"Je serai candidat, bien sûr" : le député RN du Bergeracois Serge Muller s'engage en cas de législatives anticipées
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:21OuverteRéponse partielle
Pourquoi avoir commencé si tôt à faire cette campagne intensive sur le terrain ?
- 0:56RelanceÉludée
Ce n'est pas pour ça qu'il faut être beaucoup sur le terrain justement pour faire oublier un peu cette condamnation ?
- 1:35OuverteRéponse directe
Est-ce que les gens vous en parlent justement sur le terrain forcément ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Certains vous disent qu'ils auraient préféré Jordan Bardella, le président du parti ?
- 2:24OuverteRéponse directe
Marine Le Pen, qui, à un moment donné, il y a quelques années, avait un slogan, c'était « main propre, tête haute », ça n'aurait pas été plus simple de faire campagne pour Jordan Bardella ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Vous en pensez quoi, vous, personnellement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25PrésentateurFait
« Nous avons été en campagne permanente depuis 2024, ma réélection. »
- 0:56Invité politiqueFait
« Il y a cette deuxième condamnation de Marine Le Pen il y a quelques mois à nouveau pour cette affaire de détournement de fonds publics du Parlement européen. »
- 1:08Invité politiquePromesse
« Ce n'est pas pour ça qu'il faut être beaucoup sur le terrain justement pour faire oublier un peu cette condamnation ? »
- 1:13PrésentateurFait
« Marine Le Pen a fait un pourvoi en cassation. Donc, elle est présumée innocente. »
- 1:26PrésentateurPromesse
« Tant qu'elle est innocente, eh bien, on continue le combat. »
- 1:53Invité politiquePromesse
« Certains vous disent qu'ils auraient préféré Jordan Bardella, le président du parti ? »
- 2:03PrésentateurFait
« Il est jeune, il est beau, il est dynamique, il est intelligent, mais il est un peu jeune. »
- 2:11PrésentateurFait
« Le rendez-vous, en fait, de la présidentielle, c'est un personnage face au peuple. »
- 2:24Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, qui, à un moment donné, il y a quelques années, avait un slogan, c'était « main propre, tête haute » »
- 2:32Invité politiquePromesse
« Vous en pensez quoi, vous, personnellement ? »
- 2:43PrésentateurPromesse
« Tant qu'elle est présumée innocente et que la justice n'a pas tranché, eh bien, c'est notre candidate et nous continuerons avec elle. »
- 3:01Invité politiquePromesse
« C'est pourtant ce qu'elle a prévu puisqu'elle maintient sa candidature, même si sa peine est prononcée et confirmée par la cour de cassation, a priori, avant cette élection dans huit mois. »
- 3:24PrésentateurPromesse
« Je pense que s'il y a plusieurs degrés de juridiction, c'est que peut-être les juridictions d'avant ont fait des erreurs ou se sont trompées. »
- 4:09Invité politiquePromesse
« C'est très probable qu'il y ait, après cette élection présidentielle, des élections législatives. Vous, Serge Muller, député du Bergeracois, vous serez candidat à votre réélection ? »
- 4:19PrésentateurPromesse
« Je serai candidat, bien sûr. Il faut attendre les investitures. On n'est jamais sûr de rien. »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Serge Muller38 %
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Vous écoutez, ici Périgord, votre invitée ce matin, Marie-Astrid Guégan, c'est le député Rassemblement National du Bergeracqua, organisateur hier d'un banquet d'été avec ses sympathisants à Montfaucon.
Bonjour Serge Muller.
Bonjour Marie-Astrid.
Un banquet pour clore un été que vous avez passé à tracter, à faire du porte-à-porte, pour défendre la candidate du RN Marine Le Pen pour l'élection présidentielle dans 8 mois. Pourquoi avoir commencé si tôt à faire cette campagne intensive sur le terrain ?
Alors en fait, on n'a pas vraiment commencé si tôt parce qu'en fait, nous n'avons jamais arrêté. Nous avons été en campagne permanente depuis 2024, ma réélection. Je n'ai jamais cessé d'être sur les marchés à portée et ma voix et celle du RN et notamment de Marine Le Pen. Enfin, j'ai toujours fait la promotion de ma chef de file parce que je crois en elle et elle le mérite.
Sauf que là, il y a dans 8 mois, l'élection présidentielle en ligne de mire. Et il y a cette deuxième condamnation de Marine Le Pen il y a quelques mois à nouveau pour cette affaire de détournement de fonds publics du Parlement européen. Ce n'est pas pour ça qu'il faut être beaucoup sur le terrain justement pour faire oublier un peu cette condamnation ?
Non, pas du tout. Parce qu'en fait, Marine Le Pen a fait un pourvoi en cassation. Donc, elle est présumée innocente. C'est dans notre état de droit, c'est comme ça. Et donc, du coup, on ne cherche pas à faire oublier quoi que ce soit parce que justement, vous l'évoquez, donc c'est dans les esprits. Mais tant qu'elle est innocente, eh bien, on continue le combat.
Innocente, c'est vrai, présumée innocente, mais condamnée à deux reprises en première et en deuxième instance. Est-ce que les gens vous en parlent justement sur le terrain forcément ?
Très peu. On me parle très peu de Marine Le Pen et de sa condamnation. Au contraire, on me dit, il faut que votre candidate soit élue parce qu'il faut vraiment que la France ait un nouvel élan et une renaissance.
Certains vous disent qu'ils auraient préféré Jordan Bardella, le président du parti ?
Alors, non. Justement, on me dit, M. Bardella a des qualités. Il est jeune, il est beau, il est dynamique, il est intelligent, mais il est un peu jeune. Donc, on préfère quelqu'un qui ait... Le rendez-vous, en fait, de la présidentielle, c'est un personnage face au peuple. Et là, en fait, Marine Le Pen, ça fait 40 ans qu'elle fait de la politique et donc, c'est la candidate, pour nous, naturelle.
Marine Le Pen, qui, à un moment donné, il y a quelques années, avait un slogan, c'était « main propre, tête haute », ça n'aurait pas été plus simple de faire campagne pour Jordan Bardella ? Vous en pensez quoi, vous, personnellement ? Parce qu'il y a quand même ces affaires qui en tâchent la campagne.
Eh bien, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, tant qu'elle est présumée innocente et que la justice n'a pas tranché, eh bien, c'est notre candidate et nous continuerons avec elle.
Et donc, si la cour de cassation dont vous parlez confirme la peine et qu'elle doit faire campagne avec un bracelet électronique, ce sera toujours aussi simple pour vous ?
Je pense qu'on ne peut pas faire campagne avec un bracelet électronique parce qu'il faut être chez soi le soir. Enfin, c'est beaucoup plus compliqué.
C'est pourtant ce qu'elle a prévu puisqu'elle maintient sa candidature, même si sa peine est prononcée et confirmée par la cour de cassation, a priori, avant cette élection dans huit mois.
Mais je pense que s'il y a plusieurs degrés de juridiction, c'est que peut-être les juridictions d'avant ont fait des erreurs ou se sont trompées. Donc, attendons le verdict de la cour de cassation.
Mais vous vous dites que ce n'est pas possible de faire campagne avec un bracelet électronique ?
Ah non, mais même elle le dit. C'est impossible de faire campagne avec un bracelet électronique.
Ça risque pourtant d'arriver. C'est une des possibilités, une des deux possibilités.
Comment pourrait-elle venir en Dordogne le matin, par exemple, et être chez elle à Paris le soir en ayant fait un meeting ?
Ça ne met pas le trouble parmi justement les députés que vous... Voilà, vous êtes partie des députés du Rassemblement National. Vous devez vous poser cette question de comment ça pourra bien se passer si jamais elle a ce bracelet électronique.
Oui, mais je suis quelqu'un d'assez positif et je fais confiance quand même au destin. Donc, attendons de voir ce que dit la cour de cassation.
C'est très probable qu'il y ait, après cette élection présidentielle, des élections législatives. Vous, Serge Muller, député du Bergeracois, vous serez candidat à votre réélection ?
Oui, je serai candidat, bien sûr. Il faut attendre les investitures. On n'est jamais sûr de rien. Donc, j'attends mon investiture et bien sûr, je serai candidat.
Vous aurez été cinq ans député, c'est ça ?
Oui, en deux mandats.
En deux mandats différents, voilà, c'est ça. Qu'est-ce que vous souhaitez porter à nouveau et continuer à porter en vous représentant, si ces élections ont bien lieu ?
Lorsque j'aurai ce nouveau mandat, qui sera, je pense, pour cinq ans, je souhaite continuer à porter la voix de nos soignants, de la santé mentale et surtout quelque chose qui me tient très à cœur, c'est les agriculteurs, bien sûr, mais aussi une bombe sociale qui fait partie du quotidien des gens de la Dordogne. C'est les renflements, gonflements d'argile qui, pour moi, est quelque chose de terrible parce que vous avez des maisons qui se fissurent à cause du réchauffement climatique et de la sécheresse et les assurances ne prennent pas en charge tant que les communes ne sont pas prises en catastrophe naturelle.
Qu'est-ce que vous ferez pour ça ?
Une proposition de loi que je porte au mois d'octobre. Là, je suis en pourparler avec France Assureur.
Pour permettre quoi ?
Pour permettre, justement, une prise en charge plus rapide et plus effective des réparations, des fissures sur les maisons.
Merci beaucoup Serge Muller, vous êtes le député Rassemblement National du Bergeracois et vous nous annoncez ce matin sur ICI Périgord que vous serez candidat à votre réélection en cas d'élection législative après l'élection présidentielle au printemps prochain.
Tout à fait.
Serge Muller