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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 14 septembre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransports

L'invité d'Apolline Matin : Prix des carburants... Face à la flambée des prix, une sortie de crise est-elle possible ? - 14/09

Au micro : Apolline Matin Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    Ça va monter jusqu'où ?

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Irréaliste d'imaginer un litre de carburant à 3 euros le litre dans les semaines qui viennent ?

  • 0:56OuverteRéponse directe

    La question, c'est non seulement les prix, mais aussi le volume.

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous nous révélez ce matin que les chiffres du volume de vente de carburant atteignent un record à la baisse.

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Les Français espèrent encore peut-être que ça baisse ?

  • 3:13OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on a des chiffres sur ce que ne font pas les Français en ne prenant pas cette voiture ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12PrésentateurChiffre
    « Le prix du baril jusqu'à 118 dollars le baril de brut vendredi, 108 au moment où l'on se parle. »
  • 1:58PrésentateurChiffre
    « Moins 5 à moins 6% de volume. »
  • 3:00InvitéChiffre
    « On est à 1,6, 1,7. »
  • 3:12AuditeurChiffre
    « On était à 1,1, on était à 1,7. »
  • 5:13InvitéChiffre
    « Il y avait 24 raffineries en France en 1975. Il n'y en a plus que 7. »
  • 5:47InvitéFait
    « Il y a pénurie de produits raffinés. »
  • 7:00InvitéFait
    « Le règlement méthane serait suicidaire. »

Temps de parole

  • Invité51 %
  • Présentateur31 %
  • Invité 29 %
  • ?5 %
  • Auditeur4 %

≈ 30,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC.

0:04
Locuteur

Les

0:04
Présentateur

stocks mondiaux sont au plus bas, la reprise du conflit au Moyen-Orient avec à nouveau ce week-end la prise de ce détroit de Babel Mandel. Tout ça a fait monter le prix du baril jusqu'à 118 dollars le baril de brut vendredi, 108 au moment où l'on se parle. Vous êtes toujours avec nous, Philippe Casbas, vous êtes le président de l'UFIP,

0:24
Locuteur

c

0:24
Présentateur

'est l'Union Française des Industries Pétrolières. Ça va monter jusqu'où

0:28
Locuteur

? Alors

0:28
Invité

voilà une question à laquelle je ne peux pas répondre,

0:30
Locuteur

parce

0:31
Invité

que ça dépend du prix du Brent, ça dépend des tensions qu

0:34
Locuteur

'on a pu faire sur le marché. Est-ce qu'il est

0:35
Présentateur

irréaliste d'imaginer qu'on puisse se retrouver dans les semaines qui viennent avec un litre de carburant à 3 euros le litre

0:40
Invité

? Dans les semaines qui viennent, probablement irréaliste. Si le conflit devait perdurer et devait s'éterniser au-delà des mi-terme, plus rien n'est invraisemblable.

0:50
Présentateur

Plus rien n'est invraisemblable,

0:51
Locuteur

ça veut dire que dans les mois qui

0:53
Présentateur

viennent, ça vous paraît non plus irréaliste. La question, c'est non seulement les prix, mais c'est aussi le volume. Et vous nous révélez ce matin que les chiffres du volume de vente de carburant

1:07
Locuteur

atteignent

1:08
Présentateur

un record à la baisse.

1:09
Invité

Oui, en cumulé, sur l'année, on doit s'approcher des 5, 5, 5, 6. On a fini

1:15
Locuteur

le mois de...

1:15
Présentateur

5, 5, 6% de volume de vente

1:18
Invité

?

1:18
Locuteur

Oui.

1:19
Invité

Ce qui n'est pas en soi quelque chose sur lequel on devrait se consterner, parce que c'est la première fois qu'on arrive à atteindre les objectifs de la transition écologique énergétique. Donc,

1:28
Locuteur

le

1:28
Invité

volume

1:29
Locuteur

en

1:29
Invité

soi... Sauf que c'est subi. Sauf que c'est subi et que c'est pas qu'on n

1:33
Locuteur

'a

1:33
Invité

pas augmenté le prix avec une intervention volontaire qui fait rentrer l'argent d'un côté ou de l'autre. C'est simplement l'effet du marché. Mais le fait est que, pour la première fois, on a vu une demande qui réagissait au prix. Alors, il ne

1:46
Locuteur

faut

1:46
Invité

pas se leurrer non plus, réagir au climat économique, parce que le PIB qui se casse la figure, c'est quelque chose qui est d'avant hors mousse.

1:53
Présentateur

La croissance, au moment où l

1:55
Locuteur

'on

1:55
Présentateur

se parle, est à moins de la moitié de ce qu'elle était prévue pour cette année. Moins 5 à moins 6% de volume. Ça veut dire qu'effectivement, les Français ont tenté de changer leurs habitudes. Les cuves de fuel ne sont pas encore remplies. Là aussi, ils tentent de prendre leur temps. Ils espèrent encore peut-être que ça baisse, les Français ?

2:17
Locuteur

Je

2:17
Invité

ne

2:17
Locuteur

sais

2:17
Invité

pas. Parce que l'espoir de baisse sur le fuel domestique, c'est quelque chose qui est quand même très limité. Je crois qu'ils ont différé au maximum, parce qu'ils n'en avaient tout simplement pas besoin, parce que certains ont fait des remplissages de cuves en mars. Mais, inévitablement, ça va se produire en septembre.

2:32
Locuteur

On voit

2:32
Invité

bien les chiffres

2:33
Locuteur

des

2:34
Invité

vendeurs de fuel, qui disent que, pour le moment, ils sont à 30, 40, parfois 50% en moins de vente. Ça veut

2:40
Locuteur

dire

2:40
Invité

que les gens attendent. Mais là, les gens vont se retrouver piégés. Donc, quand c'est 500 ou 600 euros de plus, pour le coup, à sortir d'un coup, là, ce

2:49
Locuteur

n

2:49
Invité

'est plus un choc au quotidien comme le carburant. Ça va être quelque chose de tout à fait sensible. Oui, si la baisse ne s'amorce pas sur ce fuel, ça va être très, très, très sensible. On est à 1,6, 1,7.

3:04
Présentateur

Ça veut dire que, concrètement, ce sont parfois plusieurs centaines d'euros

3:08
Locuteur

de plus ?

3:09
Invité

Ah

3:09
Locuteur

bah oui, clairement,

3:10
Invité

on était à 1,1, on était à 1

3:12
Auditeur

,7. Mais est-ce qu'on a des chiffres sur ce que ne font pas les Français, en ne prenant pas cette voiture, en ne consommant pas... À

3:19
Locuteur

quoi ça

3:20
Auditeur

correspond, quoi

3:20
Locuteur

?

3:20
Auditeur

À quoi ça correspond ? Parce qu'intuitivement, ce que je me dis, c'est qu'en fait, ça va créer de la baisse de productivité. C'est des zones d'endroits où ils ne vont pas, où ils ne vont pas consommer. Parfois, peut

3:28
Locuteur

-être

3:28
Auditeur

qu

3:29
Locuteur

'ils

3:29
Auditeur

ne

3:29
Locuteur

vont

3:29
Auditeur

pas travailler.

3:29
Locuteur

Ce sont des trajets qu'ils ne

3:30
Présentateur

font

3:30
Locuteur

pas, ce sont des décisions qu'ils

3:31
Présentateur

doivent

3:32
Locuteur

ajorer.

3:32
Auditeur

Il y

3:32
Invité

a eu la deuxième partie du premier semestre où il y a eu pas mal de rationalisation.

3:39
Locuteur

C

3:40
Invité

'est-à-dire qu'il

3:40
Locuteur

y a

3:40
Invité

des choses qu'on faisait, qu'il n'y

3:43
Locuteur

a

3:43
Invité

pas lieu de faire des livraisons très très courts, qui font partir les camions à vide, etc. Donc tout ça, ça s'est fait. Il

3:49
Locuteur

y

3:49
Invité

a un certain nombre de réorganisations qui ont eu lieu. Et puis, il y a des gens qui commencent réellement à arbitrer. C'est-à-dire que les transports professionnels et contraints sont faits, les transports pour le loisir, un peu moins. Ça, c'est très très clair. L'activité économique

4:05
Locuteur

baissant, le

4:07
Invité

transport de marchandises baisse. Mais enfin, vous comme moi, on regarde la circulation sur les routes et on voit autant de camions que ce qu

4:13
Locuteur

'il

4:13
Invité

y

4:13
Locuteur

en

4:13
Invité

avait avant. Donc il y a des choses à expliquer qu'on n'a pas nécessairement.

4:18
Locuteur

On n'a pas

4:18
Invité

l'explication.

4:18
Locuteur

Les gérants de péage

4:19
Invité

disent que le trafic de camions a plutôt bien tenu, mais que c'est le trafic de voitures particulières.

4:26
Locuteur

C

4:26
Invité

'est exact.

4:27
Présentateur

La reprise du conflit au Moyen-Orient ce week-end, avec notamment la prise du détroit de Bab el-Mandeb sur la mer Rouge par les outils qui sont donc des alliés de l'Iran. Ça veut dire que l'autre passage, celui qui permettait parfois justement d'être une alternative au détroit d'Hormuz, a été pris lui aussi et va devenir à nouveau dangereux.

4:47
Locuteur

De

4:47
Invité

la même façon que quand on s'était vu la dernière fois, je modérais sur l'euphorie du signature de l'accord. La prise, c'est des outils qui se déplacent pour l'instant. On n'a pas de signal d'interruption.

5:00
Présentateur

Ça ne va pas faire renoncer ou rebrousser chemin à un certain nombre de pétroliers ?

5:06
Invité

Rebrousser, non, parce qu

5:07
Locuteur

'ils

5:07
Invité

sont dans l'arence.

5:07
Locuteur

Il

5:07
Invité

faut bien qu

5:08
Locuteur

'ils

5:08
Invité

sortent, mais ça aurait un impact.

5:12
Locuteur

Quand

5:13
Invité

même un point, parce que la hausse des prix du carburant est aussi liée à des marges de raffinage exceptionnelles. Il y avait 24 raffineries en France en 1975. Il n'y

5:22
Locuteur

en

5:22
Invité

a plus que 7. Est-ce qu'on peut espérer un jour en France reconstruire des raffineries et ne plus subir cette pénurie sur les produits raffinés ? Une petite précision. Le prix des produits n'est pas dû à la marge de raffinerie. La marge de raffinage, la marge brute de raffinage, c'est un calcul qu

5:39
Locuteur

'on

5:39
Invité

fait qui est quasi bête et méchant. Entre le prix de vente du produit fini sur le marché et le prix du brut.

5:46
Locuteur

Il

5:46
Invité

y a bien pénurie de produits raffinés. Mais il y a pénurie de produits raffinés. Ça, c'est réellement la cause. Il y a trois grands axes dans la détermination du prix de vente. C'est clairement le prix du pétrole brut, y compris transport et assurance, qui a gentiment explosé, la capacité de raffinage et la demande. La demande, on a vu qu'elle était en train de... Mais

6:05
Locuteur

est-ce que raffinée, ça peut redevenir rentable en

6:07
Invité

France

6:07
Locuteur

?

6:09
Invité

Par votre conséquence, aujourd'hui, ça l'est. Dans les six derniers mois, ça l'est. Puisque les raffineries sont des outils industriels qui sont quand même des machines de gaz, c'est

6:19
Locuteur

le

6:19
Invité

cas de le dire, mais qui chassent l'efficacité, qui passent leur vie à produire le litre de carburant au prix le plus bas. Et ce n

6:27
Locuteur

'est

6:27
Invité

pas parce qu'il

6:27
Locuteur

y

6:27
Invité

a le prix qui s'envole Donc il faut faire

6:29
Présentateur

revenir des raffineries sur le sol français ?

6:31
Invité

Ça nous donnerait un levier de plus pour piloter cette crise. Clairement, le jour où on n'a plus de raffinerie, on n'a plus qu'un seul moyen, c'est acheter au prix où on veut nous le vendre. Quand on a des raffineries, quand on a l'outil industriel chez nous, et le savoir-faire, et la filière, et les compétences...

6:46
Locuteur

Donc quand

6:47
Présentateur

on parle de réindustrialisation, vous vous appelez à un retour des raffineries sur le sol français ?

6:52
Invité

À minima, faire en sorte que celles qui sont là ne soient pas dans des conditions où elles sont obligées de fermer.

6:57
Présentateur

Et il y

6:58
Locuteur

a

6:58
Présentateur

une menace

6:58
Locuteur

? Il y a

6:59
Invité

des menaces qui existent dans les types de règlements qu'on peut mettre en œuvre. Il y a le règlement méthane, pour ne pas le citer, qui arrive au 1er janvier, qui est un risque fort.

7:10
Locuteur

C'est

7:10
Présentateur

suicidaire, quoi, vis-à-vis de la souveraineté française ?

7:13
Locuteur

Le

7:13
Invité

règlement méthane serait suicidaire, oui. Mais pour l'instant, on est en train de travailler à faire en sorte de le décaler.

7:18
Présentateur

Merci beaucoup. C'est bizarre, cette formule. On est en train de travailler à le faire décaler. C'est-à

7:23
Locuteur

-dire

7:23
Présentateur

quoi ? C'est-à-dire que le lobby, en quelque sorte, des pétroliers travaillent avec les politiques en leur disant que vous êtes en train de faire une folie

7:30
Locuteur

? Oui,

7:31
Invité

on est en train d'expliquer de montrer, avec les chiffres à l'appui, quel est l'impact réel de ce genre de règlement.

7:40
Présentateur

Merci beaucoup d'être venu répondre à nos questions ce matin. Philippe Casbas, je rappelle que vous êtes le président de l'UFIP, l'Union française des industries pétrolières. Et vous nous dites donc ce matin, ce chiffre, une baisse historique des ventes de carburant en France, moins 5 à moins 6%.