des pas de géants au diagnostic et à la prévention et à l'aggravation des affections. Cela tous les médecins et tous les professionnels de santé le savent. Nous allons donc engager une réforme en profondeur de prise en charge de ces affections avec dès 2026 des mesures visantes à sortir du remboursement à 100 % des médicaments qui sont sans lien avec l'affection déclarée.

Évidemment, il s'agit pas des médicaments qui touchent l'affection en question et aussi à pousser que on puisse sortir du statut d'affection de longue durée lorsque l'état de santé ne le justifie plus. Une plus grande efficience comme on dit, une plus grande efficacité sera demandée à l'hôpital notamment dans les achats et grâce à la médecine ambulatoire et de la même manière dans les soins de ville. Je donne un exemple de meilleure gestion qui ne coûterait rien.

Bien au contraire. Lorsqu'un médicament lorsqu'un hôpital pardon a un médicament même très coûteux et que ce médicament approche de la date de péremption, il ne peut ni le donner ni le vendre à un autre établissement. Il est obligé de le détruire et l'autre doit l'acquérir au prix fort.

C'est de bon sens. qu'on puisse ainsi faire des économies en partageant ou en mutualisant les achats et le risque. De la même manière toujours été frappé que les dispositifs médicaux et médicalisés, les fauteuils pour les personnes infirmes, gravement malades en fin de vie, les cannes anglaises, le nombre si important d'aide de matériel mobilisé pour une personne gravement atteinte.

Il faut pouvoir les réutiliser après que la personne n'en a plus besoin, par exemple après qu'elle a disparu. En ce qui concerne les arrêts maladies, nous devrons nous devons mettre fin à une dérive. Les contrôles qui ont été exécutés sur les arrêts maladies de plus de 18 mois ont montré que pour 50 % d'entre eux, ces arrêts de travail n'étaient plus justifiés. au moment où le contrôle a lieu.

Et ceci n'est pas acceptable dans un pays comme le nôtre et dans une période comme celle que nous vivons. Il y a d'autres blocages que je trouve à contre-courant. Par exemple, au-delà de 30 jours d'arrêt, le salarié ne peut pas reprendre le travail sans la vie d'un médecin du travail.

Or, comme nous manquons cruellement de médecins du travail comme d'autres spécialités, des dizaines de milliers de personnes qui souhaiteraiit reprendre le travail en sont empêché et je trouve que c'est absurde. Ça fait des dépenses inutiles, ça pourrait faire des économies utiles et surtout ça pourrait servir à leur vie, au meilleur équilibre de leur vie. Et bien à l'exception des maladies professionnelles et des accidents du travail, on dira que c'est le médecin généraliste ou spécialiste qui déterminera la possibilité de reprise du travail.

Ce sont ainsi, c'était des exemples pour montrer que ce sont des modifications dans nos comportements individuels qui contribueront au retour à l'équilibre, en tout cas à un meilleur équilibre de la sécurité sociale sans dégrader la qualité des soins. [Musique]