Marieke Rijneveld et Francesca Serra écrivent la jeune fille dans leurs premiers romans
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[Musique] le vendredi la grande table laisse place à la pensée critique toutes les semaines par lot de l'actualité culturelle de discipline de part et d'autre du journal de la rédaction avec des professionnels de la profession ces obsédés des salles obscures c'est fou du disque et serra de librairie le tout avant 21h bien sûr [Musique] peu la critique [Musique] lucide gobain aujourd'hui sous les feux de la critique des jeunes filles des cicatrices des lacs gelés un concours de mannequinat et même du spiritisme tout à l'heure deux expositions visibles en ce moment à paris celle que le musée d'art moderne consacre à victor brauner et la photographie de miguel rio branco au bal mais pour l'heure place à la littérature je suis en compagnie d'elisabeth franck dumas rédactrice en chef adjoint des pages culture à libération et d'elisabeth philippe journaliste et critique littéraire à l'ops de romans au programme deux premiers romans celui de marié que lukas riche de velde qui sème le vent paru chez buchet chastel mais on commence avec elle a menti pour les l étrange titre pour ce roman de francesca serra paru chez anne carrière un récit conséquent quelques 460 pages qui gravitent autour de la figure de garons ans la jeune fille évolue dans la bourgeoisie d'une ville du sud de la france sa mère est professeur de danse elle va au lycée où elle aimerait intégrer les groupes des jeunes gens bien en vue ce qui multiplie les like sur instagram et notamment celui de vincent dont elle est amoureuse l'arrivée d'un concours de mannequinat va électriser le lycée est bouleversé les équilibres à l'oeuvre dans ce microcosme adolescents très contemporain un roman qui a d'ores et déjà reçu le prix littéraire que le journal le monde attribut finalement avant tout le monde elisabeth philippe en premier regard sur ce rebond alors c'est un roman d'adolescence typique on y retrouve tous les tous les stéréotypes et les codes du genre c'est un roman d'adolescence auquel francesca serra l'ambition de donner une dimension mythologique voire tragiques je sais pas si elle y parvient totalement elisabeth franck dumas oui je crois que je rejoindrai je rejoindrai ce que dit il avec philippe c'est un roman qui qui s'empare du sujet de la jeunesse d'aujourd'hui en ce qu'elle peut être formaté influencé par son utilisation des réseaux sociaux c'est une vision qui me semble sans doute assez juste francesca serra a le sens de la formule le problème c'est que elle est vraiment à hauteur de son sujet elle colle à son sujet je trouve qu'elle ne dépasse jamais elle ne va jamais au dessus ni à rien finalement qui m'a surpris dans le livre rien qui m'a particulièrement étonné ça m'a rappelé pas mal de deux séries notamment celles qui passent sur des diffuseurs nord américain bien connu par exemple seuls chinois zou kai qui passent sur netflix enfin voila je trouve qu'on est dans cet univers là bon elle elle le rend bien mais si vous voulez je suis un peu resté sur ma faim parce que je j'attendais quelque chose justement qui seraient passés par l'écriture dans la forme encore une fois il a le sens de la formule mais ce sont des formules qu'on trouve sur les réseaux qu'on trouve déjà sur les réseaux il ya un nombre incalculable d'image de comparaison qui sont des choses qu'on pourrait lire sur twitter ou instagram ou que sais-je on pourrait sourire d'ailleurs mais justement est-ce qu'on n'attend pas autre chose d'un roman elisabeth oui vous parliez du sens de la formule en fait je trouve que là ce qui ce qu'il est vraiment ce roman kaka des qualités 1 par ailleurs c'est c'est le style donc c'est n'est pas rien quand on parle de littérature c'est un style qui à l'image de son titre très lourds très alambiquées et qui moi je trouve ralenti fin pèse vraiment sur sur la lecture et donc elisabeth franck dumas parlait de cette langue contemporaine cette façon de s'approprier les codes des langages du langage adolescents et notamment ça passe par beaucoup beaucoup de pages trop à mes yeux de pages écrites en langage texto sms échangés whatsapp il ya dès l'apparition de #f1 de mode y ait ce pardon qu'ils viennent émailler le récit parfois de façon un peu gratuite voire gadgets des mauges y aussi ces démos j du ne s'est pas tout à fait nouveau et 2 2 même si elle reproduit très bien ce langage si elle a vraiment je pense une parfaite maîtrise des codes adolescents et de la façon dont ils échangent entre eux notamment à base d'hyperliens de la façon dont il il s'informe ans si tout ça le fait extrêmement bien passée mais moi en tant que lectrice devant un objet littéraire avoir des dizaines de pages écrites en langage adolescents avec les l'orthographe hasardeuse inhérentes c'est ce et c'est un peu compliqué mais est-ce que c'est pas justement un choix formels qui fait au delà des codes adolescents d'enfin de le disons de la fiction adolescents qui sont en effet très classique et qu'on retrouve l'originalité en tout cas ça le style moi je trouve pas que ce soit ronald enfin l'intégration de textos et de sms en littérature maintenant c'est en 2020 c'est absolument à mais j'en ai pas vu tant que ça aussi des lieux au plus haut guillaume musso l'a fait par exemple je sais pas si on peut parler d'avant-garde mai mais il est il l'avait fait elisabeth franck dudt maintenant et puis je pense que le livre est un peu long en fait ils auraient ils auraient mérité je pense être un petit peu voir un petit peu resserré c'est dommage parce que la construction est assez ambitieuse elle n'est pas linéaire passe comme ça face à ça se déroule essentiellement sur l'année 2015 2016 il ya une forme de suspense qui s'installe mais qui hélas se diluer s'effiloche parce que c'est trop long mais qui est plutôt bien mise en place par voilà par cette architecture de va et vient en fait la narration est prise en charge essentiellement par le personnage principal mais par d'autres personnages parfois d'ailleurs assez loin des intrigues principales qui joue le rôle d'observateur mais non ça me semble pas très novateur dans le style et puis il ya une prise en charge solidaire il ya 1 commentaire permanent sur ce qui est en train d'arriver un commentaire social permanent qui passe par le flux de conscience des différents personnages et qui aussi je pense alourdis puisqu'on à chaque instant on est dans une position de se faire expliquer ce qui est en train de se passer et en plus des choses qui ne me semble pas totalement révolutionnaire je pourrais vous en citer je sais pas mais des discours sur ce que c'est que cette génération là leur rapport aux images voilà qu on a déjà lu vu pensée et qui je pense alourdissent aussi quand même le la lecture mais jamais tellement en surplomb le type de commentaire on vous parlait pour le coup on reste toujours aux rares entre guillemets ce que je disais que je sais qu'elle est à hauteur du sujet et c'est déjà pas mal c'est déjà pas mal d'avoir su rendre ça d'avoir sur rendre cette manière de communiquer à aucun moment de tic en se disant ah non c'est pas possible personne ne dirait ça ça c'est assez fort elle est vraiment à la hauteur de son sujet à l'alcool à son sujet mais elle ne le dépasse jamais elisabeth philippe riche entièrement d'accord avec ce qui vient d'être dit effectivement il ya ces digressions théorique qui n'apporte pas grand chose et qui viennent encore alourdir le propos après je voudrais pas non plus trop chargé ce roman c'est un premier roman qui présente tout de même des qualités déjà dans sa façon de saisir la psyché adolescente qui est vraiment il ya une très grande justesse les personnages sont très bien très bien défini très bien brossé ce soit celui de garance celui de cette bande d'adolescents qui l'a qui l'a fait rêver mot de la fin on retrouve vraiment les stéréotypes du roman de l'essence eux mêmes qu'on peut trouver chez laura cassis qui chez megan abbott aussi des écrivaines américaine et donc tous les codes oscille les espoirs le rite initiatique en fait de l'adolescence qui passe par les fêtes alcoolisées qui passe par le premier baiser bon tout ça est très bien très bien rendue et j'étais sensible aussi et je regrette qu'elle ne l'est pas davantage développée à cette dimension mythologique elle veut donner à ces drames adolescents qui pourrait paraître mineur ça passe notamment cette dimension tragique et mythologique parler nom qu'elle donne au personnage ou aux lieux la ville où cela se déroule c'est une ville fictive qui s'appelle i la reine dans laquelle on entend le mot il évidemment parce qu'on a l'impression d'un endroit isolé dans la méditerranée et puis la reine aussi qu'on peut décomposer d'ailleurs une arène puisque vont se jouer évidemment des rivalités très très très violente et puis les rênes la reine de beauté aussi puisque la toux le tout l'idée en tout cas qui sous-tend le livre c'est la beauté comme une malédiction et d'ailleurs et amendements il ya une légende qui est narrée au bord de la piscine pendant justement une soirée entre adolescents où il est question d'une certaine fostat en italie qui voit là va être rejetée de son nom de son village parce que parce que beaucoup trop belle c'est ce qui arrive un peu un peu hagard ans et je regrette que que ne joue pas davantage tant que gesca serra sur cette dimension là et c'est étonnant d'ailleurs cette espèce de conte dont vous parlez c'est un unitaire et dans la construction du roman qu'est une économie globalement on retrouve d'ailleurs ce qui est plutôt plaisant des personnages des chronologies là on retrouve jamais et c'est vrai que le substrat mythologique peut-être celle aiderait à faire passer entre guillemets la pilule du naturalisme à tout crin qui est bon ceci dit moi je trouve toujours une forme très difficile dont on sent par beaucoup aujourd'hui aussi au cinéma dans le cinéma français la figure de la jeune fille il y en a partout mais on y arrive peu et je trouve là l'ambition quand même plutôt grande et je trouve ça assez bien réalisé il avait 30 dim oui oui non mais ce vous avez raison et puis au début on se demande si ça va pas partir dans la satire aussi et je dois dire moi j'étais plutôt assez enthousiaste là dessus il à rennes était vu presque comme un décor de télé réalité un petit peu avec quelque chose d'un petit peu grinçant et violent qui finalement disparaît mais j'aime assez mois qu'on retrouve pas ce compte en revanche parce que justement c'est une des rares choses à ne pas être trop délayé trop explicites et c'est très bien que ça flotte comme ça au dessus de la narration et je suis assez d'accord il en aurait peut-être fallu plus oui la belle fille après je ne cache pas que moi j'ai eu un plaisir à lire ce livre un plaisir coupable faut pas exagérer mais sa construction éclatée et sa maîtrise du suspense est parfaitement réalisé donc de ce point de vue là mais mais vraiment moi j'ai eu et j'ai eu un problème avec avec la langue avec le style c'est drôle vous disiez que le personnage était très bien construit moi je trouve que une des forces de cette écriture là c'est justement de tourner autour de cette fameuse gare en ce sens qu'on la présente vraiment c'est à dire que physiquement elle est toujours décrite en effet comme une reine de beauté et puis en même temps parfois elle est très laide elle a des traits qui sont qui vous êtes très ingrat et de la même manière qu'on essaye de tout appréhendé un adolescent hyper présent on n'arrive jamais à en faire vraiment le tour je trouve qu'il ya quelque chose sur le contour dans le style dans l'écriture qui est assez juste elisabeth franck dumas jeune âge et saillantes j'ai eu peur de ne pas bourgeois non non mais je suis d'accord avec lisa bate felix faut pas non plus il faut pas non plus accablé ce livre très ambitieux qui fait preuve d'une voie là d'une assez grande maîtrise pour ce pour ce qu'on a déjà décrit après sur les sur les personnages non moi je trouve qu'on reste un peu en surface alors c'est intéressant cette idée que ce serait que ce serait volontaire je suis pas sûr de vous rejoindre mais bon c'est une piste mpi cheer je pense que c'est vraiment un point aveugle que cette gare ans voilà menti pour les ailes de francesca serra a paru chez anne carrière france culture la critique le ciel congo nous poursuivons la critique avec un autre premier roman celui de marie que lukasz riche de velde paru en france cette année chez buchet chastel traduit par daniel cunin chez elle aux pays bas elle n'est pas une inconnue elle n'a que 29 ans mais déjà derrière elle une oeuvre de pau est reloué qui sème le vent c'est l'histoire d'une jeune fille là encore plus jeune que garance disons à l'orée de l'adolescence elle vit avec sa famille nombreuse dans une ferme et dans le grand respect de la tradition protestante quand un jour quelques heures avant noël un terrible accident survient on écoute tout de suite en extraits lus par boris pin [Musique] j'appuie y ait de plus en plus fort mon front contre le bord du lit sentant le bois froid imprégné ma peau je fermais les yeux parfois je trouve débile de chercher un coin d'obscurité pour prier mais peut-être en va-t-il de l'invocation à dieu comme de ma couette lumineuse ne faut-il pas le noir total pour que toi les planètes diffuse de la lumière et offrent une protection contre la nuit je posais mes mains jointes sur mes genoux fâché je songeais à mathias qui était sans doute en train de boire un chocolat chaud dans l'une des baraques au bord de la glace à lui reprenant la course les joues rouges au dégel qui commencerait demain la présentatrice aux bouclettes avait mis en garde le père noël toi glissant et brouillard épais il risquait de se perdre mathias aussi peut-être mais la faute lui en reviendrait entièrement durant quelques secondes je visualisais mais batin dont on avait graissé des sangles et qui pouvait dorénavant regagner les combles dans leur boîte je songeais à tout ce pourquoi j'étais encore trop petite au fait que personne ne me disait que j'étais assez grande pour quoi que ce soit au nombre de centimètres auquel tout ça et qu'ils valaient sur le montant de la porte puis j'ai demandé à dieu s'il pouvait s'il vous plaît prendre mon frère mathias au lieu de mon lapin amen elle est très sérieuse l'héroïne quand elle dit ça à maurice pinault dit ça comme si c'était une sorte de compte à sion maléfique elle est très sérieuse elisabeth franck dumas votre premier regard sur ce roman de mariée que le kasri genou velde mais je t'aime levant j'ai trouvé que c'était un roman magnifique très impressionnant pour un premier roman évidemment plein d'image vous l'avez dit l'odeur et poétesse variété poétesse jusqu'à ce qu'elles signent ce roman il faut quand même prévenir c'est un roman qui est terrible aussi qui est vraiment assez rugueuse qui montre je dirais la vie c'est de là des combes la lente décomposition de cette famille l'impact de ce deuil de manière viscérale extrêmement ça passe par les corps ça passe par énormément de de salt et ça passe par une voix très crus mais justement ce qui est très beau je trouve c'est le sait le contraste entre la déflagration hyper violente qui a lieu au sein de cette famille et le regard d'enfant très simple cette manière très factuelle de parler de choses absolument ahurissante de plus en plus ahurissante qui se trouvera en la lecture assez envoûtante on engagera rien en disant que ce qui arrive c'est la mort du frère aîné oui c'est la première page tout est cool de ça elisabeth philippe non je vous ai oui alors c'est peut-être un peu un cliché évidemment à partir du moment où c'est un livre un livre néerlandais c'est vrai qu'on la beauté de la langue extrêmement travaillée chantourner précieuse fait que à tout moment on a l'impression d'être dans une une toile flamande mais dont on aurait extirper toute lumière et moi ça ça m'a ça fini par vraiment pesé terriblement par par plomber complètement la lecture alors on est certes de plain pied dans cette ferme dans l'odeur de purin qui qui sature tous qui sature l'atmosphère avec les vaches qui ont la diarrhée et puis il ya cette animalité omniprésente d'ailleurs les hommes et les animaux sont logés quasiment à la même enseigne la scène d'ouverture la mer enduit les enfants d'une crème qui sert aussi à graisse de graisse à traire qui enduit l'epide et les pis des vaches et c'est d'ailleurs le vétérinaire qui vient annoncer la mort du jeune garçon de matisse tout ça est très bien rendue il ya des scènes aussi de table et de déjeuner dans les moindres détails on est vraiment dans un tableau flamand encore une fois mais mais c'est tellement noir c'est tellement plombé et c'est surtout moi je trouve qu'à une insistance sur le scato logique vraiment parce que ça devient même un enjeu du livre puisque la petite fille se mure dans s'enferme dans sa part kahn quitte plus jamais ça par cas pour ne plus être agressés par l'extérieur et cette rétention vient aussi voilà une rétention et les constipés les constipés et ça devient vraiment un enjeux narratifs et et est en fait la merde y'a pas d'autres mots les excréments sont omniprésents et y'a que je ne sais pas si c'est une complaisance mais en tout cas il ya une insistance sur le dans le sordide l'organique les excréments qui n'ont pas au bout d'un moment c'était vraiment trop et il y avait qu il ya quand même une une accumulation il ya aussi d'aider de violence de de sévices infligés à des animaux le sperme de vaud la diarrhée des vaches non vraiment au bout d'un moment malgré la beauté de la langue mais ça je trouve que ça vraiment il ya une impression de stagnation même narrative c'est à dire qu'on a l'impression d'être embourbé dans ce dans ce fumier dans ce dans cette fosse à purin et de ne pas pouvoir en sortir il faut pas toucher aux animaux avec élise n'ont jamais jamais c'est vrai que c'est vrai que le livre est d'une grande sécheresse enfin paradoxal puisque c'est on parle énormément de purin comme debout debout qui colle sous les semelles de kraft toutes les rues il ya une valeur à ces deux arrivées là oui tout à fait tout comme il ya tous ces petits rites païens en fait qui bon c'est aussi une famille et un environnement complètement plombé par la religion protestante omniprésente par les écritures qui reviennent scandé le livre à tout moment et on se rend compte que les enfants je dirais sans s'en rendre compte que même à mon avis pour contre carrer tout ça se livrent à des petits des petits rites païens de la superstition des sacrifices de plus en plus inquiétants d'ailleurs de plus en plus terrible mais je il ya une qualité si vous faites à mon sens soit en tout cas ce qu'ils acquièrent qui m'a toujours réjouit qu'à la fin du livre à une qualité dans les images dans les trouvailles narratives qui fait qu'on parle pas juste d'un crapaud dégoûtant mais d'une verrue de crapaud qui ressemble à une cape par exemple ou de de départ en vue de dos qui ressemblent à des moignons de cierges d'église enfin ya il ya des images comme ça sans qu'il en ait trop non plus elle est pas là pour faire étalage de de sa capacité à écrire mais qui je trouve stimule jusqu'à la fin et puis alors contrairement à un diabète philippe moi j'ai trouvé qu'il y avait une montée graduelle en émotions qui était très maîtrisée qui montent comme ça assez lentement mais qui trouve son apogée un petit peu avant la fin du livre lorsque sa mère vient lui parler en soir dans son lit ce qu'elle ne faisait plus jamais et tout ça que je me suis surprise vraiment avoir une montée comme ça une bouffée d'émotion et je trouve qu'elle arrive mais elles arrivent très lentement ça monte crescendo et je trouve qu'on s'attache à ses personnages bâle a fait qu'on fait tout pour nous montrer vraiment de manière tout à fait dégoûtante voilà elle dans sa parka cradingue dans laquelle elle promène ces crapauds elle parlait c'est vrai énormément de comme elle dit sa boîte à kaka le frère qui a l'air vraiment des adolescents sadiques qui font des hamsters dans son caleçon enfin rien ne va et je trouve qu'on s'attache on s'attache à elle en tout cas oui il ya un processus de reconnaissance qui se met en place sur l'enfant sur sept ce moment de la sortie d'enfance et qui est vous parliez de la merde c'est aussi la découverte de la sexualité c'est très lié tout ça la scatologie et la sexualité et moi j'étais assez surprise de retrouver des sorte d'impression physique même très très très petites dents dans le style de de ce roman qui sème le vent elisabeth fery banon mais j'étais vraiment ébloui par les premières pages et et je trouve que ce que je disais elisabeth franck dumas effectivement le personnage de la mère est magnifique et c'est la scène à laquelle faisait référence est très très belle et d'ailleurs c'est un roman de deuil très réussie dans le sens où le la déflagration qui est où cette famille et qui va totalement l'atomiser chacun se retrouve vraiment pris prisonnier de sa solitude avec 7,7 maire qui a fait brûler la nourriture qui ne mange plus ne s'alimente plus maigri à vue d'oeil le père qui s'enferme dans son silence et avec ses vaches le frère aîné comme le disait elisabeth franck dumas qui se livrent à des dérives de plus en plus sadiques et puis la plus jeune soeur qui est extrêmement mignonne aussi il ya quelque chose de très beau et de très juste mais moi qui enfin j'ai vraiment été freiné par cette accumulation de de huy de sordides enfin de noirceur en fait et forcément ce n'est pas forcément un défaut un mais rarement vu dans votre part dans votre votre esprit c'est une lourdeur stylistique où je trouve je trouvais elisabeth forme d'hymne moi j'ai pas trouvé ça comme chez comme je le dis en plus je trouve que le rapport au corps et surtout au corps d'une jeune fille enfin d'une petite fille qui va devenir une jeune fille la manière dont ce dont son corps ne lui appartient absolument pas dans tout le monde a un avis dessus dont on parle ouvertement de ci de ça elle est ce qu'elle est formée sa constipation que sais je j'ai trouvé ça fascinant et en même temps extrêmement juste ça touche quelque chose de très juste parler les cordes tout le monde appartient à tout le monde que ce soit les animaux les membres de la famille mais je trouve ça se cristallisent particulièrement autour de cette petite fille et ça pour le coup c'est quelque chose bon c'est vrai que là c'est de manière totalement excessives mais je trouve que ça touche à quelque chose de très juste assez universel en dépit des détails voilà propre à cette situation très particulière oui elle finit au fond elles finissent s'appuie plus tôt au début du roman parce punaisé le nombril c'est à dire sans fonds c'est une punaise dans le nombril justement pour fermer pour essayer de conserver quelque chose d'elle à l'intérieur d'un même comme comme la parka elisabeth fils non mais bon maintenant vous allez réussir à totalement me faire changer d'avis dans les cellules du temps dans je lui retrouve je lui trouve vraiment des qualités notamment stylistique assez assez exceptionnel et sa gelée dit d'entrée de jeu et j'étais notamment sensible c'est oui effectivement il ya quand même un contraste qui se crée entre le sacre est omniprésent les versets bibliques qui viennent scander la prose comme comme le disaient qu'ils avaient de franck dumas et puis le scatologique ça c'est il ya un jeu de contrastes qui est très très beau et en fait là les premières pages apparaissent un peu comme une anti nativité parce que le le le frère meurt au moment de noël et on le voit il est beaucoup de pages consacrées à ce corps dans le cercueil et on a vraiment l'impression d'une un négatif de du corps du christ dans dans la paille est d'ailleurs après la petite fille appelle enfin se surnomme la fratrie restantes les rois mages donc il ya toutes ces images un peu renversé son sont très très belle très juste donc voilà je voudrais pas vous dire que j'ai mais mais malgré tout bien que je sois sensible à ce style à ces images encore une fois extrêmement belle est saisissante je ne sais pas quoi c'était trop dur mais c'est parce que c'est trop dur parce que parce que on peut tout accepter de la littérature je veux dire mais mais je trouve qu'il ya une forme de presque de facilité à aller toujours plus loin dans l'horreur dans le glauque vous donniez l'exemple de la petite punaise à chaque fois ya une couche qui vient s'ajouter et qui vient obscurcir opacifier ce tableau dont je parlais au départ et pour moi je voyais plus rien c'était tellement opaques justement tellement lourd tellement plombé que j'arrivais même plus à être retenu par par la beauté de la langue c'est un peu comme regarder un film de michael haneke l'inde nous entendons par l'état il ya quelque chose non m central michael haneke je ne la trouve pas cruel avec cécilia aucune complaisance et je trouve qu'en plus tout semble vrai c'est à dire que oui à une accumulation puissiez la fièvre aphteuse qui vient s'abattre sur le cheptel de vaches enfin rien ne va mais je trouve qu'on croit à tous et y compris à l'accumulation de huy de plus de faim de petits sacrifices de 20,2 d'auto scarifications de tous rien ne semble invraisemblable et ça je trouve ça assez fort et puis alors on ne dit pas mais parfois c'est assez drôle enfin d'un humour très grinçant notamment quand elle quand elle parle de religion quand elle évoque la religion et le rôle de la religion le conseil presbytéral qui vient rendre de nombreuses et inutile visite chez pas je je je trouve que c'est pas vrai qu'il est très très noir il est terrible se livre enfin voilà il ya aussi quand même des petites éclaircies allées de cet enfant est drôle elle a un regard sur le monde qui qui vaut la peine d'être découvert il ya quelque chose qu'on a assez peu dit et qui est assez étonnant à la lecture c'est que c'est un livre qui se passe de nos jours on imagine mais qui reste complètement en dehors du monde tel qu'on connaît pour le coup c'est l'anti elle a menti pour les haines le roman dont on parlait avant il ya quelque chose de complètement absolument déconnecté et c'est très difficile je pense de réussir à faire ça sans justement tombé dans force de faux roman historique non ça c'est très juste et c'est très réussi parce que je crois que c'est au tout début il ya juste une notation qui nous fait comprendre qu'on est en 2010 et plus et séoul cette visite est pour une part à tartiner ou quelque chose mais sinon on pourrait être effectivement dans les années 50 où ces chaînes de télévision et on regarde les gens trouvent ça ça vient évidemment exacerbée l'austérité protestante pesante de qui règne dans cette famille donc de ce point de vue là c'est oui c'est plutôt une réussite vous la connaissiez en tant que poète vous avez déjà vu dans sa poésie je trouve que c'est quelqu'un que je ne connaissais absolument pas qui sème le vent allait lire ce roman qui est très étonnant voilà de mariée que lucas srij nouvelle mais c'est vrai qu'il ne fait pas absolument du bien il abat rucher et buchet chastel et il est traduit je pense très bien traduit pas ce que dit vraiment oui on lahmadi barre daniel counot
Catherine Dumas