Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, invité RTL du 5 mars 2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:38OuverteRéponse directe
Pas mal comme entrée en matière, vous ne vous attendiez pas à ça ?
- 1:10OuverteRéponse directe
En cas d'épidémie, de passage à ce qu'on appelle le stade de 3, vous avez un plan qui est prêt ?
- 1:40OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a restriction totale du trafic si on passe au stade 3 ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Là aujourd'hui, comment les cheminots sont protégés ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Il y a toujours des changements de contrôleurs sur la ligne Paris-Milan à Modane ?
- 3:27OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu des demandes de droit de retrait de certains de vos salariés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« un mois après vous faites face à six semaines de grève contre la réforme des retraites »
- 0:27Invité politiqueFait
« qui engendre de mauvais résultats pour l'entreprise »
- 0:30Invité politiqueFait
« A présent c'est une autre crise que vous avez à gérer, celle du coronavirus »
- 1:36PrésentateurFait
« Notre objectif c'est de protéger nos clients, protéger nos salariés »
- 2:16PrésentateurFait
« les scénarios existent, mais ils seront déclenchés à la demande du gouvernement »
- 2:40PrésentateurFait
« la protection générale c'est vraiment d'appliquer les règles d'hygiène recommandées par les pouvoirs publics »
- 2:53PrésentateurFait
« on a aussi sur l'Italie, on a pris des mesures plus sévères sur l'Italie avec des masques mis à disposition des contrôleurs »
- 3:30PrésentateurFait
« On a eu des inquiétudes manifestées par les salariés, ce qui est bien normal »
- 3:40PrésentateurFait
« nous discutons beaucoup avec les organisations syndicales »
- 4:49Invité politiqueChiffre
« La situation économique et sociale de la SNCF, les grèves ont fait perdre un milliard d'euros »
- 5:13PrésentateurFait
« La SNCF, maintenant, c'est une véritable société anonyme, avec des règles du jeu, un conseil d'administration »
- 6:08PrésentateurFait
« tant que la réforme ne sera pas allée en son terme, on aura toujours un foyer de résistance sociale sur ce sujet »
- 6:26PrésentateurChiffre
« 85% des gens qui voulaient prendre le TGV ont pu le faire »
- 6:48PrésentateurChiffre
« la grève nous a coûté un milliard, c'est dommage »
- 7:48PrésentateurChiffre
« en 2020, nous confirmons des investissements supérieurs à 10 milliards d'euros »
- 8:23PrésentateurChiffre
« nous lançons une campagne de promotion avec des millions de billets à moins de 35 euros »
- 8:36PrésentateurChiffre
« Ouigo a transporté plus de 50 millions de personnes »
- 10:30PrésentateurFait
« l'État d'ailleurs va allouer un lot de lignes intercitées à un opérateur »
- 11:23PrésentateurChiffre
« Le train, c'est 7 fois moins de CO2 que la voiture »
- 11:25PrésentateurChiffre
« c'est 10 fois moins de CO2 que le camion »
- 11:27PrésentateurChiffre
« c'est 30 fois moins de CO2 que l'avion »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Jean-Pierre Farandou27 %
- Présentateur 24 %
- ?2 %
≈ 14,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous êtes sur RTL. 7h42, très bonne journée à vous tous qui écoutez RTL. Alba Ventura vous recevait donc ce matin, le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou.
Bonjour Jean-Pierre Farandou et
merci
de réserver votre première interview à RTL. Alors vous êtes président de la SNCF depuis le mois de novembre, le 1er novembre, et on peut dire que vous avez eu des débuts sportifs, on peut dire comme ça, puisque un mois après vous faites face à six semaines de grève contre la réforme des retraites, qui engendre de mauvais résultats pour l'entreprise. A présent c'est une autre crise que vous avez à gérer, celle du coronavirus, alors que la campagne de réservation pour l'été démarre bientôt. Pas mal comme entrée en matière, vous ne vous attendiez pas à ça ? Ça a été difficile de gérer
les
débuts
?
C'est
une période particulière effectivement, vous l'avez dit, l'entreprise est une grosse entreprise. Il y
a
déjà pas mal de boulot pour la piloter et la mettre en mouvement. Effectivement j'ai dû faire face, pas que moi d'ailleurs, moi et tous les dirigeants de la SNCF et les cheminots ont dû faire face à deux crises, une crise sociale avec une grève très longue, et puis maintenant une crise sanitaire qui se dessine, qui viendra forcément impacter notre manière de faire rouler les trains et accueillir nos clients à la SNCF.
Alors justement on va commencer par ça, vous êtes sur le pied de guerre comme on dit, en cas d'épidémie, de passage à ce qu'on appelle le stade de 3, vous avez un plan qui est prêt ?
Oui, la SNCF bien sûr nous prenons très au sérieux cette crise sanitaire qui est mondiale, qui frappe le monde, l'Europe et notre pays. Nous avons mis en place une cellule de haut niveau avec des dirigeants, avec des médecins aussi qui nous conseillent. Nous sommes très articulés avec les pouvoirs publics parce que nous souhaitons rester dans la discipline qui est dictée par l'État sur les mesures à prendre. Donc effectivement nous notre objectif c'est de protéger nos clients, protéger nos salariés.
Donc qu'est-ce qui se passe si on passe à ce stade 3 ? Est-ce qu'il y a restriction totale du trafic ? Là pour l'instant il y
a
continuité, c'est ce qu'a dit la ministre Elisabeth Borne. Donc qu'on arrête tous les trains si demain on passe au stade 3 par exemple
? Je
crois qu'il faut être clair,
c
'est-à-dire que la situation est évolutive. Donc à l'heure où on se parle, les trains peuvent rouler sans risque. Je crois que les pouvoirs publics sont clairs, le directeur de la santé publique est tout
à
fait clair sur ces sujets. Donc aujourd'hui les trains peuvent rouler en toute sécurité. Ensuite demain s'il
y
a des restrictions de train, ça c'est pas à la SNCF de le décider. Ça sera au gouvernement de voir quelle mesure ils comptent prendre. Par contre on s'y prépare, on a des scénarios et nous sommes en capacité de réduire l'offre en protégeant bien sûr au maximum les salariés dont on aurait besoin pour faire rouler ces trains dont les scénarios existent, mais ils seront déclenchés à la demande du gouvernement.
Là aujourd'hui, comment les cheminots sont protégés ? Est-ce que vous leur demandez de porter des masques ? Est-ce qu'il
y
a du gel partout ? Comment est-ce qu
'ils
sont protégés ?
Aujourd'hui la protection générale c'est vraiment d'appliquer les règles d'hygiène recommandées par les pouvoirs publics. Donc c'est vraiment le lavage de main très systématique. On a aussi sur l'Italie, on a pris des mesures plus sévères sur l'Italie avec des masques mis à disposition des contrôleurs pour à la fois traiter un passager qui pourrait présenter des symptômes et se protéger eux-mêmes, puis en plus déclencher la procédure de prise en charge. Nous relions aussi bien sûr les systèmes d'information dans tous nos gardes. Nous avons mis des affiches à la fois d'ailleurs pour nos clients comme pour nos salariés. Il
y a toujours des changements de contrôleurs sur la ligne Paris-Milan à Modane ? Oui, sur
l'Italie effectivement, nous avons convenu avec nos collègues italiens que les contrôleurs français s'arrêtaient à Modane et c'est ensuite les contrôleurs italiens qui prenaient la suite des trains jusqu'à Milan.
C'est le seul cas, il n
'y
a pas d'autres endroits où on change de contrôleur
? Exactement, c'est le seul cas.
Est-ce qu'il y
a
eu des demandes de droit de retrait de certains de vos salariés ?
On
a eu des inquiétudes manifestées par les salariés, ce qui est bien normal. On comprend tout à fait qu'ils peuvent s'inquiéter sur la situation. Nous discutons beaucoup avec eux, nous discutons beaucoup avec les organisations syndicales et à ce stade, les informations, le partage d'informations que nous faisons permet d'éviter les droits de retrait. Là encore, les pouvoirs publics sont clairs et selon eux, il n'y a pas normalement valeur à déclencher un droit de retrait, mais nous comprenons l'émotion et nous la gérons par beaucoup d'informations et beaucoup de transparence.
Est-ce que vous avez constaté, Jean-Pierre Farandou, que les gens prenaient moins le train en ce moment
? Non,
on ne
peut
pas dire que les gens prennent moins le train. De toute manière, on a un redémarrage après les grèves qui est en train de se faire. Ce démarrage est assez lent. On préférait que les gens reviennent plus vite dans nos trains. C'est sûr que ce climat d'épidémie n'aide pas à la mobilité, mais c'est compliqué aujourd'hui de dire qu'il
y a
un effet. Il faut attendre un peu plus longtemps pour être capable de mesurer un effet éventuel de cette épidémie sur nos trafics.
Est-ce qu
'il
y
a
un effet sur le transport de marchandises, sur le fret
?
Est-ce que c'est plus impacté
?
Sur le fret, il y
a
un effet, mais c'est dû à la Chine. Nous avons une grosse filiale qui s'appelle Geodis, qui concourt au transport des marchandises entre les continents. Vous savez que la Chine est un gros producteur de services et de biens. Effectivement, notre filiale Geodis, elle, est impactée au plan économique en perdant plusieurs millions par mois dû au ralentissement de
l
'activité en Chine et entre la Chine et le reste du monde.
Alors, Jean-Pierre Farandou, venons-en si vous le voulez bien. La situation économique et sociale de la SNCF, les grèves ont fait perdre un milliard d'euros. Avant de savoir quelles économies vous allez faire, je voulais avoir votre sentiment, M. Farandou. Ces chiffres, ils ont été annoncés par le secrétaire d'État au transport, Jean-Baptiste Djebari, avant vous. Alors que ce
n
'est plus l'État qui dirige la SNCF, même s'il reste actionnaire. Ça vous agace
? Non,
pas du tout. Je crois qu'il faut s'habituer à
la
nouvelle gouvernance. C'est vrai que vous avez raison. La SNCF, maintenant, c'est une véritable société anonyme, avec des règles du jeu, un conseil d'administration, des sociétés filiales et filles. Voilà, on va mettre en place une nouvelle gouvernance. Le secrétaire d'État avait l'information, il a souhaité la dire, ce n
'est
pas très grave. Nous avons pu officialiser cette information lors du conseil
d
'administration qui suivait.
Il est temps que l'État comprenne que vous n'êtes pas le bureau des transports du gouvernement
?
C'est-à-dire que les grandes décisions de la SNCF, elles se prendront, comme dans toutes les sociétés, au conseil d'administration de l'entreprise, après un passage dans les comités, vraiment comme dans toutes les sociétés. C'est comme ça que maintenant, la SNCF va se gouverner.
Le climat social de l'entreprise, de la SNCF, est-ce que vous sentez que les cheminots pourraient repartir en grève avec notamment ce qui se passe à l'Assemblée, le 49-3 ? Est-ce que les esprits sont échauffés
?
Sur le sujet des retraites, vous savez qu'il y
a
eu effectivement une tension sociale forte, puisqu'on a deux grands syndicats de l'entreprise, mais leur fédération, voire leur confédération, qui s'oppose au fond de la réforme. Donc là,
effectivement,
tant que la réforme ne sera pas allée en son terme, on aura toujours un foyer de résistance sociale sur ce sujet. Ça n'entraîne pas aujourd'hui des grèves trop importantes. On a de temps en temps des mouvements. Dans ces cas-là, nous faisons ce que nous faisons toujours, c'est faire le maximum pour offrir le meilleur service aux clients. On l'a réussi même pendant la période de grève de cet hiver, puisque vous savez que 85% des gens qui voulaient prendre le TGV ont pu le faire, dont nous le ferons si d'autres mouvements sociaux devaient intervenir.
Vous vous dites que vous parlez cheminots, première langue, vous êtes entré en 81, comme chef de gare à Rodez. Ça passe les économies à réaliser, je le disais tout à l'heure, un milliard de pertes dues aux grèves. Vous devez réaliser 200 millions d'économies, c'est ça ?
Oui, la grève nous a coûté un milliard, c'est dommage. Ce milliard, si on l'avait eu à la fois l'année, aurait été excellente, donc on a un petit regret quand même. Et puis deuxièmement, ce milliard, il va nous manquer. Il va nous manquer pour rénover le service à nos clients, pour acheter des trains neufs, pour rénover des gares. Donc il y
a
un impact économique bien évidemment sur ce milliard.
Comment on
fait pour
faire
des économies ? D'abord,
ce
n
'est
pas anormal de vouloir faire des économies. Quand vous avez une très mauvaise nouvelle qui vous frappe, en tant que dirigeant d'entreprise, je suis dans mon rôle d'essayer de rattraper une partie de l'argent perdu. Comment on fait ? On décale des projets. Franchement, j'ai dit que je ne toucherais pas à
l
'emploi, donc je ne vais pas faire des économies en réduisant les effectifs dans les établissements de production. On
fait des sessions d'actifs, on se sépare de friches, de HLM, de je ne sais quoi, qui appartiennent à la SNCF
? Non, ce qu'on va faire principalement, je vous le dis, c'est décaler des projets. Peut-être ces projets d'ailleurs, ça peut être de la rénovation de matériel roulant, ça peut être des systèmes d'information, on va les décaler d'un an, de deux ans.
Le
réseau, il est mal en point, on
parle
souvent de la fragilité du réseau, donc ça aussi,
c
'est décalé ?
Non, pas du tout, donc là-dessus, je vais être très clair, on ne touchera pas aux investissements prévus sur le réseau. D'ailleurs, à ce stade, en 2020, nous confirmons des investissements supérieurs à 10 milliards d'euros, donc une grosse partie d'ailleurs a fait sur le réseau, parce qu'il est très important de poursuivre les efforts pour doter la France de réseaux ferroviaires performants. Donc, il ne
faut
pas relâcher l'effort, même si on a parfois quelques difficultés conjoncturelles, il faut s'installer dans la durée pour donner aux Français le réseau ferroviaire dont ils ont besoin.
Jean-Pierre Farandou, comment on attire à nouveau le client ?
Qu
'est-ce qu'on fait pour lui dire de monter dans les trains ?
Il y a deux manières, elles ne
sont
pas très originales, mais il faut les faire de manière massive.
Sachant que le billet n'est pas donné.
Je ne
suis
pas d'accord avec vous, on trouve des petits prix dans les trains. D'ailleurs, nous lançons une campagne de promotion avec des millions de billets à moins de 35 euros, donc c'est la meilleure manière d'attirer les clients.
Tout le monde y a droit, c'est 35 euros, parce
que
souvent on arrive sur Internet et il n'y
en
a plus.
Non,
tout le
monde y a droit, ce seront des prix qu'on va donner, bien sûr, sur les Ouigo. Vous savez, Ouigo a transporté plus de 50 millions de personnes, c'est vraiment le TGV populaire, et donc nous avons beaucoup de petits prix à la SNCF.
J'ai entendu dire que vous alliez mettre au point une tarification Robin des Bois. C'est quoi ? On fait payer les riches ?
Alors la tarification Robin des Bois, en fait, elle existe depuis longtemps. C'est quoi le principe ? C'est que si vous voulez justement offrir des petits prix à beaucoup de Français, et nous le souhaitons, si vous voulez remplir les trains en période creuse, il faut être capable de trouver le prix que certaines personnes sont prêtes à payer, parce qu'elles veulent voyager en pointe, elles veulent voyager en première classe, avec des billets échangeables, avec des billets remboursables, avec du service, donc la tarification Robin des Bois, c'est d'aller chercher les prix que certaines personnes peuvent payer pour se permettre d'avoir des tout petits prix.
Parce que sûrement à des tout petits prix, on ne s'en sentirait pas. Donc vraiment cet écart de prix, entre les prix les plus élevés et les prix les plus bas, c'est ça qui va permettre d'attirer au TGV un grand nombre de Français.
Il
y a aussi une amélioration à faire au guichet, alors je sais très bien qu'on est beaucoup plus sur internet qu'au guichet, mais en revanche au guichet c'est toujours la panique. Qu'est-ce qu'on fait pour améliorer l'accueil
?
D'abord je suis d'accord, je l'ai dit moi-même, parce que j'étais moi-même client voulant acheter un billet de train il y a quelques mois, et j'ai mis une heure et demie à avoir mon billet, c'est une situation que je juge inacceptable. Quand on se veut une entreprise commerciale, il est complètement anormal d'infliger une heure et demie d'attente, mais ce qu
'on
va faire, il y a un projet dans l'entreprise qu'on a lancé, qui s'appelle 30 minutes max.
30
minutes max, pas plus d'une demi-heure au
guichet. Voilà,
et on voudra qu
'il soit en place.
Oui, c'est déjà pas mal, mais on vient d'une heure et demie, donc c'était déjà un très gros effort. Il n'y
a
pas 36 méthodes, il faut renforcer les personnels au guichet, il faut mettre aussi des gens qui aident peut-être à mieux gérer les fils et amener les gens vers des automates, et on va lancer une nouvelle automate qui permettra d'acheter son billet avec des billets de banque, avec des pièces, ça n'existait pas. Je pense que l'ensemble de ces dispositifs va nous permettre d'avoir cet objectif 30 minutes max à partir du 1er juillet de cette année.
L
'ouverture à la concurrence, c'est pour la fin de l'année, ça vous fait peur
? L
'ouverture à la concurrence, effectivement, c'est cette année, l'État d'ailleurs va allouer un lot de lignes intercitées à un opérateur. J'espère que ce sera nous, on fera tout pour conserver ces lignes.
S'ils ont des billets moins chers que vous, ça peut
être les autres. Oui, peut-être, on verra, on verra comment ça se passe. Non, elle ne me fait pas peur, elle ne nous fait pas peur, la concurrence. Quand je vois comment les équipes sont motivées et se battent comme des lions, justement, pour être innovants, se remettre en question et proposer les meilleures offres possibles, pour nous, c'est un défi, ce n
'est
pas un chiffon rouge, c'est un
défi que nous sommes prêts à relever. Les premières lignes
concernées, quelles sont-elles les premières lignes ouvertes à la concurrence
?
Les premières lignes pour cette année, ce sont des lignes qui circulent entre Nantes et Bordeaux et entre Nantes et Lyon.
D'accord. Jean-Pierre Farandou, votre SNCF a 10 ans, vous la voyez comment
? Moi,
la SNCF a 10 ans, je la vois très bien sportée. Pourquoi ? Parce que le train, c'est l'avenir. Quand on voit l'urgence climatique que nous devons relever, on a des chiffres incroyables pour le train. Le train, c'est 7 fois moins de CO2 que la voiture, c'est 10 fois moins de CO2 que le camion, c'est 30 fois moins de CO2 que l'avion.
Il y a ce mouvement-là, le fly scam.
Oui, exactement. La
honte de prendre l'avion, la culpabilité de polluer. Donc, vous avez tout à gagner.
On a tout à gagner. Je pense que les gens auront honte de prendre l'avion, mais ils seront très fiers de prendre le train. Donc, on aura une activité incroyable. Les Français seront amoureux du train et de la SNCF. Et les cheminots seront fiers de travailler dans cette entreprise parce que nous serons l'entreprise, une des entreprises qui contribuera le plus à la protection de la planète dans notre pays.
Et donc, vous pourrez encore plus baisser le prix des billets
?
On sera prêt à le faire. Je vous dis, c'est Robin Desbois. Il y aura des prix bas, mais il y
aura
peut-être quelques prix un peu plus élevés pour des gens qui ont besoin de services et besoin de partir dans les périodes de pointe où nous avons le plus de demandes par rapport à l'offre que nous sommes capables de proposer.
Merci beaucoup, Jean-Pierre Farandou.
Je vous en prie, merci beaucoup. Sur la crise sanitaire, une cellule de crise de haut niveau a été mise en place, vient de nous dire le PTG de la SNCF. Concernant les grèves, même pendant celle-ci, le plus haut lot, plus fort du mouvement, 85% des déplacements ont été assurés. Enfin, concernant le milliard perdu, les économies ne toucheront ni l'emploi, ni l'entretien du réseau, vient de nous dire Jean-Pierre Farandou. L'intégralité de l'entretien est à retrouver sur le site rtl.fr et nous surfons sur le Camembert dans un instant avec Cyprien Sy.
Jean-Pierre Farandou