Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1· 1 décembre 2025 3 min

Jordan Bardella agressé : ceux qui restent silencieux et ceux qui banalisent

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Journée avec Europe un matin, c'est l'heure de retrouver Laurent Tessie. Bonjour Laurent, bonjour à tous. Vous revenez ce matin sur l'agression de Jordan Bardella samedi dans le teint des Garonnes.

Le climat politique va être de plus en plus détestable à l'approche des élections municipales l'an prochain de la présidentielle en 2027. Jordan Bardella a été agressé samedi lors d'une séance dédicace de son livre à Moissac dans le Tarnégaron. On parle d'un individu âgé de 74 ans qui lui a écrasé un œuf sur la tête.

Le président du RN a raconté ce qui s'est passé à Liop de Val hier soir dans leur dépos sur ces news. Il a donc pris un livre, il a fait la queue comme tout le monde pendant peut-être environ 2 he de se dresser face à moi, il m'a sauté dessus en me portant un coup sur le le visage. Un retraité qui s'en était déjà pris Eric Zemour en 2022 déjà condamné une amende de 500 € avec surcis.

Avec cette agression, vous avez un résumé de tout ce qui ne va pas aujourd'hui. Au lieu de juste condamner fermement, la victime devient le coupable. Vous avez ceux dans la classe médiatique qui pourraient presque justifier l'acte.

En clair, ce n'est pas bien mais Jordan Bardella l'a cherché comme la journaliste Nessrinla samedi sur BFM. Jordan Bardella mène quand même dans le débat public une forme de violence politique. Il a souvent des propos qui sont islamophobes.

Il a des propos qui sont très caricaturaux quand il parle d'immigration. condamner les propos de de Jordan Bardella. Ça ne veut pas dire que ça justifie une violence physique.

Ça dit juste que il est aussi lui-même vecteur d'une violence politique. Ça ne justifie pas une violence physique mais je comprends que selon cette journaliste, il l'a quand même provoqué. Dans la classe politique, vous avez ceux qui banalisent cette agression du président du RN comme le député de la France insoumise Thomas Porte qui préfère faire une tentative d'humour.

Moi, je ne suis pas pour qu'on jette de la nourriture sur les gens, pour qu'on gaspille la nourriture. Dans la classe politique, vous avez ceux qui minimisent l'agression comme le député européen macroniste Bernard Gua. Écoutez, je vous dirais que cet œuf était de trop.

C'est comme les gets de farine, c'est de trop. Mais appeler ça de la violence, non non ? Un homme qui se jette sur vous agresse.

Ce n'est pas de la violence. Comment peut-on ne pas condamner fermement ? Je rappelle que Jordan Bardella avait été enfariné il y a une semaine à Vezou par un lycéen de 17 ans.

Là, c'est un coup au visage. Quelle est la prochaine étape maintenant ? On banalise les agressions.

On banalise des propos graves au quotidien. Le président du RN l'a rappelé hier soir sur ces news. Il y a quelques jours sur le service public, à une heure de grande écoute, on m'a comparé à Hitler, venant là injurier, des millions d'électeurs.

Depuis qu'un sondage a montré la semaine dernière que Jordan Bardella pouvait être élu président, quel que soit l'adversaire au second tour, il a été pris pour cible à deux reprises et la classe politique est plus silencieuse que d'habitude. Elle qui sait réagir quand cela concerne d'autres parties. Mais où sont Jean-Luc Mélenchon, Olivier Fort, Marine Tendelier, Édouard Philippe ?

La campagne des municipales s'annonce, "J'en ai bien peur, Dimitri Violente comme la campagne présidentielle." Où est Emmanuel Macron aussi ? Il est peut-être trop occupé avec son idée, vous savez, de labelliser les bons médias.

Ah bah tiens, justement, on en parlera. Ça sera le thème de l'édito politique tout à l'heure à 8h-10 de Vincent Trémolet Villre.