Taxes sur l'alcool : "Cette taxation je crois que c'est une mauvaise idée" estime Nathalie Delattre
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[Musique] merci Nathalie Delattre merci Rassemblement démocratique et social européen on va parler beaucoup avec vous de ce qui se passe actuellement dans le secteur de la viticulture mais d'abord un mot sur une question d'actualité et cette tribune qui a été publiée par des parlementaires de gauche et de la majorité présidentielle pour demander la régularisation des travailleurs et notamment des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension et c'est un sujet qui divise y compris dans la majorité sénatorial ici est-ce que vous vous y êtes favorable mais écoutez oui je pense que ça part d'un bon sentiment ça concerne entre 7000 et 10000 personnes par an alors que l'hôtellerie restauration déclare avoir besoin de 250 000 personnes donc on voit que l'échelle est quand même moindre que ce que l'on peut penser et que oui il y a nécessité il y a des nécessités économiques et à l'Espagne comme une évolution il y a quelques mois en la je pense que c'est une réflexion que nous devons avoir encore une fois c'est un titre de séjour d'un an renouvelable avec des conditions très précis c'est-à-dire résider en France depuis au moins trois ans il y a aussi le fait d'avoir un métier en tension ou en zone géographique de tension et puis avoir travaillé au moins 8 mois dans les deux dernières années je pense que c'est vraiment quelque chose qui va dans le dans le bon sens et j'entends aussi les préoccupations de certains et le fait que il faut que ce texte passe en premier au Sénat parce que c'est ce qui permettra de trouver certainement un compte de préoccupations des républicains c'est leur ligne rouge les républicains est-ce que vous voulez qu'on connaît quand ils disent ça va créer un appel alors ça peut peut-être c'est vrai qu'on se dit les clandestins vont rester donc de ce fait trois ans je pense que ce qui peut poser problème c'est l'automaticité du dispositif donc je pense que la discussion d'ailleurs les rapporteurs dans leur sagesse on dit et bien on nous en remettons non pas à un avis de la commission mais bien à une discussion qui va se faire en hémicycle pour en tirer les conclusions et le meilleur compromis je pense qu'effectivement il faut que l'on travaille sur l'automaticité sachant que quand on renvoie sur les services de l'État aujourd'hui les services de l'État sont noyés par ces demandes et ont énormément de mal à pouvoir instruire tous ces dossiers on a des situations humaines qui souffrent de la lenteur administrative donc il faut regarder quel est le compromis possible sur la maîtrise de la langue si c'est vrai que le titre de séjour ne l'exige pas alors qu'il exige dans d'autres titres des séjours et en fait la plupart la majorité des 10 000 personnes à régulariser maîtrisent la langue au fond ont envie de de cette de cette intégration et puis il faut absolument que ces métiers en tension cette liste des métiers en tension et des zones géographiques soit mise à niveau tous les six mois un an donc voilà je pense que c'est sur ces trois points que l'article 3 peut évoluer et du coup peut-être rassuré nos collègues de l'Assemblée nationale en tout cas c'est nécessaire parce que on voit qu'on a effectivement des difficultés de recrutement un recrutement sur deux post problèmes en Île-de-France en nouvelle-aquitaine c'est beaucoup plus bon je suis issue et vous êtes sûr également dans le département viticole vous connaissez très très bien ce secteur on va en parler on va d'abord revenir sur l'une des questions qui a fait débats en cette rentrée faut-il oui ou non taxer l'alcool on fait le point d'abord avec notre journaliste parlementaire Alex Pusa [Musique] bonjour Nathalie de marquée par une polémique sur la hausse des taxes sur l'alcool effectivement on a appris au mois de juillet en lisant le site d'information contexte et le journal Les Echos que le gouvernement travaillait sur une hausse des taxes sur l'alcool alors différentes options étaient sur la table pour apporter quelques centaines de millions d'euros à l'État alors qu'on le rappelle aujourd'hui les prélèvements sur l'alcool s'élèvent déjà à 5 milliards d'euros et cette information est bien elle n'a pas manqué de faire réagir tout le secteur concerné notamment la profession viticole et puis aussi les élus des territoires viticoles regardez ce que nous disait par exemple Sébastien plat le sénateur socialiste de l'Aude je le cite les technocrates de Bercy devraient réfléchir sur le bon équilibre à trouver il y a une profession des agriculteurs et une économie qu'il faut préserver et puis il y a un problème de santé publique et je suis frustré que l'on ne lutte pas assez sur le fond comme sur beaucoup d'addiction alors la polémique a duré quelques semaines et puis elle a été éteinte fin août par la première ministre Elisabeth borne c'était sur la radio France Bleu je la cite il n'y a pas du tout de projet et d'augmenter les taxes sur l'alcool il y a des taxes sur l'alcool qui sont actualisées tous les ans avec un plafonnement et on ne va pas changer cette règle Nathalie Delattre vous qui êtes élu d'un territoire viticole la Gironde et qui défendait cette profession viticole vous êtes soulagé finalement qu'Elizabeth borne est éteint la polémique oui bien sûr parce que c'est une filière qui connaît des problématiques depuis des années on est dans un tunnel depuis des années on l'a vu avec la fermeture des barres et des restaurants pendant la covid et puis ces menaces répétées avec le changement climatique qui touche sur l'ensemble du territoire nombre d'agriculteurs et de viticulteurs et qui mettent en manger cette filière et cette profession on le rappelle l'alcool est dangereux pour la santé est-ce qu'une hausse de taxes sur l'alcool pourrait faire partie d'une politique de santé publique alors moi ce qui m'attriste c'est que de penser que de la taxation la prohibition puisse entraîner une moindre consommation je pense que la filière et la première affaire de la prévention à rappeler les gestes de prévention à dire qu'il faut boire avec modération qu'il ne faut pas mettre la vie d'autrui en danger lorsque l'on boit ne jamais boire seul boire lorsque l'on déjeune Ondine à plusieurs pour un moment plaisir mais toujours en modération et je pense que c'est antinomique de penser que si l'on taxe du coup on va faire de la prévention non non il y a je pense que les tâches cherchent de l'argent aujourd'hui nous demandons par rapport à nos problématiques de mildiou de grêle encore hier il a grêlé sur les Pyrénées Orientales nous demandons par rapport à ça des aides c'est à dire que prendre dans la poche pour remettre après ça n'a pas de sens donc cette taxation je crois que c'est une mauvaise idée si elle elle est véritablement pour faire de la prévention je pense qu'il y a effectivement le problème de la dette de la France et et c'est pas forcément une bonne idée de venir faire les poches des agriculteurs même c'est pas une idée une bonne idée du tout sur des emplois une économie des emplois non délocalisables et puis le problème effectivement de la prévention et je pense que la politique de la prévention il faut moi je le demande depuis longtemps que nous arrivions à la co-construire ça se passe bien au Québec ça se passe bien en Espagne je pense que encore une fois la filière c'est ce qu'elle demande et c'est ce qu'elle prône de la prévention pas besoin de taxation pour cela on va revenir sur les difficultés de la filière viticole dans quelques instants avec Alex mais d'abord on va continuer évidemment à parler de ce sujet avec le gouvernement a renoncé à diffuser deux campagnes de sensibilisation sur les risques de la consommation d'alcool de campagne qui était prévue pour la Coupe du monde de rugby ah oui c'est une information révélée par la cellule investigation de Radio France des campagnes avaient été préparées par santé publique France avec les slogans suivant ne laissez pas l'alcool vous mettre KO et quand on boit des coups notre santé prend des coups ses campagnes de sensibilisation elles devaient être affichées diffusée pendant la coupe du monde de rugby mais elles ont été mis sous le tapis par le ministre de la Santé François Brown en mai 2023 et puis son successeur Aurélien Rousseau a également refusé de diffuser une ancienne campagne de sensibilisation au risque de l'alcool qui datait de 2019 alors forcément et bien cette information elle a fait grincer des dents le médecin est sénateur socialiste Bernard giomet jaumier regrette ce renoncement du gouvernement je le cite depuis qu'Emmanuel Macron est élu il n'est pas possible de mener une politique de santé publique sur l'alcool toute mesure destinée à inciter une consommation plus modérée et combattue par les lobbys et le chef de l'État cède à cette pression espérance se réconcilier avec les territoires Nathalie Delattre est-ce que le gouvernement a eu tort de renoncer à ses campagnes de sensibilisation moi je ne sais pas pourquoi effectivement il y a eu renoncement parce qu'encore une fois la filière vitic parce que on parle de l'alcool on met souvent un verre de vin alors qu'il y a beaucoup d'autres alcools c'est toujours le vin qui qui est stigmatisé la Coupe du monde de rugby quand vous allez aux abords du stade ou dans les stades c'est de la bière en grande majorité moi j'ai pas vu de bon donc moi je pense que contrairement à ce que dit mon collègue j'ai mis non il y a eu des progressions on voit bien que le message de prévention c'est renforcer puisque avant rappelez-vous il y a encore quelques années très peu d'années on parlait de deux verres pour les hommes un verre pour les femmes tous les jours donc ne pas dépasser aujourd'hui on parle divers par semaine donc ça veut dire moins d'un verre par jour avec des pauses hépatiques etc donc vous voyez bien que ce message en fait de prévention c'est renforcé et très vite s'est installé d'ailleurs parce que c'est devenu la référence aujourd'hui donc je suis désolé on fait de la prévention il y en a le message l'industrie etc toutes les filières ont des demandes toutes les filières bien évidemment exposent leurs problématiques et tentent de montrer en quoi les décisions certains décisions pas toutes peuvent déstructurer la filière donc écoutez si elle est écoutée c'est une bonne chose parce que effectivement nous avons besoin de défendre cette filière on va parler des difficultés de cette filière justement vous parliez du mildiou tout à l'heure c'est cette sorte de champignons qui a attaqué les vignobles bordelais on en est aujourd'hui comment se passe du coup les vendanges comment vont-elles se passer bien écoutez vous savez nous c'est toujours un contrôle apostériori c'est-à-dire qu'on a on a une attaque que ça soit gel grêle ou maladie cryptogamiques plusieurs maladies donc de champignons nous constatons nous avons constaté que certains grains ne pourraient pas être vendangés et bien nous allons faire le calcul l'issue des vendanges c'est à dire que par rapport à un rendement donné moyen que nous connaissons tous de nos vignes on va voir quel est le manque pour chacun donc là il est trop tôt pour chiffrer les pertes encore trop tôt nous n'avons pas l'habitude de de chiffrer à priori nous avons fait une estimation effectivement ensuite voilà nous verrons nous ferons le bilan à partir des rendements mais plusieurs vignobles ont été touchés c'est pas le cas de tout le monde parce que c'est une un problème d'excès d'humidité donc certains territoires n'ont pas eu autant d'humidité que d'autres donc oui cette chance de pouvoir échapper au milieu ou en tout cas d'avoir une pression moindre et d'autres oui donc ça va être très hétérogène certains s'en sont très bien tirés et auront une belle récolte d'autres auront un grain de qualité mais moindre donc c'est là où nous demandons que l'État met en charge le mécanisme ce triste et vous n'avez pas encore eu de réponse de la part de la part de l'État on a eu la visite de Marc seynod qui a dit qu'il s'engagerait dans ce qui avait été conclu puisque nous avons un système assurantiel nous avons réfléchi avec le ministre de Normandie à l'époque suite au gel noir qui avait touché l'ensemble du territoire un système qui doit s'affiner mais là où nous avons été très surpris et ou avec mon collègue Didier Paris donc au président de l'Association nationale des élus de la vigne et du vin c'est le désistement des assureurs c'est à dire que le président des assurances français dit ou la présidente des assurances français pardon dit et bien non nous n'assurerons pas nous ne prenons pas en charge les excès d'humidité bien sûr que si ça demande à être affiné c'est comme le gel c'est peut-être qu'il faut que l'on rajoute des pourcentages un taux de pourcentage d'humidité d'excès d'humidité etc mais ils ne peuvent pas au premier coup à la première alerte et première problématiques de ce mécanisme assurantiel faire défaut parce que ça veut dire que les agriculteurs ne vont plus faire confiance dans un système assurantiel alors que l'on a besoin compte tenu de de ces cycles qui ne vont plus être exceptionnels mais malheureusement réguliers merci à Alex merci beaucoup à tout à l'heure évidemment dans le club on parlera d'autres Marine Le Pen et Jordan Bardella un autre sujet on va c'est un sujet cette crise du secteur viticole qui a été évoquée entre Pierre urmik et Elisabeth borne et on va continuer à parler de cette rencontre on va chez vous à Bordeaux où on retrouve Jefferson des sports bonjour Jefferson merci beaucoup d'être avec nous ce matin je vais faire scène qui est journaliste à sud-ouest et vous vouliez également vous revenir sur cette rencontre entre Pierre urmic et Elisabeth band mais sur un autre sujet oui exactement bonjour Oriane bonjour Nathalie Delattre on va parler de Bordeaux et du maire pierre-hermique vous l'avez dit parce que vous êtes conseillère municipal à Bordeaux Nathalie Delattre et lundi le maire écologiste a donc rencontré Elisabeth borne la première ministre à Paris bien notamment été question de la LGV la prolongation vers Toulouse la Bordeaux Toulouse Pierre Army qui est opposé et début septembre l'autorité environnementale a estimé que l'étude d'impact de ce projet reposait sur des données obsolètes alors Nathalie Delattre est-ce que vous craignez une remise en cause de ce projet grande LGV j'aurais bien aimé pierre hermiques nos informent du fait qu'il allait rencontrer la première ministre je dirais enfin parce que nous sommes dans le top 10 des grandes villes françaises il était temps qu'effectivement le maire de Bordeaux rencontre qui vous a pas informé vous allez consulter pas du tout donc je pense que nous j'aurais pu aussi apporter des éléments et par rapport à cette rencontre donc acte encore une fois il est il est intéressant qu'il puisse qu'il puisse être sur ce type d'entrevue régulièrement parce que nous avions plusieurs problématiques dont effectivement la LGV alors je répète aussi ma position c'est que je suis pour la LGV mais le tracé actuel me dérange puisque moi j'étais sur l'aménagement du territoire au niveau France donc sur le Paris Orléans Orléans Limoges Toulouse donc c'est vrai que c'est cette ce barreau Bordeaux à Toulouse aujourd'hui moi m'intéresse plus sur la politique des trains du quotidien ce que je ce que je défends je pense que l'autorité administrative a pointé effectivement des études le préfet lorsqu'il l'a réunit l'ensemble des élus du territoire concerné avait déjà pointé le fait que ces études environnementales dataient et qu'il valait les refaire donc je pense qu'à un moment donné de toute manière elles seront actualisées et qu'elles ne seront plus une problématique malheureusement pour avancer sur sur ce dossier ça veut dire que nous en sommes aujourd'hui déjà 14 milliards des études supplémentaires l'inflation des réactualisations moi je ne dis depuis le début que nous arriverons à un projet de 20 milliards aujourd'hui la problématique en Gironde et ça ne s'oppose pas je comprends que les Toulousains veuillent se rapprocher de Paris il faut trouver une solution je pense que depuis le temps qu'on a lancé ce dossier on aurait pu aussi traiter la problématique de Limoges qui veut se rapprocher de Paris de toute cette zone blanche qui veut se rapprocher de Paris aujourd'hui les Girondins ce qu'ils demandent c'est le plus de mobilité moi je vais faire parvenir là dans quelques heures un courrier et je ferai un communiqué de presse aussi à la Rousset c'est à dire que aujourd'hui il nous faut une vraie multimodalité au niveau de la gare Saint-Jean c'est à dire que les TER le premier TGV du matin et les derniers TGV du soir ne sont pas connectés au TER de nos territoires donc nous sommes obligés quand on veut venir à Paris pour travailler une journée deux jours ou trois jours que l'on commence tôt le matin et que l'on finit tard le soir avant de rentrer de prendre nos véhicules et de venir tous sur la rocade puis embouteillée le quartier de la gare je pense que ça aussi c'est un sujet qui aurait dû évoqué pierre urique et qui est un enjeu de taille qui va falloir régler avec la SNCF Jefferson vous avez une autre question Bordeaux oui je reste sur Bordeaux rapidement Nathalie Delattre puisque Bordeaux a un nouveau ministre depuis cet été Thomas Cazenave qui est au budget est-ce que ça peut être un bon candidat pour les municipales à Bordeaux est-ce que ça peut être un concurrent pour vous Nathalie Delattre par exemple écoutez moi je d'abord je félicite Thomas d'avoir accédé à ce poste je pense que ça va aider bien évidemment la ville de Bordeaux c'est un c'est un partenaire vous savez les élections municipales c'est dans 3 ans on a tellement de défis à remplir lui et moi avant et vous y pensez déjà peut-être tout le monde y pense visiblement comme dirait Édouard Philippe on va continuer à se projeter Nathalie Delattre vous étiez à Tourcoing fin août pour la rentrée politique de Gérald Darmanin on s'est croisé d'ailleurs je couvrais cet événement pour sud-ouest est-ce que ça vous parle Darmanin 2027 Nathalie Delattre si on continue à se projeter bien entendu en tout cas ça fait partie de ces ministres qui ont l'autorité qui ont la proximité nécessaire pour parler aux Français je pense que c'est important que nous puissions en tout cas déjà rassurer les Français pour dire qu'il y aura et qu'il y a des personnes habilités en capacité de pouvoir se présenter en 2027 parce que malheureusement on parle trop souvent que de uniquement de Marine Le Pen et d'un tel je crois que c'est rassurant de savoir que plusieurs personnalités sont capables en tout cas en 2027 de se présenter et c'était le sens de ma venue ça peut pas dire que pour vous c'est Gérald Darmanin le mont candidat écoutez encore une fois là c'est 4 ans donc en 4 ans il se peut se passer beaucoup de choses on le voit il y a des mouvements sociaux on fait face à des crises répétées on a une guerre sur un notre continent donc c'est un peu tôt mais je trouve que ce n'est pas trop tôt pour certains de se déclarer Edouard Philippe et déclaré depuis un an et demi je pense que c'est plutôt rassurant de voir que nous avons des des personnalités en capacité et nous aurons bien d'autres je pense candidature d'ici là donc je pense qu'il faut rester par rapport à ça très lucide et humble merci Jefferson est-ce que vous avez une préférence un atelier Delattre de l'Intérieur aujourd'hui avec lequel je travaille Édouard Philippe est une personnalité que je vois régulièrement voilà et donc nous verrons cela en temps et en merci Jefferson Jefferson on va regarder la Une de Sud-Ouest parce que évidemment c'est c'est un sujet d'inquiétude un sujet concernant sardines contaminé la mort dans l'assiette ça fait référence à ces cas de botulisme qui ont été détectés suite à des gens qui ont consommé des sardines en conserve dans un restaurant de Bordeaux il j'ai eu une personne qui est décédée d'autres qui sont dans des états graves vous êtes élus municipal est-ce qu'aujourd'hui vous êtes inquiète comment vous avez réagi à cette information en fait ce qui est bien c'est que cette information soit diffusée le plus rapidement possible évidemment notre quotidien régional Sud-Ouest mais dans les journaux français et internationaux parce que nous étions ce week-end là en Coupe de monde de rugby où nous recevions il y a eu énormément de passages d'étrangers on le voit il y a un cas qui survenu à Barcelone qui fait partie de ce foyer bordelais ça rappelle que faire des conserves ce n'est pas neutre ça peut engendrer des problématiques c'est généralement plutôt un problème domestique c'est-à-dire chez des personnes privées c'est très rarement dans l'hôtellerie restauration ça montre effectivement que les hôteliers restaurateurs doivent faire attention redoubler vigilant je crois que c'est vrai que ce sont des choses quand on ne rappelle pas suffisamment mais bon là il y a des mesures qui ont lâcher prise pour que l'on puisse retrouver une dizaine de personnes qui peuvent être concernés parce que l'alerte les signaux peuvent arriver jusqu'à dimanche il faut les détecter le plus vite possible parce que cette personne qui est décédée était en bonne santé ça a basculé très vite il faut très vite se mettre sous respiration voilà assister voilà donc c'est important qu'on puisse en parler c'est vrai que bon pour Bordeaux c'est c'est une information difficile mais voilà il faut que l'on fasse toute la transparence sur ce sujet et le message est passé merci de Jefferson c'est la Une de Sud-Ouest évidemment on l'a vu ensemble il y a un autre sujet auquel vous intéressez particulièrement ce sont les questions de laïcité la rentrée scolaire a été marquée par ce débat sur le port de la baillargue Gabriel Attal a voulu très vite clarifier les choses est-ce qu'il a eu raison de le faire oui évidemment c'est une demande qui avait les directeurs d'école depuis un moment je pense que vous savez moi j'ai beaucoup sur un les sujets de laïcité mais aussi j'ai été présidente de la commission d'enquête sur la radicalisation islamiste avec comme rapporteur Jacqueline stage brignaud je crois que ce que l'on a constaté déploré qu'on déplore depuis longtemps c'est que beaucoup de politiques avons été naïf en fait preuve d'angélisme et surtout de manque de courage de prendre des décisions parce que là on a un ministre qui a pris une décision une décision on peut effectivement un moment donné la mesurer l'étudier voire si on est allé trop loin ou pas mais en tout cas oui il y avait une demande il y a une décision courageante encore une fois l'école fait partie de la République laïque nous avons une école républicaine et laïque ce temps décolle doit être préservée de toutes ces questions là j'ai bien entendu que certains disaient mais non c'est plutôt un instrument de mode etc en dehors de l'école c'est à dire que elle n'est pas interdite en dehors des temps d'écoles donc voilà on peut l'exprimer différemment en tout cas je pense que s'il donne bonne mesure ça montre que l'uniforme à l'école règle aurait bien des problèmes pour aussi moi je suis pour depuis un moment sur l'uniforme à l'école on va terminer sur un autre sujet scolaire puisque vous avez signé avec d'autres parlementaires une tribune avec également des représentants de parents des spécialistes de l'enfance une tribune sur la nécessité de faire de l'hygiène et de la sécurité des toilettes scolaires une priorité quel est l'ampleur du problème aujourd'hui et quelles sont les conséquences écoutez oui moi c'est un sujet dont je me suis emparé mon aîné à 21 ans dont je me suis emparée très tôt quand j'ai été parents d'élèves et je vois que ça ne s'améliore pas aussi vite que ça ne devrait huit enfants sur 10 se retiennent d'aller aux toilettes à l'école donc c'est embêtant parce que ce sont des infections urinaires des cystites des enfants qui ne s'hydratent pas certains enfants vont jusqu'à dire qu'ils ne boivent pas pour ne pas aller faire pipi sur ce temps d'école donc pourquoi parce que par exemple pour les garçons avoir des urinoirs comme chez les adultes non c'est un moment on se construit où on se compare on sait pas toujours facile donc en fait il faut avoir des toilettes fermées individuels propres où on a du papier et puis ce sont aussi des zones de nombreux et ça je crois qu'on l'a noté sont des zones harcèlement des zones de début de trafic parce que il n'y a pas assez d'adultes qui passent régulièrement dans ces wc dans ses toilettes il y a vraiment toute une réflexion à avoir et repensé effectivement la place des toilettes dans l'école et c'est l'objet de cette tribune merci Nathalie de merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin
Nathalie Delattre