François Bayrou propose la suppression de deux jours fériés
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je voudrais d'abord aborder la question du travail. J'ai la conviction qu'il faut réconcilier notre pays avec le travail, avec l'emploi, avec l'épanouissement au travail. Il est devenu insupportable pour beaucoup d'entre nous, j'en suis sûr, quel que soit le courant de pensée auquel nous appartenons.
Il est devenu insupportable de voir toutes les entreprises artisanales, tous les commerces, tous les secteurs industriels. se plaindre et parfois mettre la clé sous la porte parce qu'ils ne trouvent plus les salariés jeunes ou motivés dont leurs entreprises ont besoin et dont ils espéraient qu'elle qui pourraient un jour prendre de la succession. Ce blocage là, ce désenchantement face au travail, c'est un ennemi public et je vous propose que nous le combattions.
Il faut travailler plus. Il faut que toute la nation travaille plus pour produire et pour que l'activité du pays dans son ensemble soit plus importante dans l'année et pour que la situation de la France s'améliore. Je propose donc que de jours fériers soient supprimés pour tout le pays.
Je cite comme exemple, mais je suis prêt à accepter d'autres idées. le lundi de pâqu n'a aucune signification religieuse et le 8 mai dans un mois de mai devenu un véritable gruyère où l'on saute de pont en viaduc de congé et qui est en avance de phase comme on dit un mois qui porte vers les vacances. Ce sont des propositions.
Je suis prêt à en accepter ou en examiner d'autres. Si d'autres idées surgissent, bienvenue. Et nous pourrons voir.
Mais vous voyez bien que ça n'est pas du tout la même chose pour les spécialistes parlementaires que d'autres idées qui avaient été proposées l'année dernière qui était que il y ait pour chaque travailleur une journée de solidarité dont on ne vérifierait pas vraiment si elle est accomplie ou pas et qui se traduirait uniquement par des prélèvements sur les entreprises. C'est pas du tout la même chose. C'est le pays tout entier qui se met au travail ou qui se remet au travail un jour où depuis longtemps il ne travaillait plus.
Au passage, cette modification de notre calendrier des jours fériers rapportera plusieurs milliards au budget de l'État simplement parce que les entreprises, les commerces, la fonction publique, le la nation travaillera et que notre production sera améliorée. Si nous ne produisons pas assez aujourd'hui, c'est aussi parce que nous ne sommes pas assez nombreux à travailler. Alors, ça a une signification très simple.
Nous devons augmenter la part de nos concitoyens qui travaillent, faire en sorte que ceux qui le veulent puisse travailler davantage et que tous travaillent dans de meilleures conditions. Il n'est pas normal qu'un pays comme le nôtre avec autant d'emplois offerts conserve un taux de chômage au-dessus de 7 % et que le nombre d'emplois non pourvus soit aussi élevé. L'accent doit notamment être mis sur les jeunes et les seniors pour qui les taux d'emploi sont particulièrement faibles par comparaison avec nos voisins européens.
Pour améliorer cette situation, nous devons lever les obstacles qui tiennent beaucoup de français éloignés du marché du travail. Dans les prochains jours, je vais proposer deux négociations s'il l'accepte aux partenaires sociaux. un nouveau chantier sur l'assurance chômage dont beaucoup d'analyses indiquent qu'elle porte une responsabilité dans son organisation actuelle sur les repris l'absence de reprise d'emploi et aussi un chantier sur le droit du travail pour améliorer les conditions de travail pour tous, faciliter les recrutements, augmenter les offres de travail lorsque c'est possible.
Nous devons avoir comme but que le travail soit toujours un choix. gagnant qu'il n'y ait aucun frein plus aucun frein au fait de travailler ou de travailler plus. En coordination avec les collectivités, je proposerai au Parlement avant la fin de l'année un projet de loi créant une allocation sociale unifiée pour une solidarité plus lisible et qui donne toujours la priorité au travail.
Et si le travail devient un choix gagnant, alors notre système de retraite en sortira aussi gagnant. Comme je m'y suis engagé à l'issue du conclave entre guillemets avec les partenaires sociaux, les mesures assurant l'équilibre financier du régime et un traitement plus juste notamment pour les femmes dans la maternité est venue bousculer les carrières et la prise en compte de la pénibilité figureront dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale à l'automne. Tous ces progrès seront réalisés sans alourdir le coût du travail.
Nous devons enfin et c'est d'un chantier vraiment très important, c'est une reconfiguration de notre système social au moment où il a 80 ans et si nous voulons qu'il dure 80 années de plus, nous devons moins faire peser sur le travail euh le financement de notre système social. C'est une question pas seulement de compétitivité et de pouvoir d'achat mais de justice. Nous devons refonder ce modèle de financement en cherchant d'autres bases pour le financer que le travail.
Ce basculement d'assiette, comme disent les initiés, est un des très grands chantiers que nous avons devant nous. [Musique]
François Bayrou