VOTER contre son COEUR et ses TRIPES - avec Cyrielle Chatelain
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On a eu deux engagements répétés à deux endroits différents par deux ministres différents que ce qui a été voté ça sera dépensé. En tout cas, c'est l'engagement qu'ils nous ont donné. Après, on peut toujours débattre la valeur de la parole et cetera.
Je je suis d'accord. Écoute, on est très heureux de te recevoir sur le plateau de backsite parce que un budget a été voté, un budget a été adopté par l'Assemblée nationale à quelques jours, le budget de la sécurité sociale, notamment grâce à l'abstention des députés de ton groupe, l'abstention majoritaire, tu vas nous expliquer ce qui s'est passé et les raisons de de de ce choix. Tu en avais déjà dit un mot dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Je te propose qu'on écoute et on revient dessus juste après. Si j'écoutais mon cœur et si j'écoutais mes tripes, je vote contre ce texte. Mais à un moment, après des semaines de débat et parce que quand on est député, on ne peut pas écouter que son cœur plaît et que c'est trip, et bien à un moment on essaie de prendre du recul.
Pourquoi Cyriel ? Première question. Pourquoi n'as-tu pas écouté ton cœur était trip ?
Pourquoi as-tu choisi d'écouter autre chose ? Et d'ailleurs, du coup, vous avez écouté quoi ? Si c'est pas la raison.
La raison. La raison. Ouais.
Euh parce qu'en fait, il y avait deux votes. Il y a la question de se dire enfin on n'est pas dup le cornu avec ce vote là, il s'offre un peu d'espace politique et donc en fait c'est pas le seul. Non mais il y a quand même cette idée qu'à un moment enfin nous on a voté toutes les censures, ce gouvernement il devrait pas être là.
Donc la base en fait c'est qu'on a envie de voter contre. Euh c'est voilà, c'est viscéral. Euh après un moment, on peut pas être complètement euh quand on vote aveugle des conséquences du vote.
Euh et là euh par rapport au textes qu'on avait devant nous, euh les conséquences du vote nous semblaient plus néfastes que le vêre qu'on a le texte qu'on avait à voter. Mais dans enfin, tu aurais voulu que le texte il passe ou il passe pas ? C'est c'est ça le si j'avais pas voulu qu'il passe, j'aurais voté contre.
Voilà. Mais si tu avais voulu qu'il passe, tu aurais voté pour la question. parce qu'il y avait un certain nombre de choses.
En fait, la question c'est qu'on est sur un texte budgétaire. Donc déjà, c'est pas n'importe quel texte. C'est quand même un texte où à la base normalement devrait même pas y avoir de débat avec les LR et les Républicains.
Le corps nul est là parce que Macron nous a expliqué qu'il y avait 210 députés derrière lui et les mecs quand il y a un vote important, ils sont barrés. Donc moi, j'ai quand même un petit problème. Donc ça pose un sujet de légitimité quand même de la présence de le cornu à Matignon.
N'empêche que dans la réalité, il est là. Donc moi, je pouvais pas voter pour. En fait, euh je suis en désaccord avec un certain nombre de ces mesures.
Je pense que c'est déjà aux personnes qui ont soutenu le corps nu à Maton de voter pour. Euh après, effectivement, si je votais contre, il passait pas. Et donc, il y avait pas de budget de la sécurité sociale et après on reviendra peut-être sur le contenu.
Mais à un moment, euh au début, il y a une semaine pour nous la balance c'était là, on était prêt à prendre le risque qu'il y ait pas de budget de la SQ parce que très clairement le texte était pas acceptable en l'état. En une semaine, il y a eu des évolutions euh dont on peut discuter si elles étaient suffisantes ou pas et qui fait que nous ça a fait basculer la balance de l'autre côté et qui sont s'est dit que ce texte-là, il était préférable à pas de budget de la sécurité sociale du tout. Malek, euh tu as été élu comme les autres députés du Nouveau Front populaire avec des gens qui ont des fois voté justement parce qu'il y avait leur cœur et leur trip.
Ouais. Vous n'avez pas le monopole du trip des trip [rires] trip d'ailleurs com enfin je comment tu vas aller leur expliquer que on est passé de ce vote là d'urgence avec les cœurs et les triples et une forme de compromission finalement en s'abstenant et en laissant passer du coup un texte budgétaire qui qui on l'a dit n'est pas si n'est pas si euh n'a pas été aussi allégé que ça par rapport à la copie de départ du gouvernement. Euh déjà, on peut peut-être revenir à ce qu'il y a dedans parce qu'en fait moi clairement euh quand les électeurs viendront me demander des comptes, la seule manière que je peux leur répondre, c'est d'expliquer ce qu'il y a dedans.
Euh et la deuxième, enfin, je vais peut-être répondre vers la première partie, c'est qu'en fait oui, j'ai des collègues qui ont peut-être voté qu'avec leur raison et j'ai des collègues qui ont voté qu'avec leur trip, mais moi je respecte les deux. Enfin, en fait, à un moment, qu'est-ce qui détermine le vote d'un député ? Il y a que lui qui peut le décider.
Euh donc ça, moi j'ai pas à juger euh du vote. La 2è chose, c'est qu'est-ce qu'il y a dedans ? Euh moi, j'ai pas si on avait passé euh d'autres passages un je pense que j'ai pas crisé à la enfin c'est pas un texte où il y a des grandes victoires, c'est pas un grand texte, c'est un petit texte.
Voilà, tu vois, c'est un petit texte qui contient pour moi euh trois choses profondément négatives. Il y en a plus, mais il y a quand même trois choses. La question sur les arrêts maladies.
Voilà, voté compte, c'est pas possible. Il y en a même quatre. Voyez la question des arrêts maladie, la question des mutuels et ça pour le coup ça aurait pas dû passer la question du bonus manus sur les hôpitaux et la question de la ce qu'on appelle la tarification à l'axe sur l'action sociale.
Donc forcément ça a compté dans l'analyse globale. Donc ça c'est ce qui effectivement ce sur quoi on a perdu. Ça vous dérange pas peut-être de revenir sur ces mesures mais très brièvement c'est l'occasion de faire un peu de pédagogie là-dessus.
Enfin genre je tu peux tu peux y aller mais justement ensuite continue ton raisonnement parce que vous en l'occurrence tu as tu tu as tu as posé trois conditions à l'abstention du groupe écologiste. Je voudrais que tu reviennes dessus aussi. Non non mais peut-être quand même dire la enfin continuer la balance.
Là je vous ai dit effectivement ce qui était en négatif après en positif. Alors en positif, il y a déjà ce qu'on a évité. Moi, je suis d'accord que c'est pas suffisant, mais tout ce qui va être le gel des pensions, le gel des prestations sociales, blanche, la désindexation, tout ce qu'on appelait l'année blanche qui composait un certain nombre de choses, la question de la diminution des indemnités journalières sur les ALD, ça c'est c'est supprimé.
Voilà, donc on a évité un certain nombre de choses. Et la deuxième chose, c'est qu'est-ce qu'on a et le doublement des franchises médicales. Euh qu'est-ce qu'on a obtenu en plus ?
Peut-être un petit plus mais qui est quand même en plus, c'est qu'à la fin par rapport à la copie du gouvernement les moyens parce qu'en fait on vote un plafond de dépenses mais en gros les moyens qu'on peut mettre sur la table en 2026 pour les questions de santé, ils ont augmenté de 3,8 milliards d'euros entre la copie du gouvernement et et la copie qu'on nous a mis à voter concrètement sur la table. Voilà, en gros le il y a tout ce qu'on a évité et il y a le plus et ces 3,8 milliards là. Donc est-ce que c'est suffisant ?
Moi je vais pas vous dire c'est génial, on a sauvé l'hôpital et de besoin il y a ça mais en gros tout à fait. L'idée c'était d'arriver au niveau de l'inflation et globalement moi je reprendrai l'expression de la Fédération des hôpitaux de France, c'est qu'en fait on a assuré le minimum vital. Donc moi je trouve que c'est pas une grande victoire mais je me dis qu'en fait on leur doit bien le minimum vital et que sans ça ben en fait on avait soit zéro soit en taux + 8 milliards.
Bah c'est vrai qu'à la fin j'ai pris les + 8 et ça peut se débattre. Mais quelle quelle quelle garantie vous avez que ces plus 8 milliards vont bien aller vers vers l'hôpital ? C'est c'est ça la question.
Alors ça c'est la condition. Premièrement, on a eu deux engagements répétés à deux endroits différents par deux ministres différents que ce qui a été voté, ça sera dépensé. Après sur les 8 milliards en tout il y aura pas de décret en 12 derrière.
Il y aura pas de décret en 12 derrière. OK. En tout cas, c'est l'engagement qui nous ont donné.
Après, on peut toujours débattre la valeur de la parole et cetera. Je je suis d'accord. C'est pour ça qu'on a résisté jusqu'au bout.
Non mais en fait mais à un moment voilà c'est ainsi de toute façon on n pas une capacité après on a la capacité qu'on aura c'est la censure. Si un moment ils reviennent sur leurs paroles même s'il reviennent pas sur leurs paroles d'ailleurs parce que c'est un autre débat mais peut-être pour venir c'est un il y a se garanti qu'il y ait pas de passage et en fait je pense que la meilleure garantie en fait qu'il n'y ait pas de décret c'est quand même il faut regarder la parce qu'en fait on n'est pas tout seul à voter. Il y a un certain nombre de syndicats.
Il y a des syndicats hospitaliers. Il y a les Fédérations françaises des hôpitaux, il y a les syndicats affirmiers et en fait ils ont tous vu ce qu'on avait voté euh et ils vont tous aller demander que les sous soient soit consommé. Donc je pense aussi que ça donne une force au syndicat pour aller demander la consommation de ces moyens qui en fait sont des moyens absolument vitaux.
Donc il y a euh je je je précise quand même pour la bonne information des gens qui nous écoutent que euh un un PLFS c'est une loi d'autorisation où effectivement on on détermine un plafond qui est un maximum autorisé de dépenses. Ça veut pas dire que tout va être dépensé et enfin voilà c'est après ça dépend à l'exercice faut regarder. Il y a des étapes intermédiaires aussi.
C'est pas euh voilà c'est pour ça qu'on parle de ça. Et j'ai même un un scoop c'est que même quand on vote un budget et qu'on vote des crédits, bah après ils peuvent être gelés. Donc de toute façon, en gros la base c'est que le gouvernement contrairement à ce qu'ils ont raconté pendant deux voix à la fin c'est eux qui décide.
Enfin non mais et ça on va pas se le cacher, à la fin c'est eux qui décident. Nous ce qu'on pouvait faire euh à ce stade, c'est effectivement augmenter les moyens au niveau pratiquement de ce qu'on appelle l'augmentation naturelle des dépenses de santé pour que il y ait pas une année où euh les hôpitaux mais même les soignants de ville hein parce que ces dépenses et aussi les dépenses pour les médecins de proximité et ben ils aient pas à faire le même tap avec moins d'argent. Mais vous dites nous ce qu'on a obtenu, mais c'est surtout le PS qui était à aller négocier avec ce gouvernement qu'on aurait pu considérer comme illégitime à la base.
C'était plutôt ça le mot dans le NFP, c'està-dire qu'est-ce qu'on va négocier avec ces gens-là ? Il faut les faire sauter tout de suite quoi parce qu'ils ont pas à être là et on a encore moins à négocier leur lâcher des trucs avec eux. Donc c'est le PS surtout qui s'est chargé de ça et vous avalisez après.
C'est comme ça que s'est passé ? Euh non. Alors déjà moi un je suis assez d'accord, il avait pas être là.
J'ai voté la censure, je la revoterai parce qu'il y a une question démocratique. Il y a des questions budgétaires, il y a des questions démocratiques. Sur le principe démocratique, c'est euh démocratiquement inacceptable.
Donc ça, moi j'ai voté la censure, je le referai. La deuxième chose, comment ça s'est passé ? Il y a eu des négociations avec le PS.
Nous, on a toujours assumé d'aller au rendez-vous. Après, la différence, c'est qu'on allait au rendez-vous et qu'on avait en gros, on a toujours aussi continué à assumer nos votes dans l'assemblée. C'està-dire ce sur quoi on était contre, on a voté contre. ce qu'on était pour on a voté pour et point bar c'està dire qu'on n'est pas allé négocier des des trucs vous nous laissez passer ça comme ça les LR ils seront contents fait ça c'est non déjà par contre à un moment il s'est passé quelque chose d'important c'était le vote d'il y a une semaine.
Il y a une semaine on vote sur ce qu'on appelle la partie recette du budget de la sécurité sociale. Il faut savoir que si ça passe pas il y a plus de texte. Euh à ce moment-là, nous on dit clairement ben on a regardé la balance, il y a pas suffisamment de recettes.
Euh les dépenses autorisées pour la santé sont insuffisantes, donc on vote contre. Et effectivement, le groupe a très majoritairement voté contre et à ce moment-là, on passe à quelques voix que le budget soit pas adopté. Et en fait, à ce moment-là, le gouvernement se dit "Bon bah, de toute façon, si je veux que ça passe, faut que je passe à la caisse." Voilà, c'est ça la vérité.
Donc effectivement, ils ont ben ils ont lâché 3,8 milliards d'euros. Ouais. OK.
Et donc je ton ton je j'essaie vraiment moi de comprendre la logique. Je me pose la question mais comme plein de gens depuis le début de la semaine sur sur sur les raisons de l'abstention. On obtient pas de grandes victoires.
Non on on obtient des défaites un peu plus petites que ce que ce que ce qui était prévu. Est-ce que ça justifie justement une abstention ? Mais je pense que c'est tous les débats qu'il y a quand il y a un combat qui soit politique ou syndical. c'est en fait à partir de quand on en on engrange les gains.
Enfin et je dis pas que la solution qu'on a eu était la seule ou était la meilleure, c'est juste qu'à un moment euh pour moi, j'arrivais à un stade où je me disais ben la balance entre pas de budget de la sécurité sociale, donc ça veut dire en vrai une reconduction du budget 2025. Donc par rapport à ce qu'on s'est dit, par rapport aux augmentations naturelles de dépenses, bah en fait il y a zéro pour faire face à ces augmentations de dépenses d'augmentation de santé. Donc en fait entre 0 et + 8 parce qu'au global il y a ce qu'on a obtenu les 3,8 milliards et puis il y a le le budget global qui augmente de plus de 8 milliards d'euros.
Bah à la fin on a pris les + 8. Ça se débat hein. Mais c'est vraiment le débat de à partir de quand on considère que par la mobilisation, par la mobilisation des trailleurs, par la mobilisation des syndicats, par la mobilisation des parlementaires, on a obtenu suffisamment.
Je vous ai entendu parler à l'assemblée de de la loi de de programmation de l'énergie qui arrive après la voilà et et le fait que est-ce que le cornu ou d'autres ont essayé de peser en en monayant votre abstention contre le maintien des renouvelables du du stock de renouvelable la prochaine fois dans le dans la loi de programmation de l'énergie. Est-ce que c'était ce genre de deal dans les couloirs ? Alors non et je vais le dire très clairement la réponse est non.
Il y a jamais eu deal entre la programmation pluréannuelle de l'énergie qui va passer d'ailleurs par décret. ce sera même pas une loi et le budget de la sécurité sociale. Et d'ailleurs, c'était l'objectif de la question, c'était de lever toute ambiguïté, de rappeler que pour nous, il y avait bien deux votes séparés, qu'il était hors de question fait on va pas sauver les ENR sur vous était venu que ça qu'il y avait ça comme de alors ce qui nous est venu, c'est que lundi ce qui s'est passé que c'est qu'on a été contacté par des professionnels du secteur des énergies renouvelables qui nous ont dit on a été appelé et en fait si vous vous abstenez pas on va sabrer dans les objectifs énergie renouvelables.
Donc des lobistes d'Areva ou de je sais pas qui quoi en gros. On a parlé des énergies renouvelables et globalement chez nous les réseaux c'est plutôt les petites boîtes territorialisées. Euh aujourd'hui ce qu'on sait pas et donc en transparence ah donc le secteur du foottaïque je vais faire le la question de transparence ce qui s'est passé est un peu compliqué en vrai.
Il y a des gens qui ont cherché à manipuler les choses mais je ne sais pas qui. Je veux dire en transparence, c'estd que lundi, on est appelé par des gens assez paniqués qui nous disent voilà ce qui se passe, nous on nous a appelé, on nous dit en gros, on tue votre boîte, on baisse les les les objectifs de développement d'énergie renouvelable si il y a pas d'abstention. Et qui les avait appelé ?
Donc ce qu'il nous explique, c'est que c'est un conseiller du premier ministre. Forcément, vous imaginez, nous ça fait ni on l'appelle, on lui dit "Attends, c'est inacceptable." Il nous dit "C'est pas moi." Je dis "Mais en fait moi peu m'importe, je veux une des justement parce qu'en fait ça se passe pas dans les couloirs, je veux des déclarations publiques." Il il l'a dit, non, c'est pas nous.
Ça doit être des lobby des groupements d'intérêts. Et à ce stade, c'est pour ça que je dis je ne sais pas qui a manipulé qui. C'est quand même que la justice va être va être saisie et aujourd'hui là je vous parle je ne suis pas certaine effectivement que j'ai des doutes et peut-être que il y a effectivement un groupement d'intérêt qui a essayé de jouer.
Mais est-ce que Sébastien Lecnu a effectivement annoncé saisir la justice et a priori elle va être saisie là dans les heures dans les jours qui viennent. C'est très très grave he dans tous les cas qui se soit passé, c'est extrêmement grave que ça soit euh du voilà qui que ce soit, c'est extrêmement grave et c'est pour ça qu'on voulait le rendre public parce que euh en fait en vrai et on peut débattre de l'abstention, moi je comprends les gens qui sont déçus et qui sont en colère, mais ce qu'on veut surtout pas c'est penser que justement les trucs qui se passent dans les couloirs, on assume les discussions qu'on a et on les fait dans l'hémicycles. Le simple fait qui a eu cette manœuvre là ne dit pas aussi que cette abstention en réalité est un peu illogique finalement.
Mais c'était mais c'était un peu l'objectif de la Qag, c'està dire qu'à un moment on avait besoin un que le premier ministre et réaffirme qu'il y avait pas de lien entre les deux. Hm hm. Parce qu'en fait pour nous, on pouvait pas laisser à penser qu'on négociait le lien par rapport à l'autre.
Et d'ailleurs, j'en profite pour faire un appel. Je pense que la mobilisation sur les énergies renouvelables va être énorme parce que oui, je pense qu'ils veulent diminuer de toute façon les objectifs. Donc ça ça sera un autre combat à venir.
Mais c'était effectivement la clarification. Je vous dis aujourd'hui, j'ai un doute sur qui finalement essayer de manipuler les choses et donc de fait du moment où on sait pas qui a derrière, on est on le prend plus enfin on le prend plus en compte de la même manière. Qu'est-ce que ça dit de l'état de la gauche ?
Le fait que le NFP soit éclaté comme jamais. Les insoumis ont voté contre, les socialistes ont voté pour, les écolos se sont abstenus. Est-ce que c'est pas ça la plus grande victoire de Sébastien Lecnu d'avoir encore plus tué le NFP ?
Alors malheureusement, j'ai envie de dire, je crois que la gauche, elle a pas besoin de Sébastien le cornu pour aller pas très bien. Non mais on va se le dire entre nous. Nathalie Saintcr quand même, ça aide. [rires] Ouais.
Non mais sans doute sans doute qu'il arrive à jouer dans les failles. Moi ce que je trouve alors je sais que ça fait le côté papa maman. Voilà c'est non mais c'est pas faux et parce que on est toujours tiraillé.
Mais je précise quand même que les écologistes essayent de garder une distance similaire entre le PS et LFI et de faire la jonction. Ça a été une position pendant un an et demi. Mais c'est même pas qu'une distance similaire, c'est qu'en fait à un moment il y a des combats dans lequel on se retrouve parfois avec l'un, parfois avec l'autre et même je veux dire moi dans mon dans mon ce que je pense c'est qu'en fait il faudra arrêter d'opposer les deux.
Moi, je suis par exemple, on a eu des scènes quand même complètement délirantes lors du budget là du budget de l'État où d'un coup on avait des insoumir, je sais plus c'était quel vote qui expliquait que le PS s'était vendu en en en votant je sais pas voilà je sais pas quoi encore, je sais plus. Et de l'autre côté après le PSIT ah mais vous vous avez voté le dégel de toutes les tranches d'impôts y compris des plus riches. Enfin franchement c'était pathétique.
Donc en fait et parce qu'à un moment je pense qu'on narrive pas à penser la complémentarité. Et j'avais lu à un moment une phrase je crois que c'était d'un docteur qui s'appelait Lazarato qui disait "Mais en fait pour que le réformiste exisme, il faut la possibilité de la révolution." Et en fait, moi je crois vraiment non mais je crois vraiment à ça.
Je crois absolument que Mais oui, non mais en fait si on n pas de radicalité en fait on n'obtient pas des choses. Mais à un moment la question de être et donc moi je pense qu'on a besoin d'une gauche extrêmement radicale mais je pense ils sont réformistes he tranquillou les les insoumis c'est pas c'est pas des révolutionn dans ma bouche non mais dans ma bouche c'est pas négatif. Non mais quand je dis révolutionnaire c'est d'une enfin je vous dis c'était une phrase de la réformiste bah en fait à ce stade moi aujourd'hui je pense que ils sont pas révolutionnaires dans le sens où ils veulent gagner la bataille des urnes mais que dans leur stratégie je pense qu'ils me voudront pas de le dire comme ça c'est qu'ils font le pari que tant qu'ils ne sont pas au pouvoir pour appliquer l'entièreté de leur programme qui est cohérent dans le programme qui met en œuvre et bien effectivement il y a pas de compromis parce qu'en fait le programme c'est un tout et donc ils accéderont au pouvoir par le fait de refuser constamment finalement tout ce qui n'est pas euh l'application intégrale de leur programme mais parce que ça fait sens et que c'est logique.
Non mais je s'il y avait eu un gouvernement du nom de la gauche d'une manière ou d'une autre, ils auraient pas pu appliquer tous leurs programmes et ils seraient le gouvernement quand même. Oui. Non mais je enfin je je Oui.
Non mais là je parle de la situation dans laquelle on est. C'est bien dit pour accéder au pouvoir. Non mais ma phrase est bien il pense que pour accéder au pouvoir il faut à un moment démontrer et rester en disant on est cohérent. notre programme et c'est pas un reproche de ma part c'estàd que ils disent on est cohérent il faut que notre programme qui fait sens ensemble on puisse l'appliquer qu'on ait les manettes pour le faire et donc à partir de là on doit démontrer on est qu'on est jamais dans le compromis et donc ce qui veut dire que à ce stade dans l'opposition ça le mérite de la clarté et ça a une vraie efficacité là où le PS se dit nous pour accé faut qu'on soit les pragmatiques et les raison faut qu'on soit les pragmatiques et les raisonnables en fait c'est deux stratégies différentes mais moi je pense que en fait c'est des stratégies qui se nourrissent l'une l'autre On pourrait avoir une manière intelligente de le faire, de dire en fait on obtient plus et on a des gens qui tiennent fort.
Enfin moi je suis désolé en fait à l'assemblée, on tient plus on obtient plus quand on est 191 ensemble et de se dire en fait on pourrait articuler c'està-dire que si à un moment il y a pas la peur d'avoir ces 191 contre soi et donc de faire basculer par exemple le vote de la censure et ben on obtient moins de choses. Et de l'autre côté, si un moment on n pas un courant fait réformiste et pour moi enfin moi je dis c'est pas négatif de allez on va dire radicau pragmatique s'il y a pas d'un autre côté un courant pragmatique qui sait en attendant l'accession pouvoir en fait empocher des gains à certains moments et ben des fois on peut attendre longtemps avant l'accession de pouvoir et peut-être qu'on peut pas se permettre parfois de toujours tout attendre de l'accession du pouvoir. Et moi je trouve dommage qu'on ne s'asse pas jouer de cette complémentarité qui je pense nous permettrait d'obtenir plus de choses.
Est-ce que c'est est-ce que c'est ça le réformisme radical prené par Cécile Dufloot qui était venu sur ce plateau d'ailleurs nous en parler ? Je l'ai écouté, j'ai parcouru son livre. Je pense qu'elle serait pas complètement d'accord avec moi et que je ne suis pas complètement d'accord avec elle.
Non, elle est du côté des pragmatiques. Voilà, elle elle assume aujourd'hui d'être du côté des pragmatiques et cetera. Moi, je ne partage pas et dans ce que j'ai parcouru, je voilà, il y a un certain nombre d'analyses, même la plupart d'entre en tout cas.
Bon, ce que ce que vous dites, enfin ce que ce que ce que tu dis est intéressant. Ces deux gauches qui ont toujours existé se nourrissent l'une l'autre et elles sont pas inefficaces non plus dans leur propre logique. C'est ça.
Et que même en vrai si on arrivait à les combiner enfin moi je pense que la gauche a toujours gagné en combinant l'ensemble. Mais c'est tout le problème aussi avec les écolos, c'est qu'après des fois on a du mal à vous situer à savoir exactement ça nous rend moins lisible c'est notre faiblesse. J'ai le souvenir de d'une émission de l'humait Marine Tondelier et on lui a posé la question de l'anticapitalisme.
C'était ma camarade Loui qui lui a posé sa question. Elle a pas voulu tellement répondre. Elle a dit "On n'est pas là pour se branler la nouille." Euh si si elle a dit ça, c'est-à-dire que donc du coup on sait pas s'ils sont anticapitalistes ou pas.
J'ai écouté vos discours à vous, il y a des trucs sur les milliardair et cetera. C'est clairement antiraciste, c'est clairement déterminé et cetera. Vous diriez que vous êtes anticapitaliste.
Oui, moi je suis anticapitaliste. Je pense que l'accumulation du capital de toute façon, c'est consubstantiel avec l'idée de productivisme et que les écolos sont contre. En fait, le capitalisme c'est l'appropriation certes des moyens de production, mais c'est aussi la logique d'enclosure, donc la la caparement des terres.
Et en plus, si on fait le 3e postulat avec euh une autrice qui s'appelait Sivia Frederichi, c'est aussi l'accabarment du travail de reproduction des femmes. Donc oui, moi à partir de là, je suis anticapitaliste et je pense que la pensée écologiste est capitaliste. Oui, moi je suis assez matérialiste. [rires] Tout à fait.
Intéressant. H je je me posais la question du coup en vous écoutant et compte tenu de la situation à gauche. Bon voilà, on va pas y revenir, on va pas y passer la soirée non plus parce que on en parle beaucoup, on pourrait oui mais enfin à quoi bon ?
Et aussi ce qui s'est passé la assemblée sur une partie du groupe qui s'est abstenueu, une toute petite partie qui a voté pour et une autre partie qui a voté contre. Je veux dire très concrètement quelle répercussion ça a d'une part au sein de votre groupe que vous présidez ? Euh est-ce que ça a créé des des dissensions ? puis qu'il y en a qui sont, j'imagine plutôt favorables à aller vers une union et vraiment des unionnistes jusqu'à la moile et jusqu'au bout.
Et et puis au sein aussi, je veux dire du parti de manière générale avec des élections qui se préparent qui vont pas être forcément évidentes pour le parti non plus. Voilà. Qu'est-ce que qu'est-ce que ça quelles sont les répercussions chez écolo en somme ? sur le parti en tant que tel, je sais pas parce que la enfin le vote qu'on a eu fait débat très clairement, mais comme il fait débat sur ce plateau, donc il fait aussi débat chez nos militants et probablement chez nos électeurs, euh au sein du parti quand même, la majorité de l'énergie est mis sur les municipales, donc il s'occupe pas des différences de vote.
Après au sein de notre groupe, ben forcément la manière dont on fait les choses, ça fait longtemps qu'on sait qu'on a un vote, on a un groupe où on a cinq parties dans ce groupe là et en plus on a on est des écolos, je voilà, on a différentes sensibilités au sein de notre parti. Donc la manière dont nous on gère les choses et euh c'est comme ça en tout cas qu'on arrive à fonctionner qu'en fait on prend du temps pour discuter, on pose tout sur la table et on essae par ce type de débat qu'on a là de faire émerger une position majoritaire. Dans l'absolu, c'est mieux qu'elle soit unanime et si elle peut pas être unanime, qu'elle soit majoritaire pour essayer d'avoir la clarté.
Après, on est des députés et ce que je le disais, voilà, qu'est-ce qu'on écoute quand on vote ? Ça relève de l'intime. Surtout sur des votes comme ça, on va être très exposé.
Et donc ben on ne va pas vers la contrainte, c'est-à-dire qu'on essaie de convaincre, on pose une position qui est la position majoritaire et on emmène le plus de gens possible avec nous. Euh coup, ça n'a pas eu de répercussion sur votre quotidien, sur l'avenir en fait du groupe et non et sur focus municipal. Pas pas au groupe, au sein au sein du parti.
Group. OK, merci. On continue sur Vas-y Mek, excuse-moi.
Je juste une petite question parce que je tu on a vraiment besoin de de lisibilité, de cohérence, je te jure. Je Et je parle encore une fois avec vos militants là sur sur les municipales, on y arrive juste après. Tu tu viens de dire que justement tu étais pas sur la même ligne que Cécile qui était elle était rangée dans le camp du pragmatisme.
Excuse-moi, j'arrive pas à comprendre après le vote de cette semaine, après l'abstention de cette semaine. C'est ça. ce que dit Cécile et bon j'en parle sur le plateau avant d'iré directement avec un peu d'impliquer sa stratégie du coup cette semaine.
Non ben moi je le pense pas. Ce que dit Cécile Dufleot dans son livre, c'est que on devrait faire, je sais plus comment elle l'appelle, mais une grandit par petit bout. Mais aussi ce qu'elle dit dans son livre, en tout cas moi la manière dont je l'ai compris c'est qu'après les élections législatives, on aurait dû essayer de faire, je sais pas si utilise le mot coalition, mais dans l'idée c'est ça, de faire un grand arc avec les écolos, le PS, les macronistes autour de deux sujets qui sont la justice fiscale et la transition écologique.
On va être très clair, il y a pas de possibilité de pouvoir faire un grand acte de travail sur ces deux sujets et surfin la majorité des sujets avec les macronistes. C'est absolument impossible. Donc moi je prément à cause de la question du capital et de précisément à cause de la question du capital.
Donc en fait c'est absolument moi je ne crois pas à ce grand arc. Je pense que c'est absolument impossible. Après à partir de là le vote qu'on a eu et c'est pour ça moi je redis c'est pas un vote pour ou contre le gouvernement.
En fait, si on avait fait tomber le budget, on aurait eu toujours Macron à l'Élysée, le Cornu à Maton, mais juste on a'urait pas eu de budget de la sécurité sociale. Donc moi, à un moment effectivement dans ce vote là, sur ce texte-là, j'ai voté sur le contenu du texte et sur son évolution. Et je pense que c'est une partie de mon travail parce que j'entends la question des principes, elle est absolument importante.
J'entends la question de la cohérence et c'est pour ça que nous du début à la fin, on a dit on veut une on veut une augmentation à peu près à moyen constant dans l'idéal à moyen constant total. pour l'hôpital et la santé. On demandait donc on va redire des chiffres, on demandait à ce que les dépenses autorisées pour la santé soit hauteur de 275 milliards d'euros cette année.
Et bien à la fin, on obtient 274,4 milliards d'euros. Donc on n'est pas tout à fait à ce qu'on demandait. Mais en fait en terme de cohérence quand on s'est battu pour faire augmenter les choses, bah effectivement on peut pas faire comme si ça n'existait pas et on peut pas faire comme si à un moment expliquer aux gens en fait.
Moi je sais expliquer aux gens qu'il y a pas de budget, que ça va pas être simple mais que en fait le budget qui m'était proposé il était il était pas possible, il était pas souhaitable parce que le minimum vital était pas assuré. quand j'ai un budget qui assure le minimum vétal, je sais plus le dire de dire en fait entre un budget vraiment des moyens en moins par rapport à effectivement des moyens constants. Bah c'est vrai que moi j'ai considéré que cette fois-ci la balance était plutôt dans le dans le sens du même logique sur le budget de l'État du coup.
Absolument pas non le budget de l'État on est sur un texte qui est complètement différent. J'allais te demander est-ce que vous allez voter le budget de l'État maintenant vous avez voté celui de la SQ ? Non alors ni pour ni abstention.
Non, le budget de l'État [rires] Non, mais le budget de l'État, on est sur quelque chose qui est complètement déséquilibré. OK. Euh enfin, on peut faire la liste de tout.
C'estàdire que même si on enlevait des choses, je vois même pas comment ce budget il est il est pas en une profonde régression. Enfin, donc je parlerai bon, les moyens de l'écologie, c'est sabré mais ça fait des années que c'est sabré. On veut prendre même des secteurs où on pourrait dire "Allez les gens, c'est un peu social mais les gens de droite, ils vont être un peu d'accord." L'insertion par l'activité professionnelle, il nous parle d'emploi constamment.
Il y a eu une conférence de presse des acteurs de l'insertion professionnelle dans l'ISER, la circon enfin le département dont je suis élu aujourd'hui ce budget s'il est adopté c'est 80 structures mis en difficulté c'est 5000 on va dire places de personnes qui peuvent rentrer en insertion qui sont supprimées et c'est 450 accompagnants qui perdent leur emploi en fait moi je vois même pas comment les gens ils me disent "Ah non mais allez on est sympa, on fait pas mo- 14, on fait à moitié donc il y a que 225 personnes qui perdent leur emploi." Non c'est pas possible. Donc on va le dire bien évidemment la logique sur le budget de l'État ne peut absolument pas être le même que sur le budget de la sécurité sociale.
Et vous allez essayer de négocier les choses quand même. Toute façon, il y a qu'une semaine, il y a pas le temps. De toute façon, là il y aura pas de négociation.
Ce qui se profile. Donc aujourd'hui, le budget de l'État, il est discuté au Sénat. Ce qui se profile, c'est une commission mixte paritaire.
Il y a deux options. Première option, la commission mixte paritaire a un texte. Ils se mettent d'accord.
Donc de toute façon, le texte arrive à l'assemblée, on le rejette ou on l'adopte, on le rejettera. Deuxième option, non conclusive. Voilà, c'est non conclusif rebelotte à la rentrée.
En fait, dans tous les cas, ça va être rebelote à la rentrée. Oui, c'est ça. Il faut que ce soit plié avant la suspension pour les municipales par ailleurs.
Alors ça, enfin, moi je pense qu'effectivement il faudra qu'on ait on n jamais vécu en tout cas en France quasiment aussi longtemps son budget. pratiquement la dernière fois. Mais en tout cas, si on attend les municipales pour recommencer le travail budgétaire, c'est ça me semble compliqué.
Euh mais je ne vois pas comment ce qui a été possible sur le budget de la sécurité sociale. Et on va se dire la méthode le corn, comment il fait adopter son texte ? C'est qu'en fait il vire tout ce qui non pas tout, la majorité des éléments qui sont négatifs, donc il les vire.
Euh il adopte quand même quelques trucs de droite, par exemple l'augmentation des exonérations de cotisation euh pour les entreprises de plus de 250 salariés. Voilà, c'est une énorme connerie. On continue à creuser euh le le déficit de la SQ.
Bon voilà, c'est une énorme connerie. Nous sommes contre, c'est une connerie de droite. Euh donc mais quand même, il en vire une grande partie et donc en fait il en il vire une grande partie des problématiques et surtout il il remet de l'argent.
Donc en fait ce qu'il fait c'est que globalement il enlève un peu il essaie de dépolitiser les choses de pardon c'est c'est merci dépolitiser les choses ce qui sur un budget de l'État n'est pas possible parce qu'en fait foncièrement le budget de l'État on choisit là on a un objet la politique de santé budget de l'État on a tous les objets et donc ça ça ne sera pas possible on est fondamentalement opposé à leur choix donc vous là pour l'instant est-ce que c'est d'ailleurs est-ce que c'est le cœur et les tripes ou la raison qu'ils veulent voter contre Ah bah ce stade ça va bien parce que tout est aligné. OK. Bp il y a des gens plus faciles que d'autres.
On va parler des élections municipales qui auront lieu dans 3 mois pratiquement jour pour jour. D'ailleurs euh pour votre partie euh les écologistes, c'est une échéance qui s'annonce décisive et difficile. En 2020, vous aviez remporté des victoires historiques dans plusieurs grandes villes quand même.
Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitier, Besançon, Ansy, entre autres. Et donc en 2026, bah en fait vous avez beaucoup à perdre. Euh ah ouais [rires] c'est ça le le la grandeur et la difficulté de la démocratie.
C'est terrible. Comment est-ce que vous aborder ces élections municipales où il va falloir défendre à nouveau Sébastien et ça va pas être de la tarte pour certains d'entre eux ? et et question subsidia pardon ou en complément comment ça se fait que vous en êtes arrivé là je veux dire comment ça se fait que vous on a gagné des villes ou que non non non pardon aujourd'hui c'est-à-dire que que vous risquez de perdre certaines villes alors qu'effectivement vous avez gagné bah comme l'a dit Jean quelques villes assez importantes et que c'était historique.
Alors, on oublie, mais quand on gagne les villes, c'est une énorme surprise. C'estd que si on regardait euh les sondages et cetera, il y avait enfin, on s'était dit "Ouais, si on en gagne deux, trois, c'est génial." Enfin là, c'est donc déjà en fait entre les sondages actuellement et les résultats, il y a quand même une différence.
Deuxième chose, on est je pense qu'il y a deux choses qui se conjuguent. Un, moi j'ai travaillé en collectivité locale et je me souviens d'un maire qui m'avait dit "C'est simple, en vrai, l'élection la plus dure, c'est alors ouais, il faut gagner mais en fait c'est de regagner." Parce qu'en fait on est au milieu c'estàdire qu'on a commencé des choses mais on n pas fini et donc c'est une élection.
Non mais c'est une élection c'est important regarder en tête parce que on a tendance à l'oublier les gars. C'est facile de faire tu es dans l'opposition, tu fais basculer la ville. Essaie de la gagner la fois sur c'est c'est une élection qui est difficile pour tous les maires donc effectivement bah c'est un enjeu important.
Moi je pense queon a des maires déterminés qu'ils ont un bilan à défendre qu'ils ont un bon bil qui sont en train de travailler sur ce qu'ils peuvent proposer d'autres et que on peut faire la surprise en les regagnant toutes et peut-être même en en gagnant d'autres. Spéciale dédicace à l'Orient. Alors c'est une moins grande ville mais Damien Girard est candidat.
Je pense qu'on gagnera l'Orient. Donc ça c'est la deuxième chose, on n'est plus dans le même contexte national et on peut pas complètement euh le négliger. C'est-à-dire qu'on a aussi euh une montée d'une droite conservatrice qui est forte, y compris dans les grandes villes.
Et j'ai envie de dire autant de plus de raison de gagner d'essayer de de garder les villes écologistes et à gauche parce que de toute façon ça va être aussi des bastions de résilience si jamais on a une bascule vers la droite ou l'extrême droite. Mais moi qui viens de Lyon euh donc qui ai vu Grégory Dusset être élu euh et puis là ma je regarde je peux regarder la presse locale à Lyon, la presse des patrons hein assez souvent et ça ne fait que taper sur les écolos en permanence. Vous allez vous arrivez au milieu d'un vous arrivez déjà enfin l'écolo bashing comme on parlait d'agribashing.
Bon ben l'écholo bashing est quand même constant est devenu même j'ai même envie de dire est devenu un cri de ralliment de la droite et de l'extrême droite tapé sur les écolos c'estes écolos qui nous emmerdent c'est des écolos et ça marche vachement bien comme à Paris Hidalgo, les vélos machin tout ça pour raller sur les moindres travaux qu'il y a bah maintenant c'est les écolos le le bashing est hyper intense. Comment on contre ça ? Est-ce que c'est possible ?
À Lyon, ça va être particulièrement délicat, je pense. Mais il bénéficie la droite en plus de lien avec les entreprises et cetera. Là où les équipes qui sont arrivé dans les villes étaient jeunes, elles ont absorbé en général les cadres locaux d'Europe écologie les verts, enfin ou des écolos qui étaient nouveaux en plus, une nouvelle génération qui est arrivé qui a peut-être pas imprimé, il a il a peut-être manqué aussi en tout cas pour Lyon, j'ai l'impression qu' il y a pas eu de truc fort qui a imprimé autour de Grégory Doussé et donc là le contexte est très compliqué non ?
Alors moi c'est ben bon je suis Grenoblois c'est pas bien pas loin de Lyon a été réélu lui déjà pardon a été réélu maintenant nous on a un nouveau challenge chez le euh la transition c'estàdire qu'on a une nouvelle candidate Laurence Rufin qui est excellent mais en tout cas sur Lyon moi j'ai l'impression qu'il y a quand même des choses qui ont émergé dans mon groupe j'ai Marie Charlotte Guerin qui est quand même une députée assz émergé bah pour la ville en fait la ville c'est un enjeu de proximité je pense que si vous demandez aux habitants du 7e euh qui est Fanny Dubau ? Ils savent qui c'est en fait. C'est une d'arrondissement.
Ben voilà, vous voyez en fait il y a des gens qui ont imprimé et typiquement bah Fanny Dumot, elle est mère du 7e, elle a passé son temps à sillonner son arrondissement et je pense qu'elle connaît tous les acteurs et qu'elle connaît un grand. Donc en fait c'est ça aussi imprimé tout lon c'était le 7e, vous est d'accord. Non mais ce que je veux dire c'est que ça reflète le travail.
La deuxième chose c'est que je pense qu'il y a des choses qu'on bougé sur Lyon. Après, on peut être d'accord, pas d'accord. N'empêche qu'en terme de transport en commun, il y a des choses qui ont été faites.
Qu'en terme de politique de logement, il y a des choses qui fait de végétalisation, il y a des choses qui ont été faites. On parlait d'agriculture. Alors moi, Lyon, je combine ville et métropole.
Il y a des choses aussi voilà Bernard à la métropole. Il y a quand même pas mal de choses qui ont été faites. On a voté là à l'assemblée la question des mineurs isolés étrangers de leur protection.
Ça fait débat, c'est une excellente victoire. à Lyon, on n'arrive pas tous à les protéger. N'empêche qu' il y a eu les tainos pour mettre à l'abri les femmes et leurs enfants, qu'il y a eu des ouverture de place pour les mineurs isolés étrangers.
Après, il des fermetures de squat aussi. Il y a eu des fermetures de squat et ça c'est la grosse difficulté. Ah mais oui, mais et ça c'est la grosse difficulté quand à un moment on est en responsabilité pour le coup, c'est que on ouvre les places, on se bat avec l'État pour faire ouvrir d'autres places et clairement c'est fait.
Et à la fois quand euh par exemple on a eu des expulsions de squat ou de bidonville, enfin très clairement pour ceux qui habitent à Lyon euh il y avait un euh vers euh je vais me tromper de nom, je pense la place Jean-Massé quand il y avait énormément de tente que ça devenait très compliqué mais en fait à un moment il y a un enjeu où on peut plus accepter en terme de mais même de conditions de vie et après c'est tous les débats avec la prêve pour faire en sorte que les gens ils soient hébergés ne ces nuits et c'est quelque chose qui est euh important euh qui est oui qui où on narrive pas à tout gagner mais ce que je dis c'est que ce travail là il est fait et que moi je pense qu'ils ont fait un travail qui saurait être reconnu et après il y a la question des réseaux d'entreprises. En fait les réseaux d'entreprise ils étaient déjà pas avec les écolos quand ils ont gagné la ville. J'ai plus en tête mais le second tour ça avait été de l'écolo bashing plus.
Ça avait été hyper violent. Ça n'avait pas suffi. Euh moi je pense qu'à un moment Lyon que Holas ne correspond pas à Lyon.
Falloir le dire au Lyonnais parce que bah on verra hein. Mais moi je mais mais encore une fois il y a les sondages, il y a la couverture presse et à un moment il y a les votes. Hm.
Oui, c'est vrai. Oui, je pense que c'est les minè en fait, c'est des élections un peu paradoxales pour les verts parce que à la fois c'est des élections où en fait on peut voter un peu différemment de ces étiquettes d' habituelles. et les verts historiquement, bon ça a un peu changé ces derniers temps, mais sont plutôt dans la parti pour lequel les gens se disent parfois pourquoi pas même s'ils sont pas forcément tiens c'est les européens le voilà c'est pourquoi pas même localement et en plus c'est des c'est des thèmes sur l'écologie qui sont assez consensuels au point où finalement même des maires de droite parfois essaient de mettre leurs mains sur les les questions écologiques et en même temps c'est aussi des élections très personnalisées malgré tout même si c'est des scrutins de liste.
Il y a des figures importantes, il y a des mères qui sont réélu uniquement sur leur nom. Euh et les écolos, c'est pas une culture, on peut pas sûr que ce soit vraiment un reproche, mais bon, dans les faits, c'est pas une culture qui est très personnalisé et c'est vrai que les maèes écolo ont pas euh, on va dire à part Eric Piol peut-être, mais qui s'en va, euh ont peut-être pas imprimé une image aussi forte qu'un Estrosi, qu'un Jupé, qu' même qu'une Hidalgo. Est-ce que il y a quelque chose dans une une manière d'être écologiste qui un petit peu effacé ?
Oui, mais en même temps, c'est dur de critiquer parce que c'est en même temps, on sait très bien que c'est des idées qui sont importantes, mais voilà dans les fêtes, est-ce qu'il y a pas une façon de se plier avec du jeu qui est-ce que c'est une insu de réflexion chez vous ? Peut-être un peu moins d'animaux politique chez vous. Ah, peut-être. [rires] Je sais pas si une bonne ou une mauvaise chose.
Oui, il y a une manière de faire un peu différente, une place du collectif qui est très importante, une manière de délibérer aussi qui fait que ça prend parfois plus de temps de prendre des décisions, mais je pense que la délibération est à prendre de meilleures décisions. Donc oui, il y a une manière de faire et je suis pas complètement sûre qu'il faille s'en défaire et ça c'est tous les débats qu'on a chez nous. Mais des fois quand je vois ce que ça donne l'ultra individualisation, bon je suis pas convaincu qu'il faille tout abandonner de la question de Marine Tondolier de du livre de Marine.
Bah elle parle de ses expériences. H D'accord. [rires] Pourquoi tu cherchais quoi ?
Voilà. Ah, j'adore. J'ai l'impression de revoir la scène Salamée et Caillard presque. [rires] Non mais en fait, c'est un livre personnel qu'elle fait où elle voilà où elle raconte comment elle a ressenti quel.
Ou voilà, elle pour le coup, elle personnalise quoi. Mais voilà, elle c'est son choix. Elle pense pour le coup, elle elle fait le paris et c'est peut-être un pari qui va gagner de dire il faut jouer avec les règles du jeu.
Et je le comprends effectivement. Non mais il est vrai que du coup c'est c'est pas habituel dans euh la tradition écolo euh ça c'est sûr de dans l'incarnation sont aussi des personnalités Noël Mer, Delcon Bendit c'est des gens qui existaient évidemment je dis pas qu' faut jouer [rires] le jeu de PFM et cetera, c'est un peu triste mais est-ce qu'il y a pas un Mais Daniel con Bendit par exemple à roulade de sa dérive il a quelque chose d'hyper intéressant c'est que c'est à la fois une personnalité mais qu'il a toujours conduit des scrutins de liste. C'estàd que c'est une personnalité qui ne qui ne se plaît que dans le collectif et et pour le coup, j'ai beaucoup de reproches aujourd' sous sa ligne politique, mais il a il nous a quand il a fait en 2009 Europe écologie les verts, il nous a percuté justement en ouvrant et en et par le collectif.
Donc je trouve que Danis il est il y a quelque chose d'intéressant là-dedans. C'est-à-dire que c'est une forte individualité mais qui n'est jamais tout seul et qui s'appuie sur d'autres. Et je trouve que voilà, c'est quelque chose sans pas sans aucun avis sur sa enf avec un avis négatif sur sa dérive qui dans cette pratique là quelque chose d'intéressant.
Après pour revenir sur les mères, il y a aussi les mères que vous citez, je mets de côté la mère de Paris. Paris c'est particulier, des gens qui sont en D'ailleurs, il y a une il y a un accord à Paris ou pas ? Alors alors pour le coup, je suis pas parisienne, je je suis ça de loin.
Mais donc a priori c'est un bourbier laisse tomber. C'est pas grave. [rires] Si si tu sais pas, tu sais pas, t'inquiète pas, j'en sais rien.
Euh voilà. Non, je je suis pas toute. OK.
Il chacun son job. J'espère. En tout cas, on demande Oui oui.
Enfin, on demandera aux personnes qui savent mais c'est pas c'est en cours de n pardon, excuse-moi pour ceux qui comprennent pas ce qu'on est en train de dire. C'est en cours de discussion à Paris d'un éventuel nouvel accord entre les socialistes, les écologistes, les communistes. Et on suppose que ça devrait arriver au bout d'un moment.
J'espère rappelle non plus. Excuse-moi. Du coup, je t'ai coupé la parole.
Pardon. Non, non, mais pas de souci. Mais c'est important aussi.
On a aussi par rapport à Jupé, c'est des gens qui font de la politique depuis très longtemps. Nous, on a fait élire aussi beaucoup de mères qui étaient jeunes qui avaient pas la même carrière politique et en plus le premier mandat. Et alors Éric, il y avait un côté, c'était le premier maire écolo, il a commencé tout de suite par des mesures qui à l'époque ont un peu étonné sur la publicité et cetera.
Et donc effectivement, une fois que les villes écolo elles ont refait ça, il y avait plus le côté innovateur. Donc déjà, il y a aussi ça, c'est-à-dire qu'il y a des choses, il y avait déjà eu un précédent. Et oui, euh en fait au début le premier mandat, en fait, ce qu'on fait bah c'est déjà qu'on essaie de gérer sa vie.
Enfin, on apprend. Et donc, en fait, moi je trouve ça plutôt rassurant d'avoir des gens qui ont pas cherché à courir les plateaux et à se faire une notoriété alors que la première demande, c'est déjà de faire le taf en fait. Malek, vas-y.
Euh, au-delà de du scrutin municipal, je veux qu'on parle un petit peu aussi de dans toutes ces villes écolo, il y a eu aussi l'analyse de du scrutin des européennes de 2024 où la liste écologiste conduite par Marie-tussin s'est faite devancer largement. C'est c'est un polymand polymandie. J'ai été plus hard quand il y avait pas d'écolo sur ce plateau. [rires] Euh par les listes notamment de Raphaël Gluxman pour place publique, Parti socialiste et par la liste de Manon Aubri pour la France insoumise.
Euh comment on réagit aussi quand 2024 on se fait devancer ? Je suis encore très soft. [rires] Quand on se fait exploser, c'est ça ?
Ouais. Bah tiens, merci. C'est exactement le mot que je voulais employer.
C'est le mot que j'avais en tête. [rires] Non mais à un moment la réalité des chiffres sont là. Enfin, on va pas nier la réalité. on s'est fait exploser.
Euh bah comme à chaque fois qu'on perd, au début, on réagit pas bien. Enfin, personne n'aime se prendre une claque. Donc déjà, on se prend la claque et puis après on essaie de se demander pourquoi on a pris une claque.
Après, c'est ben alors ouais, il faut aussi reconnaître qu'en fait tout a été tellement vite en fait qu'il y a la claque et puis après il y a la dissolu. faire le même soir dire moi j'ai pas fini européenne c'est vos élections quoi à la base je sais mais on a enfin pour juste pour venir on n pas fini de dépouiller il annonce la dissolution donc c'est vrai qu'on a pas trop eu le temps d'avoir le pas tiré le bilan le bilan moi je vu le résultat vous aviez d terminer à peu près voilà [rires] c'est non mais le le Non mais le après quand on dépouille on dépouille pour tout le monde dans les mairies heav [rires] pas que les écol c'est marrant non moi ce que je trouve alors ça je parle un retour d'expérience collective. Moi mon analyse 1 je pense encore entre nous on a peut-être moins on était parti d'un principe qui a jusqu'à présent était très vrai que le vote des européennes était vraiment un vote sur les questions européennes.
Là il a été plus nationalisé qu'à d'autres moments et je pense que ça on l'a pas su senti venir le capter. La deuxième chose c'est que bon c'était l'équipe aussi autour de Marie Toussin était resserrée. Il y a eu des alertes qui venaient pendant la campagne en disant "Ou là, elle est bizarre cette campagne et ils ont pas forcément été écouté ou il était trop tard pour redresser le tir." Ça a pas été si collectif que ça cette campagne en fait aussi.
Moi je alors j'ai un principe dans la vie, c'est qu'en fait c'est super simple. C'est vous avez vu quand ça marche, il y a toujours tout le monde et quand on perd on dit c'est la faute des autres. C'est pas vrai.
En fait cette campagne on l'a fait ensemble. Moi, j'ai fait des meetings, je suis allé tracter, donc je suis enfin en fait c'est aussi mon résultat et je trouve que c'est trop facile de dire "Regardez, c'est la faute de la candidate." Elle a qu'à faire, elle avait qu'à faire autrement.
Sans doute qu'il y a des choses qu'on aurait pu mieux faire. La compo de la liste, la compo de la liste par exemple. Enfin, je dis voilà voilà, je suis pas voilà, je je suis la compo de la liste en un, mais je suis pas sûr que les gens connaissent toutes les listes des européennes quand ils votent.
Euh les sujets, je pense qu'on a euh pour le coup Gluxman nous a pris sur un terrain qui était notre terrain qui était la question du rapport à l'Europe euh la question des droits humains et cetera et qu'on a pas su rattraper une avance qu'il avait pris y compris avant la campagne. C'est aussi des sujets qu'on a pas su ressaisir et puis on a voilà 2000 on n pas su voir que 2019 c'était aussi un contexte très particulier les mobilisation les marches climat et donc on a et d'un autre côté moi je reconnais à Marie d'avoir essayé de s'adapter pour le coup ça on en enfin en fait non je vais revenir ce que j'ai dit on avait conscience que c'était pas le même climat on a essayé de faire quelque chose ça a pas marché mais au moins elle a essayé de faire autre chose elle a essayé de mettre plus de questions sociales elle a enfin Voilà. Essayer de faire autre chose, ça a pas marché.
Mù elle s'est dit de toute façon, si je refais la même chose, ça marchera pas. Elle a fait différemment. Bon ben, on va essayer une autre manière la prochaine fois.
Et il y a eu la la la dislocation, si je peux me permettre, des mouvements de climat et de ceux qui portent l'écologie politique dans le concret aux élections. Dislocation, je sais pas. Mais euh en tout cas, deux chemins se sont séparés quoi.
Lors des là pour le coup, je seraiis pas aussi dur mais peut-être que je l'ai pas perçu aussi fortement. Peut-être que euh que c'est vrai. Moi, je en tout cas sans doute que oui, on n' pas su à ce moment-là suffisamment un dire mais parce qu'on enfin la dangerosité, l'enjeu de ce qu'il y avait derrière le Green New Deal, de pouvoir le maintenir, des attaques qu'on allait faire face au niveau européen sur toutes ces avancées.
Peut-être qu'on a pas su assez dire aussi ce qui a à un moment ce qui avait été voté, ce qu'on avait pour le coup obtenu la gauche et les écolos au niveau européen en terme d'avancée et qu'il fallait non seulement préserver mais qu'en fait si on voulait aller plus loin bah il fallait que la France qui envoie un gros content contingent d'eurodéputés et ben il envoie un message assez costaud et donc sans doute que là-dessus oui on aurait pu faire plus. Dernier sujet, Marine Tendolier a été officiellement désignée candidate par le parti pour la primaire qui serait organisé [rires] dans le Non, mais d'abord première question, elle doit avoir lieu cette primaire ou pas ? On en est où ?
Bah, j'espère toujours avec qui ? D'accord. Donc avec avec les socialistes, avec les communistes, occupe alors qui s'en occupe aujourd'hui ?
Il y a des Bah, il y a quand même Lucy Castet qui est une figure un peu centrale. Il y a donc elle a la manœuvre sur l'organisation de la primaire. pas toute seule mais il y a il y a Lucy, il y a effectivement les voilà Bagneux, les écologistes euh les socialistes, il y a François Ruffin, il y a l'après avec Clémentine Hautin.
Donc voilà pour le moment et j'espère qu'on va pas s'arrêter là. Marine Tondolier a déclaré, j'ai vu sur Public Sénat que la gauche hors Jean-Luc Mélenchon, si elle était unie, elle arriverait devant Jean-Luc Mélenchon au premier tour. C'est ça le plan pour vous ?
Ah ouais, moi j'ai pas encore complètement fait le deuil, mais ça c'est mon côté un peu irréaliste de se dire "Allez, à un moment peut-être qu'on va réussir à pas être complètement borné et à avoir un seul candidat." C'est vrai qu'avec l'absence aide c Je crois qu'il faut préparer le deuil. Ouais, je sais mais là c'est c'est long.
Écoute, je fais les cinq phases du deuil, c'est un [rires] peu compliqué. Je suis pas arrivé à la fin mais non mais moi après, j'ai toujours pensé que il y aurait une manière intelligente de faire, une manière un peu bête. la manière intelligente, c'est en ce moment, on tourne la table, on essaie de construire les choses et cetera.
La manière bête, malheureusement, c'est je pense que c'est c'est ce qui se profile, c'est euh finalement l'espèce de primaire au sondage où à un moment je pense que les électeurs face mais un peu comme à Paris euh face au danger euh de l'extrême droite, ils vont eux-mêmes choisir euh le candidat ou la candidate qu'ils soutiennent. Euh et donc euh ça c'est la manière un peu bête finalement de trancher les choses. Mais oui, je pense qu'on va aller euh parce que moi connais euh on connait la France insoumise, on sait qu'ils arrivent à créer des dynamiques et qu'ils sont assez forts en campagne présidentielle.
Donc vous les aurez dans les pattes d'eux de toute façon. C'est vrai que là je pense que Marine Tourelet un peu optimiste sur le fait qu'elle puisse passer devant. Vous à titre personnel vous êtes favorable à une candidature derrière Jean-Luc Mélenchon ou pas ?
Est-ce que vous vous ranger est-ce que vous vous pensez que c'est une bonne idée de se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon ou vous êtes comme Marine Tonelier qui considère que quoi ? Alors moi derrière Jean-Luc Mélenchon plutôt non. Pourquoi je le dis ?
Parce que je Et vous voulez quand même un seul candidat pour la gauche. Ça mais là on parle Oui, je suis d'accord mais là on parle Jean-Luc Mélenchon. Il y a un enjeu.
Moi je pense je suis d'accord c'est ils sont extrêmement bons en campagne. Ils ont je crois que chaque présidentiel l'a démontré leur campagne européenne ils sont allés emmener dans les urnes des gens qui n'étaient jamais allés voter pour les européennes et c'est leur force. C'est une force qui est assez incroyable.
Je pense qu'aujourd'hui ils ont une faiblesse. Euh voilà, je leur ai dit donc je peux vous le dire, c'est la question du plafond de verre du second tour et ça elle est pas négligeable et je pense que c'est la la question c'est qu'effectivement ça s'est cristallisé autour de la personnalité de Jean-Luc Mélenchon pour des bonnes et pour des mauvaises raisons. Donc aujourd'hui, je pense que lui malheureusement n'arrivera pas à percer ce plafond de verre au moment du Donc vous seriez prête à vous raller derrière les filles à condition que ce soit pas Jean-Luc Mélenchon en quelque part.
En tout cas pour moi Jean-Luc Mélenchon effectivement pens la droite en la France la France est mur pour voter pour l'extrême droite au second tour mais en même temps des sondages parce que là c'est les sondages mais les sondages je vous dirais que même contre Édouard Philippe en fait enfin en fait si on écoute les sondages personne ne peut battre Barber mais moi je pense qu'il faut mais en fait je pense que après je vous l'ai dit c'est que les sondages il faut faire attention je pense pas que les sondages soient prédictifs je pense que la dynamique de vote est extrêmement important par contre je Je pense qu'ils doivent nous alerter. C'est-à-dire que globalement aujourd'hui et je si je peux dire c'est la preuve en fait pour moi si on en revient que pour le moment aucune des deux stratégies ne fonctionne. Je pense que la stratégie aujourd'hui en fait, on voit que la stratégie dans les sondages avec toutes les réserves met Jean-Luc Mélenchon très largement derrière Jordan Bardella au second tour et l'écart est colossal 2674 enfin je le fais de tête mais de l'autre côté la stratégie de on va être finalement très lisse on va pas trop apparaître on va pas faire peur de Raphaël Gluxman, elle marche pas non plus parce qu'en fait 428, bah c'est pas négligeable non plus.
Donc à un moment la question c'est est-ce que chacun continue je finis juste est-ce que c'est chacun continue dans sa stratégie et on se prend le mur ou est-ce qu'on se dit que peut-être il faut qu'on réfléchisse ensemble à une troisième stratégie vo les insoumis te répondraient certes Jean-Luc Mélenchon perdrait au second tour mais au moins lui il y arriverait au second tour est-ce que c'est pas la plus belle des défaites que peut s'offrir la gauche bah dans ces cas-là [rires] dans ces cas-là on va dire que c'est leur côté réformiste. Ça doit être ça. C'est ça. qui se disent finalement bon allez là pour le coup on on perd mais on perd en beauté en fait moi je pense que quand l'extrême droite au per du pouvoir l'enjeu c'est pas de perdre en beauté en fait l'enjeu c'est d'essayer de voir est-ce qu'on a une stratégie qui fonctionne.
Le fait qu'aujourd'hui on narrive pas à troisser cette trè stratégie moi m'inquiète et je et je le redis c'est ce que je dis au début je pense cette stratégie ne peut fonctionner que si on assume une complémentarité des différents courants de la gauche. On arrive déjà à la fin de cet entretien. Courage pour le marathon budgétaire qui continue.
Merci beaucoup Cyrial Chacun d'être venu sur le plateau de Bax. Merci. Merci.
Cyrielle Chatelain