BAYROU : LE PS N'EN PEUT PLUS, UNE MOTION DE CENSURE À VENIR ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous. Vous regardez au cœur de l'actu l'émission d'actualité du soir sur le média diffusée en direct sur le canal 165 de la Freebox sur Molotof et sur le site internet leméatv.fr.
FR tous les jours du lundi au jeudi à 19h, on décrypte l'actualité avec nos experts et les reportages de nos journalistes sur le terrain. Et ce soir, on discute de l'avenir du gouvernement Bairou à nouveau sur la sellette et menacé de se faire renverser par une nouvelle motion de censure. Au centre des projecteurs, la réaction du Parti socialiste est évidemment scrutée de près alors que le PS s'était abstenu le mois dernier de voter la motion de censure déposée par les autres partis du NFP.
Mais le ton côté socialiste semble avoir changé de surcroix après l'échec des discussions entre les partenaires sociaux pour améliorer ou abroger la réforme des retraites. Le premier coup de semence a été donné dimanche dernier par le secrétaire général du PS Pierre Jouvet qui a déclaré dans la tribune que la censure est sur la table. Sen est suivi une floppée de déclaration dans ce sens des socialistes au rassemblement national.
Mais les jours du gouvernement Bairou sont-ils vraiment comptés ? C'est l'objet de ce débat au cœur de l'actualité avec Paulc, Noa Tefrit et Amine [Musique] Snousy. Alors, on commence par les présentations pour ceux qui sont habitués ou pas habitués au plateau.
Paulc, analyse politique récurrent du mercredi soir. Noa Tfrit, bonsoir. Collaboratrice parlementaire du député socialiste Philippe Brun et Amine Snoussi, un petit peu plus habitué également collaborateur parlementaire à la à la France et soumise.
Avant de vous donner la parole, je voudrais euh qu'on écoute un florilège euh des différents camps politiques euh qui ont été interviewés cet après-midi par nos reporters à propos recueilli cet après-midi à l'Assemblée nationale par nos journalistes André Manivit et Lisa Lap. C'est pas l'envie qui m'en manquait mais la fois dernière des associations les maires nous avaient appelé donc on avait cédé mais pas cette fois les 100 mensonges de Bairou ça fait longtemps que la copie est remplie et déborde. Ça a incombe c'est-à-dire qu'on est dans un moment compliqué un moment difficile et donc une censure aujourd'hui serait à mon avis encore plus délétaire que la censure du gouvernement barnier.
Les Français sur le terrain nous disent matin, midi et soir qu'ils veulent de la stabilité et ils ont pas du tout envie qu'on reverse au gouvernement. Il y a la guerre aux frontières de l'Europe, il y en a qui veulent censurer le gouvernement. On a un problème de déficit public et il y en a qui veulent censurer le gouvernement.
Mais c'est n'importe quoi. C'est absolument irresponsable. Incroyable.
J'ai pas encore entendu cet argument. Je rigole alors que c'est pas drôle. Mais évidemment que même dans des moments qui sont des moments où où on pressent la tragédie possible de l'histoire, elle est même sous nos yeux en Ukraine, à Gaza, euh on a besoin d'être très responsable.
Mais si nous avons un désaccord sur les politiques conduites, le Parlement doit conserver à tout instant le droit de dire que il n'est pas légitime et qu'il doit être remplacé. Ça s'appelle la démocratie. et pensez qu'on va combattre la vague trumpiste, les tragédies que nous vivons à travers le monde sans démocratie, et bien ces gens-là sont pas sérieux et irresponsable.
Alors Noah TFIT, est-ce que c'est la bonne ? Est-ce que cette fois-ci inévitablement on va avoir une une censure ? Et est-ce que si les partis du NFP déposent une motion de censure, les socialistes s'y joindront ?
Alors, écoutez, à titre personnel euh je pense que la parole de François Baerou est décrédibilisée. Euh on ne pourra pas renégocier un budget avec lui en 2000, enfin l'année prochaine. Donc oui, je pense que il faut voter cette motion de cinture.
Hm. Euh Paul, on a quand même envie de de dire tout ça pour ça. On a on aurait pu s'épargner cette désillusion prévisible sur le conclave autour des retraites et et voter collectivement la la censure dès le mois dernier et même avant.
Oui, oui, c'est effectivement une grave erreur politique qui a commis euh le Parti socialiste. C'est pas faute de l'avoir dit euh et d'avoir vu nombre d'observateurs le dire. Enfin, des observateurs politiques qui viennent autant du monde du journalisme qu'en fait des élus, des députés qui savent très bien que il n'existe aucune forme de négociation possible avec Emmanuel Macron.
Ça fait 7 ans qu'il est euh comment dire au pouvoir, 7 ans qu'il utilise des gouvernements et qu'il utilise tout l'arsenal de la Constitution l'arsenal de la répression policière lorsque le combat politique se joue dans la rue pour empêcher toute forme d'opposition à ce qu'il propose. Donc c'était sûr que il n'y allait rien à voir et que les fausses négociations étaient donc voué à l'échec. Maintenant la question c'est est-ce que une censure est possible ?
C'est qu'en fait dans le pays il existe une majorité. La majorité Bairou Ret Le Pen. Bairou en tant qu'il est l'avatar de la dernière forme du macronisme, ce qu'il en reste, Retailleux en tant qu'il est la partie de la droite qui joue comment dire la participation au gouvernement et qui vient alimenter en troupe en vote notamment avec l'impulsion de la droite sénatoriale au Sénat dont il était le président du groupe auparavant et Le Pen en tant qu'elle est à la fois le soutien au gouvernement par ses votes par son refus des censures successives du gouvernement mais aussi l'inspiratrice d'un certain nombre de propositions et en particulier hein, tout l'appareil xénophobe que veut déployer la Macronie, elle il se fait notamment parce que Marine Le Pen met la pression et insulte ces idées dans le corps social et que ils l'ont tous ils les ont tous plus ou moins repris à différents formes de avec différentes formes de nuances.
Amine, on peut le croire les cadres socialistes cette fois-ci quand ils disent que la censure est sur la table et qui veulent arrêter de de priviléger le dialogue comme ils l'ont fait précédemment. Je pense que oui parce que les socialistes s'attendaient à une discussion sur les retraites en croyant qu'ils allaient obtenir euh quelques quelques miettes dans les négociations euh ce que Baou ne leur accorde même pas. Donc je ne vois pas pourquoi objectivement il resterait dans dans cette discussion.
Mais aussi pour rejoindre Paul sur son analyse, la grave erreur qui est en train de faire généralement Emmanuel Macron, c'est que il refuse de d'octroyer le droit au groupe qui a gagné les dernières élections, au Nouveau Front populaire, de former un gouvernement et de ce fait, il est tributaire de Marine Le Pen et de l'extrême droite. Et donc, on voit très bien ce glissement idéologique de du macronisme vers l'extrême droite. On narrive plus à être différencier sur sur les déclarations notamment sur les déclarations xénophobes où on narrive plus à différencier monsieur Rota de de des déclarations du Rassemblement national et de l'extrême droite en général.
Et euh c'est en fait euh Emmanuel Macron qui a qui s'est mis dans cette position où euh il dépend euh du RN et il doit plaire régulièrement à l'extrême droite pour s'éviter euh pour s'éviter une censure alors que cela aurait très bien pu être évitable euh dès les élections législatives euh de l'année dernière en donnant la responsabilité au nouveau Front populaire de gouverner. Hm. Alors, en tout cas, les socialistes ont euh probablement retenu leur leçon puisque François Baot était allé, euh, on se souvient, en février dernier jusqu'à les euh moqué en plein hémicycle euh alors qu'ils lui ont donné du surcis.
Séquence assez hallucinante d'un baou a jubilatoire qui pousse les socialistes à quitter l'hémicycle. On regarde, mais on voit bien de quoi il s'agit. d'habiller de mots les plus grands et les plus grands diloquants possibles de médiocres, médiocrissimes intérêts, minuscules intérêts électoraux, microscopiqu intérêts de courant de congrès et ce faisant et ce faisant je vous le dis comme je le crois, vous vous trompez, c'est dommage, monsieur Fort, je vais parler de vous, c'est bête. [Musique] J'avoue que c'est la première fois que je vois un parti qui dépose une motion de censure quitter l'assemblée pendant le discussion de sa motion de censure.
Noah c'était terrible comme séquence. Cétait ça a été une humiliation une humiliation pardon pour les socialistes. Bah c'est terrible comme séquence.
C'est là où on se rend compte que euh c'est des personnes qui ne respectent rien ni personne. C'est-à-dire que en responsabilité, les socialistes ont accepté de ne pas censurer pour donner un budget à la 7e puissance mondiale et on se rend compte que François Baou s'imagine tout permis et et qu'il est dans une espèce de sphère où il se trouve intouchable. Est-ce est-ce qu'on peut quand même penser qu'il y a pas eu une sorte de de de naïveté hein de à part de du PS de croire qu'un gouvernement macroniste allait se plier à ces déshydrats ?
Non, c'est pas de la naïveté, c'est de la responsabilité. C'est-à-dire que euh laisser le gouvernement en loi spéciale n'était pas possible. Vous aviez des crédits qui étaient bloqués pour les collectivités, des maires qui étaient très inquiets ne pouvant euh ne serait-ce que faire leur budget.
Euh c'est en responsabilité que les socialistes ont accepté de négocier et ce n'était pas par gaié de cœur. Nous sommes de fervents opposants au gouvernement Macron. Personne ne veut négocier avec ses opposants.
D'accord avec ça Amine ? Non, je pense que je pense que on aurait dû collectivement le Nouveau Frond populaire censurer euh dès euh l'annonce de ce gouvernement et euh notamment par le casting, hein. Euh le fait d'avoir monsieur Rotaillot comme ministre de l'intérieur devra aurait dû suffire.
Mais euh effectivement là, on a une nouvelle occasion de le faire et je pense que ceux qui ont cru que ce gouvernement aurait pu être un interlocuteur crédible ont désormais la preuve qu'il ne l'est pas. H Paul François Bairou a multiplié des gestes qui montraient qu'il ne prenait pas au sérieux en quelque sorte les socialistes le refus d'un retour à l'âge de départ légal de départ à la retraite à 62 ans. Et puis il y a eu l'affaire Betaram qui signe quand même un point de non retour pour aller négocier avec un premier ministre pris dans une telle tempête.
Oui, mais effectivement le pays est dans un état où on se demande qu'est-ce qu'il faut pour pouvoir obtenir la démission d'un ministre, hein. Couvrir ou en tout cas être suspecté de couvrir des affaires pédocriminelles d'une ampleur terrifiante. Avoir différents ministres qui s'indépendantisent de leur propre mission.
Je pense à monsieur Brun Rotaillot qui commence à essayer d'envoyer une guerre diplomatique avec l'Algérie sous fond hein de travailler la fracture raciste du pays parce qu'on sait à quel point la question coloniale sur la comment dire autour de la question algérienne une colonisation qui dure depuis qui a duré de 1830 à 1964 et importante et pour l'extrême droite française et pour une partie he de la société qui veut comment dire refuser de faire le bilan concret de ce que c'est la France de ce que sont les valeurs qu'elle a déployé au nom de ses valeurs universelles mais qui concrètement c'est s'est fait autrement. Donc on avait toutes sortes de raisons de déjà pouvoir censurer. On avait aussi 7 ans encore une fois hein de pratique politique une pratique antisociale xénophobe sécuritaire liberticide qui voulait dire que il n'y avait pas de forme de négociation.
C'est pour ça que je pense que la position du parc socialiste était pas rattachée à de la naïveté. Je pense que malheureusement je dois donner raison en partie à François Vaou. Il y a de la médiocrité parce que il y a deux parties socialistes hein.
Il y a une deux ailes droites. Une aile qui assume de vouloir véritablement gouverner avec la Macronie parce que elle n'en est que le prolongement hein. Je rappelle que au départ la Macronie est née du Parc Socialiste.
Monsieur Macron a été ministre de François Hollande. Le quinquena de France Hollande n'est pas si différent du premier quinquena d'Emmanuel Macron si ce n'est qu'il en a radicalisé un certain nombre d'aspects hein sur notamment les questions sécuritaires et xénophobes. et de l'autre côté une autre aile droite, c'est celle qui prétend être de gauche pour pouvoir se redonner des couleurs et qui a été incarné jusqu'à présent par Ollier Fort qui est en train de se faire torpillé par ses propres camarades du Parti socialiste.
Donc je pense pas que c'est une forme de naïveté, je pense que c'est une forme de médiogritorité au sens où l'incapacité à pouvoir poser un diagnostic sur la situation réelle est comment dire assez impressionnante. Et au-delà de ça, hein, la capacité de savoir qu'une négociation se fait avec un rapport de force. c'est qu'on narrive pas en négociant sans avoir à proposer que l'idée que de toute manière la responsabilité incombe de céder hein à la comment dire à l'agenda du pouvoir qui est de dire on ne va rien faire on va continuer de faire porter les efforts fiscaux ou les efforts de des diminution comment dire des déficits sur la réduction des services publics en gros sur la population générale plutôt que de toucher au pactol des fiscalités comment dire favorisé hein des plus riches dans ce pays par exemple et de continuer d'arriver en fait à une table de négociation on dit la rupture politique avec la période, avec la proposition néolibérale du pouvoir, on l'assume pas parce que de toute manière en tant que on a été un parti de responsable de gouvernement, on va continuer à essayer de trouver une forme de solution réconciliatrice à la crise politique.
Or, je pense que il n'en existe point. Hm. No, c'est vrai qu'on peut retenir euh ce qu'on peut retenir de ces 100 jours euh de gouvernement Bairou, un peu plus de 100 jours même déjà, euh c'est euh cette quasi omniprésence dans dans les médias, dans euh euh dans la sphère euh euh publique euh du duo Retaillot d'Armana qui pousse toujours plus à droite le curseur de ce gouvernement.
Bah, c'est assez effraignant mais eux, ils sont en campagne, ils ont un congrès et effectivement ils jouent sur les fractures du pays. Hm. Et euh et c'est en ça aussi qui serait intéressant de censurer ce gouvernement.
On le voit avec Bruno Rotaou qui jusqu'à ma connaissance n'est pas ministre des affaires étrangères et qui s'en prend à l'Algérie de manière systématique parce qu'il vise aussi une population en France. Un électorat aussi. Un électorat aussi malheureusement.
Amine, tu sais ce point ? Bah h Rota il essaie de faire euh de son mieux pour euh normaliser Marine Le Pen parce que je je je je l'ai dit tout à l'heure, j'ai j'ai beaucoup de mal à différencier les discours de monsieur Rotaillot des discours de Marine Le Pen. Il euh s'octroit le droit de faire une guerre diplomatique pour reprendre tes mots euh Paul sur avec l'Algérie. et il a déclaré la guerre au aux immigrés en France, au aux personnes exilées, au aux personnes qui qui sont ici avec une carte séjour.
Donc Bruno Rotaillot en fait s'inspire directement du programme du Rassemblement national pour casser cette infime barrière qui puisse exister entre encore entre LR et et le RN. Et euh en ce sens ce ce gouvernement euh qui était de base une sorte de dernière trouvaille macroniste euh pour survivre et finalement euh en train de de d'appliquer euh méthodiquement euh toutes les idées du Rassemblement national et de l'extrême droite, euh que ce soit sur l'aspect raciste de leur programme, que ce soit sur l'aspect sécuritaire, que ce soit sur sur le l'aspect économique et on se retrouve dans une situation où il y a une alliance programmatique et idéologique entre Bruno Rota monsieur monsieur Gérald Armanin et le Rassemblement national en tout cas les les 66 députés socialistes le reste du NFP ne ne seront pas ou ne serait pas suffisant en cas de de motion de censure. Côté Rassemblement national doute subsiste et on se demande si les casseroles judiciaires de Marine Le Pen n'y sont pas pour quelque chose.
Voici ce qu'elle répond. Est-ce que votre calendrier judiciaire personnel peut avoir une conséquence sur les véités de censure de votre groupe ? Aucune Aucune.
Voilà, je l'ai dit, je le redis très clairement et même si demain il y avait une exécution provisoire prononcé par le tribunal euh de l'inéligibilité euh qu'il choisirait, et bien ça ne m'empêcherait pas du tout de censurer le gouvernement et y compris pour provoquer des nouvelles élections législatives. cas personnel n'aura aucune influence sur notre capacité à défendre les Français et à prendre les décisions nécessaires pour les défendre. réaction Paul.
Je voudrais juste redire un petit mot sur la droite avant de de de partir sur Marine Le Pen. Ce qui est intéressant au niveau de la stratégie politique à droite, c'est que jusqu'à l'arrivée du gouvernement Barnier, pardon, il y avait eu de la part de la droite une forme de tentative à l'Assemblée nationale de faire de la surenchère par rapport à la Macronie mais sans véritablement une forme de succès hein. On les a vu s'effondrer électoralement.
Valérie PCR faire un score comment dire assez ridicule des débats à l'intérieur de la droite et là juste je remarque que on arrive à un nouveau phénomène que j'adore c'est que c'est la droite de Schrodinger c'est c'est à son act il y a une partie de la droite qui est ouvert levement et une partie de la droite qui ne l'est pas hein Laurent Voquet versus Rotaillot et en fait ils occupent tous les postes comme ça ils utilisent les deux mêmes stratégies je me place au centre pour monsieur Rotaillot qui est en campagne et qui se dit ben je vais récupérer le bloc Macronis pour moi, je vais être un celui qui va réunir le bloc de droite et monsieur comment direquer qui est plus prudent et qui se dit pour le faire, il vaut mieux pas trop m'associer au macronisme. Et là, je j'en arrive à Marine Le Pen. Marine Le Pen est dans une situation similaire.
C'estàd que en vérité comme elle tient de fait la possibilité de de ce gouvernement de de de vivre, on l'a dit plusieurs fois, elle a à échance régulière la capacité aussi à vouloir monter les enchères, hein. C'est ce qu'elle avait fait pour faire tomber le gouvernement Barnier. Elle avait plus ou moins fait planer ce doute là également sur la question de de la nomination de monsieur Baou et là hein, de temps en temps, elle veut mettre un coup d'accélérateur.
D'ailleurs, c'est ce qu'elle a dit, hein. Dire, elle a dit concrètement, on avance pas sur la proportionnelle, sur l'immigration et ça. Elle dit "Accélérerrez les gars, faites encore plus dans mon sens sinon hein, je vais tendre à me détacher." C'est un coup de pression hein.
Encore une fois, à la fin des fins, le Assemblée national a surtout montré aujourd'hui sa capacité à être un parti de l'ordre, c'est un parti de l'ordre social qui existe aujourd'hui, qui est inégalitaire, néolibéral et qui est un dévast social pour l'ensemble des classes populaires. Voilà, elle joue toujours ce double jeu et en faisant ça, ben elle maintient une pression sur encore une fois une macronie rabouri hein dont François Baïou est peut-être le parangon actuel mais enfin pas le plus brillant d'entre eux hein. Et de l'autre côté une droite qui justement a une capacité initiative d'autant plus que la Macronie est faible.
Et dans ce jeu-là, Marine Le Pen, elle arrive en en dernière posture. la question de ses affaires personnelles dire doit sans doute l'interpeller elle personnellement mais malheureusement je crains que ce qu'elle vient de dire est vrai et je m'arrêterai là-dessus c'est que quel que soit son sort réel vu la position qu'elle occupe hein et vu comment l'extrême droite même lorsqu'elle n'avait pas de représentants à l'assemblée maisonelle n'avait pas véritablement de position dans les différentes institutions locales a un poids politique sur le débat parce qu'il a un poids consent celui d'une droite et de la Macronie qui récupère année après année et son analyse de la situation et ses propositions Noah, réaction là-dessus sur Marine Le Pen notamment. Ben, je partage le constat de Paul.
Je parle trop. Non, non, mais qui était une bonne analyse en fait. Elle sait qu'elle a une position de pouvoir aujourd'hui.
En fait, la gauche réunit et arrivé en tête certes, mais parce qu'elle est réunie, on n' pas de majorité et sans le rassemblement national, le gouvernement ne tombera pas. H donc elle ce qu'elle fait c'est qu'elle met des coups de pression, elle menace et du coup tout le monde va dans enfin le gouvernement va dans son sens. Donc effectivement elle a elle a elle a raison de jouer stratégiquement sur cette pression là parce qu'elle risque je le rappelle une peine d'inédigibilité pour et qui devrait affecter du du coup la la prochaine présidentielle.
Amine, tu voulais réagir aussi ? Oui, mais Marine Le Pen a montré ces dernières années qu'elle effectivement qu'elle était du côté de l'ordre et qu'elle voulait se présenter sur une forme de stabilité gouvernementale, qu'elle ne cherche pas forcément la censure et cetera. Et je pense que la seule raison pour laquelle elle accélère, c'est justement ses ces affaires judiciaires parce que concrètement sur la sur le l'idéologie et sur ce qu'incarne actuellement le gouvernement Bairou, elle s'y retrouve elle se elle se retrouve dans le discours de Rota.
Elle se retrouve dans le discours de Darmanin, elle se retrouve dans la loi Atale qui vise à à réprimer euh massivement. Elle se retrouve dans cette ambiance ultra sécuritaire et cette ambiance très agressive envers les étrangers et les immigrants en France. Euh donc en fait, elle la seule chose qui la pousse à accélérer, je ne sais pas si elle prévoirait de censurer si elle n'était pas concernée par des affaires judiciaires.
Je ne pense pas. Je pense qu'au contraire ce qui la motive actuellement c'est une une éventuelle présidentielle anticipée. Hm.
Paul, c'est vrai qu'il y a plus que euh l'épaisseur d'une feuille de papier entre euh les positions prises par le ministre de l'intérieur et euh les positions historiques du rassemblement national, on narrive plus à faire la différence. Donc l'échec du census semble évidente. Alors, il faut faire attention.
Rotaillot est un mauvais exemple parce que cet homme a toujours été un homme d'extrême droitant. Il a commencé chez le mouvement pour la France de De Villiliers. il est la caricature hein de ce qu'est l'extrême droite traditionnelle catholique conservatrice et comment dire et qui a voilà fréquenté des milieux comment dire d'extrême droite.
On a pas d'autres mots quand on regarde son parcours initial et donc en ce sens ça n'est pas étonnant qu'il soit l'homme pivot du dialogue he entre l'extrême droite et le le et le gouvernement. Ce rôle, il peut être pris par d'autres he Gérald Armanin l'avait fait dans le gouvernement précédent et par ailleurs Gérald Armanin aussi hein dans regarde son passé un parcours dans ça. Par contre ce qui est vrai c'est que il y a un alignement idéologique entre les différentes formations de la droite sur au moins trois points.
D'abord la question he de l'ordre social inégalitaire géré par le néolibéralisme qui est une violence sociale incroyable et qui pour avoir été comment dire mise en place a suscité des des des réactions de la population. Et donc le deuxème pilier sur lequel il y a un accord, c'est la répression, hein. La répression au sens de recul des libertés politiques, des libertés des droits civiques, utilisation euh générale de l'armement policier pour répondre au manifestant hein.
Donc ces deux blocs-là. Et le troisème, la xénophobie en tout cas le rejet de l'étranger, sa désignation comme un ennemi intérieur, tous ces procès, ces formes de désignation des figures d'ennemis de l'État qui peuvent revenir tir plein de visage hein, le musulman, l'immigré, tout ce qui s'assimile plus ou moins de près ou de loin eux. Ça c'est le 3è pilier que l'extrême droite a amené dans le mix et ça les a comment dire euh aligné là-dessus.
Par contre, il faut faire attention. C'est vrai que chez certains, on entend la même chose, on voit la même chose. Simplement, je dirais que à l'intérieur encore une fois, il une nuance dans les formes d'insensité.
Je dirais que la Macronie, c'est la droite qui est plus néolibérale qu' néra raciste, mais ça n'empêche pas d'être les deux. Et l'inverse, vous avez l'extrême droite qui est avant tout he xénophobe et raciste avec un projet ethnationaliste qui néanmoins se fond complètement he dans le fond de l'air néolibéral qui n'a aucune volonté de rupture réelle avec. Donc voilà.
Est-ce qu'il y a des différences ? Oui, parce que historiquement les cultures politiques des appareils elles portent des choses différentes. Le rapport à la violence de l'extrême droite est plus fort.
Même si vous me direz mais attendez la Macronie a été extrêmement violent. Oui mais les Macronique elle a été violente sous la forme de l'État. Alors l'État est un instrument de la violence he comment dire par excellence.
Donc mais bon je je dis juste ça pour dire que vous rappelez il faut pas faire en sorte que le discours qu'on porte sur l'alignement idéologique qui est réel oublie et fasse he le fait que l'extrême droite a une place particulière dans ce pays hein par son héritage politique par de qui elle descend et de ce qu'elle a fait. C'est juste ça. Euh Noa, c'est vrai que lorsqu'on entend des ministres la porte-parole du gouvernement, monsieur Rota ou monsieur Vals, reprendre à leur compte euh des expressions comme le racisme antiblanc, euh c'est quand même assez inquiétant mais c'est très inquiétant.
C'est d'ailleurs pour ça qu'on a lancé avec Amine et Sébastien un collectif pour lutter contre le racisme. On en parlera dans la la deuxième partie d'émission. Et il y a une ambiance actuellement dans le pays qui est assez effrayante, qui si vous voulez fait en sorte que au lieu de faire nation et qu'on se sent tous français, on a l'impression qu'il y a des Français de seconde zone h qui ne se sentent plus représentés, qui se sentent agressés à chaque fois qu'ils lisent le journal ou regardent la télé.
Et ça c'est une vraie problématique qu'il faut prendre après le corps. H sur cette question du racisme antiblanc, je vous renvoie l'excellent récap de Marion Lopez qui sera diffusé après cette émission et de notre camarade s'il en est encore un, Fabien Roussel qui est lui aussi rentré dans cette dynamique. Pendant ce temps, la situation sociale se dégrade de plus en plus et pour donner des gages, François Baotou avait annoncé en janvier renoncer à la suppression de de 4000 postes d'enseignants.
Sauf que la censure mise en déroute en en février, les postes sont quand même supprimés. Je vous propose d'écouter un extrait de reportage de de Lisa Lap et André Manivit qui donne un aperçu de cette crise. Les fermetures de poste sont beaucoup trop importantes par rapport à ce qu'elles devraient être.
Nous n'avons que 10 ouvertures définitives dans le département, une proposition de 147 fermetures. On a obtenu que des situations soient revues. Ça c'est clair et c'est la lutte intersyndicale qui l'a permis.
Maintenant, on attend vendredi, on verra bien. Parce que là, c'est combien de classes qui sont menacées de fermeture dans le pas de calé ? 147. 147, c'est énorme.
Alors que le département ne doit rendre entre guillemets hein, parce que c'est déjà trop, que 59 postes, on ferme 147 classes. Le choix délibéré de l'inspection académique du Pas de Calé, c'est d'enlever des moyens pour les élèves. C'est de dégrader les conditions de travail, c'est de fermer des classes dans des écoles où les cours doubles se multiplieront, où le nombre d'élèves par classe augmentera. continue et on revient vers vous pour des choses qui nous restent encore opaques et qui ne nous semblent pas aller dans le bon sens.
Là, l'intersyndicale sont reçus par l'inspecteur d'académie en audience pour entendre le l'opposition ferme des personnels des parents, des élèves et des élus du Pas de Calé par rapport à ce projet de carte scolaire qui va encore une fois dégrader les conditions d'apprentissage des élèves dans un des départements les plus pauvres de France. euh là où on a le plus d'éducation prioritaire et euh le plus d'élèves qui dépendent de l'aide sociale à l'enfance. Amine, le le drame c'est que au-delà des jeux politiciens, il y a évidemment cette situation sociale, cette situation euh des services publics aussi euh en désérance qui qui euh est de plus en plus dégradé aussi.
Oui. Et en fait, cette extrême droitisation de de la sphère politique, elle s'incarne aussi par un extrémisme dans le dans le libéralisme et dans la violence sociale qui s'exerce. On le voit en Loire Atlantique avec la présidente de région qui s'inspire euh de Rafier Miley pour euh pour faire une véritable des véritables coups de tronçonneuse dans le dans les budgets.
Euh c'est en réalité en fait une continuité de l'extrémisation et de cette de cette orientation euh généralisée vers euh vers l'ultralibéralisme et qui coûte des vies, qui coûte cher à l'éducation, qui coûte cher à la santé et cetera. Et nous, notre combat central euh en tant que militant à gauche, c'est que personne ne l'oublie, que c'est une lutte euh de base euh qui est éminemment politique, qui est là pour euh sauver des vies, qui est là pour euh investir dans des secteurs qui sont essentiels et euh on doit on ne doit pas oublier pourquoi on fait ça. Ce n'est pas juste un combat politique avec monsieur Baigrou, monsieur Rota et cetera.
C'est parce qu'on a un projet de transformation de la société qu'on fait ça. Hm. Paul ce qui est vrai, c'est que cette cure d'ostérité, donc déjà elle est vraiment d'une d'une intensité pas mesurable depuis au moins les plans d'austérité qui sont arrivés dans la période après 2008, c'estàd après la crise financière mondiale et avec le même réflexe he dire il faut faire payer les conséquences de cette crise financière de spéculateurs, de banques et cetera euh à la population générale parce que c'est comme ça que fonctionne notre système actuel.
Ça s'appelle le capitalisme. Les richesses sont concentrées au sein d'une minorité. une minorité sociale, une classe hein qui possède les moyens de production et qui comment dire aujourd'hui instrumentalise l'État dans le but de gérer leurs intérêts.
Et là où on arrive à quelque chose de drastique, c'est que du coup on est à une étape de semi-ffondrement des services publics. Semiffondrement, je dis pourquoi ? Parce que en fait, on en connaît et puis on gère la pénurie infligée, hein, une pénurie administrée par l'État.
Ça a été le cas à l'hôpital, c'est le cas dans l'éducation nationale, mais c'est le cas aussi dans l'enseignement supérieur. Moi, je peux dire quelque chose hein, des conditions dans lesquelles on l'enseigne à l'université qui sont absolument déplorables. Déplorables quand la condition des étudiants eux-mêmes est dire innommable.
OK ? Moi, je ne supporte pas le fait que quand je sors de cours le soir, je vois mes étudiants faire la queue pour pouvoir obtenir de quoi manger. C'est ça l'état du pays.
Effectivement, c'est ça l'austérité. Et c'est pour ça que pour revenir à la question de la censure, ça va être un enjeu qui va d'autant plus grossir que on l'a vu là prochainement à part si le Front national, le Ro national pardon fait s'en bolant de vouloir censurer, la prochaine étape potentielle he de faire tomber ce gouvernement, ça va être de nouveau la question du budget 2026. C'est de nouveau la question hein d'organiser ou non le pillage des services publics par l'État au nom hein de la préservation des intérêts des riches et ce avec un nouvel argument supplémentaire qui va être affluement effroyable pour fracturer le champ politique qui est toute la dynamique hein guerrière annoncée par le président de la République parce que ça sera descons la sécurité sociale.
Je j'ai j'ai entendu cette formule dans un article, je sais plus si c'est le monde ou quoi, mais ça va être ça en permanence. Mais comment voulez-vous financer des retraites pour que les gens arrêtent de crever au boulot si on va dire il nous faut réarmer la France, il nous faut engager de comment dire des investissements dans l'investissement militaire et cetera. Or c'est ça va être un étau un étau particulièrement efficace sur la question de d'accepter l'austérité et on en revient toujours là.
Une dernière chose là-dessus, c'est je me rappelle hein que il a fallu pour pouvoir monter un front anti austérité la dernière fois au moins 4 ans entre 2008, il a fallu attendre 2012 pour que au niveau européen on voit apparaître les les remous politiques de cela. les Indigns en Espagne, euh la France insoumise en France, euh Syiza en Grèce avec différentes formes de culture politique. Mais ce qui veut dire c'est que là cette bataille doit être engagée.
Et moi ce qui me fait craindre que pour l'instant on n'est pas au niveau dans terme de notre cran social, c'est que je vois très peu d'initiatives émerger de façon structurée et coordonnée à l'échelle de notre société. Que ce soit moi je suis syndiqué par exle dans mon université ou que ce soit dire au niveau voilà interprofessionnel. Et donc là, il y a des questions qui se posent sur où est la stratégie à gauche d'une opposition à partir du moment où dans l'espace parlementaire, il y a peu de de chang et sur le sur le le l'économie de guerre, Emmanuel Macron a été très clair dessus.
On peut lui reconnaître le mérite de la sincérité, pas la moindre hausse de fiscalité. Donc c'est clair que le le financement de cette économie de guerre va être en creusant dans le dans les services publics, en creusant encore plus dans la santé et dans l'éducation et que ça va ça va coûter des vies. Ce n'est pas uniquement la guerre qui va faire des morts, c'est aussi euh tout ce qu'on va puiser dans les ressources de l'État pour faire disparaître des euh des des budgets de la santé euh sur pour faire disparaître des budgets essentiels.
Ça aussi ça va coûter des vies. Hm. Noa, le mot de la fin sur cette question euh sociale, ce sont les Français les plus précaires qui une nouvelle fois vont payer l'adition d'une politique toujours plus Aujourd'hui, on sacrifie le patrimoine de ceux qui n'en ont pas, qui n'ont que leur force de travail.
En fait, on sacrifie des générations de personnes qui n'ont pas de professeurs devant eux, qui ne vont jamais pouvoir euh euh comment dire quand vous avez pas pendant 1 an de preuv de français, de preuv de math, euh de preuv, vous ne pouvez jamais rattraper vos lacunes. On est en train de sacrifier toute une génération et c'est un choix politique du gouvernement et c'est ça qui est dramatique. Pareil pour les personnes dans dans les hôpitaux ou les urgences qui n'ont pas de médecin.
Aujourd'hui, vous avez dans certains départements une recrudescence des cancers. Donc, on sacrifie les personnes les plus pauvres qui malheureusement n'ont pas d'autre choix que de bénéficier des services publics. Des gens meurent d'ailleurs aux urgences he pas soigné, on a malheureusement des cas.
Vous avez raison, vous le soulignerz. Merci à tous les trois en tout cas. Restez avec nous.
On passe à la seconde partie. On parlera euh de racisme en politique avec ce nouveau collectif transpartisan Agra porté par trois collaborateurs parlementaires dont vous deux Amine et Noah. Avant d'en parler euh on fait un point sur l'actualité du jour avec le flash info préparé par Sarah Due.
Inscri non consentement dans la définition pénale du viol, c'est l'objet du texte transpartisan examiné ce mercredi en commission des lois. Actuellement, le viol est défini comme tout acte de pénétration sexuelle commis par violence, contrainte, menace ou surprise. Mais le terme consentement n'apparaît pas de façon [Musique] explicite.
La Russie et l'Ukraine acceptent un cesser le feu en mer noire. L'accord annoncé hier par la Maison Blanche prévoit surtout de garantir la sécurité du passage des navires commerciaux. Il pourrait être très avantageux pour la Russie.
Les États-Unis se disent prêts à aider Moscou à exporter ses produits agricoles et engrais sur les marchés mondiaux. Une première étape vers la levée des sanctions. Après la fuite de plan militaire, la Maison Blanche tente de minimiser.
Lundi, le magazine américain Zatlantique a révélé qu'un de ses journalistes avait été ajouté par erreur dans un groupe de discussion entre haut responsable américain sur la messagerie signale. Une conversation top secrète portant sur des frappes militaires au Yémen. Donald Trump évoque un simple bépin sans gravité. [Musique] Euh merci à vous de nous retrouver, merci de d'être avec nous pour la la seconde partie euh de retour sur ce plateau, la seconde partie au cœur de l'actu.
Merci euh d'être présent et à celles et ceux qui nous rejoignent. Plusieurs figures politiques professionnelles des médias apportent leur soutien à une initiative lancée par trois assistants parlementaire de gauche. Ces derniers dénoncent la marginalisation des minorités visibles dans le milieu politique afin de combattre les les mécanismes donc d'exclusion raciste et discriminatoire en travant l'accès aux responsabilités aux mandats électoraux.
Ils ont fondé un collectif transpartisan nommé Agra. Nous sommes avec deux représentants de ce collectif, Famine Snousy et Noah Tefrit. Euh on revient sur cette initiative.
Quelle quel a été euh le moteur ? Quel a été le point de départ de la création de ce collectif ? Noa pour commencer peut-être.
Euh alors le point de départ, ça a été donc le collectif est né au 4e étage d'une Bourgogne à l'Assemblée nationale. Donc Amid était un collègue à moi et on s'est rendu compte tous les deux qu'on vivait certaines situations qu'on ne devrait pas vivre, surtout à gauche. Je vais vous raconter une anecdote.
Donc, j'ai été candidate pour défendre la parité populaire aux élections européennes au sein de de mon parti et un jour, je suis convoquée par un haut cadre du parti qui m'explique que tous les jours il y a des noirs et des arabes qui viennent dans son bureau pour avoir des postes. Or, un au cadre d'un parti de gauche, on ne devrait pas dire ça. Donc c'est en échangeant nos expériences, les siennes, les miennes à travers nos différents parcours en voyant des collègues qui étaient pas forcément soutenu partir, qu'on s'est dit que ce n'était pas possible et qu'il fallait réagir.
Et nous aussi, donc c'est bien de lutter contre l'extrême noir à l'extérieur, mais c'est aussi bien de lutter contre ces mécanismes-là dans des partis qui sont censés nous représenter et nous défendre. Et c'est vrai qu'à l'époque quand on échangeait sur ce sujet-là, le mot qui nous est venu en fait à l'esprit, c'est assez marrant, c'est un mot d'origine arabe qui s'appelle la agra qui est en fait un mot très violent qui signifie une espèce d'injustice et de violence mélangée qu'on ne que qu'on ne mérite pas. Et c'est de là d'où est né le le collectif.
Amine. Oui, effectivement, c'est en fait des mécanismes d'exclusion qu'on a pu observer dans l'ensemble des partis politiques à gauche qui sont en fait des mécanismes d'exclusion qu'on peut observer dans plusieurs sphères de pouvoir. dans le journalisme par exemple, il y a un col il y a un syndicat qui s'est créé Laar qui qui s'intéresse justement à ces questionsl vu que c'est des milieux de pouvoir justement il y a les c'est là où il y a le plus de mécanismes de violence contre les classes populaires, contre les personnes racisées et et en fait c'est c'est cela qu'on cherche à dénoncer surtout dans notre famille politique qui est censée avoir compris l'importance de la représentation et l'importance des premiers concernés et l'importance importance de leur donner une voix et non pas juste une voix d'ailleurs, de leur donner des responsabilités politiques réelles, non pas juste de les de les de les exploiter pendant les campagnes électorales pour accéder au quartier populaire et pour et pour discuter de certaines questions, mais aussi qu'il peut qu'il qu'il puisse peser en interne politiquement.
Hm Paul, c'est vrai qu'il y a une ambiance malheureusement qui favorise aussi certains discours politiques, mais même à gauche parfois euh qui peuvent verser malheureusement dans le racisme. Est-ce que c'est cette ambiance générale qui influe malheureusement sur le racisme politique aussi ? Moi, je suis très mal placé sans doute pour témoigner de l'engence générale raciste dans l'organ dans les organisations de gauche.
Néanmoins, on peut pointer deux chose. D'abord, l'ensemble du mouvement antiraciste a clairement exprimé avec toutes les différences qui comportent en lui hein l'échec généralisé des organisations politiques hein pour se prémunir de du racisme. La deuxième question, c'est de dire que de fait une réalité, comment dire que l'on ne peut pas ne pas soupçonner à partir du moment où on pense que le racisme n'est pas une affliction morale, c'est pas une grippe que des individus auraient de façon temporaire ou permanente parce qu'ils penseraient mal, hein.
Le racisme, c'est une pratique mais sur un discours et une pratique de discrimination concrète qui se fait à l'intérieur de l'ensemble des structures de la société. Une société est raciste ou ne l''est pas, disit fanombron. Ce qu' veut dire que dans ces structures, dans ses institutions, dans ces manières de fonctionner, elle reproduit des mécanismes qu'ils soient conscients ou inconscients, hein, euh concrets.
Et ce qui est intéressant, c'est que non seulement euh dans la question de la politique, on peut voir aussi l'évolution politique sous la forme d'une carrière. D'ailleurs, les sociologues ont depuis longtemps utilisé ce mot au-delà de la question du travail pour comprendre les questions de trajectoire. Trajectoire dans un appareil, trajectoire au sein d'une vie, au sein de milieux sociaux, au sein de classes et cetera.
Et quand on regarde, bah effectivement ces trajectoires sont marquées par comment dire des discriminations, par des arrêts, comment dire des des des assignations, des limitations et cetera. Et donc de fait oui des pratiques racistes parce que je dire personne n'est ne peut s'extraire comme ça au-dessus des rapports sociaux. Donc euh moi je trouve ça extrêmement important d'avoir des collectifs qui s'organisent parce qu'encore une fois on ne combat pas concrètement des rapports de domination, des rapports hein de discrimination par du discours mais par de la coordination de l'organisation politique.
Et voilà. Après dire j'espère que le collectif le fera. Je pense qu'en plus à l'Assemblée nationale, c'est un lieu particulier, hein, un lieu de pouvoir qui en rajoute.
Et puis de ce que je sais en tout cas parce que je crois que vous êtes collaborateur parlementaire, c'est un job que j'ai exercé aussi et qui est très peu très protégé en fait, très peu qui qui est vous êtes très très vite hein dans un rapport de pouvoir déséquilibré et donc gauche ou pas gauche, je veux dire la question c'est les travailleurs sont les seuls à même de se protéger contre les mots qu'on leur fait. Euh euh Noa, il y a eu quand même il y a euh quelques années, depuis quelques années, une forme de diabolisation des mouvements antiracistes en France. Est-ce que c'est une crainte que vous avez pour le collectif Agra ?
Euh, c'est vrai que lorsqu'il y a une organisation, il y a une façon de se constituer en collectif pour lutter contre le racisme, tout de suite, on a une espèce de discours visant à laisser croire que les antiracistes seraient les véritables racistes ou qu'il se victimiseraient. Alors nous notre but c'est vraiment de lutter contre toutes les forces formes de racisme et d'antisémitisme et aussi euh de rajouter la dimension social parce qu'aujourd'hui la discrimination va pas être que raciale, elle va aussi être sociale. C'est-à-dire que si vous n'avez pas fait les bonnes écoles, si euh vous n'avez pas les mêmes connaissances, vous pouvez aussi avoir des types de discrimination.
C'estàd que moi, par exemple, à mon étage, je suis la seule à avoir un bac. Donc euh comment dire ? C'est vrai que vous avez une espèce, si vous voulez de de mépris social qui peut même être pris en compte en fait pour des personnes qui ne sont pas issu de minorité visibles.
H Et est-ce qu'on en a peur ? Non. Le collectif est ouvert à tous les partis républicains.
L'idée c'est vraiment de dénoncer et aussi de créer des outils en fait pour que ces gens-là puissent se défendre. qu'ils aient euh un endroit sécurisé où on puisse échanger, trouver des solutions, lutter aussi contre ces mécanismes d'exclusion. Euh et il faut qu'on qu'on gagne cette bataille culturelle ou dès qu'on veut lutter contre le racisme en fait on se fait on se fait traiter de raciste.
H Amine ? Oui, en fait, cette diabolisation, elle est euh c'est euh c'est une c'est une réalité qu'il faut prendre en compte et qu'il faut combattre de manière frontale. Nous, on est euh on le dit clairement, il y a un problème de formation sur les questions antiracistes euh dans l'ensemble de la gauche.
Ça veut dire que on n'est pas assez calé sur les sujets de lutte contre l'antisémitisme, on n'est pas assez calé sur les sujets de lutte contre l'islamophobie, on n'est pas assez calé sur les sujets de racisme en général et on met ça au second plan. Euh ce qui fait que en interne, il y a très peu de personnes qui sont sensibilisées sur ces questions-là et ce qui crée une conséquence euh directe ou euh qui est la l'absence de représentation euh des personnes racisées et des personnes issues des classes populaires. Euh c'est on il y a une exploitation des personnes racisées sur des temps données, mais elles n'aboutissent jamais à des postes à responsabilité. euh elles n'aboutissent jamais à euh à devenir des euh des euh des figures de des mouvements de gauche.
Euh elles sont contées à des espaces restreint. Donc euh c'est ça qu'on souhaite dénoncer en s'organisant euh de manière transpartisane mais aussi en en essayant de de de mettre la pression sur les partis politiques pour qu'ils changent leur manière d'aborder les questions antiracistes. Est-ce que vous vous sentez soutenu justement au sein de l'Assemblée nationale ?
Il y a eu une pétition, mais est-ce que concrètement les responsables politiques vous apportent leur soutien ? Oui, là on a eu on a eu des députés de de tout bord, enfin de tout bord de de toute la gauche. On a eu des des responsables euh des sénateurs, des responsables politiques locaux et cetera.
Euh il y a des gens qui sont qui sont euh qui euh qui n'y sont pas sensibles et il y en a d'autres qui euh se sentent euh concernés et qui euh euh souhaitent que ça change. Et je pense que je pense que c'est une question euh euh essentielle qui traverse tous les mouvements politiques. Euh il y en il y en a il y en a il y en il y a des individualités dans il y a des individualités dans chaque parti politique qui souhaitent travailler sur la question.
Euh mais euh euh il y a évidemment tout un tout d'appareils à faire bouger euh également. Et ça c'est un peu plus difficile parce que il y a des mécaniques qui se sont installées depuis très longtemps, des mécanismes de désignation de leur responsable et cetera qui sont très difficiles à à influencer mais c'est l'objectif qu'on se donne. C'est aussi le premier pas vers plus de de représentativité des des minorités dans les milieux politiques.
On sait que lors des élections, les jeux politiciens pour pouvoir être candidat à telle ou telle dans telle ou telle circonscription pour des élections législatives, tout ça peut aussi se jouer sur des aspects teintés d'un peu de racisme. Tout à fait. Et en fait l'idée c'est plus de représentativité.
Par exemple, aujourd'hui 80 % des députés sont cadre alors que 80 % de la population française ne l'est pas. ce qui entraîne une certaine déconnexion et on le voit par exemple les ouvriers employés ne votent plus pour nous, ils votent pour le Rassemblement national parce que si vous voulez quand on a des personnes qui viennent du même milieu, qui ont fait les mêmes écoles, qui ont le même mode de penser, vous avez forcément une espèce de déconnexion en fait qui se crée et qui fait qu'on est moins lié à sa base. Il manque, je pense, ce nouveau regard et on a besoin de de diversifier ce personnel politique.
Hm. Paul, un dernier mot là-dessus. Non, non, mais bon euh il y a quand même une partie des classes populaires qui votent à gauche, hein.
Encore heureux, hein. Des on en a perdu pas mal. J'entends que que perdu, je sais pas.
En tout cas, il y a des recompositions, on pourra faire une émission là-dessus. Je sais un peu sur quoi je travaille donc ça m'intéresse sans problème. Mais effectivement, je crois qu'encore une fois pour recommencer sur la question au départ là de les antiracistes sont-ils les nouveaux racistes ?
En fait, il y a un problème français, il faut le poser aussi là sur la table, des sociétés racistes dans le monde occidental ou ailleurs, il en existe je on va pas faire une dissertation sur toutes les formes que ça prend, mais en France, il y a un problème particulier, c'est que parce que notre pays peut revendiquer qu'une part de son histoire est comment dire celle d'un pays qui a promu des valeurs encore une fois émancipatrices, la France a du mal à se regarder droit dans les yeux et particulièrement elle a du mal à voir que derrière la forme actuelle qui a pris son modèle politique, le modèle républicain, il y a une volonté de nier les individus comme des individus concrets. C'est qu'on a les proclamations pour des individus abstraits, l'homme libre, égau, ils sont et c'est très bien. Sauf que pour le rendre réel, c'est pour que cette émancipation soit concrète et réelle, il faut faire en sorte de reconnaître l'individu pour ce qu'ils sont.
Il y a des gens qui ont de l'argent, il y en a qui en ont pas. Pourquoi ? Il y a des gens qui sont discriminés sur la base he de leur appartenance supposé ou et cetera.
Et ça c'est quelque chose qui demande particulièrement un effort en France parce que la France est dans une attitude soit de déni he soit de complaisance vis-à-vis de ce modèle qui nous permet de refuser encore une fois de voir le bilan colonial et de voir comment ces valeurs universelles soi-disant ont justifié massacre, viol, torture, génocide, nettoyage ethnique dans partout dans le monde et de l'autre côté comment en France ben du coup nous ne sommes pas une société parfaite et comment notre modèle peut amener hein à en part en en partie repr reproduire de façon générale ses comportements ou ses discriminations racistes par le fait qu'on ne les reconnaît pas comme tel. Et les reconnaître comme tel ne garantit rien, ne permet pas tout. Regardez les les sociétés anglo-saxons comme les États-Unis ou l'Angleterre qui ont des statistiques ethniques, beaucoup de d'outils conceptuels.
Ça ne promet rien sur le résultat mais c'est un premier pas qui est très difficile en France he à aborder. Un dernier mot Amine et Noah sur sur ce collectif Hagra. comment va se manifester concrètement, matériellement euh l'action du collectif dans les semaines, les mois à venir ?
Bah l'idée c'est de rassembler un maximum de personnes qui sont sensibles à cette question dans tout le personnel politique. On on est trois à l'avoir lancé, mais on est on est bien plus à être intéressé par ces combats-là. Je rappelle juste pour le citer que vous êtes également euh avec Sébastien Carpinato qui est euh collaborateur écologiste et qui travaille beaucoup sur l'antiracisme au sein des au sein de du mouvement des écologistes.
Et en fait l'idée c'est vraiment de rassembler le le maximum de gens issus de ce de ce milieu politique qu'il travaille à l'Assemblée, qui travaillent au Sénat, qui travaillent ailleurs qui qui ont été confrontés à à ces à ces situations là et qui et qui veulent maintenant s'employer à lutter contre. Ce qui n'est pas facile parce que comme tu l'as dit Paul, c'est un métier euh qui est très peu stable et où il y a un rapport de force très puissant et où les gens ont peur de leur de leur employeur et des risques que ça peut entraîner de s'engager euh contre le contre contre des comportements politiques euh dans sa propre famille politique. Parce que c'est ça aussi l'enjeu, c'est de faire en sorte que c'est que notre famille politique de gauche en général évolue sur ces questionsl.
Donc il y a il y a cette idée-là de recueillir le maximum de témoignages sur le sujet, de structurer des des euh des euh des moments où on peut on peut euh on peut faire de l'autodéfense, où on peut on peut se on peut se établir des stratégies politiques pour lutter contre contre ces mécanismes d'exclusion raciste et euh de donner la parole au premier concernés évidemment parce que c'est c'est c'est ça le le plus important. Noël, le mot de la fin. mot de la fin, c'est que si j'avais pas eu des camarades à qui me confi là.
Donc c'est vrai que c'est important d'avoir un cercle de confiance où on peut s'exprimer, en discuter et avoir des gens en fait qui vous motivent et qui vous expliquent que en fait ce n'est pas normal. Donc voilà, c'est aussi un des premiers buts de de Agra et l'idée c'est de faire de la place à tout le monde, pas de prendre des places. Il faut redonner la voix à ces personnes.
On n pas forcément besoin d'avoir quelqu'un qui parle pour nous. On peut s'exprimer et je pense que tout le monde enfin c'est tout le monde peut porter des combats politiques et qu'il faut sortir de sa zone de confort. Merci beaucoup Noah, Amine et Paul d'avoir accepté cette invitation.
Merci à vous de nous avoir écouté et regardé. C'est la fin de Au cœur de l'actu euh sur la Freebox. Vous l'avez regardé sur Molotof ou sur la chaîne YouTube du Média 247 ou le médiiav.fr. fr.
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Philippe Brun