LACTALIS, LE BEURRE, ET L'ARGENT DU BEURRE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les comptes ne sont pas publiées, apparemment, sur Infogreffe mais en revanche dans le classement du dernier numéro de Challenges M. Besnier est passé de la 13e à la 11e place il avait apparemment l'an dernier 6,8 milliards d'euros cette année c'est 8 milliards d'euros. Evidemment on peut pas ne pas rapprocher ça du chiffre qu'on nous ressasse depuis trois jours à savoir qu'un agriculteur sur deux vit avec moins de 350 euros par mois.
Je vous interroge sur est-ce que ne serait-ce que dans ce simple enrichissement ça ne pose pas à la un fin problème moral ? Ensuite, fin août une usine de Lactalis a rejeté du lactose dans la Seiche pendant plusieurs jours il y a eu 4 tonnes de poissons qui ont été ramassés dans cette rivière qui est presque morte à cause de cette pollution. Est-ce que vous vous engagez à dédommager la collectivité pour la dégradation de ce bien commun, à hauteur de quel montant ?
Je vous remercie Sur la pollution de la Seiche il est exact que nous avons eu un incident sur notre usine de Retiers fin août, puisque il y a eu un problème technique avec un relargage dans notre station d'épuration de lactose donc de matières organiques et non pas de pollution chimique, de matières organiques, qui a fait que la station d'épuration n'a pas pu faire son travail et il y a eu des rejets dans la Seiche malheureusement mal nommé ou bien nommé puisque vous savez qu'il y a des conditions hydriques dans beaucoup de départements qui font que la rivière était basse nous avons pris un certain nombre de mesures et nous avons pris des engagements déjà oraux avec un certain nombre d'acteurs et demain après midi à 15 heures nous serons en préfecture avec tous les acteurs pour discuter de ces sujets d'indemnisation. M. Ruffin, je suis désolé je ne peux pas vous donner un chiffre je vous garantie et je m'y engage que j'en reviendrais vers vous avec le détail des débats.
Nous avons engagé déjà des experts pour évaluer quels sont voilà...
C'est un incident technique regrettable regrettable et nous l'avons regretté et nous avons affirmé que nous avions conscience que ça allait apporter des dégâts maintenant, il y a un moment donné où voilà... on aurait bien entendu, ce n'était pas une pollution volontaire c'est un incident qui peut arriver aussi à d'autres sur lesquels nous nous sommes engagés et nous ferons tout pour pouvoir conforter et aider les pêcheurs pour que l'écosystème soit reconstitué mais je m'engage je reviendrais vers vous dès que les discussions seront abouties et nous n'avons pas idée de faire traîner les débats avec des débats, allant dans tous les sens, c'est pas notre sujet aujourd'hui C'est pour ça que moi-même à titre personnel je vous le dis je serai demain en préfecture, à la préfecture de Rennes.
Sur les comptes vous n'avez pas fait d'erreur, ce que je voudrai vous dire c'est et rappeler, premier sujet : l'administration fiscale connaît nos comptes donc déjà soyons fiers et heureux que notre groupe qui est aussi un groupe leader paye ses impôts en France j'ai cru comprendre ce que vous aviez des discussions sur d'autres types d'activités qui ne sont pas dans ce cas là. Donc je me permets de le rappeler. En quoi, aujourd'hui, la connaissance détaillée des comptes consolidés du groupe ou des marges du groupe permettrait à une discussion plus sereine et allant en avant sur le prix du lait.
Moi ce que je veux vous dire, aujourd'hui, c'est que le prix du lait ne se décrète pas en fonction de la profitabilité de nos affaires et si vous prenez plein de secteurs c'est la même chose. Nous, notre credo c'est que chaque maillon de la chaîne doit créer de la valeur et en quoi sommes-nous attaquables quand nous continuons à avoir plus de 15 000 collaborateurs en France, que nous continuons d'investir dans nos outils et que nous continuons de développer aussi à travers nos exportations l'image française est positive par rapport à la balance commerciale voilà Maintenant, aujourd'hui, dans les autres pays européens les règles ne sont pas une transparence totale nous sommes en concurrence avec des acteurs qui excusez moi de vous dire l'expression mais ne sont pas "manchots" ils ne nous attendent pas donc on est dans une concurrence assez féroce d'accord je parle pas de la concurrence française qui est aussi voilà...
Mais je parle aussi de la concurrence européenne il y a un moment donné où pourquoi est ce que partout allons-nous diffuser le détail de nos résultats. Voilà, notre position est là après il y a des actions qui sont menées en justice. Il m'appartient pas de juger quel sera le résultat de cette action nous on a un certain nombre de points à faire valoir je ne crois pas que la publication des comptes permet aux producteurs d'avoir un meilleur revenu à la fin du mois ce qui permet d'avoir un meilleur revenu c'est que les prix augmentent et que le marché soit plus porteur voilà pour ce qui est des comptes et effectivement M.
Ruffin a bien lu, il y a des classements sur la valeur patrimoniale des actionnaires du groupe Lactalis qui sont donc la famille Besnier comme vous l'avez cité c'est un groupe familial c'est une exception, c'est une exception pas toujours dans le secteur agroalimentaire mais en tout cas compte tenu de la taille de notre groupe parce que je vous ai pas rappelé les chiffres clés mais on fait plus de 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires mais aujourd'hui, pas en France, c'est aussi sur les territoires entre étrangers c'est-à-dire que plus de 85% plutôt pardon 75 % excusez moi plus de 75% de notre chiffre d'affaires est réalisé l'étranger. Nous sommes présents dans 47 pays dans le monde et dans des pays beaucoup plus exotique que vous pouvez l'imaginer donc aussi compliqué ce qui ne veut pas dire que la France est délaissée par le groupe puisque nous continuons d'avoir des centres de recherche etc... et donc et le siège du groupe, qui soit dit en passant est dans une commune enfin une ville voilà de moyenne importance en tous les cas, les Lavallois m'en voudront pas mais en tout cas qui restent sur le territoire régional donc moi je veux bien que Challenges estime la valeur de l'entreprise c'est tout à fait le calcul qui font maintenant pour avoir la réalité de cette fortune, il faudrait que le groupe Lactalis soit à vendre et je peux vous le dire ici, même devant les caméras, le groupe Lactalis n'est pas à vendre donc la réalité de ces chiffres ne vaudrait que si et ce n'est pas la même chose de calculer un patrimoine quand il est coté en bourse et où là il peut y avoir des actions boursières que d'avoir un patrimoine familial qui certes c'est développer puisque le groupe s'est développé et je le sais parce que voilà j'ai la chance de travailler dans ce groupe là depuis plus de 27 ans dont vous voyez que ça date pas d'hier et je suis fier de pouvoir avoir participé à cette grande histoire et on n'a pas toujours été le groupe que l'on est aujourd'hui mais je vous garantis que pour les collaborateurs que nous sommes c'est important de porter un message positif à la fois sur la filière et puis par rapport à ce que l'on fait c'est pour ça que j'ai voulu venir ici aujourd'hui pour vous donner un autre éclairage que celui qui est véhiculé uniquement à travers cette problématique de compte qui pour nous ne règlera en rien le revenu des agriculteurs sauf à avoir des règles strictes qui pourrait être imposées de répartitions ou de prix administrés mais je crois pas que ça soit clairement la volonté du gouvernement actuel.
François Ruffin