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InterviewRadio France (sur Site radio)· 15 octobre 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprises

Écotaxe : "Les transporteurs routiers sont à bout", alerte Éric Mignon, représentant du secteur en Lorraine

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 40 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:02RelanceRéponse partielle

    De vous provoquer un petit peu, Éric Mignon, en disant qu'il était temps que vous vous mobilisiez parce que sur la crise des carburants, on vous entend très très peu, alors qu'on le sait très bien.

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Alors, cette éco-taxe, justement, elle doit être votée aujourd'hui par les élus régionaux et l'expérimentation doit débuter dès l'été prochain.

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Vous avez déjà calculé, Éric Mignon, ce que ça pouvait représenter ? Donnez-nous un exemple concret, par exemple, d'un transporteur qui ferait tous les jours Nancy-Épinal pour aller livrer des fruits et légumes, par exemple.

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Vous avez calculé, vous, pour une entreprise moyenne, ce que ça engendrerait comme coût supplémentaire ?

  • 3:24FerméeRéponse directe

    Et ça, avec la crise des carburants en ce moment, pour vous, c'est impossible à absorber ?

  • 3:44FerméeRéponse directe

    Donc, vous demandez une suspension et pas une annulation pure et simple de l'écotaxe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « cette nouvelle impôt, comme vous disiez, qui va nous être imposée à compter de l'année prochaine. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « l'éco-taxe, c'est relativement simple. C'est une taxation au kilomètre parcouru par les véhicules de plus de 3,5 tonnes sur les axes principaux en Lorraine et en Alsace. »
  • 5:35Invité politiqueChiffre
    « puisqu'aujourd'hui, c'est 90-95% des marchandises qui sont transportées par camions. »

Temps de parole

  • Invité politique52 %
  • Présentateur35 %
  • ?7 %
  • Présentateur 26 %

≈ 18,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Le

0:01
Présentateur

réveil 100% local,

0:03
Locuteur

ici matin.

0:07
Présentateur

7h46, les routiers lorrains refusent un impôt supplémentaire voté aujourd'hui par les élus régionaux. L'éco-taxe prévoit de faire payer dès l'été prochain une somme au kilomètre à tous les poêleux qui circulent notamment sur la 31 et la 33. Pour en parler, nous recevons Éric Mignon, secrétaire général de la Fédération nationale des transporteurs routiers dans les Vosges et en Meurthe-et-Moselle. Éric Mignon, bonjour.

0:27
Invité politique

Bonjour.

0:28
Locuteur

Vos

0:28
Présentateur

collègues doivent converger avec ceux d'Alsace vers l'hôtel de région. Vous attendez du monde

0:32
Locuteur

?

0:32
Invité politique

Oui, absolument. Aussi bien à Strasbourg qu'à Metz, la mobilisation est assez conséquente

0:39
Locuteur

contre

0:41
Invité politique

cette nouvelle impôt, comme vous disiez, qui va nous être imposée à compter de l'année prochaine.

0:47
Présentateur

On va y revenir dans un instant, mais ce sont quoi ? Ce sont des centaines de camions qui sont attendus

0:51
Locuteur

?

0:51
Invité politique

Des centaines, non, parce que de toute façon, on va dire qu

0:57
Locuteur

'il

0:57
Invité politique

y a à peu près 50-60 véhicules en tout sur les deux sites. Oui.

1:02
Locuteur

J

1:02
Invité politique

'ai

1:02
Locuteur

envie

1:03
Présentateur

de vous provoquer un petit peu, Éric Mignon, en disant qu'il était temps que vous vous mobilisiez parce que sur la crise des carburants, on vous entend très très peu, alors qu'on le sait très bien. Le jour où les transporteurs routiers se mobilisent, ils sont capables en trois jours de bloquer la France.

1:15
Invité politique

Oui, on n'en est pas encore là, mais s'il faut en arriver là, on y arrivera. De toute façon, puisqu'aujourd'hui, les entreprises sont à bout, n'ont plus les moyens de supporter ces carburants qui sont chers, même s'ils peuvent indexer leur prix de transport. Donc, c'est pour ça que ce nouvel impôt, si vous voulez, qui va nous tomber dessus, devient complètement insupportable.

1:38
Présentateur

Alors, cette éco-taxe, justement, elle doit être votée aujourd'hui par les élus régionaux et l'expérimentation doit débuter dès l'été prochain. Donc, c'est demain pour vous, quand on regarde les carnets de commandes à l'échelle d'une entreprise. En quoi consiste cette éco-taxe pour celles et ceux qui n'auraient aucune idée de ce que ça va être dans quelques mois

1:56
Locuteur

? Eh

1:57
Invité politique

bien, écoutez, l'éco-taxe, c'est relativement simple. C'est une taxation au kilomètre parcouru par les véhicules de plus de 3,5

2:03
Locuteur

tonnes

2:03
Invité politique

sur les axes principaux en Lorraine et en Alsace.

2:07
Présentateur

Comme l'A31 et l'A33 que tout le monde connaît

2:09
Locuteur

ici ?

2:09
Invité politique

Absolument, oui. Absolument.

2:11
Présentateur

Vous avez déjà calculé, Éric Mignon, ce que ça pouvait représenter ? Donnez-nous un exemple concret, par exemple, d'un transporteur qui ferait tous les jours Nancy-Épinale pour aller livrer des fruits et légumes, par exemple.

2:23
Invité politique

Eh bien, écoutez, Nancy-Épinale, c'est 60 km. On va arrondir 120 km aller-retour. On nous annonce une taxation entre 20 et 25 centimes du kilomètre. Donc, on va prendre 20 centimes. Ça ferait du 24 euros par aller-retour.

2:38
Locuteur

En

2:39
Présentateur

même temps, Nancy-Épinale, c

2:40
Locuteur

'est

2:40
Présentateur

un mauvais exemple parce que c'est la N57.

2:42
Locuteur

Elle

2:42
Invité politique

n'est pas intégrée

2:43
Présentateur

pour l

2:45
Invité politique

'instant dans le processus. Pour

2:46
Locuteur

l'instant, je dis bien.

2:47
Présentateur

Nancy-Mess, mais j'ai corrigé immédiatement.

2:49
Locuteur

Alors,

2:49
Invité politique

Nancy-Mess, oui, c'est exactement le même kilomètre.

2:52
Locuteur

Exactement.

2:54
Présentateur

Vous avez calculé, vous, pour une entreprise moyenne, ce que ça engendrerait comme couvre supplémentaire

3:00
Locuteur

?

3:00
Invité politique

Écoutez, pour quelqu'un qui ne circule que sur ses axes, je dirais, routiers soumis, qui va faire en gros 300 km par jour, c'est 60 euros par jour. Sur 20 jours par mois, c'est 1 200 euros. C'est plus de 10 000 euros à l'année par véhicule.

3:18
Locuteur

Et

3:18
Présentateur

ça, avec la crise des carburants en ce moment, pour vous, c'est impossible à absorber

3:23
Locuteur

?

3:24
Invité politique

De toute façon, absorber, non, ce n'est pas possible. Donc, ce qu'on demande, nous, aux élus régionaux, c'est de laisser le temps à la région et aux entreprises

3:36
Locuteur

de

3:37
Invité politique

négocier un texte qui nous obligerait à répercuter

3:41
Locuteur

dans

3:42
Invité politique

nos prix de transport.

3:44
Locuteur

Donc, vous demandez une suspension

3:45
Présentateur

et pas une annulation pure

3:47
Locuteur

et sainte de l'écotaxe ? Non, on demande une

3:48
Invité politique

suspension, absolument. On demande une suspension et non pas une annulation pour, justement, avoir le temps de mettre en place cette indexation, cette répercussion obligatoire.

3:59
Présentateur

En tout cas, on sent votre colère. Vous êtes les nouveaux bonnets rouges de 2014. Souvenez-vous, avec cette réforme et cet écotaxe, d'ailleurs, voulu par Nicolas

4:06
Locuteur

Sarkozy, enterré par François Hollande ?

4:09
Invité politique

Absolument. Vous

4:10
Locuteur

êtes dans le

4:11
Présentateur

portège, là.

4:12
Locuteur

Oui,

4:13
Invité politique

on est vent debout contre cette nouvelle taxe.

4:16
Locuteur

Mais

4:17
Présentateur

vous entendez l'argument de celles et ceux qui la défendent, qui disent que cet axe va servir à rénover les axes routiers qui sont, justement, gérés depuis peu par la région. On peut l'entendre, cet argument ? Ah, mais on

4:33
Invité politique

l'entend fort bien. C'est pour ça qu'on ne demande pas l'annulation, mais la suspension. Le temps de négocier,

4:40
Locuteur

c

4:40
Invité politique

'est une répercussion obligatoire.

4:42
Locuteur

Mais pourquoi il faut du temps pour répercuter ? Je ne comprends

4:45
Présentateur

pas, Éric Mignon. Pourquoi il faut du temps pour négocier une répercussion

4:48
Locuteur

?

4:49
Invité politique

Mais parce que ça fait des mois, voire des années qu'on en parle. Aujourd'hui, on est face à l'obstacle, je dirais. Et on n'a jamais été entendu jusqu'à maintenant. Donc là, on passe la vitesse supérieure. Et si jamais on n

5:03
Locuteur

'a

5:03
Invité politique

pas cette suspension, on ira un peu plus loin, comme vous disiez tout à l'heure. C'est-à-dire que vous pourriez commencer à bloquer les routes ? Peut-être pas bloquer les routes, mais laisser les véhicules au garage. Et vous savez, il suffit de, comme vous le disiez, 3-4 jours pour qu'il n

5:18
Locuteur

'y

5:18
Invité politique

ait plus rien dans les commerces, dans les stations-services. Parce que le transport routier est l'élément essentiel de l'approvisionnement, je dirais, journalier.

5:26
Présentateur

Oui, j'allais vous le dire. On ne s'en rend pas compte, sauf si, bien évidemment, on prend conscience du nombre de camions qu'il y

5:31
Locuteur

a

5:31
Présentateur

sur les routes. Mais sans transport routier, la France s'arrête.

5:34
Locuteur

Ah

5:35
Invité politique

ben bien sûr. Bien sûr. Absolument. Puisqu'aujourd'hui, c'est 90-95% des marchandises qui sont transportées par camions.

5:43
Présentateur

Avez-vous un chiffre, pour terminer, sur le nombre d'entreprises en grande difficulté ou qui ont carrément mis la clé sous la porte avec cette hausse exponentielle du prix des carburants en Lorraine

5:54
Locuteur

?

5:54
Invité politique

Non. En Lorraine, on n'a encore pas été trop touchés parce que, justement, les transporteurs ont pu indexer rapidement leur prix en négociant avec leurs clients.

6:03
Locuteur

Mais

6:03
Invité politique

on voit bien qu'il y a toujours un décalage entre l'achat du carburant et la facturation client, ce qui fait qu'aujourd'hui, les entreprises sont un peu au bout du rouleau en matière de trésorerie, notamment.

6:16
Présentateur

Merci beaucoup, Éric Mignon, secrétaire général de la Fédération nationale des transporteurs routiers dans les Vosges. Jean-Marc Thébrouzel, vous êtes vous-même prêt pour vous rendre à l'hôtel de région à Metz avec, vous le disiez, une cinquantaine ou soixantaine de camions où doit être voté aujourd'hui l'EcoTax. Bonne journée. Merci d'avoir

6:32
Locuteur

été en direct avec

6:33
Invité politique

nous. Bonne journée.