Antoine Armand : "Les premiers perdants seront les Européens et les Américains eux-mêmes »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
L'aide militaire américaine à l'Ukraine est suspendue : est-ce un tournant ?
- 2:00OuverteRéponse directe
L'Europe peut-elle compenser la suspension de l'aide américaine ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Le calcul 500M d'Européens vs 250M d'Américains est-il pertinent ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment financer 3-5% du PIB pour la défense avec nos finances publiques ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Faut-il modifier la loi de programmation militaire ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Les droits de douane américains menacent-ils nos agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Antoine ArmandFait
« aujourd'hui le peuple américain déjà sous l'administration Biden éprouvait ce besoin de repli simplement l'administration Trump le passe à un niveau complètement différent »
- 3:00Antoine ArmandFait
« nous sommes plus fort que nous le croyons »
- 5:00Antoine ArmandFait
« l'Europe a toujours été mauvaise en dehors des situations de crise et par des sursauts au moment important »
- 9:00Antoine ArmandChiffre
« le système public et privé des retraites accuse un énorme déficit »
- 17:00Antoine ArmandFait
« la ligne de la politique étrangère de la France elle est donnée par une seule personne sous la 5e République c'est le président de la République »
- 19:00Antoine ArmandChiffre
« aujourd'hui l'État pour 100 € de salaire d'un agent public paye 100 € de cotisation »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour Antoine Armand merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation député ensemble pour la République de la Haute Savoie ancien ministre de l'Économie on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Fabrice vesseredon du groupebra bonjour Fabrice bonjour cher Ori les journaux régionaux de l'Est de la France dont les vôtres du coup Antoine Armand le dauphin est libéré en ce qui conc sa exctement on va commencer en parlant de l'information de cette nuit qui concerne l'Ukraine et la Maison Blanche les États-Unis qui annon suspendre leur aide militaire à l'Ukraine est-ce qu'on est dans un tournant dans cette gare oui et ce tournant on a commencé à le voir avec les images qu'on a tous en tête au début de la semaine dernière et on voit maintenant à quel point c'est le début d'une mécanique qu'on peut craindre assez implacable et assez irréversible de la part de Donald Trump et de son administration avec quand même un point une tendance lourde que je crois on doit voir et expliquer c'est ce qu'on appelle l'isolationnisme américain le fait que les États-Unis ont tendance à se replier et avir de moins en moins le rôle qu'ils ont à jouer pour la paix dans le monde est une tendance très lourde et aujourd'hui le peuple américain déjà sous l'administration Biden éprouvait ce besoin de repli simplement l'administration Trump le passe à un niveau complètement différent puisque on l'entend on l'a entendu la semaine dernière ce sont maintenant avec les mots de Poutine que Donald Trump s'exprime c'est Donald Trump qui dit que c'est zéinki qu'il ne veut pas la paix alors que évidemment on connaît tous l'invasion par la Russie de l'Ukraine c'est Donald Trump qui dit que zelensk n'a pas tenu sa parole que l'Ukraine ne fait pas d'effort pour la paix alors qu'évidemment l'Ukraine se bat uniquement pour son intégrité territoriale et Gabriel Atal l'a dit hier à l'Assemblée nationale si l'Ukraine arrête de se battre l'Ukraine disparaît dans son intégrité actuelle si la Russie arrête de se battre c'est simplement la paix donc il faut remettre les choses à l'endroit et ne pas tomber dans la mécanique infernale qui est celleinallerj sont plus nos alliés les États-Unis ça veut dire qu'aujourd'hui et de manière assez inédite nos alliés historiques que sont les États-Unis nous pose un défi gigantesque c'est nous habituer nous préparer à faire sans eux pas contre eux ça n'a aucun sens mais pour la sécurité et pour la paix en Europe faire sans eux comment on fait sans eux est-ce que l'Union européenne va pouvoir compenser si la suspension de l'aide américaine se prolonge mais elle le doit elle le doit et elle en capacité de le faire mais nous sommes en capacité de le faire le premier ministre a eu des mots très simples et très justes hier nous sommes plus fort que nous le croyons qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que l'Europe a toujours été mauvaise en dehors des situations de crise et par des sursauts au moment important elle a su pendant le covid pendant la crise énergétique pendant la guerre en Ukraine se mettre au niveau de l'histoire simplement la marche là que nous avons devant nous elle est extrêmement haute vous évoquez le Premier ministre justement euh qui dit 500 millions d'Européens enfin avec nos alliés du Nord moitié moins pour les Américains est-ce que le calcul est bon est-ce que ce calcul est bon est-ce que on peut raisonner il s'agit de sorganiser en terme de défense est-ce que on peut raisonner comme ça en terme de PIB en terme de population vous avez raison de dire que de sous-entendre que malheureusement c'est beaucoup plus compliqué que ça parce que et il faut aussi le reconnaître quand on est proeopéen sa responsabilité c'est aussi d'être lucide nous avons aujourd'hui une Union européenne qui fonctionne comme une association d'État qui s'entend pour un marché unique or la situation que nous avons aujourd'hui à affronter dans le monde elle a elle commande certes d'avoir un grand marché mais elle commande beaucoup d'autres choses et des choses qui ne sont pas au fond aujourd'hui l'ADN de l'Union européenne la défense commerciale aux frontières une défense armée commune une capacité à parler d'une seule voix face à Donald Trump qui en quelques minutes signe un exécutive order dans un stade alors que nous nous devons nous retrouver à 27 et faire l'effort d'avancer ensemble donc le morcellement que nous connaissons et qui restera en Europe il ne pourra être dépassé que pendant la crise par des efforts inédits de défense et je le dis quand même en un point d'optimisme en quelques semaines en quelques semaines l'Allemagne a fait des efforts et a eu un changement de politique en matière de défense commune européenne assez inédit c'est le moment d'avancer ensemble vous parlez des efforts de défense Emmanuel Macron appelle à les augmenter ces efforts de défense vous connaissez bien vous l'état de nos finances publiques vous étiez ministre de l'économie il encore quelques semaines comment on passe à 3 et5 % du PIB cont tenu de l'état de nos finances d'abord c'est une nécessité le président de la République porte cette augmentation de l'effort de défense depuis longtemps depuis 2017 et nous avons voté au Parlement une loi de programmation militaire pour accompagner cet effort qu'il faut modifier les armées c'est le régalien du régalien c'est ce qui nous permet d'être aujourd'hui la France dans les institutions européennes et internationales regardez vous parliez tout à l'heure sur votre antenne de la défense nucléire de la dissuasion nucléaire c'est ce qui permet à la France d'être un pays singulier on va y venir mais est-ce qu'il faut modifier aujourd'hui la loi de programmation militaire à quelle échéance et est-ce qu'on en a les moyens je crois d'abord qu'il faut l'appliquer pleinement malgré le contexte budgétaire mais oui nous en avons les moyens parce que qu'est-ce qui singularise la France dans ses finances publiques ce sont les dépenses sociales et de santé c'est là qu'il faut faire un effort et c'est là faut revoir notre modèle social pour faire des efforts de sur les dépenses il faut absolument revoir notre modèle social qui est à bout de souffle qui est à bout de souffle on peut avoir tous les calculs que l'on veut sur les retraites le système public et privé des retraites accuse un énorme déficit les dépenses de santé accusent un énorme déficite notre modèle social n'est plus aujourd'hui financé comme nous le souhaitions par le travail mais il est de plus en plus financer par de l'impôt et par de la dette or l'impôt et la dette nous en avons bien trop en France concrètement ça veut dire quoi il faut revoir notre modèle social qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on prend comme mesure concrètement est-ce que vous pouvez imaginer un pays qui a 3300 milliards de dettes presque 6 % de déficit et qui continue à embaucher davantage de fonctionnaires c'est le compromis qui a été trouvé au moment de de l'adoption du budget c'était nécessaire pour que la France ne parte pas dans le décord budgétaire mais dans le prochain budget il faudra dire les choses peut-on avoir davantage de fonctionnaires ou doit-on en avoir moins doit-on baisser les dépenses de santé faire un effort sur le transport sanitaire sur le remboursement des médicaments ou bien peut-on continuer à vitam etternable je fais partie de ceux qui pensent que le plus dur est devant nous donc le budget 2026 sera un budget dur mais si comme le gouvernement semble s'y engager ce budget ne comporte pas d'impôts ça veut dire qu'il ne devra comporter que des économies que des des efforts et les efforts et je le dis ici sont difficiles c'est trop facile de dire on va réduire les dépenses publiques mais ça ne touchera personne on va faire des économie mais ce sera difficile pour personire on contraire et on y ajoute une nouvelle dépense qui est celle de la défense alors elle est déjà prévue dans l'évolution budgétaireéugmenter sur la loi de programmation militaire on l'a intégré mais pour pouvoir l'accomplir pour ne pas avoir à baisser l'effort qui est prévu supplémentaire chaque année jusque pendant 10 ans et bien oui il faudra faire des choix sur la santé sur la dépense sociale en particul faites passer ce budget 2026 si vous touchez à la dépense sociale les socialistes ne le voteront pas le RN va se présenter en défenseur du modèle sociale est-ce que c'est pas leur donner du carburant et ce qui donnera du carburant au populistes de tout poil c'est l'échec financier et économique parce que on a tendance à séparer les deux on a tendance à séparer l'économie réelle les commerçants les artisans au cootidien et puis la dépense de l'État mais c'est le contraire c'est en faisant perdre du gras à l'état à l'appareil administratif qu'on fera gagner du muscle à l'économie c'est en libérant les contraintes réglementaires le nombre de fonctionnaires qui travaillent aujourd'hui sur les entreprises qu'on permettra à l'économie réelle de se réveiller mais que souhaitent les populistes sûrement pas la réussite de la France vous connaissez quelqu'un qui souhaiterait sincèrement la réussite du pays et qui censurerait un gouvernement la veille de Noël et qui plongerait la France au bord de la dégradation de sa note financière pas vraiment donc n'écoutons pas n'écoutons pas les oiseaux de mauvaise augur qui ne veulent que l'échec du pays et rassemblons ceux des socialistes républicains modérés qui souhaite que la France avance donc pour vous l'augmentation des dépenses de défense on les finance sur de l'investissement national on les finance pas sur un emprunt européen par exemple il faudra sans doute faire les deux mais quand j'étais ministre de l'Économie des Finances et que j'allais à Bruxelles discuter avec mes partenaires européens et que je leur disais c'est la position de la France nous devons avancer sur une défense commune on peut même envisager d'isoler les dépenses de militair du du déficit de la règle des 3 % on peut investir davantage c'est à mon avis une très bonne piste mais que pensent les pays de cette position quand vous avez vous-même 3300 milliards de dettes et 6 % de déficit évidemment c'est une bonne position mais tant qu'on aura des finances publiques dégradées nos partenaires européens auront croyez-moi beaucoup de mal beaucoup de mal à s'engager sur la même pente parce qu'ils verront un pays endetté qui demande davantage de dettes donc on est plus crédible aujourd'hui à bruxel on l'est encore mais on est au bord on est au bord de de la rupture de crédibilité il faut le dire très simplement parce que ça engage tout le monde il faut pas chercher des responsabilités individuelles il faut voir comment demain on arrive c'est la dépense publique ce sont les retrait ite ce son le nombre d'agents publics c'est un effort collectif à faire juste un dernier mot là-dessus sur le modèle social et notamment la la baisse du nombre de fonctionnaires on les enlève vous les fonctionnaire dans l'éducation dans l'hôpital mais partout où on peut faire davantage d'efforts on a en France l'impression que un bon budget c'est un budget qui augmente un bon ministère c'est un ministère qui a plus d'agent si on a si on avait autant de fonctionnaires que l'Allemagne par habitant on en aurait presque un million de moins il y a des services publics qui fonctionnent en Allemagne il y a une dépense publique qui est contrôlée la solution elle est à la fois dans les gains administratifs partout dans la la l'efficience mais elle est aussi dans la capacité à dire certains travailleront davantage euh ici ou là dans l'éducation on aura davantage d'efficacité donc c'est quand on augmente le temps de travail des profs c'est c'est une piste qu'il ne faut surtout pas fermer dans les collectivités locales est-ce que on peut aller davantage dans l'hôpital comment est-ce qu'on peut faire pour que les so c'est plus que les 35 he ou on fait au moins respecter les 35 he je crois que les les les les les instituteurs les professeurs aujourd'hui ont des temps de travail qui mérite d'être regardé pourquoi parce qu'on a une situation terrible on a à la fois trop d'agents publics par rapport à d'autres pays et ces agents publics c'est une évidence ne sont pas assez payés et la solution pragmatique ne peut pas être d'augmenter tout le monde tout en continuant à embaucher des agents publics c'est la réalité budgétaire qui nous l'impose sur le débat hier à l'Assemblée nationale les députés ont affiché leur soutien à l'Ukraine mais il y a eu aussi des divergences stratégique est-ce que pour vous la représentation nationale a saisi le moment de bascule je pense qu'en tout cas le le débat qui qui a eu lieu hier et le moment où il est intervenu après les déclarations de de Donald Trump à la Maison Blanche après les déclaration toute récente de l'administration ont permis de poser un moment extrêmement important ce qui est important aussi c'est de voir que par rapport à l'année dernière notamment certains partis populistes qui n'avaient pas hésité à voter contre l'aide en Ukraine comme la France insoumise ou à s'abstenir comme le rassemblement national se sont fait plus discrets parce qu'ils sentent bien eux pour certains comme le R qui admirait Trump chaque matin sur les antennes qui trouvait que Zelenski en faisait un peu trop ont compris commence à comprendre le problème c'est que dans le soutexte il y a toujours les accents poutiniens il y a l'idée que zin qui devrait être plus raisonnable que la Russie a fait un pas la Russie n'a fait aucun pas vers la paix et Zelenski avec l'Ukraine défense que l'altercation entre trum et Zelenski revient à caractère normal qu'est-ce que vous avez pensé de ça oui le le le populisme sauce rassemblement national est heurté par la réalité on voit d'un coup devant nous que toutes les théories fumeuses de Madame Le Pen sur la prétendue aide de Trump sur le positionnement intelligent s'effondre mais au lieu de reconnaître sa faute comme visiblement les liens sont très forts avec la Russie de Vladimir Poutine il lui est impossible de reconnaître le besoin d'aider Zelenski de manière unilatérale et très forte Marine Le Pen qui a également dit qu'elle ne pourrait jamais soutenir je la cite une chimérique dépenses européennes notamment en raison de la dissuasion nucléaire qu'en dites-vous je dis que malheureusement on retrouve une des cartes d'identité des populistes extrême droit tout au long de l'histoire ils sont toujours davantage d'accord avec les étrangers qui critiquent la France et avec les pays étrangers qui ne souhaitent pas un réarmement de l'Europe qu'avec les Français et les Européens aujourd'hui n'importe qui quel que soit son positionnement politique reconnaît qu'on a besoin d'une Europe forte ne pas vouloir une Europe forte il faut se poser la question c'est se mettre dans la main de qui de la Russie les États-Unis de Donald Trump c'est ça que souhaite Marine Le Pen Mar Le Pen dire que partager la dissuasion nucléaire c'était la bolè Marine Le Pen soit raconte n'importe quoi délibérément soit n'a rien compris à ce qui'est la dissuasion nucléaire française il n'a jamais été question de partager l'outil nucléaire il est question d'avoir un paraplui nucléaire européen qui est aujourd'hui américains les ogives nucléaires dans les différents pays européens il elles sont américaines et peut-être d'avancer vers un système où la France jouerait un rôle plus important les patriotes français les nationalistes français ils devraient se satisfaire de telles avancé c'est là qu'on voit qu'on affaire à des patriotes en carton Fabrice on va parler avec vous de la question des droits de douane oui Donald Trump a annoncé cette nuit enfin la Maison Blanche parce que Donald Trump on l'a pas entendu directement sur ce sujet une augmentation à partir du mois d'avril des droits de douane à l'entrée des États-Unis est-ce que nos agriculteurs doivent s'inquiéter nos agriculteurs notamment vous avez raison de préciser notamment parce que tout le monde doit s'inquiéter quand on parle de guerre commerciale et qu'on mentionne l'acier de l'aluminium ça peut paraître lointain à nos compatriotes en réalité c'est le prix des matières premières c'est le prix des véhicules c'est le prix de la consommation au quotidien qui va changer c'est pour ça que la guerre commerciale les les premiers perdants en sont les Français les Européens et les Américains eux-mêmes et c'est ça qu'il faudra je voyais la Bourse américaine qui réagit négativement en réalité la guerre commerciale est néfaste pour l'ensemble des populations du monde entier donc il faut s'inquiéter il faut être prêt à réagir le président de la République a eu des mots très forts en disant que nous réagirions de manière réciproque sur l'aluminium sur l'acier mais il faut se garder de comment dirais-je de tout rodauontat de toute envie de réaction de surréaction immédiate pourquoi parce que à la fin les prix plus élevés ce seront les consommateurs français et européens qui les paiont mais qu'est-ce qu'on fait comment on réagit concrètement c'est c'est le principe de la discussion transactionnelle dans laquelle Donald Trump a toujours souhaité se positionner jusqu'où va-t-il aller mais nous ne voulons pas le savoir nous voulons l'empêcher de passer des étapes supplémentairesun EUR et dans sa intimidation mais l'Union européenne avance à la mesure de ce que fait Donald Trump Donald Trump n'a pas encore positionné effectivement des droits de douane sur les produits européens la question que vous soullignez en revanche est très importante est-ce que nous serons capables de réagir extrêmement vite aujourd'hui de ce que je connais l'Union européenne je suis inquiet de sa vitesse de réaction de sa capacité à mettre en place en moins de 3 ou 6 mois des droits de douane sur un certain nombre de produits c'est là qu'il faut avancer c'est pendant les crises qu' il faut que les 27 soient capable de se dire soit on a des secteurs entiers qui seront balayés en quelques mois quelques années soit nous allons peut-être un peu plus vite un peu plus loin que nos règles communes le permettent mais on réagit à la hauteur c'est dans si le Donald Trump mais sa menace à exécution de droit de Douine il avait parlé de 25 % envers l'Union européenne dans la seconde il faut que l'Union européenne fasse la réciprocité et mettre aussi en place des droit de do il faut réagir immédiatement fermement et sans exception c'est souvent le travers de notre Union européenne être extrêmement précise sur ses propres règles mais de ne pas mesurer la jeungle économique dans laquelle nous vivons aujourd'hui est-ce que la Chine a un rôle à jouer dans tout ça la Chine est en train de jouer un rôle qui est presque contradictoire à avec ce que nous connaissons des relations mondial autrement dit qui va défendre demain si ce n'est l'Europe l'organisation multilatérale du commerce l'OMC l'organisation mondiale c'est la Chine qui va dire attention au DRP Doan qui va défendre face à la baisse d' au développement de Donald Trump ou face aux décisions de l'ONU le le le multilatéralisme c'est la Chine donc nous risquons de voir la Chine profiter de cette situation à la fois installer une guerre commerciale tout en é étant pas responsable et le pire pour l'Europe ce serait d'être prise en étau entre ces deux puissances là nous avons besoin de continuer à faire du multilatéralisme à aller avec l'Asie centrale avec l'Afrique avec l'Amérique du Sud chercher de nouveaux partenaires pour ne pas nous laisser enfermer après l'Ukraine le Sénat va débattre cet après ai des accords de 68 ces accords qui favorisent qui facilitent l'installation des algériens en France est-ce que pour vous il faut revoir ces accords je crois qu'il faut renégocier ces accords même si je le dis parce que dans le débat public qui s'enflamme on oublie parfois ces accords ne résument pas l'ensemble des relation que nous avons avec l'Algérie et sont en grande partie ont en grande partie évolué sont en partie Cadu ils ont déjà été renégociés renég ça veut dire vous êtes plutôt sur la ligne d'Emmanuel Macron que sur la ligne de François beou et Bruno r il n'y a qu'une ligne dans la 5è voilà il y a pas qu'un c'estàdire y a François baayot et Bruno rotaillot qui veulent les suspendre et Emmanuel Macron qui dit les accords de 68 c'est le président de la République moi je suis pour les renégocier ça fait deux lignes oui non la la ligne de la politique étrangère de la France elle est donnée par une seule personne sous la 5e République c'est le président de la République donc il ait des discussions du gouvernement pour et y compris des des des divergences de points de vue au sein du gouvernement qui est une coalition donc chacun s'exprime parfois ça n'a échappé à personne avec l'idée de faire un petit peu de de politique à un moment d'élection internes pour les uns et les autres mais qui a des divergences au sein du gouvernement c'est une chose maintenant ne nous trompons pas c'est le président de la République qui fixe la ligne et le président de la République a indiqué qu'il souhaitait voir renégocier cet accord pour qu'il évolue mais au fond ce qui est intéressant c'est d'avoir de nouvelles relation avec l'Algérie certes d'être ferme dans le rapport de force pour que ça avance mais c'est que ces relations soient plus équilibrées sans accord sans aucune forme de régulation est-ce que la France y gagnerait elle y gagnerait le jour où on dénoncerait tous les accords où on dirait regardez on a été très fort on a dénoncé tous les accords et après la responsabilité du chef de l'État c'est la diplomatie de long terme c'est l'efficacité du retour des personnes algériennes qui doivent rentrer dans leur pays donc pour vous Bruno rotillot est allé trop loin et François baayot avec pour des questions de politique interne et de congrès àer je pense pas je pense qu'il y a au sein du gouvernement j'y suis plus des discussions qui ont différentes causes la réalité diemmanuel Macron recadrer les choses il n le président de la République n'a même pas recadré les choses puisqu'il est le seul décisionnaire en de politique étrangère ce sont nos institutions qui veulent ça et heureusement que c'est conçu ainsi plus prosaïquement sur le l'Algérie toujours est-ce que le fait de compliquer la vie à au dignitaire enfin à l'élite algérienne pour son entrée sa circulation en France c'est une bonne idée nous avons besoin d'actionner avec l'Algérie tous les leviers à notre disposition la circulation des dignitaires qui est très fortement favorisée l'aide au développement on en a parlé ces derniers temps la coopération internationale et d'entreprise pourquoi parce que on l'a bien concrètement vous l'auriez fait c'est quelque chose que vous auriez fait je je suis pas minist Affaires étrangère je il y a de très nombreux leviers à disposition il faut sans doute les utiliser mais à nouveau pour arriver à nos fins et dénoncer brutalement unilatéralement c'est une possibilité à moyen terme c'est un horizon c'est une un levier dans le rapport de force mais ce qu'il faut voir c'est ce que nous obtenons à la fin et le travail de chef de la diplomatie française c'est d'obtenir des résultats concrets que l'Algérie reprenne ses ressortissants quand nous les les expulsons que l'Algérie facilite la coopération en matière de narcotrafic en matière de lutte contre le terrorisme c'est des résultats concrets que les Français veulent ils veulent pas tellement savoir si on renégocie ou si on dénonce tel ou tel accord un mot sur la réforme des retraite les partenaires sociaux qui ont commencé la semaine dernière leur négociation pour revoir cette réforme est-ce que vous êtes favorable un référendum en cas de blocage je suis assez inquiet de la manière dont un certain nombre d'acteurs politiques ou sociaux abordent cette question c'estàdire que j'ai l'impression que dans le Conclave on a sorti la de la pièce on a sorti la réalité budgétaire et du déficit de la pièce renégocier l'accord pour qu'on ait une meilleure flexibilité pour les carrières longues pour queon puisse partir plutôt à la retraite quand on a une très longue carrière ou une carrière hachée ou réduire un certain nombre d'inégalité notamment pour les femmes pour les ouvriers peu qualifiés et cetera c'est une très bonne chose c'est une très bonne intention mais avec quel argent ça veut dire que d'autres vont travailler encore plus longtemps que 64 65 ou 67 ans c'est ça qu'il faut dire est-ce que les partenaires sociaux ont aujourd'hui le courage de dire que pour faire des efforts pour certains il faudra aller beaucoup plus loin pour d'autres est-ce qu'on a le courage de mettre dans le débat le déficit public le déficit des retraites publiques figurez-vous qu'aujourd'hui l'État pour 100 € de salaire d'un agent public paye 100 € de cotisation pourquoi parce que le régime est tellement déséquilibré qu'il faut arriver à ce niveau-là si c'était ça dans le privé les entreprises françaises feraient faillite donc la réalité budgétaire et financière est encore trèsès très loin du débat public discutez très bien mais le Premier ministre l' dit en gardant l'équilibre financier et là je ne vois pas exactement le point de sortie de ce conclave donc vous n'accepterez pas que les partenaires sociaux reviennent sur les 64 ans il s'agit de l'intérêt financier fondamental de la France nous som peut pas revenir sur les 64 ans je vais vous le dire très simplement on est au bord de la dégradation on est on est au bord de la dégradation c'est les indicateurs le montrent notre économie ralenti notre déficit n'est pas vraiment réduit on fait pas d'économie structur surelle la réforme des retraites est un des principaux marqueurs de la volonté de la France de réduire ses comptes c'est pour ça que le président l'a porté avec courage alors que c'était très impopulaire et nous l'avons vécu et vous l'avez vécu revenir sur des points aussi fondamentaux c'est mettre en danger les finances du pays standaranp d'ailleurs pas touché la note de la France mais a sorti d'une perspective négative est-ce que ça vous alarme oui vous savez j'ai été pendant 3 mois forcément les yeux concentrés sur l'évolution de la note de la France parce que quand vous regardez les fondament de la France économique qui sont bon on a une économie diversifiée on a beaucoup de moteurs mais quand vous regardez notre position en Europe vous voyez qu'en 2026 nous serons le seul pays au-delà des 3 % le seul et que donc soit c'est l'isolement financier soit c'est la réaction rapide pour vous on est à même d'atteindre les 3 % 2029 de repasser sur les 3 % 2029 c'était la trajectoire que que c'était fixé Michel Barnier que nous avions fixé quand j'étais ministre l'économie avec Michel Barnier avec un déficit de 5,5 % en 2025 5 évidemment c'est plus difficile de l'atteindre une dernière question Fabri ben oui on parle de vous Antoine Armand de petites minutes alors anncy les municipal vous serez de la partie comment ça s'annonce j'ai eu l'occasion de dire c'est c'est ma ville et évidemment je suis très attaché je inquiet d'un certain nombre de fondamentaux qui se dégrad en tout cas que je le constate comme chaque annéeen et j'ai eu l'occasion de dire que je jouerai un rôle je crois que c'est très important et lequel lequel j'auraai à le définir dans les prochaines semaines vous dites pas non pour une candidature je crois que je crois que ce qui est important c'est de voir à quel point un certain nombre de villes d'ailleurs malheureusement souvent c'est pas un hasard dirigé par l'extrême gauche et les écologistes ont été atteintes par la désorganisation le dysfonctionnement l'incapacité à avoir un certain nombre de problématiques la sécurité la propreté la circulation anti le rôle d'un maire le rôle d'une municipalité c'est de faire fonctionner sa ville et de pas l'abîmer donc oui je jou vous êtes un peu candidat on prendra on prendra le temps qu'il faut mais ceux qui commencent par dire moi ici toi là-bas n'ont pas compris à la fois l'état de la ville d'cy et le besoin de rassemblement en auverne ronalp merciand merci beaucoup d'avoir été notre invité merci Fabrice à la semaine prochaine on passe tout de suite au club des terire
Antoine Armand