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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 décembre 2024 25 min

Stéphane Sautarel : « Il faut garder la possibilité d’utiliser le 49.3 »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Stéphane satarel on va commencer par regarder les unes de la presse régionale on en a sélectionné trois encore beaucoup de unes sur Mayotte ce matin on a choisi celle du dauphinet Mayotte la course contre la montre tandis que les secours s'activent pour tenter de retrouver des survivants chaque seconde compte sur l'archipel pour venir en aide au sinistré en manque d'eau et de nourriture la deuxième une c'est celle de la République des Pyrénées baayrou reste mère de peau alors que certains aurait préféré le voir se rendre à Mayotte dévasté François baayrou a utilisé le Falcon de la République française pour venir présider le conseil municipal de poau il a expliqué pourquoi il compte bien rester maire de la ville et puis la dernière une c'est celle de cor ce matin après la visite du pape la recette du succès alors où la Corse est encore sous le coup de l'émotion d'une inoubliable communion avec le Pape François retour sur le travail colossal qui a soudé les acteurs de cet impossible projet quelle une choisissez-vous alors trois sujets que je vais recouper sur la la la Une de La République des Pyrénées avec le Premier ministre Mayotte c'est bien sûr la catastrophe absolue et on voit d'ailleurs le décalage d'être à peau plutôt qu'à Mayotte et et en même temps d'une le à l'autre entre le grand succès et et tout ce qu'on a vu en Corse ce weekend et et le drame de Mayotte donc c'est c'est la raison pour laquelle je choisis la République qui porte bien son nom avec le Premier ministre justement on va en parler d'abord avant de revenir sur François Baou un mot sur Mayotte puisque il y a eu effectivement cette réunion de crise hier Emmanuel Macron qui a annoncé qu'il se rendrait sur place dans les prochains jours et qu'il décrêtera un deuil national est-ce que l'État est à la hauteur de la catastrophe qui a dévasté l'île je crois que le fait que le ministre de l'Intérieur Bruno rotaillo se soit rendu immédiatement avec François Noël buffet sur place le le fait que chacun est est pleinement conscience du drame qui se joue à Mayot sans doute une catastrophe naturelle la plus conséquente qui est connue notre pays depuis des décennies et des décennies on mesure pas encore d'ailleurs l'ampleur à la fois des victimes des dégâts euh dans un département qui est était déjà avant même ce drame frappé par beaucoup de fléau la pauvreté les problèmes d'immigration le côté sanitaire la salubrité du logement et cetera et cetera donc c'est un drame absolu donc je pense que l'État est à la hauteur de ce qu'il peut faire dans cette urgence ensuite la situation de Mayotte par-dà ce ce drame et et ce phénomène cyclonique dépasse bien sûr le le le caractère conjoncturel et et sans doute que nous devrons demain être à la hauteur et au-delà de l'État même la la la politique ultra marine de l'Europe doit aussi être au rendez-vous sur une telle situation je pense donc il faut l'être de l'Union européenne en plus oui on a vu cette polémique on l'a vu hein c'est la Une des des Pyrénées François baayrou qui hier était à poau pour présider le conseil municipal il s'est rendu à peau dans un avion de la République ça a créé la polémique ça vous a choqué vous choqué serait un bien grand terme mais je pense que il y a y a une erreur une erreur de de timing de jugement ce n'était pas l'endroit où il aurait dû être c'est erreur ou c'est une faute politique je pour l'instant on va être indulgent on va dire que c'est une erreur euh peut-être que l'urgence du moment les consultations qu'il a engagé le fait qu'il ne soit pas encore pleinement entouré mais ce qui est aussi une surprise parce qu'il y a un décalage entre un homme d'expérience dont ont venté l'expérience la préparation à un tel poste et puis effectivement là sans doute un faux pas sur ce premier test qui a voulu montrer sa proximité en se rendant sur son territoire dans son conseil municipal mais en fait la proximité et la solidarité avec les Français elle était ailleurs elle éou et en fait c'est une déconnexion totale avec ce qu'attendaient les Français de leur premier ministre hier c'est une déconnexion et et c'est une déconnexion que je m'explique mal parce qu'effectivement on nous vantait un homme d'expérience un homme un vrai politique et et là je pense que il a manqué de d'à propos et de jugement en même temps sans doute que l'essentiel n'est pas là ça n'a pas empêché le pays d'être mobilisé je le disais Bruno rotillot d'être présent à Mayotte et et de mobiliser les les moyens de la sécurité civile et de la police pour des forces de l'ordre pour répondre aux enjeux de de du territoire vous comprenez qu'il va y rester maire de peau alors qu'il est désormais Premier ministre bah je crois que c'est un symbole c'est ce sujet du cumul des mandat était était sur la table depuis longtemps Michel Barnier lui-même avait indiqué qu'il voulait reconsidérer cette question qui je pense aujourd'hui a fait son chemin on a vu parfois certaines déconnexions alors pe me permettre un petit clin d'œil plus à la Assemblée nationale qu'au Sénat d'ailleurs mais pour autant je pense qu'on peut être aussi connecté avec son territoire sans forcément être engagé comme maire donc il faut pas revenenir sur cette loi sur le cumulle des mandat si je pense qu'il faut apporter des assouplissements il y a pas de raison que le maire qui est l'élu de proximité sans doute aujourd'hui le plus apprécié de de nos concitoyens soi exclus de ceux qui font la loi après sans doute qu' y a des modalités à prévoir et et et par rapport notamment à la taille de de de ville pour que les choses soit cohérente François Baayou qui un peu plusut tôt dans la journée avait commencé ses consultations avec les groupes politiques euh est-ce que vous souhaitez que les républicains soient au gouvernement oui je le souhaite je le souhaite et et et parce que nous avons à la fois besoin d'une présence de de cette force politique d'une continuité aussi j'ai cité tout à l'heure Bruno retaillo qui fait partie avec d'autres he des des des ministres qui j'espère demeureront dans ce futur gouvernement pour assurer une continuité par rapport au au travail est déjà engagé je pense aussi au au pôles des territoires avec Catherine Vautrin je pense au compte public avec Laurent Saint-Martin donc je pense qu'il faut à la fois cette continuité et en même temps un renouvellement euh sans doute avec des personnalités fortes j'ai entendu qu'il y avait cette volonté là d'expérience parce que donc plus de politique ce qui était pas le cas dans le gouvernement plus de politique euh moi j'ai jamais cru au gouvernement techno aujourd'hui on a plus que jamais besoin de politique alors de connexion avec le territoire malheureusement ce qu'on vient de dire tout à l'heure a montré que là il y avait eu un écart au démarrage si je puis dire euh parce que les problèmes demeurent ce n'est pas parce que il y a eu censure c'est pas parce que le gouvernement a été renversé que les problèmes de la France en particulier l'urgence budgétaire le fait que nous soyons aujourd'hui sans budget le fait que il y ait des sujets à l'école des sujets de sécurité des sujets dans nos hôpitaux qui nécessitent des décisions fortes et rapides et pour ça on a à la fois besoin de continuité et en même temps d'une vraie d'un vrai cap voilà je crois que ça c'est important euh il faut sa voir pourquoi on va agir quelle vision on veut porter même si on sait tous qu'on est dans une inconnue assez grande assez forte on l'a vu avec la chute du gouvernement Barnier pour autant il faut donner des perspectives agir et donner des perspectives est-ce que vous savez ce que François Baayou a dit à leur envoqué et Mathieu Darnaud est-ce que vous connaissez la teneur de leurs échanges je ne connais pas la teneur de leurs échanges dans le dans le détail mais je pense que c'était pour vérifier qu'un certain nombre de priorités que nous portons soit bien présente dans le futur gouvernement au-delà des des personnes euh il y a effectivement la ligne politique qui me semble au moins aussi importante que les personnes qui l'incarnent quelle doit être la priorité pour vous du gouvernement baayrou moi je pense qu'il y a deux ou trois grandes priorités euh bien évidemment tout ce qui touche à la sécurité à l'immigration reste une une priorité euh mais euh je crois que la revalorisation du travail pour moi c'est d'ailleurs la meilleur terme que pouvoir d'achat ce terme de pouvoir d'achat c'est comment mieux valoriser le travail mieux récompenser l'effort ça c'est quelque chose d'important pour que les Français puissent mieux vivre et puis ensuite il y a il y a il y a nos services publics he je parlais de l'école et et de la santé qui qui appellent des réponses fortes et urgentes j'étais encore vendredi dans un conseil de surveillance de l'hôpital de de de mon territoire à Auriac et comme tous les hôpitaux il y a des situations financières aujourd'hui des des des des difficultés à recruter des médecins à répondre aux besoins de des populations auquels il faut répondre de façon très très très urgente est-ce que vous croyez un accord de noncensure est-ce que vous pensez que François Baayou va réussir à mettre tout le monde d'accord du psolr non moi je ne crois pas à un accord de non censure comme je ne crois pas qu'il faille s'engager à se priver du 493 le 493 est une arme constitutionnelle qui peut être parfois utile pour permettre à notre pays d'avancer et de même la noncensure autant moi je je je n'ai pas compris la manière dont cette conjugaison des contraires a permis cette censure à l'inverse il peut y avoir des situations où la censure peut avoir du sens c'est une action politique mais qui censuré soyons censurés sur une politique qui est clairement assumée et donc là je pense qu'il faut aller plus loin dans le portage d'une politique Michel Barnier don dont je salue l'action avait déjà ouvert la voix d'un certain nombre de de réformes d'un certain nombre de de portages de politique sur le le moyen long terme je crois qu'il faut garder cette vision là tout en agissant dans l'urgence et l'urgence absolue je le redis c'est vraiment de répondre à cette enjeu budgétaire vous avez vu nous avons été encore dégradés par moudiz avant le le weekend je crois que c'était vendredi et puis de toute façon nous savons aujourd'hui que le coût de notre dette n'est plus n'est pas supportable et ce sont les Français les plus fragiles qui demain serait on serait les premières victimes si on n'agissait pas rapidement et fortement sur ce sujet on l'a vu c'est Marine Le Pen et Jordane Bardella qui ont été reçu en premier hier on a entendu Marine Le Pen dire qu'elle avait été satisfaite qu'elle s'était sentie écouter est-ce que François beayou a la bonne méthode oui je pense que la le fait c'est normal qu'il reçoiv le RN en premier en premier je pense qu'il il a trouvé l'argument du du du du numérique du du du du groupe le plus le plus conséquent et puis c'était aussi prendre le contrepied de ce qui avait été fait la semaine précédente sans doute par le Président de la République mais faudrait pas que trop longtemps président et premier ministre prennent le contrepied l'un de l'autre donc en tout cas l'écoute oui mais l'urgence je pense qu'on ne peut pas les français ne peuvent pas la France ne peut pas passer les fêtes de fin d'année avec un gouvernement démissionnaire il faut que d'ici la fin de la semaine j'espère avant Noël en toute hypothèse nous ayons une équipe à l'œuvre et à l'action pour la France et les Français on va parler de ce qui se passe au Parlement l'Assemblée nationale qui a donc voté hier la loi spéciale pour éviter un shutdown pour palier l'absence de budget le Tex sera examiné demain par les sénateurs alors que contient-il on vaer avec Steve [Musique] jourin bonjour Steve bonjour bonjour monsieur le sénateur St la loi spéciale été adopté hier par l'Assemblée nationale que prévoit-elle trois articles au total l'article 1 permis au gouvernement et à l'état de percevoir les impôts l'article 2 autorise le ministère des Finances à procéder à des emprunts pour financer le déficit du budget de l'État l'article 3 autorise quatre organismes de protection sociale à emprunté afin de financer les dépenses des régimes obligatoires de la CQ bref l'idée de faire comme si la France avait un budget pour l'année prochaine le problème le problème ran c'est que ça n'est pas le cas écouter le gouvernement la loi spéciale que nous vous présentons aujourd'hui avec Laurent Saint-Martin n'est pas un budget un texte technique sans porté politique qui vise uniquement à permettre d'éviter la discontinuité budgétaire entre la fin de l'exercice 2024 et l'adoption d'un budget évitez le pire évitez le pire c'est-à-dire le shutdown à l'américaine le texte a été adopté hier à l'unanimité il arrive aujourd'hui en commission au Sénat il sera demain en séance l'objectif est qu'il soit adopté définitivement à avant la fin de la semaine une adoption une large majorité vous l'avez dit mais il y a eu quand même pas mal de discours politiques dans l'hémicycle oui l'insoumis président de la commission des finances Éric coochrel souhaitait que la loi permette de relever le barê de l'impôt sur le revenu en l'indexant sur l'inflation il avait déposé un amendement en ce sens amendement retoqué par la présidente de l'Assemblée nationale avant la séance au motif que la manœuvre n'était pas constitutionnelle comme l'avait rappelé le Conseil des thail il faudra donc faire un certain nombre d'ajustements dans le budget 2020 25 pour que les Français ne payent pas plus d'impôt l'année prochaine bref il y a encore du boulot beaucoup de boulot dans les semaines qui viennent et l'esprit de consensus ne devrait pas durer très longtemps écoutez tôt ou tard il faudra donner à la France un budget pour l'année 2025 la situation de nos finances publiques n'a pas changé depuis la démission du gouvernement l'état de nos comptes est le même il vaut mieux reporter à plus tard un budget que d'adopter un mauvais budget car sauf à la marge et malgré le refus de la partie la plus extrême du bloc gouvernemental ce budget refusait de revenir sérieusement sur la baisse des impôts des ultrariches et des multinationales qui délocalisent contrairement à la désinformation planifiée du gouvernement Barnier complaisamment relayé par tous ces relais médiatiques la France tient debout sans vous elle tient malgré vous et sans doute elle tient contre vous comme quoi unanimité ne veut consensus ne veut pas forcément dire unanimité l'inverse est également vrai le budget à venir pourrait être adopté sans recours à l'article 493 c'est en tout cas une condition posée notamment pour les par les socialistes pour une noncensure ça suppose des compromis vous y croyez vraiment quand vous voyez ces images j'ai du mal j'ai du mal à à à à y croire parce que effectivement quand on voit l'expression des différents mouvements politiques et en particulier des des extrêmes on a du mal à penser qu'un compromis est possible alors que comme l'a rappelé le le le le ministre des comptes publics la situation de la France exige des des décisions parce que vous l'avez dit ce n'est pas un budget he c'est simplement une mesure d'urgence pour assurer la continuité de l'État la continuité des des services publics donc unanimité sur ce point-là mais au-delà de ça il y a des vrais choix à faire avec effectivement la nécessité je le disais tout à l'heure d'avoir une action forte sur la réduction de nos dépenses pour réellement agir sur le le déficit si on se projette un peu pas de 493 est-ce qu'il faut s'attendre à un nouveau festival des impôts dans le budget 2025 non ce n'est pas ce n'est pas imagin ce n'est pas envisageable je rappelle que nous sommes déjà le pays qui a le prélèvement obligatoire le plus élevé de l'OCDE je rappelle que la hausse des épôts des impôts pardon on sait que c'est un effet récessif contracyclique qui qui peut avoir un impact sur l'activité économique et y compris sur les ressources en fait de de l'État donc non il faut le gouvernement la coalition gouvernementale sera minoritaire à l'Assemblée nationale c'est-à-dire que encore une fois vous allez avoir NFP et sans doute RN qui vont voter des mesures qui seront pas forcément dans la ligne du gouvernement donc qu'il y aura plus d'impôts vous craignez ces éventuelles nouvelles Hauses d'impôts dans le budget 2025 je les crains je les combattrai je je pense que ce qu'il avait dans le projet de budget d'avoir une taxation exceptionnelle sur certains profits conséquents et exceptionnels sur les plus hauts revenus auxquels ont demandait un effort transitoire oui mais on ne peut pas aller sur une un mouvement je crois que en première lecture à l'Assemblée nationale il y avait eu 38 milliards de de fiscalité supplémentaire mise enre ce n'est pas envisageable pour notre pays mais est-ce que est-ce que est-ce que vous diriez aujourd'hui que qu'un éventuel engagement du gouvernement ou de François berou sur un non recours au 493 est une erreur voire une idiotie une bêtise je dis c'est se privé d'un outil constitutionnel je crois que je l'ai dit il y a quelques minutes et donc personnellement je pense qu'il faut garder la possibilité d'utiliser le 493 tout en cherchant bien sûr une voie de passage et et là où c'est clair là où la voie de passage peut se trouver c'est j'espère que des sociau-démocrates des socialistes arriveront à un retour à la raison et à partager certaines lignes qui pourront être proposé dans le prochain budget qui j'espère pour être efficace et rapide reprendra assez largement en tout cas le budget Barnier modifié par le Sénat euh parce qu' mais est-ce qu'il faut reprendre l'examen du budget là où le Sénat l'a arrêté ou est-ce qu'il faut repartir à zéro moi je le souhaite je le souhaite pour deux raisons à la fois pour l'efficacité et la rapidité de l'examen du budget et ensuite parce que ce que nous avions commencé à apporter nous som pas allés au terme de l'examen permettait déjà d'aller plus loin dans la réduction de dépenses tout en conservant de vrais marqueurs euh qui permettait d'atterrir au 5 % de déficit fin 2025 comme souhaitez et ça c'est important parce que c'est la parole de la France euh je rappelle que nous sommes en en en procédure de déficit excessif au niveau de l'Union européenne et que les marchés nous surveillent donc il faut absolument euh qu'on fasse atterir euh notre niveau de dépense et en particulier de la dépense sociale du budget des collectivités puisque c'est un budget que vous suivez particulièrement est-ce que vous pensez euh réussir dans ce budget 2025 à aller sur la trajectoire de 2 milliards d'efforts demandés et non 5 comme c'était sur gouvernement Bernier oui je pense que c'est tout à fait possible et pour le coup le le travail que nous avions fait au Sénat avec l'adoption quasiment de de de de la mission qui concerne les les collectivités territoriales doit permettre cela sachant que par ailleurs nous avions trouvé des économies sur d'autres postes budgétaire parce que je là où j'insiste beaucoup sur les collectivités c'est que les collectivités c'est c'est l'affaire de tous les Français parce que quand on parle des moyens des collectivités on parle des service au quotidien on parle de l'investissement public local donc c'est pas seulement une position corporatiste ou de défense des collectivité qui ont besoin des moyens pour agir mais c'est parce que c'est le quotidien de de tous les Français et presque je dirais c'est le dernier moteur qui fonctionne encore dans notre pays donc n'allons pas l'éteindre sur la la loi spéciale puisque vous allez l'examiner demain ici au Sénat est-ce que vous souhaitez un vote conforme par rapport à ce qui a été voté hier à l'Assemblée oui clairement on l'avait déjà évoqué la semaine dernière en commission des finances et comme vous l'avez rappelé on l'examine cet après-midi euh les les trois les trois articles doivent être conservés et on partageait déjà la position é par le Conseil d'État qui ne pouvait pas y avoir effectivement d'amendem qui revoit la politique fiscale on est simplement sur l'autorisation à lever l'impôt mais sans modification en revanche on a besoin de ce PLF très vite en début d'année parce que si on le narrive à le voter disons dans le début du mois de février courant du mois de février ça peut permettre d'éviter justement cette hausse du barê d'impôt mais vous pensez que la gauche ici au Sénat va vouloir introduire l'indexation du barê de l'impôt sur le revenu comme elle a fait à l'Assemblée je ne peux pas en préjuger mais mais je pense que la position qu'il y a eu hier à l'Assemblée et qui a abouti au final par un vote unanime du texte devrait amener à la raison pour rester après l'expression sans doute politique qui aura lieu aussi au Sénat sur le texte voté cont est-ce que vous en avez discuté en commission des finances est-ce que s'il y a des amendement pour réindexer ce barê de l'impôt sur le revenu Claude renal vait déclarer irrecevable comme la fait hier il albrun Pivet j'ai du mal à imaginer que le regard du du Sénat et du président de la commission des finances puis être différent de celui de l'assemblée et puis il y a le précédent de 79 qui qui nous avait aussi engagé sur cette voielà la position vous garantissez au français qu'il y aura pas de hausse d'impôt l'année prochaine je ne le garantis pas je dis que c'est possible si nous sommes en capacité de voter un PLF assez tôt dans le premier trimestre donc je sais pas quelle est la limite ça il faut le voir avec Bercy mais pour ensuite pouvoir appliquer la hausse de ces barèmes de façon à éviter la hausse d'impôts pour les Français mais en responsabilité c'est possible à condition que nous ne jouons pas l'obstruction ou euh la démagogie à tout à l'heure Steve à tout à l'heure on parlera d'Emmanuel Macron 2è personnalité la plus rejetée par les Français ce sera c'est le baromètre au doxa on va voir l'actualité chez vous dans votre département du Cantal Stéphane sotarel on va à oriaac où on retrouve Patricia Olivieri bonjour merci beaucoup d'être avec nous rédactrice en chef de l'Union du Cantal Patricia voulait revenir sur la crise agricole et notamment la question de l'accord avec le mercosour qui inquiète les producteurs de viande bovvine très nombreux chez vous ETI oui tout à fait bonjour à tous bonjour Stéphane satarel donc effectivement dans un département don dans le poumon économique et l'élevage en particulier herbager on va parler d'agriculture une profession qui se mobilise depuis un peu plus d'un an on le sait avec une très mauvaise nouvelle qui est arrivée en début de mois quelques jours seulement après la en tout cas la censure du du gouvernement avec cet accord qui a été signé para vanerlen président de la Commission européenne sur un accord de libre échange avec les pays du Mercosur dont je vous le rappelle prévoit l'arrivée de 99000 tonnes de viande bouvine supplémentaire sur le territoire européen alors on sait les conséquences pour nos éleveurs V être importante puisque ça va représenter des des morceaux de viande qui sont particulièrement prisés par nos consommateurs et produit par nos producteurs en l'occurrence de la Loyau des morceaux nobles donc une concurrence frontale avec notre propre production Stéphane satarel vous êtes largement mobilisé contre cet accord au côté des éleveurs on le sait le Parlement s'est aussi massivement positionné contre pour autant euh Madame Van derl a serré la main à ses homologues sud-américains aujourd'hui est-ce que vous pensez que la France a encore une carte dans son jeu pour essayer de bloquer l'entér enfin que cet accord ne soit pas entérriné euh on sait qu'elle peut faire valoir son droit de véau sauf si l'accord est scindé on sait aussi qu'elle peut réunir autour d'elle une minorité de blocage est-ce que vous croyez que c'est encore possible et puis plus globalement j'ai envie de vous interroger est-ce qu'aujourd'hui la Commission est pas en train de se tromper d'air euh est-ce que les accords de libre échange tels que celui-ci ont encore un sens alors que les principales puissances de la planète sont en train de faire du protectionnisme à toutv si d'abord je soulignis que l'accord du Mercosur s'inscrit globalement dans dans dans cette situation que nous connaissons de cette censure qui les agriculteurs sont les premières victimes de la censure et du non vote du budget puisque au-delà du Mercosur je reviens dans un instant il y avait beaucoup de mesures certes encore insuffisantes mais qui com à amorcer des réponses à la crise agricole qui figurait dans le PLF et qui là tombe donc j'espère que nous pourrons très vite les reprendre en début d'année si euh Ursula V verleen pardon s'est précipité à Amérique du Sud c'est aussi au lendemain de la censure donc c'est profitant de la faiblesse de la France pour aller de façon inique sceller cet accord nous pouvons encore nous y opposer vous avez rappelé les actions le vote du Parlement en France la position assez large presque unanime de de de de politique des politiques français et aujourd'hui il appartient au président de la République en particulier de mobiliser autour de lui je crois que c'estit un des objets de son déplacement en Pologne la semaine dernière effectivement cette minorité de blocage je le rappelle qui doit regrouper au moins 5 pays et 35 % de la population européenne donc ça je crois que c'est possible la mobilisation est forte j'ai j'ai vu avec bonheur la position italienne évoluer et j'espère que les Italiens seront nos alliés avec la Pologne je crois qu'il y a aussi les Pays-Bas l'Autriche et et l'Irlande qui sont dans cette situation là si nous par parvenons à faire valoir cela ce sera un vrai succès démocratique parce que je vous rejoins sur le dernier point c'est que il y a également effectivement une position aujourd'hui européenne sur le libre échange qui doit évoluer le monde a changé depuis la guerre en Ukraine en particulier la libre circulation des des biens a totalement évolué quand on parle de souveraineté industrielle comme agricole de relocalisation de production on voit ce qui se passe aux États-Unis on voit ce qui se passe aujourd'hui en Asie nous ne pouvons pas êre être les idiots utiles du commerce mondial et donc je crois que par-delà l'accord du Mercosur effectivement il faut reconsidérer le la position de de concurrence pure et totale que porte l'Union européenne qui aujourd'hui n'est pas tenable et n'est pas adapté au monde dans lequel on viit plus largement un petit mot sur la crise agricole allez-y Patricia oui merci pardon Stéphane sur la crise agricole vous l'avez évoqué il y avait eu des engagements pris par le Président de la République par le premier gouvernement àal puis Michel Barnier avait remis ça sur le feu avec des avancées jugées notables par la profession agricole est-ce que vous pensez qu'elle peut être prise en l'état est-ce que le nouveau gouvernement ça va être une de ses priorités sachant qu'il y en a bien d'autres à l'heure actuelle au niveau budgétaire je suis assez confiant parce que là aussi je je je ces mesures là pour le coup lors du débat en particulier au Sénat n'avait pas fait le l'objet d'opposition peut-être de de quelques observations ou de quelques amendements ou de quelques ajustements mais on était prêt euh à à à à voter ces mesures en particulier sur tout ce qui concerne les crédits d'impôt qui étaient important la LOA qui est arrivé la PPL du plomb Ménonville aussi qui venait compléter pour limiter la surtransposition des normes bref nous avions là un panel d'outils alors autant je suis très confiant sur le PLF je pense que nous arriverons à avancer la LOA aussi mais il faut garder ouais loi d'orientation agricole pardon mais il faut aussi garder effectivement cette cette dimension de simplification de limitation de la transposition et ça pour l'instant ce n'est pas àquis parce qu'on est sur une iniative parlementaire donc attendons que le gouvernement soit en place que nous ayons aussi un interlocuteur j'évoqué tout à l'heure une continuité il me semble qu'nie jeunevar aussi avait pris ses marques et et amorcé un dialogue positif et et constructif avec la la la profession agricole et donc elle pourrait aussi j'espère faire partie de la continuité que notre gouvernement pourrait présenter demain merci Patricia merci Patrice Olivier merci beaucoup d'avoir été avec nous rédactrice en chef de l'Union du canttin et bonne journée à vous et mercin St d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes on découvrira notre baromètre mensuel au doxa pour Public Sénat et la presse régional et Françis Baayou n'a pas vraiment les faveurs de l'opinion à son arrivée à matigon on va voir ça dans quelques instants on en parle tout de suite avec Hervé Marseille qui nous rejoint

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