François Ruffin face aux Français !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
comment est-ce que concrètement vous transformer précisément le poison dont on parlait en espoir et ben concrètement il faut poser ce que nous on veut il faut le disposer ce que nous on veut par exemple moi qu'est-ce que je dis je dis que on passe si nous étions au pouvoir si nous étions précis nous étions à l'Élysée dès cet été on fait des vacances avec plus de bonheur pour les Français pourquoi c'est quoi là aujourd'hui les Français la première chose dont il se prive quand je les interroge le sentiment de déclassement il passe d'abord par les vacances on voit que ça se passe aussi par l'alimentation mais ça passe aussi beaucoup par moi je mon père était ouvrier il y avait qu'un seul salaire dans ma famille et pourtant on partait en vacances maintenant moi il y a deux salaires à la maison c'est pas moi c'est un chef de ligne dans l'industrie agroalimentaire qui me raconte ça il y a deux salaires à la maison et pourtant je peux pas emmener mes enfants en vacances donc sa force les questions des classements je pense que on doit réinventer par exemple un projet pour les vacances dans cette société je veux dire l'évidence c'est quoi l'évidence c'est dire pH gratuit bon les autoroutes se sont assez gavés l'évidence c'est de dire on va mettre le train est limité à 10 euros mais quand vous dites compétitivité est-ce que vous pensez que c'est en continuant à diminuer les salaires est-ce que ces grands continuent à diminuer les normes environnementales et que c'est en continuant à diminuer les normes fiscales qu'on va être compétitif avec la Chine sur la molécule que je cite tout à l'heure la lysine [Musique] comment résoudre le difficile commercial il y a deux solutions soit on vise à exporter davantage et donc il nous faut de la compétitivité donc il nous faut baisser les normes fiscales sociales environnementales c'est ce qu'on fait depuis 40 ans avec un échec chronique soit on se dit notre objectif est d'apporter moins et c'est là qui ce qui devrait être la clé du problème sur par exemple la molécule que j'ai cité tout à l'heure la ligne si on veut garder une certaine autonomie si au moins on veut garder une base industrielle là-dessus si on veut garder à un certain savoir-faire qui fait que en cas de problème on est encore capable de la produire c'est pas en alignant les les salaires des ouvriers de Picardie sur ce Shanghai qu'on va s'en sortir c'est en se disant il y a rétablir un certain une certaine protection aux frontières de l'Union européenne qui fait que on va modérer un libre-échange qui est devenu complètement on s'en fout voilà une option et je pense que cette option elle doit être maintenant être posée sur la table je pense que quand on prend la situation des chefs d'entreprise se pose la question la justice fiscale dans ce pays parce que comment ça se fait que les tpeme sont accès à hauteur de 24 % que les entreprises du CAC 40 en moyenne elles vont être à 4 % et qu'on a total qui va réussir à payer 0 % d'impôt sur les sociétés fiscales qu'une petite entreprise effectivement c'est impossible pour elle de toute maire de la faire quand bien même elle souhaiterait le faire et ce qui est vrai pour les entreprises avec les petites prépaigros et les gros paie petit et vrai aussi au niveau des individus puisqu'on va avoir une taxation des grandes fortunes de ce pays qui en pourcentage va être inférieure à ce que moi ou vous vous pouvez payer payer en tant qu'individu pourquoi parce que alors je vais pas faire un cours je vais pas remplacer manuel le chip mais il y a eu un déplacement des bases fiscales c'est-à-dire qu'auparavant c'était ce qui était mobile qui était taxé l'impôt sur les sociétés était de 50% au milieu des années 80 aujourd'hui on est passé avec comme toi afficher à 25% et je vous l'ai dit total est à 0%. donc ça s'est déplacé vers les bases immobiles c'est-à-dire vous vous allez pas aller situer le siège de votre entreprise au Luxembourg au Bahamas aux îles Caïman et vous-même vous allez pas des manager en Andorre pour avoir une meilleure fiscalité donc là ce poste la question de sur qui repose l'impôt et je pense que c'est la première des questions en fait qu'on aura affronté sur le terrain comptable quand nous serons à l'Élysée et dans les ministères ça sera la question de qui doit payer l'impôt et il est évident qu'il doit y avoir un mouvement vers davantage de justice fiscale dans ce pays on vous dites pourquoi ce livre retraite parce que moi ce qui menave le plus là dedans c'est le gâchis l'immense gâchis on devrait être en train de se demander comment on fait pour remettre sur pied l'école on devrait être on a un hôpital en Lambo comment on fait pour le remettre sur pied on a un rail qui déraille comment on fait comme pour le remettre sur pied on va voir des sécherettes à affronter comment on fait et on devrait se retrousser les manches ensemble côte à côte pour faire ça et à la place on a mis les Brandons de la discorde dans le pays on a créé la désunion et la division c'est pas le chemin qu'il nous faut moi je viens parler pour l'unité de la nation je viens parler pour un pays et une démocratie pour laquelle je suis inquiet je viens parler pour une injustice que je ressens vis-à-vis des professions que j'ai énoncées mais de manière plus générale je viens parler pour mon pays et je viens vous dire le gros souci que j'ai quand dans un moment de fracture comme celui là dans un moment où apparaissent trois blocs clairs dans la société française et aussi dans l'hémicycle avec un bloc central libéral qui s'effrite et là qui s'effondre avec un bloc d'extrême droite et avec un bloc de gauche dans ce temps de fracture là prenons conscience de ça que doit faire le président de la République il doit chercher à rassembler il doit chercher à payer à la fois que ça produit je dis de la colère puissante dans le coeur des gens certains qui vont l'exprimer et parfois pas de la meilleure des manières et d'autres qui vont avoir le passion du ressentiment et moi je sais du ressentiment n'en vous parlez depuis le début de l'émission vous pensez qu'il va il va mener à quoi la politiquement il peut mener au pire dans notre pays et c'est quoi il peut mener manifestement à Marine Le Pen maintenant je viens de le dire ça sans fatalisme moi je suis pas là pour commenter seulement je suis là pour associer le pessimisme de la lucité à l'optimisme de la volonté et dire que il y a pas de fatalité à ça on voit la pente glissante sur laquelle on se trouve une pente dépressive il faut réussir ce que j'aurais dû faire notre président de la République mettre de l'enthousiasme là-dedans soulevez le pays d'enthousiasme et je dis dans ce moment-là je on s'est un peu moqué de moi quand j'ai dit ça mais pour moi il aurait dû parler au pays avec tendresse les gens ils avaient besoin d'amour ils avaient besoin qu'on les aime qu'on les reconnaît mais non là en tout cas la manière dont il se comporte à leur égard ça avec une position de surplomb effrayante avec une distance énorme mince quand vous voyez comment les forces de police qui a devant le Conseil constitutionnel et qui il appelle ça le cheminement démocratique il est manifestement en marche quoi il y a quand même une immense distance avec aujourd'hui les Français il y a toujours eu cette distance semaine décisive une de plus la réforme des retraites va connaître une sorte d'épilogue et est-ce que la colère va s'éteindre pour autant la tension est vraiment montée Martin manifestants et les forces de l'ordre et bien s'affrontent très fort et la deuxième donc j'aime les 1213 le message le voici ou ce sont des déchets qui jongent depuis ce matin la rue Montpensier pile en face du Conseil constitutionnel la décision du Conseil constitutionnel est très attendu à l'Élysée vendredi je souhaite que cette puisse venir clarifier toutes les questions qui se posent il est complètement déconnecté des besoins de la population beaucoup de suspens pour pour ces décisions qu'on attend demain maintenant bonsoir à tous bienvenue dans cette émission spéciale intitulée ce soir le moment décisif nous sommes à quelques heures de la décision du Conseil constitutionnel on peut dire que tout se joue maintenant la mobilisation contre la réforme des retraites va-t-elle s'arrêter ou au contraire se renforcer bonsoir et bienvenue sur BFM TV ce soir nous vous donnons la parole vous qui êtes assis dans ce public ce soir vous allez pouvoir participer certains d'entre vous sont pour la réforme d'autres plus nombreux sont contre cette réforme évidemment vous pour intervenir à tout moment dans l'émission et poser les questions à nos invités et notamment le premier de nos invités ce soir c'est François Ruffin bonsoir François Ruffin bonsoir merci d'être là député la France insoumise de la Somme en a ces images François Ruffin ce soir on a eu encore aujourd'hui des images de violence mais des images de manifestation globalement aujourd'hui avec moins de monde quand on a ces violences quand on a des cortèges moins nombreux est-ce qu'il n'y a pas urgence d'une certaine manière à ce que tout ça s'arrête aussi d'une manière ou d'une autre vous avez intitulé votre émission le moment décisif et je le prends au sérieux et au sérieux au sens c'est pas seulement la décision du Conseil constitutionnel demain c'est le moment qu'on vit depuis six mois et au fond de conduit depuis un an qu'Emmanuel Macron a annoncé que sa réforme phare serait de repousser l'âge de la retraite de 62 à 64 ans décisif je suis linguiste moi de formation dans des civisme ça vient de kayda d'arrêt ça veut dire couper et je veux que on mesure il y a six mois je disais déjà cette réforme est une folie je veux qu'on mesure ce que ça va produire comme coupure nouvelle dans la société française c'est une déchirure on vit un moment de déchirure ça veut dire que ce qui se passe là faut pas croire que ça va se réparer en 15 jours trois semaines un mois même s'il y a plus manifestation parce qu'il y a quelque chose de pire que les images que vous voyez il y a quelque chose de pire c'est le poisson du ressentiment qui s'infiltre dans le corps social et le sentiment que comment on fait pour être écouté on fait des manifestations on est 1 2 3 millions on n'est pas écouté on a les syndicats qui sont unis sont pas écoutés on enfin voilà on a des autres craintes derrière c'est quoi alors votre crainte c'est quoi derrière c'est que on insinue encore toujours davantage on a un style dans le corps social le poison du ressentiment on produit une nouvelle déchirure pour moi c'est pas la première c'est au moins la troisième déchirure marquante il y a la première des choses vient remonte traiter constituer leur terrain de 2005 où il y a un message très clair envoyé par les Français à l'époque 55% des Français 80% des ouvriers qui disent non on veut pas de la libre circulation des capitaux et des marchandises on veut pas de la concurrence libre et non faussée et derrière le pouvoir fait comme si à Lisbonne il y avait pas ce message là qui était passé par le pape ça produit une déchirure profonde dans le corps social et français deuxième déchirure le mouvement des gilets jaunes ou là il y a pas de compromis social qui est passé à la sortie Emmanuel Macron fait le blabla du roi des bas il peut croire sans être sorti mais en n'écoutant pas ce que disent les Français à ce moment-là en passant pas de compromis avec les Français et bien à nouveau on insulte dans le corps social le poison du ressentiment et là je sais pas ce que va décider le Conseil naturel je pense que ça va faire l'objet d'une petite discussion entre nous évidemment mais derrière même si on a l'impression que ça s'éteint on verra bien c'est parce que chouette parce que je pense que quand on met le couvercle sur la marmite c'est encore pire parce que ça mais vous voyez qu'il y a ce risque là pour le mouvement ça fait trois semaines que ça baisse en réalité c'est possible on verra mais c'est le mouvement n'a pas dit son dernier mot c'est un mouvement qui est surprenant il va y avoir les manifestations du 1er mai mais je vous dis il y a pire que ça c'est le poison du ressentiment que ça inspire des forces sociales vous les avez listés ce soir elles accouchent de quoi quelle est la suite est-ce que vous dites que vous aussi on est dans une crise de régime comme le dit Jean-Luc Mélenchon et ensuite il se passe quoi là on est dans une crise démocratique profonde quand on sait le sentiment de ne plus être représenté de ne plus être écouté quand Emmanuel Macron dit à ses il faut parler au pays mais déjà il faudrait l'écouter le pays il faudrait le comprendre le pays avant de dire allons lui parler donc là il y a une coupure qui est pour moi pas seulement avec Emmanuel Macron mais qui devient une coupure beaucoup plus générale on vous écoutant on a l'impression que la réforme des retraites en elle-même elle est presque devenue secondaire par rapport à toutes les fractures provoquées par par la méthode c'est à dire que vous dites c'est une déchirure mais la réalité c'est que cette réforme des retraites il y en a eu plusieurs avant c'est pas la plus violente elle était pas d'une ampleur absolument considérable et moi ce que je comprends dans ce que vous dites c'est que c'est un problème plutôt de de méthode qu'un problème de fond c'était une réforme paramétrique c'était pas une grande réforme des retraites je pense que cette réforme porte une injustice profonde mais puisque vous prenez pas par ce bout là je vais pas le prendre non plus par ce bout là je pense que le moment où elle advient est terrible elle advient quand elle vient après deux années de crise covid et on a dit au premier deuxième ligne je le rappelle cette phrase Emmanuel Macron puisqu'il disait lui-même il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémers si mal les auxiliaires de ville et caristes les camionneurs qui ont continué à faire leur boulot à la sortie de ça qu'est-ce qu'il y a comme reconnaissance qu'est-ce qu'il y a comme rémunération il y a l'inflation qui vient grever leur salaire et il y a en plus on va vous mettre deux ans de plus alors que ils vivent des conditions de travail déjà très très difficile bon comme si ça suivait suffisait pas après la crise covid vous avez la guerre en Ukraine vous avez les prix qui augmente plus vite que les salaires vous avez les factures d'énergie on se demande comment les payer comment on va faire son plein dans la voiture et j'ajoute quand même une crise démocratique quel message qui sort de la dernière élection à la fois présidentielle et législatif c'est quand même une France qui est fracturée mais François Ruffin le pouvoir va vous dire ça n'est jamais le bon moment il y a toujours mille raisons pour ne pas faire de réformes y compris la réforme des retraites je pense que dans je vous le redis les fractures qui l'année dernière je vous dis ce moment d'usure de fatigue des Français et qui fait que même des gens qui sont pas du tout de gauche qui sont pas du tout de notre camp qui se disent mais vraiment c'est pas le moment de faire ça donc c'est une évidence le président avait déjà renoncé à sa réforme des retraites précédentes justement parce qu'il avait estimé que c'était pas le moment juste après les confinements multiples que nous avons vécu entre 2020 et 2021 donc une première fois il a il a il vous a suivi sur ce point-là il faut bien qu'à un moment si en plus il a annoncé la réforme vous dites crise démocratique la démocratie c'est annoncer ce qu'on va faire et ensuite le mettre en oeuvre donc par exemple il avait annoncé dans son programme que les accompagnants de d'enfance tu assures de handicap je verrai avoir un salaire décent et au minimum le salaire minimum il se trouve quoi il a moins d'empressement à le mettre en oeuvre bon mais je vous le redis moi je viens parler pour l'unité de la nation je viens parler pour un pays et une démocratie pour laquelle je suis inquiet je viens parler pour une injustice que je ressens vis-à-vis des professions que j'ai énoncé mais de manière plus générale je viens parler pour mon pays et je viens vous dire le gros souci que j'ai quand dans un moment de fracture comme celui-là dans un moment où apparaissent trois blocs clairs dans la société française et aussi dans l'hémicycle avec un bloc central libéral qui s'effrite et là qui s'effondre avec un bloc d'extrême droite et avec un bloc de gauche dans ce temps de fracture là prenons conscience de ça que doit faire le président de la République il doit chercher à rassembler il doit chercher à payer à la fois que ça produit je dis de la colère puissante dans le coeur des gens certains qui vont l'exprimer et parfois pas de la meilleure des manières et d'autres qui vont avoir le passion du ressentiment et moi je sais du ressentiment n'en vous parlez depuis le début de l'émission vous pensez qu'il a il va mener à quoi la politiquement il peut mener au pire dans notre pays et c'est quoi il peut mener manifestement à Marine Le Pen maintenant je viens de le dire ça sans fatalisme moi je suis pas là pour commenter seulement je suis là pour associer le pessimisme de la lucité à l'optimisme de la volonté et dire que il y a pas de fatalité à ça on voit la pente glissante sur laquelle on se trouve une pente dépressive il faut réussir ce que j'aurais dû faire notre président de la République mettre de l'enthousiasme là-dedans soulevez le pays d'enthousiasme et je dis dans ce moment-là je on s'est un peu moqué de moi quand j'ai dit ça mais pour moi il aurait dû parler au pays avec tendresse les gens ils avaient besoin d'amour ils avaient besoin qu'on les aime qu'on les reconnaît mais non là en tout cas la manière dont il se comporte à leur égard ça avec une position de surplomb effrayante avec une distance énorme mince quand vous voyez comment les forces de police qui a devant le Conseil constitutionnel et qui il appelle ça le cheminement démocratique il est manifestement en marche quoi il y a quand même une immense distance avec aujourd'hui les Français il y a toujours eu cette distance pourquoi pourquoi vous citez spontanément Marine Le Pen comme celle qui pourrait en profiter par exemple plutôt que que la gauche pourquoi la colère le ressentiment ce besoin de tendresse s'amènerait à Marine Le Pen forcément je renie il n'y a pas de fatalité et moi je viens sur ce plateau ce soir et je vais partout pour lutter contre cette pente là je suis convaincu que la pente du ressentiment de la colère individuelle garder dans son coin qui pourrit dans le coeur ça mène pas au meilleur donc nous on a une alchimie opérée qui est la transformation de la colère en une espérance et je veux dire la crise de 1929 elle a conduit dans le monde à la fois au New Deal aux États-Unis elle a conduit nazisme en Allemagne elle a conduit au Front populaire en France donc je viens dire il y a pas de fatalité comment est-ce que concrètement vous transformer précisément le poison dont on parlait en espoir et ben concrètement il faut poser ce que nous on veut il faut disposer ce que nous on veut par exemple moi qu'est-ce que je dis je dis que en principe si nous étions au pouvoir si nous étions précis nous étions à l'Élysée dès cet été on fait des vacances avec plus de bonheur pour les Français pourquoi ça veut dire dès qu'on parle de vacances on est curieux ça veut dire que là aujourd'hui les Français la première chose dont il se prive quand je les interroge le sentiment de déclassement il passe d'abord par les vacances on voit que ça se passe aussi par l'alimentation bon mais ça passe aussi beaucoup par moi je mon père était ouvrier il y avait qu'un seul salaire dans ma famille et pourtant on partait en vacances maintenant moi il y a deux salaires à la maison c'est pas moi c'est un chef de ligne dans l'industrie agroalimentaire qui me raconte ça il y a deux salaires à la maison et pourtant je peux pas emmener mes enfants en vacances donc sa force les questions des classements je pense que on doit réinventer par exemple un projet pour les vacances dans cette société je veux dire l'évidence c'est quoi l'évidence c'est dire pH gratuit bon les autoroutes se sont assez gavés l'évidence c'est de dire on va mettre le train est limité à 10 euros et l'évidence c'est de dire bah voyons il y a des problèmes on a on manque de serveur par exemple dans les restaurants et du Sud bah qu'est-ce qu'il faut faire il y a des étudiants qui sont en galère et ben on construit le fait que on va mener parce que l'évidence c'est pas d'abord de s'attaquer au vrai préoccupations quotidiennes des français plutôt que de les envoyer en vacances est-ce que vous aurez le courriel est-ce que vous auriez le courage par exemple ce qui n'est pas fait dans ce pays depuis 40 ans de s'attaquer aux problèmes du logement qui est en fait un des problèmes essentiels puisque beaucoup de cette hypersensibilité sur la question du pouvoir d'achat vient de la place du logement prise dans le budget des Français je suis pleinement d'accord avec vous monsieur bon maintenant je vous dis ce qu'on peut faire en trois mois vous voyez les lumières qu'on peut ramener en vacances [Musique] il y a un problème central dans ce pays c'est quand même la question des salaires je veux dire moi je viens pour dire une chose simple les Français doivent pouvoir vivre de leur salaire de leur travail leur travail présent le salaire le travail passé la retraite il faut poser ça comme principe dans un temps où on a une inflation qui a 6% à 16% sur les produits agroalimentaires la base de tous c'est se dire on index les salaires sur l'inflation on fait que les salaires suivent l'inflation parce que sinon c'est pas possible pour les gens vous me dites rien que c'est souvent enfin vous contredit souvent quand vous proposez dans d'excès les salaires sur l'inflation parce que ça a déjà eu ça n'a pas créé encore et que dans les boîtes où vous allez puisque vous allez souvent sur le terrain vous voyez bien que objectivement les discussions entre les syndicats et les patrons se passent pas si mal c'est-à-dire que vous avez en moyenne 4 à 5 % d'augmentation de salaire en 2022 vous en aurez autant en 2023 je dis pas que c'est bien je dis pas que c'est assez mais je veux dire dans les entreprises ça discute quand même on est à 3 % d'augmentation moyenne par une inflation à 6 % on a des prix qui augmentent deux fois plus vite que les salaires maintenant je vous rejoins sur la question du logement je veux dire si on regarde ce qu'il y a évolué dans la part du budget des ménages le plus terriblement dans la durée c'est la part des logements qui gagnent et c'est la part de l'alimentaire qui baisse donc il y a à se demander comment on fait mais ça ça passe fait en trois mois c'est à dire que il y a des thèmes comme ça qu'il faut sortir du marché il y a des thèmes qui peuvent pleinement appartenir au marché et il y a des des questions qui sont sur lesquelles on doit avoir un marché qui est régulé un marché qui est encadré et on espère que ça soit la loi de la concurrence la loi de la concurrence immobilière qui fasse que on a une création de logement et une création de logement cibler pour ceux qui en ont besoin à commencer par les logements vacants tous azimuts alors avec le Airbnb avec la multiplication des résidents secondaires dans des zones où sa prime sur les résidences principales c'est quand même des vraies questions aujourd'hui avec les Français les spectateurs qui sont ici des vacances et les retraites évidemment je reviens au moment décisif qu'on vit demain 17h40 ce sera en direct évidemment sur BFM TV licence spéciale présenté par aurélica ici présente je le dis bon décision du Conseil constitutionnel est-ce que tout se joue demain non pour moi ça se joue dans la durée et puis je pense pas qu'on puisse laisser le sort d'une réforme comme celle-là entre les mains de 9 sages c'est pas vrai donc il y a il y a là une déclaration juridique est-ce que c'est constitutionnel est-ce que c'est pas constitutionnel ça n'enlève rien que ce que vous fait que ça puisse être illégitime quand des millions de Français se sont multiples dans la piscine sauf que le président de la promulgué dans les 15 jours d'accord mais lui il fera ça peut-être mais c'est pas le dernier mot derrière il va continuer à y avoir des luttes il y aura peut-être un référendum et il y aura d'autres élections qui peuvent c'est une porte de sortie le référendum en tout cas c'est pas une part de sortie c'est au Conseil constitutionnel de décider ça mais je pense que valide mais en tout cas moi je suis très preneur je suis très preneur du fait que on aille chercher 5 millions de signatures et à vrai dire on prend soin Ruffin on aujourd'hui que la gauche a déposé en deuxième référendum d'initiative partagée Conseil constitutionnel d'ailleurs ce soir dit qu'il l'a reçu voilà jusqu'ici tout va bien ou pas pourquoi le premier n'allait pas je crois que il y avait pas une notion fiscale qui était insuffisante dans le premier rythme qui était adressé au Conseil constitutionnel c'est ce que vous nous dites ce soir là il y a un rôle on voit très bien qu'il y a un rôle du Conseil constitutionnel qui se limite pas à la constitution c'est à dire qu'il y a est-ce que dans le pays il va quelle corde de rappel il va y avoir pour dire un homme qui est quand même très seul là-haut je veux dire quand ils en sont à dire au Conseil d'orientation des retraites c'est vous qui faites du mauvais travail ça va stop quoi il est avec qui sont pas fâchés à la fin il est même fâché on les voit côte à côte là mais il se tourne le dos en même temps sur l'image que d'Emmanuel Macron donc un homme seul qui décide là-haut contre un pays presque tout entier moi chez moi je ce sont les artisans qui étaient contre cette réforme et vous députés français soumise de la Somme est-ce que vous faites confiance au Conseil constitutionnel est-ce que vous respecterez demain la décision du Conseil constitutionnel il y a le volet juridique constitutionnel viendront dire si c'est conforme ou pas la Constitution il y a quand même des très forts éléments il faut quand même les signaler qui peuvent qui plaide pour dire que je savais pas conforme à la Constitution je rappelle que quand la première fois qu'on a introduit le plan de finance plan de voie de finances rectificatif de la sécurité sociale en 1996 c'était très encadré par le rapporteur à l'époque Pierre Mazeau donc un homme de droite qui disait qu'on pouvait rectifier une loi de finance si jamais ça impliquait les finances de l'année or là on voit bien qu'on est parti pour des décennies dans cette direction là et que il pouvait y avoir de la rectification s'il y avait un changement de gouvernement c'était la première cause la deuxième cause c'est si jamais il y avait un dépassement des comptes sociaux que manifestement ils allaient pas du tout dans le bon sens c'était la deuxième pause la deuxième place et si jamais il y avait une crise sanitaire majeure on est dans aucun de ces trois cas là donc là il y a déjà sur le véhicule législatif qui est choisi un moyen de dire après il faut du courage il faut du courage au sage pour venir balayer la loi dans sa totalité mais en tout cas il y a un argument important pour venir dire que cette loi n'est pas constitutionnelle en tout cas dites c'est un organe politique on a pu l'entendre beaucoup à gauche Sophie Binet de la CGT de craint une décision politique en fait plus que fondée en droit moi je crois madame que tout est politique je crois que c'est pas vrai que le droit il se tord enfin voilà il y a rien de pur dans ce il y a rien de pur dans dans cette société ce qui est conforme ou pas la Constitution je pense qu'ils ont le moyen de faire tomber la pièce sur pile ou surface maintenant je vous le redis c'est pas pour moi il y a ils vont déclarer que ces concessionnelles ou que c'est pas constituant ça n'empêche pas que la légalité est une chose la légitimité en est une autre donc peu importe la décision du Conseil avoir un impact majeur si jamais ils disent que il y a une porte qui ouverte avec le référendum d'initiative partagée ou que s'en est fini avec cette loi sur les retraites mais je le dis il y a c'est entaché de légitimité on le voit bien c'est entaché de légitimité dans la durée ça veut dire que il va y avoir des tas de parti politique qui n'ont les prochaines années vont venir dire nous dans notre programme il y a le retour sur cette réforme là et je vous le dis ce sont ces parties-là qui vont gagner ce sont ces parties là qui vont gagner voilà aujourd'hui vous le direz aussi mais bien sûr qu'on le dira bien sûr que nous le dirons et je pense que ça fera partie des choses qui vont être un marqueur important pour les Français qu'est-ce qui se passe dans la durée sur le plan politique il se passe un effondrement un effritement du bloc libéral central la question c'est les particules qui décrochent aujourd'hui de ce bloc libéral central où est-ce qu'elles vont est-ce qu'elles basculer à l'extrême droite dans un programme autoritaire où est-ce qu'elle bascule à gauche dans un programme progressiste la bataille elle est là la bataille elle est là il y a une image qu'on voulait vous montrer ce soir on l'a évoqué tout à l'heure avec Amandine on a manqué vous l'avez évoqué rapidement c'est ce Conseil constitutionnel protégé tout à l'heure par des rangs de de voilà de CRS ou de ou de gendarmes mobiles cette image là qu'est ce qu'elle raconte pour vous du moment décisif que nous vivons je sais pas si bien toi ils vont envoyer les casques bleus de l'ONU en France quoi qu'est-ce que ça dit d'une démocratie qui doit déployer cette force là devant le Conseil constitutionnel ça monte à un grand état de tension la société et moi je viens pas m'en réjouir moi je viens demander que on retrouve le chemin de l'apaisement mais les moyens de l'apaisement ils sont entre les mains du pouvoir dire pardon aussi qu'en face il a de la violence mais je dis qu'il y a de la il y a une tension qui est évidente aujourd'hui dans le pays mais donc c'est comment on sort de cette tension là comment on appelle le pays quel message je veux dire le message le plus simple tu aurais été envoyé par le Président de la République c'était de dire voilà j'abandonne cette réforme et je passe à autre chose on voit là il y a un rapport sur les 1000 premiers jours qui vient de paraître enfin sur les crèches vous savez qui où il y a de la maltraitance comment on fait au début de la vie à la fin de la vie vous savez moi j'avais proposé tout un projet sur les métiers du lien au fil de l'existence sur donc les les assistantes maternelles au début les accompagnants d'enfants situation des handicap les auxiliaires de vie sociale enfin comment ça se fait que dans tous ces métiers là les ATSEM et ainsi de suite il y a une les femmes qui parce que ce sont des femmes qui massivement exerce ce métier comment ça se fait qu'elles sont maltraités elles se comment elles sont faits qu'elles sont mal traitées sur le terrain des salaires et sur le terrain des horaires et je pense que ça c'était par exemple un fil pour réparer le pays pour réparer le pays politiquement avec des classes populaires qui travaillent mais qui se voient mépriser dans leur travail et pour réparer le pays aussi qui va continuer on comprend bien quand on vous entend mais combien de temps combien de temps les Français vont pouvoir continuer à faire grève et à manifester Laurent Berger lui-même dit on pourra pas encore tenir 6 mois je suis pas responsable syndical si vous voulez recevoir Sophie Binet ou Laurent Berger vous le ferez vous voyez moi je suis pas responsable syndical je je en revanche ma responsabilité de dire à tout le mouvement social qui soit vainqueur ou vaincu il faut offrir à débouchés politiques mais 68 c'est mes 80 décembre 95 c'est la gauche pluriale 1997 de 2010 les grèves contre les retraites sous Sarkozy ça débouche sur 2012 Hollande ça veut pas dire que je plébiscite tous les débouchés politiques qu'il y a pu y avoir mais nous devons maintenant construire un débouché politique qui fait que naturellement je pense à ces centaines de personnes qui se sont manifestées à FRIVILLE ESCARBOTIN vous voyez faut le dire ce qui s'est passé de puissant dans ce mouvement ne se joue pas dans la rue c'est ce que vous dites le prochain agenda sera politique ce sera la prochaine fois donc il y a un lien entre la rue et les urnes maintenant je suis pas maître de la rue ce sont les syndicats qui qui ont la main là-dessus mais en revanche je dis nous nous devons construire un chemin d'espérance qui fait que les 300 sont excusez-moi les 300 400 personnes qui se sont réunis à privilège carbotin mais Albert à Péronne enfin dans des bled comme d'habitude il y a pas grand chose qui bouge mais c'est partout en France ils se disent bah non seulement je retrouve le chemin de la gauche mais en plus je vais porter ce programme là dans mon coin 300 Ruffin vous vous avez dit à plusieurs reprises qu'ils étaient inquiets du climat dans le dans le pays est-ce que vous pas vous mais collectivement votre groupe politique n'avait pas contribué à cette hystérisation de la de à la fois de ce qui s'est passé à l'Assemblée et accentuer la tension dans le dans le pays je crois que c'est vraiment pas comprendre ce qui se passe dans le pays monsieur je dis ça veut pas dire que tout ce qui a été fait à l'Assemblée nationale est parfait vous le connaissez le discours critique que je peux avoir vis-à-vis de ce qu'on fait mais en revanche c'est pas comprendre ce qui se passe je veux dire que les gens ils ont pas été le nez sur l'Assemblée nationale pour se dire ah il faut qu'on s'énerve c'est pas vrai c'est pas du tout ça qui s'est passé je veux dire mesurer la colère des gens quand ils sont en situation d'usure dans une boîte en tête les gens de chez Mersen par exemple dans mon coin chez moi qui se disent mais bon ça on fait des gestes répétitifs pour la journée il me décrivent leur travail vous savez je fais décrire les postures dans lesquelles il se trouve tout ça c'est pas compris dans le compte de pénibilité on a des copains qui se font virer avant 60 ans pour inaptitude et on leur propose aucun emplacement de l'entreprise et pourtant à l'arrivée on va nous dire qu'il faut aller jusqu'à 64 ans français pour nous parler de l'attitude des responsables politiques de gauche que je vous dis ce que je vous dis parce qu'il dit finalement c'est par effet miroir que les Français se sont énervés parce qu'ils vont avaient contribué non mais je crois pas du tout que ça ait cet impact là ça veut pas dire que je suis heureux de tout ce qui s'est passé d'accord en revanche je vous dis faut pas croire que c'est par mimétisme des responsables politiques aujourd'hui même je veux dire on est entre ça de la colère et prouvé dans leur cœur par les Français qui travaillent dans des conditions je dis la France qui se lève tôt qui va au boulot qui a mal au dos voilà et cette France là aujourd'hui elle se sent méprisée elle se sent humiliées elles se sont écrasées et alors il y a il y a ceux qui se résignent et franchement c'est pas le meilleur des chemins et il y a ceux qui éprouvent une forme de révolte vous voyez et donc il faut comprendre qu'il y a ça très profondément aujourd'hui en créant le pays et pour moi la résignation est pas le meilleur des chemins c'est comment on fait pour passer de la résignation à l'espérance comment on fait pour passer de la division pardon comment reconstruisez des débouchés politiques si par exemple plusieurs responsables de gauche ne veulent pas voir Elisabeth borne s'il dialogue est rompu s'il y a plus de discussions à la fin chacun reste dans son coin c'est pas avec Elisabeth borne que se construit un débouché politique aujourd'hui vous voyez on peut avoir le débats dans l'hémicycle on continuera les avoir si nous appels mène un projet vraiment appétissant et si ils veulent pas nous balader avec des cacahuètes je sais pas si vous avez vu là en ce moment ils nous font un projet de loi bien vieillir le l'enseigne lumineuse sur la devanture elle est très jolie derrière tout le monde dit qu'il y a rien dedans y compris la la rapporteur en marche dit il y a rien à l'intérieur de ça et pourtant il nous faudrait un vrai projet de loi grand âge à la fois pour les personnes âgées dont on a vu à travers le scandale hors pa comment elle pouvait être maltraitée mais il nous faut aussi un projet de loi grand âge pour tous les salariés de cette secteur là moi tous les salariés des auxiliaires de vie sociale qui passent au domicile qui demande à simplement avoir des horaires pas pas de 8 heures du matin à 8h du voir avec des journées à tout et à la fin avec des salaires de miettes voilà et là il y a rien de proposer de croyez moi que pendant les 5 années que j'ai passé dans le mandat précédent chaque fois qu'il y a eu quelque chose que je trouvais positif pour les Français je le prenais mais maintenant il s'agit de passer à quelque chose d'ambitieux mais justement François Ruffin il y a une fenêtre qui est en train de se refermer et qui est dont vous aviez profité c'était l'argent pas cher les taux d'intérêts nuls la dette publique qu'on pouvait augmenter pendant le covid etc parce que derrière il y avait un financement particulier là c'est terminé les taux d'intérêts ont remonté etc et donc est-ce que vous pensez qu'on est toujours dans ce même monde d'argent facile qui était celui du programme de Jean-Luc Mélenchon et qui le rendait presque crédible à la limite est-ce que vous pensez qu'on a encore les moyens de dépenser largement quand le FMI dit la France et le seul pays qui ne tient pas ses finances publiques finalement moi je veux être sérieux j'aurais finances publiques et je veux être sérieux par exemple sur le déficit commercial de la France quand je vois que le déficit commercial de la France est de 164 milliards d'euros la première chose à se résoudre dans ce pays c'est pas qu'est-ce qui va arriver avec le déficit de à hauteur de 12 milliards d'euros demain c'est qu'est-ce qui se passe avec ses 164 milliards d'euros aujourd'hui or j'entends pas le gouvernement parler je vois Emmanuel Macron aller en Chine qui est quand même le pays avec lequel on est le plus de déficit commercial c'est un quart de nos déficits commerciales 35 milliards d'euros et il y a pas de discussion avec la Chine pour savoir comment on va résoudre notre déficit commercial mais ça veut dire des ce dont je parle en termes de chiffres ça veut dire des choses très concrètes pour les Français ça veut dire là on a plus de pilule abortive dans sa certain nombre de pharmacies on a perdu notre savoir-faire en matière de médicaments comment on leur rapatrie la semaine dernière j'étais dans l'usine usine s'appelle eurolysine sur la zone industrielle d'Amiens qui est fabriqué la totalité d'une d'une molécule la lysine un acide aminé qui sert pour nourrir les volailles mais qui sert aussi dans la pharmacie qui avait 100% du marché européen maintenant c'est 85% chinois il leur reste 15% on a mis en bas les droits de douane à hauteur de 6% ils ont été démolis et services sera bientôt 100% du marché qui sera dévoluer au chinois donc la question je veux la prendre au sérieux monsieur pour la question que vous posez mais qu'est-ce que la première question à se poser c'est ça du déficit commercial le deuxième pas c'est sur l'énergie sur le déficit commercial comment on fait pour plus avoir une facture d'énergie à cette hauteur là la 80 milliards d'euros de déficit commercial sur l'énergie la première chose à faire que ça fait 5 ans que je le dis moi en commission des affaires économiques investissons sur la rénovation thermique des bâtiments pourquoi parce que ça va être gagnant-gagnant gagnant-gagnant ça va être gagnant sur les factures des gens ça va être gagnant sur l'emploi local ça va être gagnant pour la planète ça va être gagnant sur la santé parce que tu en as des ménages avec des personnes avec de l'humidité ça nuit à la santé des gens et ça va être gagnant gagnant sur l'indépendance nationale donc faisons ça faisons ça pour gagner sur le plan du déficit commercial vous savez au rythme on va sur les et ensuite au rythme on va sur les passoires thermiques là et on en a pour 2000 ans à éliminer les passoires thermiques et pourtant ça vous êtes pas plus ambitieux français non moi ce que je croyable ce que je veux je l'ai déjà dit 1942 c'est comment on fait pour donc qui entre en guerre aux États-Unis en se demandant comment je fais pour mettre les capitaux la main d'oeuvre les savoir-faire l'intelligence du pays au service d'une cause qui est l'économie de guerre aujourd'hui on devrait faire la même chose mettre les intelligences les savoir-faire les capitaux l'énergie au service d'une cause l'économie hier climatique je veux que on se dirige ensemble là-dessus et vous savez c'est lié aux retraites pour moi tout ça alors Julien Olivia je termine parce que moi ce qui menave le plus là dedans c'est le gâchis l'immense gâchis on devrait être en train de se demander comment on fait pour remettre sur pied l'école on devrait être on a un hôpital en Lambo comment on fait pour le remettre sur pied on a un rail qui déraille comment on fait comme pour le remettre sur pied on va voir des sécher 4 à affronter comment on fait et on devrait se retrousser les manches ensemble côte à côte pour faire ça et à la place on a mis les Brandons de la discorde dans le pays on a créé la désunion et de la division c'est pas le chemin qu'il nous faut françois revient il faut que vous dialoguer avec les Français qui sont dans ce studio ce soir j'y vais efficace je vais retrouver ceux qui sont avec nous ce soir je vais aller me faufiler dans le public je sais pas qui veut poser la première question à François Ruffin parmi ceux qui sont autour de moi ce soir non pardon c'est pas très je suis obligé de vous pousser je suis désolé qui veut poser la question Stéphanie est-ce que vous voulez poser la première question à François Ruffin je vous présente rapidement vous avez deux instituts de beauté vous êtes clairement pour la réforme des retraites je peux dire ça comme ça quelle question vous avez envie de poser ce soir à François Ruffin après l'avoir entendu pendant cette première demi-heure alors je vais revenir à des à des fondamentaux très basiques en tant que commerçante je pars pour les commerçants les artisans notamment parisien pendant les grandes villes on a on souffre beaucoup de de toutes ces manifestations ses grèves ça perturbe beaucoup le le commerce alors j'aurais une question j'aurais une question à vous poser rien que là-dessus peut-être que François Ruffin qu'après trois mois de de manifestation trois mois de manifestation qui ont parfois été rude et qui ont effectivement encore perturbé notamment le commerce un certain nombre de secteurs économiques est-ce qu'il est pas de temps c'est parce que je sais pas ce que vous en pensez Stéphanie mais est-ce qu'il est pas le temps aussi que ça aussi ça s'arrête pour l'économie du pays il n'y a pas de doute et j'aurais préféré que ça ne démarre pas j'aurais préféré que les gens ils aient pas faire une deux trois quatre cinq six sept huit neuf 10 11 12 manifestations pour être entendus voilà j'aurais préféré parce que vous dites souffrir madame et je le comprends parfaitement mais les gens qui font grève aujourd'hui moi je vois pas de gens qui font grève par plaisir d'abord les gens aiment leur travail parfois et souvent ils n'aiment pas la manière dont on leur fait faire leur travail mais ils aiment leur travail et ils préféreraient travailler ils préfèrent payer sur ses journées-là je connais personne qui a perdu 12 journées de salaire avec la joie et la bonne humeur donc là aujourd'hui en effet moi je sors soit qu'on sorte de se retourner on sorte de cette impasse mais je le dis la c'est le président qui a la main sur l'apaisement de ça madame j'entends que vous êtes pour cette réforme je veux juste vous demander si vous êtes pour cette réforme dans ce thème possible c'est-à-dire est-ce que vous vous dites de ce que vous percevez de votre entourage et tout ça est-ce que vous lui dites après deux années de crise covid après ce que les Français ont traversé c'était le moment de faire ça ou pas et est-ce que vous vous dites je vous pose des questions très ouvertes madame si vous permettez est-ce que vous vous dites compte tenu de l'opposition qu'il y a dans le pays de sondage qui disent quand même que deux tiers des Français 4/5 des salariés demeurent hostile à cette réforme est-ce que vous dites dans ces conditions là même si moi je suis pour je considère qu'il faudrait mettre un peu de tempérance à peu de modération et pas passer en force sur le corps social là on est en train de d'essayer de passer en force enfin on voit bien que le mouvement s'est souffle heureusement pour nous mais moi je vois les employés souffrir qui viennent travailler sur Paris qui prennent les transports qui prennent des transports à des heures des heures pas possible le matin pour rentrer le soir enfin c'est infernal c'est c'est honteux de leur faire subir ça c'est difficile c'est très difficile il faut que ça cesse il faut que ça cesse mais moi je suis pour que ça cesse que les choses soient claires maintenant non non mais si il y a pas de doute maintenant j'entends j'entendais l'autre souffrance aussi c'est les gens qui vont partir avec deux années de plus au bout il y a une souffrance et une souffrance dans le monde du travail aujourd'hui qui est là et quelque part ce refus aussi massif de prolonger de deux ans vient de dire cette souffrance au travail sachant que moi je dis toujours le travail doit être l'effort et le réconfort c'est pas seulement ça tout se passe pas forcément dans la joie et la bonne humeur mais aujourd'hui il y a je vous donne des stats comme ça parce que je les ai vus être incarnés mais on pourrait penser qu'après 40 ans d'automatisation de robotisation de numérisation de la société la pénibilité à reculer or d'après la DARES d'après le ministère des affaires sociales la contrainte physique est passée de 12% des salariés à 34% des salariés ça te plaît et les contraintes psychiques sont passées de 6% des salariés oui alors non mange au risque de vous décevoir le mouvement de ces souffle pas il se diversifie il s'étend il se bon par exemple moi je suis enseignante en grève reconductible en un moment j'ai repris le travail parce que voilà mes élèves ont besoin d'avoir des cours aussi mais je me suis beaucoup engagé par exemple à la thyrie d'ici où j'ai rencontré d'ailleurs monsieur Ruffin c'est l'incinérateur d'ici les mois et là on peut observer bon bah une interprofessionnelle une intersectionnelle aussi et une grève qui est tournante en fait que le mouvement de s'essouffle pas le mouvement on voit que les chiffres tout de même sont en train de baisser mais vous pourrez dialoguer tout à l'heure tous ensemble sur le plateau est-ce que vous avez une mobilisation les jours de grande manifestation et là je reviens aussi à ce qu'on disait c'est fatiguant c'est dur la grève c'est très très difficile c'est beaucoup de sacrifices c'est beaucoup de fatigue donc oui les gens sont fatigués mais les gens qui sont allés jusque là faut pas quand même pas oublier que ça fait trois mois que ça dure ça fait trois mois c'est un mouvement historique on n'a jamais vu une unité syndicale pareil on n'a jamais vu enfin moi de mon expérience à moi j'ai jamais vu une interprofessionnelle pareil donc elle est bonne question à François Ruffin alors j'en ai pas vraiment en fait je suis totalement d'accord avec toi politique de tout ça parce qu'en effet tout ça est politique en effet et ben quel espoir quel espoir la gauche peut nous donner on a encore quatre ans en même temps une véritable démocratie c'est pas on vote pas une fois tous les 5 ans et c'est terminé une des véritables démocraties c'est le peuple aussi c'est la voix du peuple mais ça il en est bien conscient monsieur Ruffin donc voilà quel stratégie vous comptez mettre en place même si il s'agit pas dévoiler pas forcément de dévoiler des mais voilà quelle stratégie pour gagner et pour faire reculer le Front national alors dans ce que vous avez dit il y a je me souviens un gilet jaune sur lequel il était inscrit faire à l'amour une fois tous les cinq ans ça n'est pas une vie sexuelle votez une fois tous les 5 ans ça n'est pas une vie démocratique et je pense que c'est une expression de ce qui est en train de se passer aujourd'hui c'est à dire quel est le moyen que le peuple d'intervenir dans la vie politique pour pas que ça lui passe au dessus quand il a envie d'avoir prise là-dessus et que finalement il trouve pas le levier donc c'est vrai que moi j'aurais souhaité qu'on sorte du mouvement des gilets jaunes avec une conquête démocratique qui était le référendum d'initiative citoyenne qui aurait permis qu'on n'est pas attendre la décision demain des 9 sages du Conseil constitutionnel pour avoir un outil et sépa révolutionnaire je veux dire c'est faire ce que fait la Suisse en gros donc soyons aussi révolutionnaire que les Suisses pardonations les cavalent des votations voilà nous pour prolonger ça quand vous expliquer le fait que quand on regarde les sondages je sais qu'il faut toujours se méfier des sondages c'est une photographie à un instant T quand même le dernier sondage de Bernard sananas montrait que si l'élection avait lieu demain c'est à Marine Le Pen que ça profiterait que cette crise profiterait c'est elle qui pourrait gagner la présidentielle aujourd'hui pas vous je pense d'abord la messe n'est pas dite je vous le redis il y a pas de fatalité dans tout ça et moi je viens ici pour retrousser les manches et pour le combattre maintenant il y a une pente qui est prise qui est fait que les gens se saisissent du plus gros bâton et celui qui apparaît comme le plus gros pâton aujourd'hui c'est le rassemblement national il faut inverser ça il y a une bataille qui a mené là-dessus il y a une bataille on doit s'interroger sur Pourquoi je pense parce que je le dis de la pente elle va dans ce sens là donc nous on a un travail à faire on a un travail à faire contre cette pente là et qui est de venir dire aux gens simplement là aujourd'hui d'abord le rassemblement national quand est-ce qu'il a porté les conquêtes salariés dans notre pays ou bien je veux dire l'extrême droite de quand il y a eu une conquête sociale qui est venue de ce côté jamais ça s'est produit toutes les conquêtes de notre pays les congés payés la sécurité sociale les retraites ainsi de suite elles sont venues de la gauche elles sont pas venues de l'extrême droite donc il y a un travail à opérer on a un outil puisque la gauche est rassemblée font en profiter on a un outil qui fait que on a du travail de nous parce que on part de loin parce que quand la gauche a signifié Hollande puis Emmanuel Macron sur le trône c'est quand même un sacré handicap un sacré un boulet qu'on a au pied donc il y a une pente qui a remonté de cette nature là François Ruffin tout le monde vous posez des questions désormais tous ceux qui sont autour de moi je vais laisser d'abord Sébastien vous posez la question parce qu'il y a certains mots que vous avez prononcer tout à l'heure qui le font réagir ce soir et puis on va forcément reparler aussi de 2027 bonsoir Monsieur Ruffin bonsoir c'était intéressant parce qu'en fait moi je partage pas complètement vos idées mais ça c'est pas le problème on est là pour débattre ce qui m'intéresse c'est tout à l'heure vous avez parlé justement de la méthode Macron effectivement et je pense que là même s'il y a des avis divergents tout le monde est d'accord sur cette méthode qui a été assez lamentable qu'on soit pour ou qu'on soit contre cette réforme d'ailleurs la seule chose c'est que vous avez proposé vous avez dit les Français ont besoin de câlins mais ok ça c'est bien Emmanuel le Chypre a rebondi tout de suite dessus en disant mais quand il rentre de vacances il se passe quoi et c'est vrai que nous sur le terrain moi je suis un petit chef d'entreprise et je me rends compte que la plupart de mes collaborateurs le vrai problème et vous en avez parlé tout à l'heure c'est mettre de l'essence c'est se chauffer parce qu'aujourd'hui se chauffer est devenu un luxe pour énormément de gens donc une fois que vous aurez offert une semaine dans un camping à un endroit où ailleurs qu'est-ce qui va se passer pour les Français qu'est-ce que vous proposez puisque Mélenchon entre guillemets aujourd'hui vous en partie à douber pour potentiellement vous comprenez ce que je veux dire vous mettrez le mot que vous préférez mais pour pour en tout cas éventuellement un carnet son mouvement peut-être pour la présidentielle donc au delà de cette semaine de vacances ou ces 15 jours qu'elle est justement la place du travail et donc des retraites derrière vous allez effectivement mettre en place c'est ça ma question alors que les choses soient claires je parle quand même d'abord des conditions matérielles d'existence que de par mon métier là où je me trouve je connais très bien et parfois trop bien des salariés de ce pays donc il y a une chose à régler c'est les salaires les Français doivent pouvoir vivre de leur travail ça relève de l'évidence et avec une fierté je veux dire les gens sont fiers de gagner leur vie maintenant il y a aussi à côté un droit au repos et les deux doivent se conjuguer voilà donc là je veux dire que c'est la première chose c'est il doit on doit poser ça ça veut dire qu'il y a un certain nombre de métiers où aujourd'hui ça va pas de choix je parlais des auxiliaires de vie sociale je peux parler des femmes de ménage il y a un tas de métiers comme ça où les gens ont beau travailler ont vu cumuler les contrats il est demeure quand même à la fin en dessous du le seuil de pauvreté bah là il y a quand même quelque chose à régler ça veut dire la limitation des temps partiels ça veut dire à certains nombre de règles qui sont à mettre dans ces métiers là donc et ensuite vous parlez de se chauffer j'y suis très sensible les factures d'électricité aujourd'hui enfin c'est absolument une aberration c'est une aberration qu'est-ce qui se passe on a alors que le coût du kilowatt-heure sorti des centrales nucléaires il a pas augmenté lui hein il a pas augmenté mais on a un levier par exemple de désindexer l'électricité avec le gaz il y aurait des choses à faire si vous le dites à ma place non mais je vais peut-être il y avait des choses on avait des problèmes on a une folie complète on a une folie complète puisque il a fallu dans des univers où il y avait pas de concurrence vous savez on a des dogmatiques qui sont à la tête du pays on le voit là pour moi on a jusqu'au boutiste mais je me permets juste de vous interrompre sur ça parce que ce qui est intéressant c'est que je trouve qu'il y a une vision comptable en permanence faite par Macron mais d'autres technocrates il y a pas que lui d'ailleurs et ce qui est très intéressant chez les politiques c'est qu'au départ on emmène un peuple avec un projet et une forme d'utopie au départ c'est là-dessus qu'on emmène les gens et pas uniquement on va rendre gratuits on va vous faire un chèque de salle la plupart des gens ils ont effectivement ils vous rejoints envie de vivre de leur travail c'est encore vous dites on va indexer moi je suppose vous dites indexer les salaires par exemple sur l'inflation moi en tant que chef d'entreprise ça me pose aucun problème au niveau du cortex j'ai pas de problème de me dire bien sûr on peut le faire si on peut le faire mais aujourd'hui par exemple les situations de certaines entreprises dont la mienne qui ne sont pas catastrophiques mais on ne pourrait pas appliquer ça or je pense aussi que beaucoup de gens ont envie de vivre de leur travail pas forcément qu'on leur fasse aussi des chèques je parle pas de l'entreprise je parle des pouvoirs publics justement le remplacement aujourd'hui des chèques par des primes des aides enfin plus azimuts il faut en finir avec ça il faut que les gens vivent de leur salaire et pas de d'aumône successives donc du coup pour les petits entreprises se pose la question la justice fiscale je rappelle quand même qu'il y a des grands mouvements qui sont nés dans notre pays sur des questions de justice fiscale la Révolution française le point de départ c'est qui paye les impôts est-ce que il y a que le tiers état qui doit être en charge de ça ou bien est-ce que le clergé est la noblesse doivent payer leur part bon mais même la crise des gilets jaunes c'est une crise sur le gaz le prix du gasoil mais c'est une prix une crise fiscale au départ qui devient une crise sociale puis une crise démocratique je pense que quand on prend la situation des chefs d'entreprise se pose la question la justice fiscale dans ce pays parce que comment ça se fait que les TPE sont accès à hauteur de 24% que les entreprises du CAC 40 ont moyenne elles vont être à 4% et qu'on a total qui va réussir à payer 0 % d'impôt sur les sociétés fiscale qu'une petite entreprise effectivement c'est impossible pour elle de tout le maire de la faire quand bien même elle souhaiterait le faire et ce qui est vrai pour les entreprises avec les petits prépaigros et les gros paie petit et vrai aussi au niveau des individus puisqu'on va avoir une taxation des grandes fortunes de ce pays qui en pourcentage va être inférieur à ce que moi ou vous vous pouvez en tant qu'individu pourquoi parce que alors je vais pas faire un cours je vais pas remplacer manuel le chip mais il y a eu un déplacement des bases fiscales c'est à dire qu'auparavant c'était ce qui était mobile qui était taxé l'impôt sur les 50 % au milieu des années 80 aujourd'hui on est passé comme toi afficher à 25 % et je vous l'ai dit total est à 0 %. donc et ça s'est déplacé vers les bases immobiles c'est-à-dire vous vous allez pas aller situer le siège de votre entreprise au Luxembourg au Bahamas aux îles Caïman et vous-même vous allez pas des manager en Andorre pour avoir une meilleure fiscalité donc là ce pose la question sur qui repose l'impôt et je pense que c'est la première des questions en fait qu'on aura affronté sur le terrain comptable quand nous serons à l'Élysée et dans les ministères ça sera la question de qui doit payer l'impôt et il est évident qu'il doit y avoir un mouvement vers davantage de justice fiscale dans ce pays il y a quand même un problème de cohérence je voudrais pas gâcher l'ambiance mais vous pouvez pas dire d'un côté on a un déficit commercial colossal il faut retrouver d'une certaine façon la compétitivité et appliquer la politique qui nous a ruiné dans les années 70 qui était d'augmenter les salaires au même rythme que l'inflation etc et on voit très bien où ça nous amenait donc ça n'est pas ça n'est pas le le chemin vous pouvez pas dire à la fois il faut augmenter le coût du travail et à la fois dire il faut être compétitif c'est pas possible je le dis nulle part jamais je le dis je vais vous expliquer brièvement j'espère que nous aurons une conversation plus longue sur comment on raisonne le déficit commercial vous prenez une recette qui finalement est vieille mais il faut dire que dans tout ce débat tous ces questions qu'on a là on a affaire un au fond ce qui est le mouvement le plus profond dans les têtes de français c'est que je pense que il y a un détachement des mots de l'idéologie dominant c'est à dire concurrence compétitivité mondialisation ces mots qui étaient l'alpha et l'oméga de des dirigeants dans les années 80 maintenant il ne suscite plus que de l'inquiétude de l'angoisse donc il y a un détachement de ça donc vous reprenez ce vocabulaire là sans vous faire offense monsieur mais quand vous dites compétitivité est-ce que vous pensez que c'est en continuant à diminuer les salaires est-ce que ces grands continuant à diminuer les normes environnementales et que c'est en continuant à diminuer les normes fiscales qu'on va être compétitif avec la Chine sur la molécule que je citais tout à l'heure la lysine [Musique] si vous voulez qu'on s'en sorte il va falloir arrêter si vous voulez de vendre des produits à des prix allemand avec une qualité de produit espagnol et que il va falloir faire de la recherche il va falloir faire de l'innovation et c'est pas qu'en pensant qu'on va rapatrier des productions de vieux produits chez nous qu'on s'en sortira donc il va falloir aller sur des produits nouveaux tout ce qui concerne les technologies vertes etc très bien mais ça c'est pas en faisant fuir les entreprises et les chefs d'entreprise que vous allez mais si parce qu'avec votre fiscalité c'est ce qui va se passer vous voulez que je vous dise par exemple sous François Hollande ce qui s'est passé avec ses menaces de fiscalité à 75% etc vous avez le nombre de créateurs d'entreprise de nombre de gens qui gagnent beaucoup d'argent qui sont partis à l'étranger à tripler à tripler si vous prenez 2012 2016 le nombre de créateurs d'entreprises de richesse d'emploi de payeurs de taxes de cotisation sociale à tripler par rapport à la période précédente donc vous voyez bien que moi je veux bien que vous ma réponse comment résoudre le difficile commercial il y a deux solutions soit on vise à exporter davantage et donc il nous faut de la compétitivité donc il nous faut baisser les normes fiscales sociales environnementales c'est ce qu'on fait depuis 40 ans avec un échec chronique soit on se dit notre objectif est d'importer moins et c'est là qui ce qui devrait être la clé du problème sur par exemple la molécule que j'ai cité tout à l'heure la ligne si on veut garder une certaine autonomie si au moins on veut garder une base industrielle là-dessus si on veut garder à certains savoir-faire qui fait que en cas de problème on est encore capable de la produire c'est pas en alignant les les salaires des ouvriers de Picardie sur ce Shanghai qu'on va s'en sortir c'est en se disant il y a rétablir un certain une certaine protection aux frontières de l'Union européenne qui fait que on va modérer un libre-échange qui est devenu complètement fou voilà une option et je pense que cette option elle doit être maintenant être posée sur la table donc il s'agit non non je suis une émission ce sera le chiffre face à rufinis et mais on va retourner voir nos Français absolument et je voudrais donner la parole à Jérémy Jérémy qu'on a déjà croisé sur les plateaux de BFM TV vous êtes boulanger vous étiez venu nous voir au moment où effectivement il y avait tes problèmes d'inflation il se trouve que votre boulangerie va fermer celui que vous nous racontiez pourquoi en deux mots évidemment poser une question à François Ruffin ce soir merci beaucoup je vais commencer par ma question à Monsieur Ruffin êtes-vous ici pour défendre vos intérêts ou l'intérêt des Français mon intérêt est-ce que vous pourriez le définir de manière plus votre réponse et puis les argumenterai par la suite mon intérêt vous savez j'ai une carrière avant ça sans vouloir je suis rentré en politique presque par inadvertance et sans avoir un plan passé la quarantaine en ayant jamais été dans un parti politique et en me disant que contenu de ce que j'avais entendu de la vie des Français dans mon coin et ailleurs puisque j'avais eu la chance d'aller faire des reportages un peu partout et en ayant réfléchi à la situation du pays j'avais peut-être quelque chose à apporter voilà Jérémy faut préciser pourquoi est-ce que vous posez cette question là alors justement je vais la préciser on s'était vu sur une une chaîne concurrente et vous défendiez B C et ongles la renation la 1 2 3 la Renault nationalisation d'EDF d'accord sauf erreur de ma part le 9 février vous n'étiez pas présent à l'hémicycle quand cette loi a été votée je suis à plus qui si j'étais là le 9 février mais je peux vous dire quoi en tout cas je peux vous dire bon bah en tout cas j'étais par exemple quelque part vous payez là un double prix je veux bien être responsable de pas avoir été dans l'hémicycle au moment clé mais excusez-moi mais les décisions dont vous souffrez je n'en suis nullement responsable du fait que votre père doit faire deux ans de plus alors qu'on sait que être dans la farine la respirer c'est quelque chose qui est un facteur de pénibilité et qui nuit à votre espérance de vie bon ça c'est une chose et la deuxième chose c'est on a déjà eu un échange à ce sujet mais là ce qu'il nous faut d'urgence et alors là regardez l'unanimité qu'il y a dans le pays et pourtant ça se fait pas c'est comme incroyable parce que il y a les artisans qui sont touchés par cette explosion des prix de l'électricité mais faut voir que moi je vais danser les autres sous-traitants de l'industrie automobile leurs factures passe de 70 000 euros par mois à 700 000 euros par mois une multiplication par 10 on a le président du Medef monsieur geoffroyau de Bézieux qui est pas un gauchiste qui dit voilà c'est une folie c'est le prix de l'électricité on a les mers qui peuvent plus chauffer leur piscine qui ont des grands problèmes vous pouvez aussi sur l'électricité qui vient dire ça va plus du tout on a quasiment tout le monde le réunit qui dit ça va plus du tout bah là il y a une chose qui est simple à faire c'est de avec un tarif européen l'électricité dire la folie de mettre de la concurrence dans tout ça c'est à dire quoi c'est à dire qu'on a une production nationale d'électricité elle est vendue ici et pourtant il faut que le prix soit fixé au niveau européen mais dire que cette folie là elle existe aussi sur les prix de agroalimentaire le prix de la betterave par exemple excusez-moi je viens de Picardie donc je connais très bien le marché de la betterave bon le prix de la betterave qui est passé de 500 euros à 250 euros puis qui a plus de 1000 euros ça n'a aucun sens pour transformer dans les sucreries localement pour transformer la lysine et fabriquée avec de la betterave ça n'a aucun sens c'est un produit qui est fabriqué localement qui est vendu localement et pourtant c'est la Bourse de Chicago que devrait être fixé le prix de la betterave il est évident que là il y a une décorrélation à faire et que la betterave le blé un certain nombre de de matières premières ne doivent pas être traitées comme juste des marchandises sur financière mais bien comme des biens de première nécessité François Ruffin là il y a une réponse qui est de l'or si on rompt avec un certain dogmatisme il faut voir tout ce qu'il y a comme dogmatisme aujourd'hui dans la société je pense profondément que nous sommes le camp du pragmatisme nous sommes le camp du pragmatisme et la dire nous devons avec ces prix de l'électricité qui sont délirants qui qui bondissent dans tous les sens et qui font du yoyo c'est de l'ordre du pragmatisme et d'un pragmatisme assez évident François je voudrais qu'on voit une des images du jour en marge des manifestations il y a eu quelques centaines de manifestants qui se sont invités on va dire ça comme ça chez LVMH siège LVMH c'était en milieu de journée et allez surtout on a appris ce soir juste avant de démarrer l'émission que Jacky qui est à côté de moi Jacky vous y étiez vous étiez là chez LVMH alors est-ce que vous expliquer ce que vous avez vécu pourquoi vous y êtes allé pourquoi ce symbole là et quel est votre question ce soir à François Ruffin alors oui effectivement donc parmi les manifestants moi je suis rentré à peine deux minutes dans les matchs parce que j'ai un problème ophtalmique donc comme il y avait des fumigènes donc c'était pas pour moi donc le symbole c'était effectivement le fait que l'année dernière élevait MH a fait 16 milliards de bénéfices et donc c'était un symbole très fort pour les syndicalistes d'aller à cet endroit là alors moi j'ai j'ai des questions une question pour François Ruffin tout d'abord François Ruffin je vous félicite pour votre engagement pour les aecaesh donc ma question dans les écoles on les aide dans les écoles effectivement ma question est une question qui qui me pose un petit peu un problème d'un point de vue [Musique] ça concerne en fait la retraite des sénateurs quel est votre problème alors il faut savoir que les sénateurs de droite ont voté pour la suppression des régimes spéciaux ensuite ils ont voté une loi donc pour les travailleurs qui feront 43 ans au SMIC auront une retraite de 1200 euros ça c'est ce qui est dans la réforme c'est ce qui est dans la réforme je crois savoir que les sénateurs quand un sénateur fait un mandat de 6 ans celui ouvre un droit à la retraite de 2190 euros si je sais enfin d'après ce que je sais vous avez des sénateurs qui auront fait trois mandats Sénat pour avoir une meilleure recette pas du tout ma question c'est vous aviez dit vous avez dit tout à l'heure si on est aux affaires en 2027 est-ce que vous allez revenir là-dessus ça pose assez peu de difficulté de dire qu'on va revenir sur la retraite des sénateurs je pense qu'on aura quand même des éléments un peu plus probants dans notre programme il y aura une question c'est qu'est-ce qu'on fait du Sénat et comment qu'est-ce qu'on comment on fait pour qu'on ait une démocratie française où les gens ont le sentiment d'être mieux représentés donc il y aura tout ça moi je veux dire quelque chose sur les régimes pionniers sur ces régimes spéciaux ouais ou les régimes spéciaux à la limite bon mais c'est quels sont aujourd'hui on devrait se demander quels sont les professions auxquelles il faut étendre ces régimes spéciaux je parlais tout à l'heure qu'on voulait avoir du monde dans le bâtiment enfin que ce qui me reprochait par la macronie c'est-à-dire mais jamais on aura ces centaines de milliers de travailleurs pour faire la rénovation thermique des bâtiments moi je dis on devrait avoir des publicités à la télé vous savez on a des publicités pour l'armée de l'air en disant engagez-vous défendez votre pays on devrait avoir des publicités à la télé pour disait dire devenez maçon devenez couvreur devenez zingueur engagez-vous pour votre pays venez sauver la planète et aller là-dedans mais derrière il faudrait que les gens qui s'engagent dans ces métiers là ils aient la garantie que à partir du moment où il souffre du dos après retire du moment des problèmes au lombaires et tout ça comme pour les militaires il y a une autre carrière qui s'ouvre derrière eux et qu'on soit conscient que à partir de 5 ans 50 ans 55 ans dans ces métiers là c'est bien compliqué donc je pense qu'il faudrait se demander pour quel métier on doit aujourd'hui faire des régimes spéciaux et je pense que les travailleurs du bâtiment devraient tenir à ce registre là aussi pour vous savez on parle d'attractivité d'attractivité d'attractivité dans ces métiers là mais comment on rend des métiers attractifs en disant dans cette métier de pénible vous aurez deux ans de plus à faire et quand vous voyez cette image justement de c'est Grévy c'est manifestants qui sont allés qui ont envahi le siège de LVMH vous auriez voulu être si je comprends bien ce que vous dites que la solution est aussi là-bas je dis qu'il faut que Bernard Arnault appelle je veux dire comme manifestement Emmanuel Macron a beaucoup de mal à entendre les français ce qui serait bien c'est que les patrons l'appel parce que eux au moins on sait qu'ils sont au bout du fil quand il leur remet la Légion d'honneur et ainsi de suite bon je vois que en France on est quand même dans une situation on a avant les Jeux Olympiques on a déjà sur le terrain des grandes fortunes remporté à la fois la médaille d'or et la médaille d'argent avec Bernard Arnault avec la famille Bettencourt donc tout ça est très bien ce que je demande simplement moi je suis pour la concorde nationale c'est que ces gens appellent appartiennent pleinement à la patrie et que il paye leurs impôts à France on doit pas avoir un yachts les taxer les Ultra riches est-ce que est-ce que le meilleur peut pas être immatriculé ailleurs par exemple les chiffres élevage parce qu'on n'arrête pas de les rappeler à chaque fois c'est 4 milliards et demi de prélèvements obligatoires c'est les cotisations sociales c'est premier employeur de France attendez c'est LVMH c'est l'entreprise qui emploie chaque année qui crée le plus d'emplois en France 15000 chaque année vous savez combien ça gagne un employé chez LVMH ça gagne presque deux fois ce que gagne un employé ailleurs alors j'en ai marre les grainer tous ces chiffres comme si j'étais le dire comme de LVMH et dire vous ne pouvez pas critiquer une boîte qui apporte autant à l'économie française franchement vous savez j'ai fait vœu d'essayer de me désarnotiser et de pas parler de Bernard Arnault toutes les 30 secondes mais Monsieur le chip quand vous parlez de LVM marche ne parlez pas d'elvmh parler de tous les sous-traitants parce que la réalité de LVMH c'est qu'il y a peu de salariés directement de LVMH mais qu'il y en a énormément dans la sous-traitance donc c'est là qu'on peut aller ensemble rencontrer les salariés et c'est pas le paradis sur terre c'est des petits salaires bien qu'on soit dans le luxe qu'on se paye pas les sacs de luxe bon voilà mais je le dis encore une fois avec la volonté que notre pays soit tiré vers le haut y compris par Bernard Arnault et par Liliane Bettencourt que vous savez quand même quand il y a un scandale comme open luxe qui éclate on voit qui a ouvert des comptes au Luxembourg on a quand même Hermès Arnaud Mullier est quasiment la totalité des grandes fortunes qui sont dans les listings de là-bas quoi donc voilà une toute dernière question François Ruffin c'était présent dans l'émission mais on va quand même le montrer ce tweet de Jean-Luc Mélenchon qui écrit François est prêt en avant vous êtes prêts pourquoi non mais je pense que l'objectif c'est que nous soyons prêts la réponse les missions nous a donné une réponse quand même vous êtes prêt pour 2027 vous l'avez dit sans le dire vous pouvez moi ce qui m'importe je vous le dis franchement c'est qu'on construise une équipe c'est je dis il me semble la conscience que nous devons avoir des défis que nous avons affrontés un défi moral les Français sont démoralisés sont déprimés un défi démocratique ça va pas bien sur ce point-là dans le pays un défi avec tous les services publics à relever mais un défi climatique qui est devant nous et qu'on devrait prendre le corps [Rires] [Musique] de cette émission on se retrouve dans un instant Maxime va revenir et les Français vont ahir vous allez voir ça à tout de suite [Musique]
François Ruffin