Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio (sur YouTube)· 4 juin 2025 39 min

Les Vraies Voix Responsables - Émission du 04 juin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, les vraies voix qui font bouger la France. 19h20h, les vraies voix responsables. Bienvenue dans les vraies voix responsable de ce mercredi 4 juin.

Comment mieux protéger l'océan ? On en parle à l'occasion de l'Unoc, la conférence des Nations-Unies sur ce sujet qui se tiendra la semaine prochaine à Nice. Des régions entières sont menacées par la montée des eaux, des classes qui fondent sur nos pôles, des espèces de poissons et de mollusqu et de crustacé toujours plus nombreuses à être menacé d'extinction pour cause de surpêche ou de changement climatique.

Des manifères marins qui ingèrent du plastique en grande quantité. La liste des menaces s'allonge. Reste à voir si les périts peuvent être enrayés par les grands événements comme celui des Nations- Unies à Nice dans quelques jours, car la mer est une ressource économique cruciale à condition de ne pas la détruire.

Avec nous ce soir, Muriel Papin, délégué général de l'association No Plastique in Macy qui lutte contre la pollution plastique. J'espère que vous avez apprécié l'accent. Bonsoir.

Bonsoir. Avec nous Xavier Louis, coauteur de France Turmer, un empire oublié aux éditions du rocher. Vous travaillez sur ce sujet depuis des décennies.

Vous aviez même fait des rapports sur la mer pour Jacques Chirak lorsqu'il était à l'Élysée. Bonsoir. Avant qu'il rentre.

Avant qu'il rentre à l'Élysée. Et on vous connaît bien sur Sud Radio. On vous retrouve très régulièrement et j'espère qu'on se retrouve cet été mon cher Philippe, il y a pas de raison.

Et enfin Lamia SM Lali, présidente de six cheffeurs de France, on de défense de la biodiversité marine. Bonsoir. Bonsoir.

Allez, on va commencer par cet événement. Il y a un son bizarre. Je sais pas si c'est chez vous la B MC Mali.

Ça me parle en anglais dans le casque. Ah, c'est possible. Attendez.

Alors, en français, ce serait ennuyeux mais en anglais, je pense que c'est encore pire. Vous m'entendez ? Allô ?

On va recaler le son de C'est parfait. Normalement, c'est bon. Là, c'est Oui, là, c'est parfait.

Allez, on va commencer parler de cet événement. Est-ce que cet événement, il peut changer quelque chose dans la ressource, les océans et cetera ? On va commencer avec vous comme vous êtes à distance, l'ami SM Lali.

Et pourquoi a-il et pourquoi a-t-il lieu ? Quels sont ces objectifs ? Alors, moi, j'aimerais que l'objectif euh ce soit qu'on ratifie le traité euh sur la haute mer en l'occurrence et qu'on prenne des engagements forts.

Euh et d'ailleurs euh à mon sens, euh avant euh de parler de ressources euh ou euh ou d'économie, euh j'ai envie qu'on resitue euh la priorité euh sur euh la notion vitale en fait de l'océan puisque on parle beaucoup de changement climatique. Je rappelle que l'océan est le premier organe de régulation du climat et que d'une manière très simple, au-delà des questions économiques, si l'océan meurt, nous mourons. Donc c'est ça, je pense qu'il faut vraiment resituer, changer de regard.

Euh c'est avant d'être un milieu à exploiter et des ressources à préserver. Encore une fois, c'est d'abord et avant tout de la survie de l'humanité dont il s'agit. Et j'espère que ce message, il passera de manière très claire et qu'il se matérialisera avec des engagements concrets.

Donc pour ça, je demande à voir. Euh on va le savoir très très facilement. On verra bien si ce traité sur la haute meratifié ou pas.

Bon euh je les prs sont lancés, je suis pas forcément hyper optimiste, hein, pour rien vous cacher, mais j'espère qu'au moins ça sera l'occasion de mettre sur le devant de la scène des des questions fondamentales sur la préservation de l'océan et de la vie marine. Pour résumer votre pensée, les Churchillien Wayensy Muriel Papin. Euh bah écoutez, de notre côté, on trouve que ça permet de mettre la lumière sur le sujet de l'océan et sur tous les enjeux liés à l'océan.

Donc déjà en soi, ça c'est un point positif. Euh les sujets sont nombreux, vous les avez cités, on a parlé euh de surpêche, de la haute mer. Euh nous on va plutôt parler évidemment de pollution plastique.

Et la pollution plastique, je rejoins ce qui vient d'être dit en fait. Euh défendre l'océan, c'est défendre l'humanité parce qu'on se rend compte aujourd'hui qu'avec la pollution plastique, on a une pollution aussi microplastique qui est en fait qui atteint nos corps et qui atteint la santé humaine. Donc c'est vraiment aussi nous défendre en défendant l'océan et ça il faut qu'on en ait collectivement conscience et ça c'est déjà un bon point.

Xavier Louis, j'apporte un peu une nuance, c'est-à-dire que je rends hommage à à celles et ceux qui se défendent, qui mettent d'abord en avant la protection de la planète, la protection de nos océans. Mais il ne faudrait pas, et là je masque un petit info, un peu info sur ce qui vient d'être dit, qu'on oublie l'exploitation des océans. Il faut que nous exploitions les océans.

Il faut pas bloquer toute exploitation. C'est en plus et j'espère qu'on en parlera au cours de cette émission, c'est une énorme chance pour la France. Si la France veut retrouver sa grandeur, sa force économique, redevenir une grande puissance mondiale, c'est grâce à son domaine maritime.

Est-ce que dans ce type de conférence, on pense avant tout aux enjeux globaux ou aux enjeux nationaux ? Parce que c'est quand même important que chaque rappeler que chacun défend aussi, vous me passerez l'expression, son bifèch ou son morceau de gras ou là sera plutôt son morceau de poisson selon que vous préférez la miaali. Non, je pense que justement il faut qu'on sorte de cette de cette villion de course au profit, devenir des leaders et cetera.

Il faut il faut qu'on a qu'on adopte une vision globale. La France a une énorme responsabilité parce qu'elle a le deuxième plus grand espace maritime mondial. C'est une opportunité, mais c'est surtout euh une responsabilité en matière de protection, d'abord et avant tout de protection.

Alors certes, euh l'océan euh détient beaucoup de beaucoup de richesse, à mon sens, on nen est pas du tout à s'inquiéter du fait qu'on ne va plus exploiter l'océan puisqu'on le surexploite euh depuis depuis des siècles. Euh on a surpêché l'océan au-delà de toutes les limites et on est dans une logique de compétition, de concurrence au niveau mondial qui est en train de tout détruire. Et donc oui, je veux bien que l'obsession ce soit que la France redevienne une grande puissance économique.

On voit bien que aujourd'hui dans cette course justement au profil, à la puissance économique, à la croissance, on on n'y arrive pas, on n'y trouve pas notre compte. Regardez, les Français font partie des plus grands consommateurs d'anxiolitique et d'antidépresseurs. Quand on fait le ratio entre le PNB, le niveau de vie et le le niveau de bonheur des gens, on voit bien que ça ne colle pas.

Donc moi, je pense qu'on se trompe complètement de chemin. Donc voilà, c'est un discours qu'on entend beaucoup hein, ce qu'on ce qu'on vient d'entendre. Moi, je m'inscris en faux par rapport à ça justement et je pense que c'est l'occasion de euh revoir nos priorités et de se poser la question si le plus important, c'est de redevenir une grande puissance économique et d'être leader sur l'exploitation de l'océan ou si c'est plutôt euh de voir comment est-ce qu'on pourrait se comporter en tant que espèce partie du vivant, revoir quel est notre curseur, qu'est-ce qui fait finalement qu'on est heureux hein sur cette planète plutôt que d'être complètement addicte. mais pouvoir à l'argent et à la concurrence mondiale mais il y a quand même une concurrence mondiale qui existe et à laquelle on peut pas s'extraire hein.

Je sais pas ce que vous en pensez mais c'est quand même une réalité. Attendez, c'est bien sûr, mais c'est bien justement que la France montre montre l'exemple parce qu'elle est la deuxième surface maritime mondiale et qu'elle soit plutôt dans une logique de protection et ça veut pas dire ne plus rien faire, ne plus rien pêcher, ne plus c'est pas ce que je suis en train de dire, mais que l'objectif, la philosophie, elle soit d'abord dans une logique de protection et d'unité plutôt que dans une logique de concurrence et d'exploitation. Voilà, c'est juste modifier un peu le curseur.

D'abord un point un point si on prend la colonne d'eau, on est la première on a le premier domaine maritime mondial. Excusez-moi. Qu'est-ce que vous appelez ?

Qu'est-ce que vous appelez la colonne ? Parce que la colonne d'eau, c'est dans un immeuble. Si on prend ce qu'on appelle quand dans les zone économique exclusive, normalement vous avez vous êtes souverain sur la colonne d'eau, c'est-à-dire les ressources aliotiques qui concerne la pêche, mais aussi l'exploitation des fonds et du sous-sol, c'est-à-dire le pétrole au les nodules et cetera.

Et cetera. D'accord. On a euh ce que n'ont pas fait les Américains, on a obtenu en 2015 500000 km² de plus par euh l'extra plaque.

Et donc on a la première, mais on a que la colonne d'eau pour ces 500000 km². Mais donc si on prend la colonne d'eau, on est devant les Américains et surtout on est sur toutes les merses du monde. D'accord.

C'est ça qui est important. Oui, mais je répondrai sur le reste aussi. Non, je voudrais vraiment que on sorte du débat qu'on a là où on oppose environnement et économie.

En fait, c'est complètement stérile de vouloir surexploiter les océans parce qu'à un moment il y aura plus rien. Non mais il faut pas l'un à l'autre. Non, mais ce que moi je voudrais dire, si je peux parler, c'est que ça me semble très important qu'on ait aussi un autre rapport à l'économie et à l'économie bleue parce que l'économie bleue, c'est un terme qui est quand même un peu du green washing ou du blue washing.

Mais en fait, ce qui est vraiment important, c'est d'avoir en tête que quand on est dans une logique économique qui ne préserve pas l'environnement, et bien en fait, on tue aussi l'économie. Et si je prends le cas de la pollution plastique, en fait, on tue l'économie touristique par exemple. Voilà. et la surpêche, on a montré que dans certaines zones et bien à un moment les pêcheurs ils avent plus rien à pêcher.

Donc en fait il faut vraiment ne pas opposer les deux. préserver l'oséance et préserver la ressource et avoir une approche aussi raisonnée des métiers qui euh vivent de l'océan et bien sûr ces métiers euh il faut les respecter mais euh voilà et ça c'est dès qu'on est dans l'excès, on voit ça. Donc je pense que c'est important aussi euh à l'Unoc et on va avoir aussi des entreprises qui seront là qui vont jouer leur rôle d'influence auprès des États, des États évidemment qui vont défendre leur intérêt mais c'est c'est vraiment important que de plus en plus on arrête d'opposer économie et écologie, c'est stérile.

Restez bien avec nous pour ce débat sur les océans alors que l'Unoc va commencer. C'est du côté de Nice. Vous voulez réagir, poser des questions sur les mers, les océans, appelez-nous au 0826 300.

On se retrouve dans quelques instants avec nos invités. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, Sud Radio, les vraies voix qui font bouger la France. 19h20h, les vraies voies responsables.

Retour des vraies voies responsables. On parle à l'occasion du sommet de l'Unoc he c'est les Nations Unies qui vont parler des océans à Nice. Ce sera la semaine prochaine.

On parle de la protection des océans avec Muriel Papin, délégué général de l'association No Plastique in Mici. J'ai pas trop fait attention à l'accent qui lutte contre la pollution plastique. Xavier Louis auteur de France sur un empire oublié aux éditions du rocher.

Il a travaillé sur ce sujet pendant des décennies notamment a fait des rapports pour Jacques Chirac et Lamia SM Lali, présidente de six Cheff France. C'est une ONG de défense de la biodiversité marine. On va parler de la pêche.

Est-ce que le la surexploitation des océans est vraiment criante en terme de pêche ? Et est-ce que c'est partout pareil ? Est-ce que dans toutes les mers, tous les océans ?

Est-ce que c'est pour toutes les espèces ? Comment ça se passe la MISM Lali quand vous êtes à distance ? Oui, aujourd'hui la première menace qui pèse sur la vie marine, c'est la surpêche.

Donc on a exterminé 90 % des grands poisson. Il y a des estimations de scientifiques de l'ONU qui qui prédisent un effondrement des pêcheries commerciales d'ici à 2048 si on ne réforme pas complètement euh la gestion des pêches. Donc je pense qu'il faut qu'on revoit complètement la façon euh dont on pêche aujourd'hui.

Je sais pas si vous en avez conscience mais aujourd'hui 40 % de ce qui est pêché dans l'océan ne sert pas à nourrir les humains. Sert à nourrir en fait les animaux de ferme d'élevage. Et et ça c'est absolument catastrophique.

Aujourd'hui, les cochons et les poulets mangent plus de poisson que l'ensemble des requins ou des fous du monde. Donc c'est on on est aujourd'hui dans une dans une exploitation à l'échelle industrielle. En fait, la pêche est une forme de chasse à l'échelle industrielle sur des populations sauvages.

Et parce qu'on a aussi une très forte déconnexion de ce que sont les poissons, hein, qu'on considère à peine comme des animaux, c'est vrai que euh bah, on les tue par centaines de milliards sans autre considération. On est aussi sur un système qui est très très lourdement subventionné et donc on maintient artificiellement une activité qui si elle dépendait uniquement des capacité de l'océan en fait ce serait déjà effondré. Donc il faut vraiment qu'on revoie complètement tout ça et ça passe aussi par bah par les consommateurs et par la façon dont on consomme les poissons.

Xavier Louis sur la pêche la surpêche la France est frappée par ça ou pas ? Alors d'abord c'est intéressant de dire que on a en France un institut qui s'appelle Ifremè. Oui. qui fait un travail formidable et c'est un un des plus performants au monde euh pour justement suivre l'évolution de ces populations de poisson et euh en tout cas sur le sur la sur la zone européenne euh on peut il y a à mon avis il y a pas de il y a pas de de risque concernant les les espèces concernées bien sûr aussi.

Et je voudrais qu'on parle aussi de de choses qui sont mal connues de nos compatriotes. La pêche à la légine, c'est quelque chose de très intéressant. La légine est Je connaissais même pas le noir la pêche.

La légine est un poisson exceptionnel qui fait jusqu'à 2 m he de de long qui est qui se pêche essentiellement dans les dans les mers froides euh australiennes et françaises. D'accord. C'estàd autour de autour de de Cargalen et euh Philippe les Français l'ignorent.

Ah mais je connais c'est le deuxè poste d'exportation pour ça que je reviens toujours à l'exploitation et à l'économie pardon. C'est le deuxième poste d'exportation après la canne sucre pour pour l'île de la Réunion parce que la Légine elle est vendue essentiellement elle est exportée vers l'Inde et l'Asie. Donc là et et je peux vous dire que c'est surveillé de très près au niveau des quantités notamment, mais ça fonctionne bien et c'est une exploitation intelligente, raisonnée et qui permet notamment à à l'île de la Réunion d'avoir une une économie très forte.

Et il y a des quotas de pêche théoriquement qui sont des quotas de pêches européens comme il y avait les quotas laitiers et cetera à l'époque. Muriel Papa non. Alors, je suis pas une spécialiste de de la pêche.

Il y a des cotas de pêche au niveau de l'Europe. Je dis comme il y avait les cot bien sûr, il y a des il y a des quotas de pêche mais le problème c'est qu'on est encore sur une méthode complètement archaïque qui date de l'après-gerre qui est le rendement maximum durable qui ne en fait n'a pas du tout une approche écosystémique. C'est-à-dire qu'on va raisonner espèce par espèce ou stock par stock comme le disent les les scientifiques et je pense qu'il y a une un problème de sémantique aussi là-dedans qui montre bien qu'en fait on est sur une surexploitation de de très nombreuses espèces de poissons.

Et pour ce qui est du cas de la légine, oui, il y a une forme de pêche de légine qui rapporte de l'argent parce que c'est un poisson qui se vend extrêmement cher. Par contre, aller pêcher un poisson qui a une durée de vie et un cycle de reproduction aussi lent à l'échelle industrielle, ça reste problématique. Et donc voilà, c'est pas non plus la panassé contrairement à ce qu'on à ce qu'on à ce qu'on entend.

Il y a aussi beaucoup de braconnage. Euh donc ça c'est un surveillé par satellite. Un autre problème surveillé par satellite.

Oui, c'est surveillé par satellite mais il n'empêche qu'il y a énormément de bracage qui viennent. Il y a il y a plus de il y a plus de 40 % de braconnage. Alors, il y a pas parce qu'il y a pas que il y a pas que l'océan euh que l'océan austral, il y a plus de 40 % de braconnage par exemple en Afrique de l'Ouest qui aliment près de la moitié du poisson qui est vendu en Europe.

Donc, vous voyez, c'est très problématique et c'est très difficile pour les consommateurs de s'y retrouver. La traçabilité sur les poissons, elle est quasiment impossible à faire de manière sûre et c'est pas les labels comme le MSC par exemple qui vendent surtout de la bonne conscience. Vous pouvez rappeler ce que c'est que le label MSC parce que tous les auditeurs label pardon c'est le c'est le label Marine Stewardship Council qui est censé garantir que le poisson que vous achetez si là ce label a été pêché dans des conditions de pêche durable.

Bon voilà et c'est pour l'essentiel c'est quand même une énorme chumisterie parce qu'il y a des méthodes de pêche qui sont catastrophiques qui obtiennent qui obtiennent ce label. C'est juste que comme il y a quand même une prise de conscience dans l'opinion publique et quand même on a de plus en plus de gens qui se disent "Bon, moi j'ai envie de continuer à manger du poisson mais si je pouvais éviter euh de détruire l'océan au passage, ça m'irait bien." Du coup, il y a un véritable marché aussi de la bonne conscience qui s'est créée et ces labels ne sont euh finalement surveillés que par eux-mêmes.

Et donc euh pour l'essentiel, c'est une c'est une semisterie. Xavier Louis, vous voulez pas réagir ? Vous saz plus, on va plus parler des plastiques dans un c'est pas trop votre sujet ça.

On va parler du plastique dans quelques instants sinon. Oui, ce que je peux juste ajouter, c'est que dans les techniques de pêche, il y en a qui euh sont vraiment dévastatrices pour les fonds marins parce qu'elles raent les fonds et euh il y a des images qui ont circulé il y a peu de temps et en fait euh il y a Green Pace qui a qui a balancé des gros rochers sur les fonds marins pas très loin de nos côtes et elle dévaste elle dévte absolument tout. Donc c'est c'est bien, c'est l'occasion aussi, c'est bien que vous fassiez cette émission, c'est l'occasion aussi que les gens regardent des vidéos, qu'il se renseignent, qu'ils aillent voir parce qu'en fait on est déconnecté de ce qu'on mange.

Alors il y a quand même une chose importante, on parlait notamment il y a quelques temps du ton rouge de Méditerranée qui est dont les Japonais sont très frants notamment en sushi, en sah ça se vend très cher aussi. Ça se vend très cher. Il je suis jamais allé au Japon donc je peux pas dire le prix mais il paraît que ça se vend très cher.

On a fait de de gros efforts. La pêche a été interdite et après le l'espèce d'après ce que j'ai elle a été réduite en quantité. C'est vrai, elle a été grandement réduite à côté et a priori maintenant ça va mieux que Xavier Louis parce qu'on a pris des mesures fortes.

Oui mais on pourrait prendre on pourrait parler de la coquille Saint-Jacques. Tout d'un coup, on s'est retrouvé en presque en surabondance de de coquille Saint-Jacques l'hiver dernier. Donc c'est pour ça ça ça risque pas d'arriver avec le ton rouge par contre hein.

Vous allez vous allez sur vous allez sur sur Cliperton et vous avez tout ce que vous voulez en hein. C'est ça veut pas dire que c'est en surabondance. Ça veut pas dire que c'est en surabondance.

Les poissons les mex ils s'emportent très bien hein. Les Mexicains qui viennent qui viennent pêcher dans nos eau français. Biologiquement parlant biologiquement parlant les tons ne peuvent pas être en surabondance.

ça n'est pas possible et ils servent de nourriture au grands prédateurs. Et pour ceux qui l'ignorent, on a une population d'or qui bérique qui est endémique du sud de l'Espagne la raison la région de Gibraltar qui est en danger critique d'extinction parce qu'elle s'est spécialisée en ton rouge et qu'on a tellement surpêché le ton rouge qu'en fait les mamans or qui n'arrivaient même plus à avoir de petits pendant 20 ans, il y a aucun bébé qui a survécu. Donc il faut savoir que quand on surexploite une espèce de poisson, ça ça impacte toutes les autres espèces et notamment les prédateurs marins qui en ont un besoin vital contra mais la zone où la surexploitation est la pire, je crois c'est l'Asie, c'est ça vi Louis.

Oui, enfin c'est déjà pour des raisons de population gigantesque he c'est 3 milliards d'anitants de l'ouest et l'Afrique de l'Ouestrique de l'Afrique de l'Ouest mais pas parce que la surconsommation est faite par les Africains eux-mêmes mais parce que notamment il y a les Russes, les Européens, les asiatiques qui vont surpêcher en Afrique hein. C'est un supermarché à ciel ouvert, tout le monde se sert allègrement et c'est du poisson ensuite qui est vendu sur les étales notamment européens. Puis il y a vous avez raison en revanche d'insister sur les les méthodes de pêche c'est ça aussi qui crée tout à fait les méthodes aujourd'hui aujourd'hui la première aujourd'hui la première cause de mortalité des mammifères marins, dauphins, baleine et fa et des oiseaux marins, ce sont les filets de pêche.

Donc c'est le poisson qui est dans nos assiettes qui a été pêché de manière catastrophique. Vous avez raison Philippe, ce que je voudrais c'est qu'on peut-être on fasse pas tout sur les sur les ressources aliotiquotique parce que l'océan l'océan, moi j'insiste beaucoup là-dessus et pardon, je vais reparler de la France qui est quand même une grande puissance qui peut devenir sans contexte une des trois premières puissances mondiales économiques grâce à son empire maritime car c'est bien le seul empire sur la planète puisque je rappelle que les journées commencent à Matautoutou Walis c'est Foutuna et et les journées se terminent en France toujours à Papa été en en Polynésie. Donc la France a est le seul empire sur la planète.

Mais quand on parle de l'exploitation des océans, les ressources aliotiques, c'est une chose, mais c'est j'ai envie de dire, c'est presque une petite chose. Il y a tout le problème du dessement de de l'eau de mer qui est une chose vitale pour les les les années qui viennent et les deux leaders mondiaux, chez des entreprises françaises pour des desser l'eau de mer. C'est tout ce qui concerne l'exploitation des algues pour le coup.

Et les algues, c'est pour la santé, c'est pour la nourriture, c'est pour l'énergie. En terme d'énergie aussi, il y a pas que des ressources fossiles dans la mer, il y en a bien sûr et on a les meilleures entreprises pour ce qui est de l'exploitation offshore. Ça aussi c'est une force pour la France essentielle mais il y a tout ce qui est maré marémoteur.

Rappelons, rappelons quand même que c'est la France avec le général de Gaul qui a le premier mis en place l'usine maréotrice de Laarance. L'usine de l'arrance qui fonctionne toujours d'ailleurs qui fonctionne toujours. Euh bon, ça a pas fait passer à l'époque le général de GR pour un écolo.

Allez, on va parler tout de suite des plastiques mais après une courte pause de pub. Restez bien avec nous, on les vrait voix responsable. Sud Radio, votre avis fait la différence.

J'adore vos vos invités, la variété de de vos émissions. Voilà, je suis bercé par le rythme de Sud Radio. Radi Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, les vraies voies qui font bouger la France. 19h20h, les vraies voix responsables. Retour des vraie voix responsables avec Muriel Papin, délégué général de l'association no plastique in my dont vous avez compris, pas de plastique dans ma mère.

Xavier enfin ma mère mer évidemment hein Xavier Louis coauteur de France surmer un empire oublié aux éditions du rocher qui travaille dessus depuis fort longtemps vous avez même fait des rapports pour Jacques Chirac l'amia SM Lali présidente de six cheffeurs de France ONG de défense de la biodiversité marine on va désormais surtout avec vous parler des plastiques. Où est-ce qu'on en est des plastiques dans les mers et les océans Muriel Papin ? Et ben on est face à une pollution absolument considérable avec une partie qui est visible.

On voit tous quand on va en bord de mer euh et même d'ailleurs quand on va en en bord de rivière. Exactement. Des sacs plastiques, des bouteilles plastiques euh et d'autres d'autres objets.

Beaucoup d'objets d'ailleurs de la restauration à emporter aussi hein qui parfois ont l'air en carton mais qui finalement ont toujours une couche de plastique parce qu'il y a beaucoup de plastique cachés. Vous voulez parler des gobelets notamment ? Oui, tout à fait.

Ça vous vous prenez une boîte pour une salade ou un gobelet à emporter. Il y a toujours une couche de plastique parce que sinon ça serait pas imperméable. Donc en fait tous ces plastiques-là euh souvent on les retrouve en effet dans l'environnement mais ça c'est la part visible.

Il y a toute la part invisible, c'est la part des microplastiques. Et les microplastiques, il y a plusieurs sortes. Il y a ceux qui en fait sont liés à la fragmentation des déchets plastiques.

Donc ils vont se fragmenter votre la bouteille plastique, elle va se fragmenter à un moment. Il faut des dizaines d'années en petit morceau. Une bouteille en plastique standard, elle met combien d'années à se auto dégrader jusqu'à disparaître dans l'océan ? plus de 400 ans.

Mais ce qui est très complexe, Ouais, c'est très complexe. Mais ce qui est euh ce qu'il faut avoir en tête, c'est que la bouteille plastique, elle commence la dégradation dès l'usage. C'est-à-dire que quand vous buvez de l'eau dans une bouteille en plastique ou une boisson, et bien vous avez des microplastiques qui vont euh partir euh du contenant et qui vont se retrouver dans ce que vous ingérez, ce que vous avalez.

Et ça, on s'en rend pas compte. C'est là où le le plastique est vraiment une matière complexe, c'est-à-dire qu' à la fois il dure très longtemps et en même temps il se désagrège petit à petit dès la consommation. Donc c'est pour ça que cette part invisible de la pollution plastique, c'est l'occasion d'en parler aussi parce que si on reparle maintenant des océans, en fait, il y a autant voir plus de pollution microplastique qu'on ne voit pas à l'œil nu que de pollution plastique.

Donc ça va être des micro déchets, ça va être aussi ça non plus les gens le savent pas, c'est que dans le processus de fabrication du plastique, on transporte dans les océans des granulés de plastique. H c'est la matière plastique souvent c'est des granulés. Quand on injecte un plastique, c'est souvent des granulés.

Voilà, c'est des granulés avant et on les transporte. Et on a aussi des pollutions qui sont liées au fait que de temps en temps il y a des containurs qui tombent, de temps en temps il y a des sacs qui tombent et on va retrouver sur des plages aussi, il y a eu beaucoup de scandales sur les plages françaises il y a un an où les gens retrouvaient en permanence des microbites plastiques et là c'est très compliqué de récupérer ces déchets là et de les traiter. Mais quelles sont les conséquences dans l'océan du plastique sur le sur la faune et la flore ?

Alors, les conséquences euh sont considérables puisque on dit aujourd'hui que toutes les espèces marines sont concernées et que 90 % d'entre elles sont soit blessées, soit par de l'étranglement, soit ingère du plastique euh et donc il y a des conséquences sur les espèces marines euh souvent par ingestion. C'estàd il y a par exemple, on sait que les tortues, 80 % des tortues en Méditerranée avalent du plastique. Oui.

Quand elles sont au topied, on sait qu'il y en a 80 %. Et à quoi on le voit si c'est du plastique invisible ? Elles ont des des billes de plastique qui se refor dans dans le tube digestif.

Je sais pas quand c'est il y a des autopsies sur des mammifères, des tortue, des animaux marins qui décèdent et on trouve dans leur estomac et des oiseaux parce qu'il y a beaucoup d'oiseaux qui avalent du plastique et on trouve dans leur estomac des morceaux de plastique. Là c'est un plastique qui est visible, c'est des petits fragments de plastique. C'est ce niveau-là de fragmentation.

Parfois, ça va être aussi un sac plastique, ça va être une bouteille sur un mammifère marin, ça va être évidemment des plastiques plus importants. Et on peut imaginer donc on les retrouve décédés souvent parce que en fait il y a soit de l'occlusion intestinale, soit le fait que ils ont l'impression d'être à s'aciété h et donc il ne s'alimentent plus et donc il s'épuisent. Voilà.

Donc ça il y a une conséquence vraiment importante sur les animaux marins et après évidemment ce plastique et rentre dans la chaîne alimentaire. Et qu'est-ce qui se passe alors pour l'humain ? parce que la chaîne alimentaire, les humains sont quand même dedans, hein.

On est très content de manger de temps en temps une darne de saumon, des crevettes ou ou un d'autres cabillot. Quelle est la conséquence, quelles sont les conséquences qui doit y en avoir plusieurs sur la santé humaine ? Alors ça c'est de plus en plus documenté par les scientifiques et en effet on sait alors les scientifiques disent qu'on inhale parce que c'est aussi dans l'air les microplastiques par l'évaporation de la mer il pleut des microplastiques.

Donc on inhale les microplastiques et on ingère via la chaîne alimentaire et ça va jusqu'à 5 g par semaine et on en retrouve ensuite c'est-à-dire qu'on ingère des plastiques en respirant. On inhale les plastiques. Donc en respirantou Oui oui oui oui.

On inhale les plastiques. Et et la conséquence sur la santé, c'est les conséquences sur la santé, c'est quoi ? Alors il y a deux types de conséquences.

On retrouve des microplastiques partout dans le corps humain. On en retrouve dans le sang, on en retrouve dans le cerveau, on en retrouve dans les poumons, on en retrouve le pire, on en retrouve dans le placenta, du côté du fétus. Donc en fait aujourd'hui, on parle de bébé préplué au plastique et aux additifs chimiques du plastique parce qu'il y a des additifs chimiques dans le plastique.

Voilà. Donc c'est pour ça que pour l'humain c'est les conséquences sont importantes. Et là on parle du fait qu'on a du plastique, des produits chimiques dans le corps mais après c'est des pathologies, c'est des maladies digestives, c'est des maladies cardio-vasculaires, c'est des risques hyper importants sur la fertilité.

Excusez-moi les les les plastiques dans le sang, ça pas l'effet, je sais pas, du cholestérol qui bouche les les artères. Ça ça a quelle conséquence sur le sang des maladies cardioovasculaires ou autre chose ? Alors, sur la maladie cardio-vasculaire, il y a une étude qui montrait que on trouvait plus euh de microplastique chez des patients qui avaient eu des accidents cardio-vasculaires, d'accord, que chez d'autres patients.

Donc donc en fait, on commence à faire des corrélations avec des pathologies de la même manière qu'on sait que euh les problèmes de d'infertilité masculine sont liés à l'exposition au falades qu'on retrouve majoritairement dans les plastiques. Donc là, c'est même pas la pollution, c'est même l'usage de produits plastiques. D'accord.

Et ça pose des gros problèmes de fertilité masculine uniquement. Euh, il y a aussi des problèmes de reproduction pour les femmes, mais en tout cas sur les falades, c'est majoritairement sur euh sur les spermatozoïdes que ça joue, la qualité des spermatozoïdes. Il y a cinq continents théoriquement terrestre et on parle d'un 6e continent de plastique.

Vous connaissez ce 6e il est où ce 6e continent de plastique ? Avant tout, on va donner la parole à Sami l'ami Assem Lali. Alors, c'est oui, pardon.

Euh c'est pas c'est pas vraiment un continent euh dans le sens où c'est utilisée hein. Oui oui oui. Mais euh il y en a plusieurs hein d'ailleurs des euh des comme ça des des sortes de vortex en fait qui ont concentré d'énormes quantités de plastique euh qu'on appelle le continent de plastique.

Donc ça c'est la la partie visible. Mais effectivement comme ce qui a été dit précédemment le c'est la partie visible de l'iceberg. Le pire c'est tout ce qu'on ne voit pas. qui se retrouve aussi dans les poissons et dans les poissons qu'on ingère.

Euh et euh et en ça euh en ça oui, c'est une des premières euh menaces qui pèse sur euh sur la survie euh euh des animaux euh des animaux marins. Et je précise aussi pour refaire quand même le lien euh avec la pêche, c'est que sur la question des macréchets plastiques, euh la majorité des macrodéchets plastiques sont euh des engins de pêche qui ont été euh perdus ou jetés en merde. Xavier Louis, ce qui serait intéressant, c'est qu'on réfléchisse aux solutions.

Ah ben ça va être le dernier module de l'émission justement non parce que euh moi j'essaie de faire un lien euh donc l'idée c'est claire c'est qu'aujourd'hui il faut d'abord diminuer l'usage des emballages plastiques notamment voir les éradiqués à terme ce qui suppose de trouver une une autre solution. Alors on est déjà passé des sacs en papier des sacs en plastique au sac en papier. Euh est-ce que justement on pourrait pas mettre le paquet aujourd'hui sur ce qu'on peut faire à partir des algues ?

Car les algues, je pense pourrait nous donner la solution. Et bien justement, on va en parler dans quelques instants parce qu'il faut faire une courte pause publicitaire et on se retrouve pour parler des solutions. Restez bien avec nous dans les vraies voies.

Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, parlons Sud Radio, les vraies voies qui font bouger la France. 19h20h, les vraies voies responsables retour des vraies voies responsables.

On parle des océans avec Muriel Papin, délégué général de l'association plastique in my Xavier Louis de France sur un empire oublié aux éditions du rocher qui avait travaillé dessus pendant des décennies a fait notamment des rapports pour Jacques Chirac qui est enfin l'ami SM Lali pardon présidente de six cheffeurs de France ONG de défense de la biodiversité marine. On va parler des solutions on va parler des solutions au plastique. Moi je me souviens, on en parlait là pendant la pause quand j'étais gamin.

Il y avait le comptoir à consigne. Il y avait pas de bouteille en plastique quand on buvait de l'eau minérale, du vin, de la limonade, du jus d'orange, que vous voulez, c'était des bouteilles en verre, on les ramenait en plastique. Est-ce que ce serait pas ça la bonne solution pour réduire drastiquement la consommation de plastique muriel papin ?

Bah, c'est une des solutions, vous avez complètement raison, c'est une qui est importante et c'est vrai que si on prend par exemple l'exemple de Coca-Cola, je sais pas si on peut citer des marques mais ça y est, c'est fait. Voilà donc qui qui remporte régulièrement marque américaine qui fait des sodas et qui une couleur rouge. On aurait compris aussi.

Donc en tout cas cette marque là qui fait des sodas régulièrement, elle est citée comme le plus grand pollueur plastique parce que c'est elle qu'on retrouve le plus dans l'environnement. Ce sont les bouteilles de cette marque là. Et historiquement, ils ont fait un choix.

Avant, ils étaient avec du verre et employable et ils ont fait un choix à un moment de passer sur le tout plastique et sur l'usage unique. Et c'est pour ça qu'on les retrouve aujourd'hui sur toutes les plages du monde et que ce sont les plus gros pollueurs plastiques. La bouteille plastique, c'est l'un des objets qu'on retrouve le plus et donc il y a un gros travail à faire dans le secteur de l'eau et des boissons embouteillées.

Et c'est vrai que la bouteille en verre qu'on va réemployer, ramener laver et réemployer, laver évidemment avant de la remplir, c'est essentiel. L'autre chose qu'il faut aussi avoir en tête parce qu'il y a une logique de décarbonation, transporter des liquides, ben ça une empreinte carbone, c'est que le mieux pour ce qui est de l'eau en tout cas, c'est de boire l'eau du robinet quand on peut, quand on est dans un pays où on peut le faire. Ça c'est le mieux.

Quitte à la filtrer si on trouve que elle a un goût ou si on n pas complètement confiance. Il y a plein de machines qui existent pour la filtrer à la maison. Ne que des car, excusez-moi, des pastilles quand on fait de la randonnée, on sait ce que c'est.

Tout à fait. Voilà. Donc en tout cas voilà sil y a ces deux axes majeurs, c'est on sort de l'usage unique, on revient au réemploi des emballages et c'est par l'exemple des bouteilles en verre et globalement aussi euh en fait on change d'usage et pour l'eau et les boissons, on est beaucoup plus sur l'usage de l'eau du robinet qu'on peut à la maison filtrer, gazéifié, aromatiser, on peut faire plein de choses.

En fait, on peut faire son soda à la maison. Il y a des machines qui existent aujourd'hui existent pas de marque mais on les sirop. Voilà et les sirop qui vont avec.

Donc ça comme la bouteille plastique c'est vraiment un gros point noir là déjà on a tout un champ de solution possible. Xavier Louis vous parliez des algues. On peut faire plein de choses avec les algues également qui sont beaucoup plus bio que le plastique pour la bouteille de soda.

J'ai pas cité de marque vous avez remarqué. Non mais je pense qu'il y a je pense qu'il y a encore plein de choses à trouver à inventer avec les algues notamment parce que moi ma préoccupation ça explique un peu ma position depuis et et ma réaction au début de cette émission. Je me méfie de tout ce qui va être écologie punitive, c'est-à-dire les les réglementations qu'on met en place pour empêcher la pêche, pour empêcher ceci, pour empêcher cela.

Euh j'essaie toujours d'être positif et par exemple euh c'est de mettre le paquet mais au niveau international sur justement tout ce qu'on peut faire avec les algues à partir des algues notamment par exemple remplacer le plastique pourquoi pas faire des emballages. Je crois qu'il y a déjà une partie qui existe mais on peut aller beaucoup plus loin. Et par ailleurs sur la façon de supprimer ou d'éliminer le plastique, je trouve je suis un peu surpris qu'on n'utilise pas plus l'incinération d'autant qu'on sait traiter les les fumées et ça éviterait que ça que ça finisse dans la mer.

Excusez-moi, il y a une chose qui est intéressante qu'on fait en Allemagne notamment sur tout ce qui est consommation, ça s'appelle la fond. C'est la consigne. Quand on boit une bouteille en plastique, il faut la rapporter au bist trottier.

Enfin, quand vous achetez ça dans un kiosque, vous le ramenez et et vous touchez 50 centimes d'euros, 30 centimes, je sais plus combien c'est. C'est une solution ça aussi pour le plastique parce que il y a pas que le verre. Alors vraiment euh je voudrais juste revenir là sur l'incinération parce que ce qui est important c'est qu'il y a une logique de hiérarchie de traitement des déchets du plus vertueux au moins vertueux.

Le plus vertueux c'est réduire. Donc on trouve des solutions pour réduire les emballages, pas faire de mini emballage. Voilà, réduire.

Le de la deuxième solution, c'est réemployer. Donc c'est la bouteille en verre qu'on va réutiliser par exemple ou sur un festival les Cocup aussi qu'on réutilise. Elle est en plastique souvent mais on la réutilise, c'est pas un déchet à usage unique.

Voilà, on peut garder 15 ans et on peut la garder très longtemps. Donc le réemploi, on réduit, ensuite on réemploie, ensuite on recycle et ensuite seulement on incinère. Donc l'incinération, c'est pas si vertueux que ça.

Voilà. Donc ça c'est un point important, c'est pas vertueux mais ça évite effectivement que ça aille dans la mer. C'est ça que je veux dire.

Oui. Et je voudrais juste parler des textiles. Ça c'est hyper important parce qu'en ce moment il y a des débats sur la loi fast fashion et ça rejoint ce que vous disiez sur la logique économique.

Est-ce que on doit être punitif, régulé ou pas ? Je faut savoir que les textiles synthétiques relarguent des microplastiques et contribuent massivement à la pollution microplastique et que le fait que ces textiles soient très peu chers fait que il y en a de plus en plus sur le marché et que ça pollue de plus en plus. Donc là aussi je moi je serais vraiment très favorable à ce qu'il y ait une régulation et ça nous protège aussi économiquement, ça protège les emplois français par rapport à l'industrie chinoise notamment de la Fast Fashion.

Euh Samali, qu'est-ce que vous allez proposer votre enfin pas vous mais votre ONG euh à l'Unoc ? Euh c'est Lamia priorité comment euh Lamia Qu'est-ce que j'ai dit ? Samia autant pour moi.

Ça arrive souvent, c'est pas grave. Euh non, sur la question du plastique, bon, je peux que rejoindre ce qui a été dit sur l'évidence que effectivement il faut absolument commencer par réduire et donc revoir complètement la façon dont dont on consomme dont on consomme le plastique. Après, sur la question de la régulation, à mon sens, c'est important.

C'est vrai qu'on parle beaucoup d'écologie punitive. Il faut surtout pas être dans l'écologie punitive et cetera. Au-delà de ça, je pense que il faut aussi quand même qu'on se responsabilise puisque là on on n'est pas encore dans l'écologie punitive.

Je vais vous dire la pire de des écologies punitives euh ça va être le retour de boomerang qu'on va se prendre face à l'effondrement du vivant et et face euh à aux conséquences euh du du changement climatique. La vraie punition, elle va être là. Mais c'est important de mettre en place des régulations parce que sinon euh bah tout le monde fait absolument tout et n'importe quoi et ça sera au détriment au détriment de tous.

Donc c'est un peu comme si vous voulez avec le code de la route. Pour le code de la route, on met des limitations de vitesse, il y a des radars, il y a des amendes et c'est dans l'intérêt du bien commun. Et pour ça, et ben il faut qu'on régule, il faut qu'on mette des règles, qu'on mette des limites parce que sinon on peut pas vivre ensemble, sinon ça devient tout et n'importe quoi.

Et ben pour l'écologie, c'est pareil et c'est pas une punition, c'est du bon sens. Et si on veut survivre tous ensemble, il va falloir qu'on mette tout ça en place. Encore une fois, ça n'est pas une punition.

C'est ce qui nous permettra justement d'éviter le pire et ça peut être et ça peut donner lieu à plein de choses ingénieuses he effectivement monsieur qui s'intéresse beaucoup à l'économie mais ça ça permet aussi de de créer plein de nouveautés. Il faut juste qu'on se réinvente. Une question, il nous reste à peine une minute à tous les trois.

Quand vous êtes à distance, on va commencer avec nous la mien. Vous la mienia, pardon. Est-ce que ce sommet va être un succès ou ça va faire flop ?

Ah, j'aimerais avoir une boule de cristal et où j'aimerais avoir le pouvoir de décider de l'issue et vous dire que ça va être un succès retentissant qui va marquer un grand changement dans l'avenir de l'océan. Ça c'est mon souhait. Maintenant, encore une fois, ça revient à ce que je vous ai dit tout à l'heure.

J'attends de voir le résultat, ce qui vont ressortir de très concret, mais en tout cas, ça va être l'occasion de braquer les projecteur sur la question de l'océan et ça c'est une bonne chose. Ça va être un flop ou un succès pour vous Xavier Louis ? Je le prends pas comme ça.

D'abord, je je me réjouis que c'est lieu en France. Oui. Et justement que la France se mettant au premier rang sur la question de l'exploitation des océans.

Euh donc de toute façon, je pense que ça sera ça fera avancer les choses avec en regrettant qui est que les grandes les très grandes puissances n'y soient pas. Un mot, vous pensez que ça va être un succès ou un flop ? Euh en ce qui concerne le plastique, j'espère que ça va être une étape importante vers le succès parce que on a en ce moment euh en tout cas en août, ça va suivre à Genève.

Bon, on aura le plaisir d'en reparler peut-être, les négociations d'un traité international contre la pollution plastique. La pollution plastique n'a pas de frontière. On a besoin d'un traité international comme les accords de Paris pour le climat.

Ça se négocie en août à Genève, mais il y a plein de pays qui seront là pour en parler aussi à Nice et on espère que la France va pouvoir les fédérer vers une position ambitieuse. Merci beaucoup Marie Papin, délégué général de l'association plastique in my Xavier Louis, auteur de France sur mer, un empire oublié publié au Rocher qui a travaillé avec Jacques Chirac notamment sur la mer. L'ammali, présidente de six cheffeurs de France.

Merci à vous. Et tout de suite les vraies voix du foot avec notre ami Tonton Mauricio qui n'a pas mis son maillot du PSG contrairement à ses promesses. He le bête, je l'ai promis, je vais le bête.

Ah d'accord. Alors le menu ce soir, la ligue des évidemment la victoire du PSG, la victoire du PSG, on est obligé d'intervenir. Ensuite, on parlera de l'équipe de France qui va jouer demain un match important et puis il y a un autre match ce soir aussi, l'autre demi-finale Allemagne Portugal Portugal.

Voilà. Et donc on va débattre de tout ça. On a un invité plateau, un super supporter du PSG et euh on aura Bastien Aubert, notre partenaire de But Football Club pour faire un un point mercato.

Voilà, on va essayer d'être complet. On a 1 heure pour traiter 12 et ça va bouger. Et puis ça va bouger et puis euh évidemment on pense aux Bleus qui vont jouer demain soir contre l'Espagne.

Désolé pour moi c'est la revanche d'il y a 1 an la demi-finale perdue 21 en Ligue des Nations alors qu'on menait 1 à0. Allez, tout de suite, vous allez retrouver Sud Radio à votre service et nous on se retrouve pour les vraies voix demain 17h.