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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 28 juin 2021 26 min

Présidentielle 2022, crise sanitaire... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Gabriel Attal. Les deux tiers des Français sont restés à la maison hier. Votre parti a subi un fort revers électoral et toutes les régions ont réélu leur président ou leur présidente sortant. Ça veut dire que le clivage droite-gauche que vous vouliez dépasser vient de se venger.

0:14
Gabriel Attal

Ça veut dire d'abord que le second tour a confirmé le premier tour s'agissant de la très faible participation. Ça doit nous interpeller, je pense interpeller toutes les formations politiques et nous amener à réfléchir pour l'avenir. Une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ? Et puis la seconde chose, je vais y revenir dans un instant, c'est qu'effectivement, dans un contexte de très faible participation, mécaniquement, les sortants ont été reconduits partout. C'est une élection de statu quo. En fait, c'est la même carte que celle qu'on a connue en 2015 et les sortants, qu'ils soient de droite ou de gauche, ont été réélus.

Et les partis, qu'ils soient de droite ou de gauche, n'ont pas fait des très bons scores dans les régions qu'ils ne dirigeaient pas. Donc voilà, à partir de là, il y a évidemment une déception pour la majorité présidentielle. On aurait souhaité faire des meilleurs résultats, c'est évident, mais on sera présent dans un certain nombre de conseils régionaux avec des élus de la majorité présidentielle qui pourront aussi construire pour l'avenir. Et puis une satisfaction, c'est qu'à nouveau, le Rassemblement national recule et que comme au municipal, le Rassemblement national fait de moins bon score qu'aux élections précédentes.

1:11
Présentateur

Grâce à l'abstention ou à cause ?

1:12
Gabriel Attal

Écoutez, moi, ce que je veux vous dire, en tout cas, c'est que depuis 2017, c'est le sens de notre action que de faire reculer le Rassemblement national en essayant de répondre aux fractures qu'on constate dans notre pays. C'était aussi le sens de notre action dans cette campagne régionale où, depuis le début, on a toujours été très clair sur le fait qu'on voulait empêcher le Rassemblement national de gagner une région, où on a fait un certain nombre de choix pour y parvenir.

Je pense notamment à la région sud, où très tôt, on a constitué une alliance avec Renaud Muselier pour empêcher le Rassemblement national, qui a été donné gagnant par beaucoup de sondages il y a encore quelques semaines de cette région. Et donc, c'est quand même une satisfaction pour nous. Et encore une fois, au municipal, c'était pareil. Il y a eu moins de voix pour le Rassemblement national qu'aux précédentes municipales d'avant.

1:49
Invité

Vous parlez de satisfaction ce matin, mais François Bayrou parle d'un coup de semence très important pour la majorité. Les Français n'ont probablement pas perçu le cap qu'ils avaient reconnu au moment de l'élection présidentielle, dit-il. Que va faire le président maintenant ?

2:01
Gabriel Attal

Je pense que sur la participation, il y a une conjonction de facteurs, pour revenir à ce qu'on disait à l'instant. Il y a le fait qu'on constate depuis maintenant un certain nombre d'années une faible participation pour ces élections locales, qu'elles soient régionales ou départementales. Ça me semble assez structurel. Je pense qu'il y a un enjeu aussi de connaissance, de conscience du rôle de ces collectivités et de l'impact du vote finalement sur les six années suivantes et des choix qui vont être faits ensuite par les exécutifs régionaux ou départementaux.

Et puis, il faut le dire que depuis plus d'un an, on n'avait qu'une crise sanitaire dans notre pays et que probablement une grande partie des Français n'avaient pas la tête à ces élections. Il n'y a pas eu de vraies campagnes comme on en connaît d'habitude. Et ça a probablement eu un impact aussi. Et donc, effectivement, ça donne nous faire réfléchir pour l'avenir.

2:43
Présentateur

Mais pour reprendre la question de Salia, que va annoncer ou que va dire Emmanuel Macron ? Est-ce que la seule réponse aujourd'hui de l'exécutif, c'est au vu des éléments que vous avez rappelés à l'instant, Gabriel Attal, circuler, il n'y a rien à voir ?

2:52
Gabriel Attal

Mais ce n'est pas ce qu'on dit. C'est des élections locales. Et ça, c'est une réalité. Les élections régionales et départementales sont des élections locales. Donc, il ne se passera rien. Les Français, c'est-à-dire un Français sur trois qui se sont déplacés pour aller voter, ils sont allés voter en répondant à une question. Est-ce que le président de région sortant a eu un bilan suffisamment bon pour que vous votiez pour lui ou non ? Ceux qui ont répondu oui ont voté pour lui ou elle. Et ceux qui ont répondu non ont voté pour des partis qui étaient représentés dans les conseils régionaux, ce qui n'était pas notre cas.

Et encore une fois, il y a des ministres qui se sont présentés dans cette élection locale. On ne peut pas nous reprocher depuis le début de ce quinquennat d'avoir des ministres qui n'ont pas de mandat local. Et quand des ministres veulent se frotter un mandat local, veulent se frotter une élection locale, leur reprocher aussi. Donc, on décorale les deux.

3:38
Invité

Les ministres dont vous faites partie n'ont pas brillé à ces élections locales. Est-ce qu'il n'y a pas des leçons à en tirer ? Politiquement. Est-ce que, par exemple, l'équipe gouvernementale qui est en poste aujourd'hui restera la même jusqu'à la fin du quinquennat ?

3:49
Gabriel Attal

Je vais vous dire, c'est deux sujets différents. Si la question que vous posez, c'est est-ce qu'il y a un impact du score des élections régionales pour les ministres qui étaient candidats sur des listes, sur leur présence au gouvernement ? Il n'y a jamais eu d'impact tiré, quelles que soient les majorités depuis des années, d'un score à une élection locale sur la présence gouvernementale. Et sur la deuxième question ? Et sur la deuxième question, ce n'est pas à moi de vous répondre. Je veux dire, c'est le président de la République, le Premier ministre, qui disent qu'elle doit être l'équipe gouvernementale. Ensuite, vous demandiez si le président de la République allait s'exprimer, etc.

D'abord, le président de la République, il se déplace chaque semaine sur le terrain et répond aux questions des journalistes. Aujourd'hui, il sera à Douai, notamment sur la question industrielle, sur la question de la création d'emplois dans notre pays, pour parler d'une usine qui va s'installer dans la région. Et la deuxième chose, c'est qu'indépendamment des élections régionales et départementales, on voit bien que notre pays a un tournant. On a eu une crise sanitaire très dure, dont on est en train de sortir, je l'espère, durablement, grâce à la vaccination. On a encore des difficultés économiques. Il faut reconstruire le pays et relancer son économie.

Et donc, évidemment, que le pays étant à un tournant, le président de la République s'exprimera sur le cap qui va nous amener dans les dix prochains mois jusqu'à l'élection présidentielle.

4:54
Présentateur

À l'occasion du 14 juillet ou avant ? Je n'ai pas de date à vous communiquer. Mais il s'exprimera avant les départs en vacances. Pour dire ça, on peut partir jusqu'à tard, au mois de juillet.

5:04
Gabriel Attal

Dans le courant du mois de juillet, évidemment.

5:06
Invité

On parlait du changement de cap nécessaire. Du moins, François Bayrou le réclame parce que les Français ne l'ont pas perçu. Est-ce qu'il y a un changement de cap nécessaire aussi au sein de votre formation politique chez En Marche ? En Marche n'a pas brillé, je leur dis encore une fois, pendant ces élections. Est-ce que c'est le bon parti, en l'état actuel, pour faire une campagne présidentielle ?

5:26
Gabriel Attal

Encore une fois, c'est très dur de vous implanter localement quand vous êtes un nouveau parti politique. Aux dernières élections régionales, En Marche n'existaient pas. C'est la première fois qu'on présente des candidats à une élection régionale. Ça prend du temps. Et c'est d'autant plus dur quand vous avez ce contexte, encore une fois, où une majorité de Français n'avait pas la tête à ces élections et ne s'est pas déplacée.

5:45
Invité

Mais quand vous voyez ce résultat, vous ne dites pas qu'il faut bouger les choses, il faut changer les choses ?

5:48
Gabriel Attal

Ça se fait progressivement.

5:49
Présentateur

Une campagne présidentielle, il faut des militants, il faut des affiches, il faut des meetings, il faut un ancrage de terrain. La campagne, elle est dans dix mois, elle est même avant, parce qu'elle a, nous semble-t-il, en tout cas, un peu commencé. Ça ne vous inquiète pas, la faiblesse de l'ancrage aujourd'hui d'En Marche à l'approche de l'élection présidentielle ?

6:05
Gabriel Attal

D'abord, une campagne présidentielle, ce n'est pas une campagne locale, premièrement. Ensuite, je vais vous dire, si vous regardez de manière mathématique, claire, on aborde ces élections présidentielles avec plus d'élus locaux qu'on en avait en 2017 aux dernières élections présidentielles. C'est bénéfice qu'il n'y en avait pas. Oui, il n'y en avait pas. On en a eu dix mille qui ont été élus aux élections municipales. Là, aux élections régionales, départementales, on a plusieurs centaines de candidats de la majorité présidentielle qui sont élus dans les exécutifs, dans les conseils régionaux et dans les conseils départementaux.

Et donc, on se construit progressivement en tant que formation politique locale. Encore une fois, je ne vous dis pas que c'est une satisfaction pour nous, ces résultats. Évidemment qu'on aurait souhaité faire mieux, mais ça se fait progressivement. Et encore une fois, dans le contexte qu'on connaît, contexte aussi où, il faut le dire, la majorité présidentielle, depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois, elle n'est pas principalement en campagne électorale. Elle gère la crise sanitaire et la crise économique.

Donc c'est certain que nous, contrairement aux oppositions, on a eu moins de temps à consacrer aux campagnes électorales pour ces élections locales qu'à la gestion des grandes problématiques du pays, que ce soit la crise sanitaire ou la crise économique.

7:05
Présentateur

Pour en revenir à l'abstention, Gabriel Attal, est-ce que vous allez prendre des mesures pour faciliter le vote, quelle qu'elle soit ?

7:11
Gabriel Attal

Écoutez, on s'est engagé en 2017 avec Emmanuel Macron, derrière cette idée-là, avec des propositions qui avaient été faites pour moderniser la manière de voter en France.

7:19
Invité

Qui n'ont pas été mises en œuvre. Exemple, la proportionnelle. C'était une promesse du président de la République, elle n'est toujours pas mise en œuvre.

7:24
Gabriel Attal

Le vote par correspondance, Gérald Darmanin n'en veut pas. Je vais vous répondre à ces deux points. Sur la question de la proportionnelle, on a présenté une réforme institutionnelle en 2018 qui a été bloquée par les oppositions. Il y avait la proportionnelle dedans.

7:36
Invité

Il y a quelques mois, c'est revenu sur la table et la majorité a dit non.

7:39
Gabriel Attal

Moi, je vais vous dire, je suis favorable à l'introduction d'une dose de proportionnelle. Maintenant, je ne suis pas certain qu'on puisse lier le sujet avec l'abstention constatée à ces élections, puisque précisément, les élections régionales sont des élections à la proportionnelle. Et on ne peut pas considérer qu'il y a eu une très forte participation. Sur le deuxième point, sur la modernisation du vote de scrutin, du mode de scrutin, on s'est engagé en 2017 autour de cette idée-là. Alors, vous dites, on ne l'a pas mis en œuvre. On a commencé à le mettre en œuvre, puisqu'il y a quelques semaines, il y a eu les élections consulaires.

C'est-à-dire que les Français de l'étranger ont élu leurs représentants. Et pour la première fois, ils l'ont fait via un vote électronique. C'est nous qui l'avons mis en place. Ça a bien fonctionné. Il n'y a pas eu de contestation du résultat lié au mode de scrutin. Moi, je pense que c'est des pistes qui font garder pour l'avenir.

8:15
Invité

Gérald Darmanin dit non pour les élections intermédiaires parce qu'il y a un risque de fraude.

8:19
Gabriel Attal

Il y a depuis toujours une frilosité de certains services administratifs et notamment du ministère de l'Intérieur. Mais moi, je pense qu'il faut qu'il y ait une discussion politique autour de ce sujet-là, y compris avec d'autres formations politiques, pour réfléchir aux moyens de moderniser le mode de scrutin. Maintenant, je vais vous dire, je ne pense pas qu'on puisse lier l'abstention à ces élections uniquement à la manière de voter. Je ne sais pas s'il y avait eu une autre manière de voter, un vote électronique, s'il y aurait eu beaucoup plus de participation.

Je pense qu'il y a aussi un enjeu sur, et là, ça relève aussi des présidents et des présidentes de régions et de départements, sur le fait de communiquer, sur les compétences, sur ce que font leurs collectivités, sur ce qu'ils font dans le cadre de leur collectivité. Mais je veux dire, il y a une multitude de facteurs qui nous font regarder.

9:01
Présentateur

8h42, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement et l'invité de France Info. Le fil info, Mélanie Delonay.

9:07
Invité

Statu quo, deux mots qui résument l'état de la carte de France au lendemain du second tour des régionales. Les 13 présidents sortant reconduits dans l'Hexagone. Du changement à la Réunion en Guyane, en Martinique, qui bascule à gauche. Le Rassemblement National ne s'empare d'aucune région. Le LR Renaud Muselier devance Thierry Mariani en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le Rassemblement National connaît un vrai échec. Les résultats sont mauvais, estime sur France Info Robert Ménard, le maire de Béziers, proche du Rassemblement National. Europe Écologie Les Verts n'y parvient pas non plus.

Dans les Pays de la Loire, la liste de Mathieu Orphelin est distancée par celle de la présidente sortante LR, Christelle Morancet. Tous les résultats sont à retrouver sur franceinfo.fr. Français, maths, histoire géo et sciences. Le brevet des collèges commence ce matin pour 860 000 élèves de 3e. Malgré une année scolaire perturbée, les épreuves se tiennent normalement. L'expérience n'est pas suffisante pour l'emporter, prévient le capitaine des Bleus, Hugo Lloris, même si cela fait quasiment 30 ans que la Suisse n'a pas battu la France. C'est l'adversaire du soir pour les Bleus à 21h pour tenter de se qualifier pour les quarts de finale de l'Euro de football. France Info

10:16
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

10:21
Invité

Toujours avec le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Emmanuel Macron retrouve ce matin Xavier Bertrand à Douai à l'usine Renault. Xavier Bertrand qui a été largement réélu à la tête des Hauts-de-France. Il a pris la parole en premier hier soir. On l'écoute. Les Hauts-de-France m'ont fait l'honneur de m'accorder à nouveau leur confiance. Le Front National a été arrêté. Ce résultat me donne la force d'aller à la rencontre de tous les Français. Ma priorité, ce sont les classes moyennes et les catégories populaires. Tournons la page. Tournons la page et laissons respirer les Français. Maintenant, la présidentielle est un match à trois, dit-il dans les échos ce matin.

Comprenez un match Bertrand-Le Pen-Macron. Ça va être un adversaire redoutable, Xavier Bertrand ?

11:06
Gabriel Attal

Écoutez, moi j'ai compris hier soir que le match à trois, c'était surtout Bertrand-Pécresse-Vauquier. Si j'ai bien compris les commentaires et les discours des uns et des autres au soir de cette élection. Moi je vais vous dire, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de triomphalisme. J'ai entendu assez peu de propos sur les sujets qu'on a évoqués à l'instant, et notamment l'abstention massive. Voilà, je pense que ça devrait préoccuper tout le monde, y compris ceux qui ont été réélus. Je ne crois pas que qui que ce soit puisse sabrer le champagne après cette élection, où encore une fois, très peu de Français se sont rendus aux urnes.

11:34
Invité

C'est-à-dire que leur vecteur est moins légitime ? Non, je ne dis pas ça.

11:37
Gabriel Attal

Quand on est élu, on est de toute façon légitime. Et pour le coup, j'ai entendu certains responsables politiques de l'opposition, notamment du Rassemblement National hier, contester la légitimité des présidents sortant élus. Et moi je ne le ferai jamais, parce qu'on ne peut pas d'un côté déplorer qu'il y ait un lien difficile entre les Français et les élus, et en même temps remettre en cause la légitimité de ceux qui sont élus. Maintenant, les présidents de régions sortant qui ont été réélus, l'ont été en général avec autour de 15% des inscrits, 15% des électeurs de ces régions.

Donc voilà, je pense qu'ils sont élus, et je veux dire, ils ont évidemment tout à fait vocation à s'en réjouir, mais je m'étonne d'un certain triomphalisme que j'ai entendu.

12:10
Invité

À chaque fois, ils ont parlé d'abstention, que ce soit Valérie Pécresse,

12:13
Gabriel Attal

Xavier Bertrand a même lancé un appel à la France qui ne vote plus. J'ai entendu assez peu de préoccupations autour de ce sujet-là. Après, vous m'interrogez sur M. Bertrand, je l'ai entendu effectivement parler de ces sujets de classe moyenne, de rupture avec les services publics. Voilà, Xavier Bertrand, il a été élu député pour la première fois, je crois, il y a 20 ans. Il a occupé des fonctions ministérielles. Il a participé à des gouvernements qui ont coupé les budgets pour la police, coupé les budgets pour l'hôpital public, qui ont augmenté les impôts. Il n'y avait pas Gérald Darmanin aussi dans ces gouvernements-là ?

Je ne sais pas si Gérald Darmanin, non, je ne crois pas qu'il était dans des gouvernements à l'époque. C'est dans la majorité à l'époque. Je ne crois pas qu'il ait beaucoup fait à l'époque pour répondre à ces problématiques-là. Maintenant, s'il a un projet à proposer, tant mieux. On l'écoutera et puis on y répondra.

12:51
Présentateur

La crise sanitaire, Gabriel Attal, un peu partout, on le voit dans plusieurs pays autour de nous, y compris des pays d'ailleurs où on a beaucoup vacciné. On redoute une nouvelle vague liée au variant Delta du virus. Est-ce que vous la redoutez vous aussi ? Est-ce qu'elle vous inquiète ?

13:05
Gabriel Attal

Évidemment, on est préoccupé. On voit bien que la situation en France s'est très nettement améliorée. Aujourd'hui, un taux d'incidence au niveau national qui est autour de 20, un taux de positivité qui est sous les 1% et un taux de reproduction du virus qui est très faible aussi. Et ça, on le doit aux efforts qui ont été consentis par les Français. Et on le doit au développement de la vaccination où les Français, massivement, se sont fait vacciner.

13:27
Présentateur

Qui patine aujourd'hui, la vaccination ? Vous voyez le nombre de primo-injections qui est en chute libre ces dernières semaines. Si ça continue comme ça encore pendant quelques semaines, plus personne ne se fera vacciner puisqu'il y a un délai de trois semaines minimum entre les deux doses. Avant l'été, est-ce que ça aussi, vous le redoutez ?

13:42
Gabriel Attal

C'est pour ça qu'on a donné de la souplesse.

13:44
Présentateur

Pour l'instant, ça ne marche pas.

13:44
Gabriel Attal

En tout cas, je veux vous dire, on a un nombre important de personnes qui ont été vaccinées. Forcément, plus vous approchez de la faim, plus la pente est raide. Et ceux qui n'ont pas été se faire vacciner, il faut plus d'efforts pour les convaincre. C'est certain. Que ce soit des personnes très à risque, très isolées, très âgées. Et là, il y a tout un travail que je veux saluer qui est fait entre l'assurance maladie, les collectivités locales pour aller chercher ces personnes et pour les convaincre de se faire vacciner. Pour les aider parfois à se faire vacciner parce que matériellement, elles ne peuvent pas forcément se déplacer.

Puis après, il y a d'autres personnes, notamment chez les jeunes, qu'il faut convaincre. Et évidemment qu'on va continuer à chercher à les convaincre. Mais donc, on a cette situation qui s'est améliorée au niveau national. Mais il y a effectivement une préoccupation s'agissant du variant Delta. Qu'est-ce qu'on voit au Royaume-Uni ? Qu'est-ce qu'on voit en Israël ? Qu'est-ce qu'on voit à Moscou ? On voit une reprise de l'épidémie qui est liée à ce variant Delta. Il faut bien comprendre que ce variant est énormément plus contagieux que le variant historique. Je vous donne un peu les ordres de grandeur qui ont été communiqués par les autorités sanitaires internationales.

Si vous regardez le R initial, c'est-à-dire le taux de reproduction du virus, si vous enlevez toutes les mesures barrières, la vaccination, etc. Je crois que la souche initiale, c'était 1,5. Ça veut dire qu'une personne contaminée pouvait contaminer en moyenne une personne et demi. Que le variant britannique, c'était autour de 3 ou de 4. Et le variant Delta, c'est entre 6 et 7. Donc, on voit que la souche en elle-même est beaucoup plus contagieuse que le variant initial et même que le variant britannique. Et donc, ça demande beaucoup plus d'efforts parce qu'on voit dans un certain nombre de pays qu'il y a cette reprise épidémique.

15:08
Invité

Mais alors, ça veut dire que l'obligation de vaccination n'est pas une option encore pour vous ? Ou alors, vous y réfléchissez ?

15:14
Gabriel Attal

D'abord, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il y a encore beaucoup de Français qui veulent se faire vacciner. Alors, c'est certain qu'il y a moins de primo-injections et que les primo-injections ont tendance à diminuer. Mais moi, je vais vous dire, je ne pense pas qu'il y ait de fatalité. Je pense qu'on va continuer à aller chercher les gens.

15:27
Invité

Même pour les soignants ? Pas d'obligation de vaccination ? C'est sur la table ?

15:30
Gabriel Attal

Il y a un sujet spécifique sur les soignants. Olivier Véran a eu l'occasion de le dire. Ou après l'été, s'il n'y a pas eu d'augmentation nette de la part des soignants, et notamment des soignants en EHPAD qui se sont fait vacciner, la question de l'obligation pourra se poser. Il faut bien se rendre compte de ce qu'on observe dans un certain nombre d'endroits. Vous prenez les Landes, je crois que c'est à Mont-de-Marsan. On a vu un EHPAD.

15:49
Présentateur

23 personnes contaminées, toutes vaccinées, parce que c'était une personne qui travaillait dans l'EHPAD, qui refusait de se faire vacciner, qui les a contaminés.

15:55
Gabriel Attal

Voilà, plusieurs aides-soignants dans l'EHPAD qui n'étaient pas vaccinés, qui ont été contaminés par le variant Delta, et donc des résidents qui étaient eux-mêmes vaccinés, qui ont été contaminés. Alors heureusement, à ma connaissance, il n'y a pas eu de forme grave, parce que le vaccin protège des formes graves. Mais donc on voit qu'il y a cette préoccupation. Et donc s'agissant des soignants, Olivier Véran a été très clair. On va regarder ce qui se passe dans les semaines qui viennent. Et à la rentrée, s'il n'y a pas eu de rebond, notamment dans les EHPAD, l'obligation de vaccination pourra se poser.

16:19
Présentateur

L'Académie de médecine demande qu'on ne rembourse plus les tests de dépistage PCR ou antigénique lorsqu'ils sont faits par confort pour assister à un événement ou pour partir en vacances. L'Académie dit que ça devient un frein aujourd'hui à la vaccination, parce que les gens multiplient tout simplement les tests, plutôt que d'aller se faire vacciner. Est-ce que c'est une piste là aussi ?

16:36
Gabriel Attal

Je pense que c'est une question qui se posera notamment autour de la rentrée. Voilà, on voit aujourd'hui...

16:41
Invité

Est-ce que les départs vacances, c'est cet été ?

16:43
Gabriel Attal

Oui, mais on voit aujourd'hui que pour faire un certain nombre de choses, soit il faut être totalement vacciné avec un schéma vaccinal complet, soit il faut avoir réalisé un test. Vous avez des personnes qui ont fait leur première dose il y a quelques semaines, ne serait-ce que parce qu'ils n'avaient pas le droit de la faire avant, donc ils ne peuvent pas être totalement vaccinés aujourd'hui. Donc si on rendait le test payant aujourd'hui et qu'on les obligeait à payer, ils n'y sont pour rien, ils attendent le délai pour avoir leur deuxième dose. Mais probablement autour de la rentrée, c'est une question qui se posera. Je ne fais pas ici d'annonce évidemment, mais la question pourra se poser.

17:10
Présentateur

On s'interrompt un instant à 8h50 pour le fil d'info avec Mélanie Dolonnet et on vous retrouve juste après. Gabriel Attal.

17:17
Invité

Le second tour des élections régionales est marqué par une abstention très élevée. Deux tiers des électeurs, quasiment autant qu'il y a huit jours. Cela doit nous interpeller, dit le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, déçu par le score de la majorité présidentielle, mais satisfait que le RN recule. Tous les présidents sortants sont reconduits dans l'hexagone. Ce matin, le patron du PS, Olivier Faure, estime que son parti est la première force à gauche. La gauche qui conserve cinq régions et s'adjuge la Martinique, la Guyane et la Réunion.

La droite reste à la tête de sept régions, dont l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France, dont le président sortant, Xavier Bertrand, appelle Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez à former une belle équipe. Xavier Bertrand, qui pense déjà à la présidentielle, va croiser Emmanuel Macron. Ce matin dans le Nord, le chef de l'État vient à Douai pour acter l'implantation d'une usine de batteries électriques par un groupe chinois, symbole pour le chef de l'État de l'attractivité de la France. De l'Orient à Pontivy, troisième étape du Tour de France, à travers le Morbihan.

Aujourd'hui, avec une arrivée au sprint, le petit-fils de Raymond Poulidor, Mathieu Van Der Poel, est désormais en jaune. France Info.

18:24
Présentateur

Le 830 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

18:29
Invité

Toujours avec Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, on parlait à l'instant du risque de reprise de l'épidémie à cause du variant Delta. Est-ce que vous pourriez freiner dans certaines régions la levée des restrictions ? Exemple, le 30 juin, dans deux jours, la levée des restrictions des jauges dans les restaurants.

18:45
Gabriel Attal

Vous savez que quand on a annoncé le calendrier des confinements ou de levée des restrictions qui avaient été mises en place, on a annoncé un dispositif de freinage. C'est-à-dire qu'on a dit que si on observait dans certains départements une reprise de l'épidémie, ces départements pourraient voir le franchissement des étapes retarder. Voilà, donc on est dans la logique de ce qu'on a annoncé. Et le Premier ministre, qui était dans les Landes avec Olivier Véran la semaine dernière, a eu l'occasion de dire que si on observait, par exemple dans ce département, une reprise de l'épidémie, certains allègements de jauges qui n'ont pas encore eu lieu pourraient effectivement être retardés.

19:17
Invité

Mais ça va se poser pour les Landes, par exemple, pour les restaurants ? La question va se poser ?

19:21
Gabriel Attal

Ce qu'il a annoncé, c'est qu'on mettait en place un plan d'action sur 7 jours. On renforce les tests, on renforce la vaccination. Et évidemment, tout le monde fait très attention. On constaterait au bout de 7 jours ce qu'il en est, et qu'on prendrait des décisions le cas échéant. Il me semble que les Landes, c'est le seul département de métropole qui est repassé au-dessus des 50 du taux d'incidence, qui est le seuil d'alerte. Je crois que depuis quelques jours, il y a une forme de stabilité à la hausse. Ils sont aujourd'hui autour de 54. Donc on regarde très attentivement, avec beaucoup de vigilance, la situation dans ce département, mais évidemment partout en France.

Et effectivement, si on observe une reprise de l'épidémie importante dans un département, ça peut nous amener à retarder un certain nombre d'allègements de jauges qui n'ont pas encore eu lieu. Et à reconfiner localement ou pas ? C'est une possibilité qui existe dans le projet de loi, la loi qui a été adoptée de sortie de l'état d'urgence. Maintenant, aujourd'hui, la question ne se pose absolument pas pour aucun département.

20:09
Invité

Une question sur l'isolement des malades, parce qu'avec cette reprise du variant Delta qui risque de se propager sur le territoire, est-ce que le gouvernement va contraindre les malades à s'isoler s'ils ne respectent pas les recommandations de l'assurance maladie ?

20:25
Gabriel Attal

Alors, aujourd'hui, vous savez qu'on peut contraindre des personnes à s'isoler, notamment quand elles viennent de l'étranger et de pays qui sont particulièrement à risque.

20:31
Invité

Mais là, je parle des Français qui sont sur le territoire.

20:34
Gabriel Attal

C'est la première chose qu'on a faite. Il y a une liste de pays d'isone rouge. On a ajouté un certain nombre de pays, notamment la Russie. Ensuite, je vais vous dire, aujourd'hui, on a un nombre de cas qui a énormément diminué. Je crois qu'il y a au-dessous des 2000 en moyenne. Ça nous permet quoi ? Ça nous permet, pour chaque cas, d'avoir une vraie politique de tester, tracer, isoler. Et donc, d'avoir un vrai échange avec l'assurance maladie et de pouvoir vraiment informer les personnes en leur demandant de s'isoler.

21:00
Invité

Si elles ne respectent pas les règles, isolement contraint.

21:02
Gabriel Attal

Aujourd'hui, la législation ne le permet pas. Mais ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'on est beaucoup plus efficace sur le tester, tracer, isoler dès lors qu'on a moins de cas. Et non seulement on peut, quand une personne est contaminée, identifier les personnes contact de cette personne pour pouvoir les prévenir, mais on peut aussi remonter la chaîne de contamination pour essayer d'identifier la personne qui a contaminé ce malade. Et donc, on est beaucoup plus efficace sur ce sujet-là.

21:26
Présentateur

Que dites-vous, Gabriel Attal, aux parents qui se disent je ne vais pas faire vacciner mon adolescent maintenant parce que c'est compliqué, parce qu'on n'est pas bien sûr de pouvoir trouver une deuxième dose pendant l'été et je vais attendre la rentrée ?

21:36
Gabriel Attal

Je leur dis de ne pas attendre et qu'on a donné beaucoup de souplesse cet été pour donner la possibilité de faire la deuxième dose. Moi, j'ai entendu, c'est vrai...

21:43
Présentateur

Ça a beaucoup changé, cette règle, ces derniers mois. Et tout le monde...

21:46
Gabriel Attal

Moi, j'ai entendu beaucoup de Français qui disaient en fait, si je fais ma première dose maintenant, est-ce que la deuxième dose ne va pas tomber pendant que je suis en vacances ?

21:50
Présentateur

Parce que quand on prend le premier rendez-vous, par exemple sur Doctolib, le deuxième est au même endroit. Oui, mais on peut l'annuler.

21:55
Gabriel Attal

On a donné effectivement de la souplesse, la possibilité d'annuler, de prendre un autre rendez-vous. Là, on sera sur son lieu de vacances. On renforce le nombre de doses dans les centres qui sont dans des zones, on va dire, touristiques pendant les vacances pour qu'il y ait davantage de doses dans ces centres. On a donné de la souplesse sur le délai entre les deux doses pour qu'on puisse, entre guillemets, gérer son deuxième rendez-vous en fonction de ce qui nous arrange, en fonction des vacances. Donc, on a donné toutes ces souplesses-là. Donc, il ne faut pas attendre parce qu'encore une fois, le variant Delta, il a peur que d'une chose, c'est du vaccin.

Et donc, il faut continuer à se faire vacciner.

22:25
Présentateur

Vous ne craignez pas qu'il y ait dans les semaines ou les mois qui viennent des tensions de plus en plus fortes entre les personnes vaccinées qui diraient « moi, j'ai fait le job » et des Français qui refusent pour diverses raisons et les vaccinés pourraient dire « nous, on en a marre ».

22:36
Gabriel Attal

Oui, bien sûr.

22:38
Présentateur

Vous connaissez ça autour de vous ?

22:39
Gabriel Attal

Je pense qu'on en connaît tous autour de nous. Je pense que quand des Français font l'effort d'aller se faire vacciner, ce qui n'est pas par ailleurs un effort colossal, même si moi, je comprends et j'entends que certains peuvent avoir une appréhension au départ. C'est vrai que si on voit une reprise de l'épidémie qui est liée au fait qu'un certain nombre de personnes ne sont pas vaccinées, moi, oui, je peux comprendre que ça crée des interrogations, voire de la frustration, voire de la colère. Mais encore une fois, moi, ce que je constate, c'est qu'on revient de loin sur la vaccination. Il faut se souvenir de ce qu'on nous disait des sondages quand on a lancé la campagne de vaccination.

On nous disait que majoritairement, les Français ne voulaient pas se faire vacciner. Qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui ? Que l'intention vaccinale, l'intention d'aller se faire vacciner n'a jamais été aussi haute dans les sondages. Voilà, il y a eu tout un travail qui a été fait. Il y a un travail de confiance qui a été fait. On le doit notamment à nos professionnels de santé, à nos élus sur le terrain qui vont chercher les Français, qui arrivent à convaincre les Français. Et donc, il faut aussi regarder ça. Voilà, il y a des questions qui se posent, évidemment. Mais il faut aussi regarder d'où on vient et le fait qu'on a beaucoup progressé sur ce sujet de la vaccination.

23:35
Invité

Gabriel Attal, le Conseil d'État a suspendu l'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance chômage qui devait donc entrer en vigueur dans trois jours, le 1er juillet, notamment à cause des nouvelles règles de calcul du montant de l'allocation. Jusqu'à quand les règles actuelles vont être appliquées ?

23:49
Gabriel Attal

Alors, le Conseil d'État diffère l'entrée en vigueur de la réforme à cause de ce qu'ils appellent les incertitudes...

23:55
Invité

Diffère suspens.

23:56
Gabriel Attal

À cause de ce qu'ils appellent les incertitudes sur la situation économique. En gros, ils disent qu'on n'y voit pas suffisamment clair sur la situation économique dans les mois à venir pour que la réforme de l'assurance chômage rentre en vigueur tout de suite. Voilà. C'était une décision assez étonnante pour le coup, parce que la réalité, c'est que le brouillard économique se dissipe. On observe une reprise importante en France, qu'il y a des créations d'emplois en France. D'ailleurs, un des objets de la visite du président de la République ce matin, mais vous avez aujourd'hui autour de 215 000 emplois vacants. On cherche des gens...

24:24
Présentateur

Donc, jusqu'à quand les règles actuelles vont continuer à s'appliquer ?

24:26
Gabriel Attal

Nous, on souhaite que la réforme de l'assurance chômage puisse rentrer rapidement en vigueur dans les prochains mois. En tout état de cause, c'est Elisabeth Borne qui l'a dit, évidemment, avant la fin de l'année, mais dans les prochains mois. Et donc, on va répondre au Conseil d'État et leur donner les éléments dont on dispose qui nous permettent de dire qu'il y a une reprise économique en France, qu'il y a des créations d'emplois. On cherche 120 000 personnes dans l'hôtellerie, tourisme, restauration. On cherche 70 000 personnes dans le tourisme. On cherche des personnes dans l'industrie, dans l'agriculture.

24:51
Invité

Et en attendant, vous n'allez rien retoucher à cette réforme ?

24:53
Gabriel Attal

On respecte évidemment la décision du Conseil d'État. Il y a un certain nombre de mesures qui ne s'est pas encore prononcées sur le fond. On n'est pas à l'abri d'une censure. Oui, mais c'est important de le dire. C'est-à-dire que dans la décision et dans le fait qu'on diffère l'entrée en vigueur de la réforme, il n'y a aucune raison de droit qui est invoquée. Ils ne donnent pas raison, entre guillemets, aux motifs qui ont été avancés par les organisations syndicales. Ni tort. Mais en tout cas, c'est-à-dire que c'est une suspension de l'entrée en vigueur du fait de ce qu'ils appellent l'incertitude sur la situation économique.

Nous, ce qu'on dit, c'est que le brouillard se dissipe, qu'il y a une reprise économique en France et que cette réforme, elle est importante, notamment pour lutter contre un phénomène qui est un phénomène qui précarise beaucoup de salariés qui est celui des contrats courts. On est les champions d'Europe en France des contrats courts avec des CDD qui parfois durent deux, trois ou quatre jours. On en fait énormément plus qu'en Allemagne. Et donc, il faut lutter contre ce phénomène aussi qui précarise aussi les salariés. On l'a vu pendant la période de pandémie.

Quand vous avez un salarié qui enchaîne les petits contrats de quelques jours et que vous avez une pandémie qui survient, il se retrouve en grande difficulté. Il n'est pas forcément accompagné. C'est pour ça qu'on a mis en place des aides spécifiques pendant cette crise pour accompagner ses salariés.

25:54
Présentateur

Merci Gabriel Attal. Merci. Et bonne journée à vous.