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interviewMichaël Delafosse, le podcast· 18 juin 2026 22 min

#10 Michaël Delafosse : Chantiers avenue Raymond Dugrand, fontaines en ville, financement de la gratuité des transports

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bienvenue sur le podcast de Mickaël Delafosse. Chaque semaine, il abordera l'actualité. Voici votre nouvel épisode. Bonjour M. le maire. Bonjour. On va parler chantier. Est-ce que vous pourriez nous parler de ce qui se passe du côté de l'avenue Raymond-Dugrand ? C'est un sujet qui est sensible, je crois, pour les habitants.

0:19
Michaël Delafosse

C'est vrai. D'abord, j'avais, dans la campagne électorale, pris l'engagement de changer les pavés sur l'avenue Raymond-Dugrand qui génère des nids de poules et des nuisances sonores quand les véhicules passent. Et donc, je mets en œuvre la promesse que j'avais formulée aux habitants de Port-Mariane. Et donc, à partir de cette semaine et pendant une période d'un mois, sur des travaux qui vont être conduits de nuit, qui ne vont pas bloquer la circulation, les entreprises sont au travail pour retirer les pavés et mettre en place un enrobé bitumé qui évitera ce bruit, cette dangerosité pour les automobilistes. Et c'est une bonne chose.

Je précise qu'on n'enlève pas, notamment sur Nina Simone, pardon, le dos d'âne qui permet de ralentir la voiture et donc de préserver la circulation. Donc, le coût de ces travaux, c'est à hauteur de 320 000 euros. Et on va travailler durant ce mandat sur un programme chaussée. Je sais qu'il y a un certain nombre de rues qui ont été grandement endommagées, comme la rue de Font-Couverte. Et progressivement, on va traiter cela. Mais là, on commence par Raymond-Dugrand dans le quartier de Port-Mariane.

1:39
Présentateur

— Très bien. M. le maire, le 11 juin, ce sont 1 300 élèves qui ont fêté leur passage au collège sur le Pérou lors de l'occasion de la fête des CM2. En septembre, ils vont faire leur premier pas tout seuls dans la rue. Comment est-ce qu'on aménage la ville pour que ces enfants se déplacent en toute sécurité ?

2:00
Michaël Delafosse

— C'est très important, cette question de la sécurité des enfants aux abords des écoles. Bien sûr, on a fait la fête des CM2, qui est un rituel et qui est l'occasion pour les enfants de passer un très bon moment. Alors il y en a beaucoup que j'ai eu l'occasion de reconnaître parce qu'ils avaient écrit dans les Mystères de Montpellier, qui sont élus au Conseil municipal des enfants, qui ont fait plein de sorties culturelles ou sportives avec leurs professeurs. À la rentrée, cap sur la 6e. Et donc beaucoup d'aménagements ont été réalisés pour sécuriser les abords des établissements scolaires. Je pense par exemple à l'avenue de la Liberté, où les collégiens étaient en insécurité.

Là, maintenant, ils ne peuvent plus traverser en deux fois. Nous devons poursuivre d'ailleurs ces efforts. Quand on a démoli les commerces rue de la Sorbe, on prépare un aménagement cyclable pour aller jusqu'au collège Simone Veil. Donc la sécurisation des abords des établissements scolaires, c'est un enjeu. À l'école primaire, c'est les parvis à hauteur d'enfants. Et puis, progressivement, autour des collèges. À Port-Mariane, sur le parvis Dominique Bernard. Bref, que les enfants puissent en sécurité aller à l'école. Et puis, devant le collège, pouvoir s'y retrouver en toute sérénité pour qu'ils parlent de la journée à venir ou qu'ils parlent de la journée passée.

3:29
Présentateur

On parle des collégiens. On peut avoir une pensée pour les lycéens qui ont passé leur épreuve de philo. Vous avez rappelé sur les réseaux qu'elles formaient des citoyens libres.

3:37
Michaël Delafosse

Écoutez, c'est extraordinaire. Alors, d'abord, au moment où ce podcast sera diffusé, certains auront passé l'épreuve de philo. D'autres seront en plein dedans. Et je veux leur souhaiter plein courage aux lycéens et aux lycéennes qui préparent ces épreuves. Certains sont d'ailleurs encore dans le stress de Parcoursup. Voilà. Et qu'ils y aillent avec l'exigence qu'elle a l'heure depuis toute l'année, confiance en eux, pour aller vers ce diplôme qui est le premier grade de l'enseignement supérieur, qui est le bac à lauréat. Et puis, c'est vrai, l'épreuve de philo, c'est quand même quelque chose, on ne le sait pas assez, mais c'est unique au monde.

Qu'un pays forme ses jeunes à la philosophie, les fasse réfléchir. Et je crois que la France, qui passe son temps à se déprécier, devrait se satisfaire, être fière de savoir que les élèves, avec leurs professeurs de philo, pendant un an, questionnent la métaphysique, rencontrent les auteurs. Et ça, l'exercice de philosophie forme à la liberté. Et donc voilà, moi, je salue ça. Et il faut le prendre comme une grande fierté. Et je souhaite plein de force à tous ceux qui attendront les résultats du bac dans leurs épreuves. C'est un diplôme qui est fait d'exigence. Et quand on l'obtient, même si parfois certains vous diront, ça ne vaut plus rien, etc., ce n'est pas vrai.

Moi, je suis professeur et le baccalauréat, c'est un très beau diplôme. Et si on ne l'a pas, il y a le rattrapage et courage. Et si on ne l'a pas, vous l'aurez l'année prochaine. Et soyez fiers de vos études, jeunes gens. Soyez très fiers de vos études.

5:20
Présentateur

M. le maire, vous venez d'évoquer la liberté, l'émancipation. On ne peut pas parler d'émancipation sans parler de dignité. Vous étiez récemment sur le terrain aux côtés de la brigade du logement social. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

5:35
Michaël Delafosse

Ça pourrait être un sujet de philosophie. Jusqu'où s'arrête la liberté ? La brigade de tranquillité du logement social, qui est le GSRI, elle veille à faire en sorte que nos concitoyens, qui sont locataires du parc social, il y a sur la ville de Montpellier 25 000 foyers qui bénéficient de cette solidarité en matière de logement, en ayant ce qu'on appelle un HLM, un logement social, c'est le terme plus élégant. Et donc, en 2022, j'ai créé une brigade de tranquillité du logement social, parce que souvent l'insécurité, les incivilités, elles touchent d'abord nos concitoyens les plus modestes.

Et donc, elles patrouillent pour éviter ici l'installation sur des chaises de gens qui vendent de la drogue, pour essayer de veiller à la tranquillité des résidences du logement social. Et puis, elles relèvent aussi tous les dysfonctionnements. Ici, une vide qui a été cassée, là, un extincteur qui n'est pas aux normes. Et donc, elles signalent à tous les bailleurs pour qu'on répare et qu'on améliore le cadre de vie. Et il se trouve que même à 22h30 dans la nuit, il y a des locataires qui sont venus me voir et qui m'ont dit « Monsieur le maire, c'est bien que le GSRI y patrouille ». Sa présence, elle nous rassure et elle permet de traiter les problèmes.

Alors, elle ne peut pas être partout, elle ne peut pas être là tout le temps, mais c'est un effort important que nous faisons pour la tranquillité publique et finalement le respect des règles. C'est la restriction de liberté qu'il faut savoir accepter. Car la liberté, elle s'arrête lorsqu'elle gêne celle d'autrui, disait Rousseau. Et les règles, elles sont faites pour être respectées, elles posent les choses. Alors, le GSRI, c'est ce qu'on a créé lors de mon premier mandat de maire. Et dans celui qui s'engage, j'aurai l'occasion d'en parler, on va installer des gardiens d'immeubles.

Pour, un, renforcer cette présence humaine au bénéfice des locataires et des locatrices, mais aussi pour lutter contre la solitude et l'isolement de certains. Je crois que cette fonction de gardien d'immeubles, elle est très appréciée quand elle existe. À Montpellier, il y a une vingtaine d'années, il y a plus de 20 ans, on l'a fait disparaître. Je crois que ça a été une erreur. Et donc, quand on met de l'humain, on crée du lien. Donc, le GSRI, et là, on va aller sur les gardiens d'immeubles. J'ai un élu qui est dédié à ça, M. Baraka, qui suit et qui va piloter ce dossier.

8:09
Présentateur

M. le maire, une dernière question. Le meurtre de la jeune Liana suscite une immense émotion. Et relance le débat sur une loi intégrale. Au-delà du débat législatif, comment une ville comme Montpellier peut renforcer son bouclier et sa vigilance pour protéger les plus vulnérables ?

8:26
Michaël Delafosse

D'abord, à cet instant, mes pensées vont à la mémoire de Liana, de ses parents, de tous ceux qui l'ont connue et qui l'entourent. C'est une épreuve pour laquelle il n'y a pas de mots. Même si, quand on voit les parents, on observe leur grande dignité dans ce qui est une des choses les plus abominables qui est donnée à vivre, la perte d'un enfant. Et justice devra être rendue comme il se doit. Le temps du procès aura lieu. Et nous devrons tous être aux côtés de cette famille dans cette épreuve. Cette épreuve, elle a révélé des dysfonctionnements. Des dysfonctionnements d'une autorité judiciaire qui vit avec peu de moyens.

Il y a trois procureurs pour 100 000 habitants quand il y en a 15 en Allemagne. Et donc, il faut que la justice soit dotée de moyens. Il faut aussi qu'elle soit interrogée sur ces procédures. En effet, la parole des victimes, des enfants, des femmes, nous le savons, n'est pas assez écoutée. Et beaucoup de classements sans suite ou parfois des procédures qui sont encombrées. Il y a une enquête administrative qui est en cours. Et elle devra tirer des enseignements, assurément. Et notre justice doit être dotée davantage de moyens pour plus d'efficacité. Et la protection de l'enfance doit être une des priorités pénales, comme la protection des femmes. J'en suis convaincu.

Et aujourd'hui, la société le demande. Et si la justice s'est exercée au nom du peuple français, il faut que sur l'intégrité des enfants, sur l'intégrité des femmes, eh bien l'autorité judiciaire soit au rendez-vous. Ensuite, il faut que nos lois, elles changent. Il y a une loi qui a été proposée, inscrite au Parlement, mais pas jugée utile de la mettre, qui a été rédigée par les associations avec des parlementaires, dépassant le champ partisan des différents partis. Et elle doit être votée en urgence. Il doit y avoir une mobilisation de tous sur la vulnérabilité de nos enfants.

Et évidemment, la commune de Montpellier travaille actuellement pour réinterroger ces dispositifs aussi, des enfants en contact avec les adultes. Et donc, cette réinterrogation a été faite à ma demande, pour faire en sorte de revoir toutes les procédures qui existaient. Et donc, nous allons les renforcer pour mieux protéger les enfants, pour être très vigilants sur les adultes qui travaillent avec les enfants, sur leurs compétences, sur leur antériorité. Nous allons donc travailler avec Mme Akbar Ali en particulier, qui est élue en charge des questions éducatives.

Puis ensuite, nous lancerons pendant l'été, sur la base de ce document, une concertation avec les acteurs, parents, professeurs, institutions judiciaires, pour que nous soyons bien plus efficaces dans la protection de l'enfance. Nous devons le faire avec détermination et résolution. Elle est totale de ma part, avec le respect de nos principes qui fondent un état de droit, mais une exigence de tous les instants, c'est la protection des enfants. C'est la protection des enfants. Et donc, capter cette parole, il faut mieux former les personnels. Et je le dis avec beaucoup de force, ce qui s'est passé, la tragédie de Liana, elle nous oblige.

Et donc, c'est toute la société dans son ensemble qui doit opérer sa mobilisation pour protéger l'enfance. J'étais frappé de lire dans la presse que quand même, la France, c'était le troisième pays où des gens, des individus, des hommes en l'occurrence, stockent des images pédoporno, pédocriminelles, voilà, d'enfants qu'on voit dénudés. Donc il y a des gens pour photographier, il y a des gens pour mettre sur les serveurs, et il y a des gens pour regarder. Bon, il faut agir. Prise en charge psychiatrique, prise en charge psychologique, autorité judiciaire qui doit placer ses moyens de l'enquête face à ces réseaux-là. On voit bien.

Et puis, il y a une responsabilité qui est de toute la société. Comment on traite les enfants ? Et donc, comment certains qui les érotis, sexualisent, qui créent, devraient mesurer ce que ça peut engendrer. Donc protéger les enfants. Voilà, il y aurait beaucoup de choses à dire, mais nous n'y arriverons que s'il y a une prise de conscience générale. Bien sûr, de la justice, plus de moyens, plus d'efficacité, plus de priorité sur ces sujets-là, mais aussi tous les acteurs. Tous les acteurs. Et y compris de comment on exerce sa parentalité. On est tous aujourd'hui tenus de se réinterroger. Et nous aurons réussi, si justement on a bien tiré les enseignements de cette tragédie.

Moi, mon collègue maire de cette commune a pris la parole. Je trouve qu'il a eu des mots très justes, où il nous appelle collectivement à cette mobilisation. Eh bien, chacun à notre manière. En tout cas, moi, pour la municipalité, nous allons prendre notre part en étant bien conscients qu'il y a des sujets qui doivent être mieux traités, évidemment. Et donc, d'une pareille épreuve, d'un pareil drame, pareille tragédie, il n'y a pas de mots. Eh bien, il faut que partout, il y ait la mobilisation qui soit nécessaire, avec sérieux, avec rigueur, loin d'un populisme qui pourrait être aussi dangereux. Voilà.

En ayant pour objectif prendre l'intégrité de l'enfant, pour ambition de traiter l'intégralité des femmes. Nos amis espagnols sur les droits des femmes l'ont fait il y a 25 ans. Nous sommes ici très en retard. Donc, il faut continuer à travailler sur ces sujets. Ça repose sur les institutions, mais ça repose sur chaque citoyen, sur chaque citoyenne. Enfin, quand on entend quelque chose, il faut agir. Il ne faut pas dire, pas passer son chemin. Voilà. Et là, il y a énorme enjeu également.

15:12
Présentateur

Merci pour vos mots, M. le maire. On va passer aux mots des auditeurs, avec notamment, la semaine dernière, vous aviez évoqué, enfin, une auditrice avait évoqué l'eau de la fontaine des Trois-Grâces. Et vous souhaitiez revenir avec le calendrier ?

15:28
Michaël Delafosse

Bien sûr, je m'étais engagé à répondre à la question de manière rigoureuse. Et donc, le 18 juin, il y a une expertise technique qui est conduite. Si celle-ci montre qu'il n'y a pas de risque ou de danger, eh bien, le 23 juin, on remet en eau la fontaine des Trois-Grâces. Donc, si le 23 ou 24, à 24 heures près, la fontaine des Trois-Grâces n'est pas en eau, ça veut dire qu'il va falloir faire des travaux sous la fontaine des Trois-Grâces pour assurer la sécurité des canalisations.

16:02
Présentateur

Nous avons Axelle Demoulin. Elle voudrait savoir, pourrait-on avoir de l'ombre dans certaines rues du centre avec des parapluies ou des toiles ?

16:14
Michaël Delafosse

Alors, je vois bien l'idée d'Axelle. D'abord, partout où on peut planter, on plante. Mais pourquoi ne peut-on pas planter, par exemple, autant qu'on le souhaiterait, place de la préfecture ? Parce qu'il y a des réseaux, le gaz, l'eau, l'assainissement et le parking. Et les racines ont besoin d'espace pour pouvoir grandir. Sinon, elles cassent les réseaux et ça provoque des désordres. Ensuite, on va travailler cet été pour que la rue de la Loge ait un système qui permette de créer une ombre et une animation qui dit notre ville. Donc, je réserve la surprise à Axelle d'ici quelques semaines. C'est vrai qu'il y a ces idées de toiles. On voit apparaître ça dans les villes. Donc, on regarde.

Les stratégies aussi, c'est de rafraîchissement. La fontaine de l'Esplanade, elle aide. La fontaine de la place des martyrs de la Résistance. Les enfants vont se rafraîchir. D'ailleurs, on voit dans les bancs, les gens comme des petites îles de fraîcheur. Mais il est clair qu'il faut qu'on continue nos efforts. Et là, nous regardons comment davantage planter dans les cuissons pour le rafraîchir. Même si quand on plante, il faut planter petit pour que l'art prenne racine. Parfois, il faut qu'il survive. On en a deux qui ont malheureusement pas tenu place des martyrs de la Résistance. On va évidemment replanter.

17:37
Présentateur

Kevin voudrait savoir si vous pouviez nous expliquer comment est financée la gratuité des transports ?

17:42
Michaël Delafosse

Bien sûr, j'ai souvent répondu à la question de Kevin et elle est très légitime. La gratuité des transports. Comment se financent les transports en commun dans notre pays ? Par une taxe que payent les entreprises. Ça s'appelle le VM, versement mobilité, qui est une contribution de 2% sur toutes les entreprises de plus de 11 salariés. Et donc, ce versement mobilité, il finance notre réseau de transport.

Et comme entre 2019 et 2025, il a été très dynamique, parce qu'à Montpellier, s'il y a des grues, c'est qu'il y a des projets, c'est qu'il y a des entreprises, c'est qu'il y a de la création d'emplois, eh bien, cette recette a été dynamique et elle est passée de 95 millions d'euros en 2019, 2020 étant une année exceptionnelle liée au Covid, à 126 millions d'euros en 2025. Et ça, ça nous a permis d'absorber la prise en charge de la gratuité des transports pour les habitants de la métropole. Nous avons aussi un financement grâce à nos visiteurs, aux touristes, qui contribuent à hauteur de 1,90 € du réseau de transport, ce qui fait une recette d'autour de 8 millions d'euros.

Donc ça, quand on a dit ça, c'est le VM, Versement Mobilité. Mais ça nous pousse aussi à accueillir davantage d'entreprises parce qu'elles créent de la richesse fiscale, CFE, CVAE et Versement Mobilité, qui permettent de financer les services publics de la métropole, mais aussi la gratuité des transports, ou plutôt les investissements que fait la métropole pour son réseau de transport. Donc voilà comment c'est financé. C'est pour ça, d'ailleurs, que je l'ai fait par étapes. Le week-end, puis ensuite les moins de 18 ans, les plus de 65 ans, puis l'ensemble des habitants de la métropole. Et aujourd'hui, beaucoup de réseaux ont promis la gratuité des transports, Pau, Saint-Étienne.

Et donc, moi, je leur dis toujours, regardez bien la dynamique de votre versement mobilité. Si le versement mobilité, il est à la baisse, faites très attention. S'il est à la hausse, eh bien là, vous pouvez vous engager dans un projet de gratuité des transports parce qu'il doit être évidemment soutenable. J'espère avoir été très pédagogue pour Kevin et pour tous ceux qui suivent ce sujet.

20:09
Présentateur

Andrea de Montpellier voudrait savoir s'il est possible de construire un complexe sportif dans le quartier de Port-Mariane.

20:18
Michaël Delafosse

Alors, je vois bien le sujet. Depuis 2008, la métropole, la ville de Montpellier n'a pas à livrer de nouveaux gymnases et de nouvelles infrastructures sportives. Il y a de plus en plus d'associations et de créneaux demandés dans les équipements sportifs. Donc on a une discussion aujourd'hui avec le département pour que le collège Port-Mariane bénéficie d'une halle des sports. Après, il y a le gymnase à proximité du lycée Georges-Fraîche et puis Spinozy dans le quartier de Cambassas. Donc là, notre projet, c'est une discussion avec le département sur la halle des sports.

Ensuite, nous travaillons avec la région Occitanie pour que les équipements sportifs de la région puissent être utilisés hors des créneaux d'heures de cours le week-end. Et je pense ici, par exemple, au terrain de sport qui se trouve dans l'emprise du lycée Joffre, à côté du quartier d'Antigone. On essaye de réfléchir comme ça. Pourquoi ? Tout simplement pour faire des économies d'argent public et mutualiser nos équipements, mieux en prendre soin. Donc, on aura l'occasion de présenter un plan sport pour progressivement rénover nos équipements et développer. Alors après, c'est des coûts. Il faut aussi des bons fonciers aux bons endroits.

Et donc, on va travailler sur le projet HALDE SPORT pour les habitants du quartier Port-Mariane qui, à juste titre, attendent un équipement sportif.

21:51
Présentateur

Merci beaucoup, M. Le Maire. Merci. On se dit à la semaine prochaine. À la semaine prochaine.