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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 juillet 2023 25 min

CNEWS / Europe 1 : "Les propos de Pap Ndiaye sont inqualifiables"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci bien Antoine de nous accompagner durant cette première demi-heure sénateur du Tarn-et-Garonne demande du groupe Union centriste on va parler évidemment de la loi pleine emploi que le Sénat voté cette nuit mais d'abord l'actualité c'est ce 14 juillet qui approchait les services de sécurité qui a l'air sur un risque de reprise des émeutes à l'occasion de la fête nationale est-ce que vous vous sentez la situation explosive est-ce qu'il faut annuler certaines festivités du 14 juillet non salut le 14 juillet est une fête qui est attendue par tous les Français c'est leur fête nationale c'est une fête où ils aiment se retrouver à voir les feux d'artifice aiment danser et aujourd'hui annuler des festivités ça serait montré que finalement la République est plus faible que les délinquants on a retrouvé le calme il y a quelques jours bon je salue l'action des forces de l'ordre encore une fois qui ont été très efficaces qui n'ont pas arrêté d'être sur le terrain pour faire face à des émeutiers très extrêmement violents qui ont tiré à balles réel il faut encore une fois le rappeler non je ne suis pas d'accord alors vous savez l'an dernier on a annulé des feux d'artifice pour sécheresse cette année abattant annuler des feux d'artifice parce qu'on a peur de d'émeutes non je pense qu'il faut mettre en place des dispositifs de sécurité adéquat en fonction des villes mais il faut pas annuler il faut pas privilégier les Français de ce grand moment elle a notamment annoncé l'interdiction de la vente elle transporte de mortier c'est suffisant une première décision très importante parce que je crois quand même quand je procure très facilement des mortiers d'artifice dont on voit l'utilisation pour faire joli c'est pour attaquer nos forces de l'ordre donc il faut réglementer encore de manière encore plus drastique ces ventes de de mortiers et derrière mettre en place encore une fois le processus de sécurité mais soyons vigilants mais laissons aussi les Français un peu changer les esprits qui ont été touchées il y a une loi d'urgence qui serait examinée par le Parlement la semaine prochaine elle sera présentée demain en Conseil des ministres c'est une loi très courte est-ce que vous la mettrait alors c'est déjà une initiative sénatoriales je rappelle que Sophie prima à BP l'initiative de déposer une loi pour faire accélérer les processus de reconstruction c'est une loi d'habilitation qui va être assez rapide je crois trois articles qui devraient présenter en conseil des ministres aujourd'hui et ensuite au Sénat arrivé au Sénat des mardi on va autoriser le président de la République à légiférée par ordonnance on n'aime pas trop ça au Sénat mais on va le faire parce qu'il faut aller vite il faut permettre à nos mairies de lancer les travaux de reconstruction très rapidement sans attendre forcément les autorisations d'urbanisme permettre également de déroger au seuil des 80% de subvention de également de réglementer peut-être d'assouplir la règle de marché public avec publicité vous voyez tout ceci fait que nous voulons nous aller vite au Sénat ce qu'on veut c'est permettre la reconstruction identique avec bien sûr tant qu'à faire une performance environnementale plus aguerri mieux et mieux déterminer mais il faut qu'on fasse vraiment fille de ce qui s'est passé reconstruire et après on supposera les bonnes questions pour savoir comment doit-on tirer les leçons de ce qui s'est passé les sanctions qui payent les assurances vont payer mais qui paye voilà donc là c'est l'urgence cité à reconstruction mais du coup les assurances où est-ce qu'il sont là pour payer un risque qui est déterminé mais rendez-vous compte tous ces pillages combien ça coûte aux assurances et au final qui c'est qui paye c'est les Français donc il faut bien sûr il faut avoir cette réflexion se poser les bonnes questions et surtout le faire à tête reposer et sur les autres sanctions les républicains dépose une proposition de loi pour suspendre le RSA les allocations familiales en tout cas pour les parents de mineurs délinquance ça va dans le bon sens pour vous pourriez voter un tel texte je pense qu'il faut avoir encore une fois une discussion apaisée il ne faut jamais prendre de décision dans l'émotion ça serait une mauvaise un mauvais signal qu'on donne à nos concitoyens je pense qu'il faut oui encore une fois c'est dans une majorité sénatoriale on a des discussions on peut avoir des oppositions et des points de convergence il faut qu'on en discute ensemble et après on verra comment on a comment on amende les textes on a vu sur les différents textes nous avons présenté ensemble mais il faut le faire de manière empêcher une amende forfaitaire pour les mineurs ça vous paraît plus une meilleure solution que la suspension de location familiale il faut également aussi parler peut-être de la baisse de la l'âge de la majorité pénale ça aussi c'est un vrai sujet vous savez on a des ça c'est une vraie question qui revient au Sénat on est certain qu'ils veulent de 13 à 16 ans d'autres à partir de 16 ans la question de la suppression de l'excuse de minorité aussi c'est un truc tout à fait bien Elisabeth borne aujourd'hui syndicat et patronat c'est la première fois depuis mars 2021 qu'elle les reçoit ensemble après de longues semaines de dialogue social en panne est-ce que vous pensez possible aujourd'hui la vraie reprise d'un dialogue social [Musique] salut le dialogue on s'entend on s'écoute pas forcément entre le le syndicats et le gouvernement donc il faut aujourd'hui que le dialogue reprenne et qu'on fasse pas les mêmes erreurs c'est à dire que le texte futur texte qui va arriver soit sorte avec des des reprises de proposition des deux côtés des syndicats du gouvernement mais qu'on est en vrai dialogue parce qu'aujourd'hui le dialogue en fait il a pas eu lieu on va parler d'un autre texte le Sénat qui a donc voté cette nuit la loi pour le plein emploi on va voir avec 48 heures d'avance exactement on va voir les mesures de ce texte et les temps forts de cette séance avec notre journaliste bonjour [Musique] bonjour Oriane bonjour Pierre Antonelli bonjour et Samia le Sénat vient donc d'adopter ce projet de lot à plein-emploi avec deux jours d'avance Pierre-Antoine Lévy le disait sur le calendrier principal mesure voter hier un durcissement des sanctions pour les bénéficiaires du RSA qui ne respectent pas leur engagement la suspension remobilisation c'est donc une nouvelle sanction votée hier au Sénat une sanction intermédiaire qui est censée intervenir avant la radiation d'un côté donc une suspension temporaire du RSA en cas de non-respects des engagements du bénéficiaire et de l'autre s'il respecte de nouveau ses engagements les allocations lui seront remboursées de manière rétroactive ça c'est la partie remobilisation la majorité sénatorielle de droite et du centre a donc voulu durcir cette sanction proposée par le gouvernement elle a fait voter une limitation à trois mois de remboursement maximum des allocations en cas de suppression donc par exemple si un allocataire du RSA voit ses allocations suspendues pendant 6 mois et qu'il remplit de nouveau ses engagements au bout de 6 mois il ne serait remboursé que de trois mois et non pas de six comme le prévoyait le texte du Gouvernement initialement ça a donc été voté par la droite sénatoriale sans que le gouvernement ne s'y oppose la gauche elle évidemment était totalement contre regardez l'intervention de la sénatrice communiste Laurence Cohen le message que vous envoyez au bénéficiaire du RSA c'est aller si vous êtes de cils et que vous faites finalement ce que l'on vous demande on lève la punition les associations de lutte contre la pauvreté ont dénoncé ces méthodes basées sur les sanctions tant elles savent les conséquences désastreuses qu'elles vont avoir sur les plus précaires dans un contexte de crise économique d'inflation depuis des mois votre réforme est mortifère le RSA c'est un peu plus de 600 euros pour une personne seule c'est souvent leur seule ressource est-ce qu'on peut vraiment priver ces personnes de tout revenu au risque de les faire basculer dans la très grande pauvreté comme la craint la gauche hier dans l'hémicycle encore une fois ce que nous avons voté au Sénat c'est proposition que nous avons porté majorité sénatoriale pour donner un cadre un peu plus strict au versement d'une allocation nous versions des allocations c'est un devoir pour la nation des dés les plus précaires mais également en contrepartie ces allocataires doivent respecter les règles alors encore une fois c'est le vote du Sénat en première lecture il va y avoir le texte va passer à l'Assemblée nationale la semaine prochaine nous allons voir ce que vont décider les députés et quel texte vont-ils faire puisque encore une fois le le Sénat et l'Assemblée nationale vont devoir négocier une position de principe avec la commission mixte paritaire qui va se réunir certainement la semaine prochaine ou la semaine d'après notre position à nous c'est trois mois le rétroactivité et pourtant on aujourd'hui il y a beaucoup de personnes qui auraient le droit au RSA qui ne réclame pas la gauche hier à donner des chiffres en dans l'hémicycle 34% de non recours ça représente 600 000 foyers est-ce qu'avec ce genre de sanctions on ne risque pas de dissuader encore davantage de gens de réclamer leurs droits pas forcément encore une fois le l'objectif aujourd'hui c'est d'aller accompagner les gens qui sont allocataires du RSA pour la plupart pour retrouver un emploi ça c'était notre position parce qu'aujourd'hui je rappelle que le le texte s'est retrouvé le plein d'emploi avec un objectif de 5% de taux de chômage à horizon 2027 l'idée également c'est que tous les allocataires de RSA sont inscrits aujourd'hui 40% uniquement des allocataires de RSA sont inscrits à Pôle Emploi bon donc la rétroactivité jusqu'à trois mois c'est pour on estime qu'en 3 mois on a peut-être un peu le temps aussi de voir pourquoi la locataire n'a pas respecté ces engagements comment peut-on l'accompagner pour qu'il ait respect à nouveau l'objectif c'est pas de faire durer le débat pour lui faire perdre 3 mois d'allocation mais c'est également pour que nous soyons plus réactifs en la matière voilà donc trois mois c'est une date qui nous paraît cohérente s'il faut la l'allonger peut-être que le l'Assemblée nationale va proposer autre chose et que nous négocierons en commission mixte paritaire notre position de principe c'est cela c'est 3 mois bien quels sont les engagements que doit remplir les allocataires du RSA et c'était c'est précis c'est un contrat d'engagement qui a été voté la veille dans ce même projet de loi pour toucher leur RSA les bénéficiaires devront désormais s'acquitter d'une contrepartie des heures d'activité c'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron mais dans son texte initialement le gouvernement ne prévoit pas le nombre d'heures le Sénat l'a fait 15 heures d'activité c'est le contrat d'engagement voter dans la version sénatoriale du texte pour rappel cette loi vous l'avez dit elle est censée permettre d'atteindre le plein emploi notamment grâce à un accompagnement renforcé des demandeurs d'emploi et des allocataires du RSA sauf que forcément ça demande des moyens et sur ce point la majorité sénatoriale qui soutient pourtant le texte est assez sceptique c'est René Paul Savary qui a relayé cette inquiétude hier dans l'hémicycle regardez pour les présidents de départements c'est difficile de savoir que des personnes on peut pas leur proposer suffisamment d'accompagnement pour les sortir de leur difficulté et c'est difficile parce qu'on n'a pas forcément les moyens donc pour que votre projet réussisse avec notre soutien encore faudra-t-il y mettre les moyens j'insiste lourdement monsieur le ministre mais faut être très vigilant au moment de du vote du projet de loi de finance alors d'un côté on prévoit on l'a dit en des sanctions assez dures en cas de non-respects des engagements pour les allocataires du RSA 15 heures d'activité mais de l'autre pour l'instant on voit pas les moyens pour permettre d'accompagner ces personnes pour les aider à atteindre cet objectif alors que ce sont parfois des personnes qui sont dans une grande difficulté comment sont-elles censées faire s'il y a pas les moyens pour les accompagner prévus dans le texte la mise en place de ce projet de loi va être étudié dans le cas du projet loi de finance et c'est là que nous allons voir si le gouvernement met les moyens pour mettre en place ce projet plein d'emploi qui doit démarrer en janvier 2024 donc c'est la loi de finances qui va déterminante on épaule saveur il a dit on ne peut pas donner des contraintes si on met pas de moyens donc on sera extrêmement vigilant là aussi faites nous confiance au Sénat pour vérifier que les moyens soient mis en oeuvre on ne peut pas donner en tout cas il faut être logique dans dans les voies de nouveaux temps on peut pas être sévère avec nos concitoyens et ne pas nous donner les moyens pour pouvoir appliquer la loi pourquoi va voulu inscrire ces 15 heures parce qu'elles étaient pas inscrites dans le taxe initial c'est 15 heures d'activité pourquoi avoir voulu les inscrire noire sur noir sur blanc et ne pas les laisser comme un objectif ce que souhaitait à la base de gouvernement simplement parce que ça fait plusieurs années que nous militons pour on va dire une reconnaissance de la verte du versement de ces allocations par le biais du travail aujourd'hui on considère que cette location est doit être versée au plus précaire qui doit être versé et aller verser un très grand nombre de gens malheureusement c'est c'est dur très très dur à dire mais il faut une contrepartie et aujourd'hui l'objectif c'est de montrer certaines qu'on peut se réhabiliter revenir dans une vie sociale par le travail 15 heures d'activité ça nous paraît cohérent alors encore une fois avec des des situations très particulières à étudier en fonction des cas vous avez toutes les personnes ne pourront pas s'y conformer et il faudra qu'on soit bien sûr intelligent pour pouvoir être moins sévère en cas de non respect pour des raisons médicales par exemple ou des raisons de mobilité donc 15h c'est ça nous paraît encore une fois nous verrons ce que l'Assemblée nationale propose l'autre volet de cet accès à la création de France travail qui vise à rassembler tous les acteurs publics de l'emploi pour que les allocataires des minimas sociaux et les demandeurs d'emploi n'est plus qu'une seule porte d'entrée vous avez souhaité que Pôle emploi ne change pas de nom Pôle emploi qui doit être intégré dans France travail pourquoi simplement parce que France travaille c'est l'opérateur qui va justement diriger les processus que soit l'émission locale Cap emploi et Pôle emploi on n'a pas voulu qu'il y ait de confusion anthropologue entre Pôle emploi et France travail et France travail voilà tout simplement donc pour nous Pôle emploi doit rester Pôle emploi il y avait une inquiétude des collectivités sur la création de ce nouveau réseau notamment une crainte de recentralisation est-ce qu'aujourd'hui ces inquiétudes je pense qu'elles sont levées parce que les collectivités ne devaient pas perdre en compétences avec son texte sont très accompagnatrices les collectivités justement sur le plan local on le voit quand on voit les moyens qui sont mis à disposition les collectivités jouent un rôle très important les communautés d'agglomérations dans la recherche d'emploi pour nos concitoyens donc je pense que il faudrait être là aussi une fois vigilant mais je suis pas forcément inquiet là-dessus on disait l'objectif de ce texte d'atteindre le plein emploi c'est l'objectif du gouvernement 100% de 5 % de chômage en 2027 est-ce que ça vous paraît atteignable d'autant que Bruno Le Maire ne se montre pas très optimiste sur les prévisions de croissance à venir ça me parait très ambitieux mais on a réagissera en fonction des des prévisions de croissance d'inflation qui vont nous arriver vous savez c'est très compliqué aujourd'hui de naviguer à 4-5 ans 2027 c'est dans trois ans et demi quatre ans on a connu on va dire des variations ces deux dernières années ça me paraît ambitieux mais bon pourquoi pas merci beaucoup on se retrouve tout à l'heure oui sur le tableau de bord des personnalités politiques de juillet 2023 on va voir ça avec vous à tout à l'heure Samia dans le club on va parler d'un dossier que vous suivez particulièrement au Sénat à Pierre-Antoine Lévis c'est celui des étudiants et du pouvoir d'achat des étudiants vous auriez souhaiter poser une question d'actualité au Gouvernement sur les prêts étudiants qu'est-ce que vous auriez demandé au ministre et aujourd'hui on s'aperçoit qu'avec la hausse ghetto bah déjà le les étudiants payent de plus en plus cher pour financer leurs études ensuite vous avez des taux d'intérêt qui varient en fonction du site d'études plus l'étude le site d'études est élevé c'est-à-dire les grandes écoles moins le taux d'intérêt est élevé et ça veut dire que sur des des grandes écoles qui peuvent être des hecs et compagnies vous pouvez avoir des taux très bas et pour des BTS des toits un peu plus élevés donc déjà il y a pas de égalité dans les matières traitement donc ensuite vous avez des problématiques également de caution vous avez des parents qui ont pas les moyens de se porter caution pour les enfants pourquoi ne pas mettre en place une caution je l'avais proposé à l'époque caution de la BPI par exemple ou du gouvernement pour jusqu'à 30 40 000 euros pour financer les cycles d'études et permettre à tous les étudiants d'avoir les mêmes chances parce qu'aujourd'hui c'est un vrai c'est un vrai sujet vous avez des étudiants qui ont du mal à se loger quand on a du mal à se nourrir qui ont du mal à faire des études qui arrêtent leurs études parce que les parents ou eux-mêmes n'ont pas les moyens de les financer ça c'est quand même difficile donc je suis assez sur massif vigilant au Sénat là-dessus mais je poserai la question un peu plus tard on va il y a un autre sujet que vous suivez parce que vous êtes membre de la culture de l'éducation et de la communication et vous avez notamment travaillé sur la concentration des médias la rédaction du Journal du Dimanche à reconduit sa grève pour s'opposer à la nomination de Geoffroy Lejeune à la tête de la rédaction est-ce que vous faites partie des personnes qui sont inquiète d'une forme de main mise de Vincent Bolloré sur les médias alors il y a deux points qu'il faut aborder dans votre dans votre question alors je vais pas interférer sur la grève du JDD la rédaction JDD refuse l'arrivée de Geoffroy Lejeune alors on peut s'étonner effectivement de l'arrivée au JDD de ces personnages qui a été dégagé de valeur actuelle parce qu'il était considéré comme to Street trop pas droite et donc c'est vrai que ça peut paraître surprenant que j'offre les jeunes soit embauchés à la rédaction de du JDD non je pense pas qu'il m'a mise de Vincent Bolloré par contre on peut parler des propos qui ont été tenus il y a quelques jours par papendaye sur sur les médias notamment où il a jugé il y a quelques sur Europe 1 c'est nous en considérant que repeint cnews était les journaux d'extrême droite je trouve quand même que ce sont des propos absolument rien qualifiable je condamnais aujourd'hui d'abord je vois pas en quoi il peut qualifier que Europe 1 la rédaction d'Europe et de sinus et aujourd'hui Alexandre j'avais une pluralité d'information et d'abord l'information doit être libre et pluriel et la ministre a pas interféré justement dans le choix rédactionnel pour moi il a fait une faute mais sur l'appareil il a pas il a pas donné alors il peut donner son avis mais son avis de ministres c'est pas forcément la vie des Français d'ailleurs je pense que les rédactions ont réagi en conséquence on va aller voir l'actualité dans nos régions on va aller à Orléans retrouver Éric Richard journaliste à La Nouvelle République bonjour Eric merci beaucoup d'être avec nous Éric la Nouvelle République qui s'intéresse aujourd'hui à la rémunération des patrons du CAC 40 qui n'a jamais cessé d'augmenter depuis des décennies et oui c'est toujours davantage dans le sait les plus vulnérables alors que les puissants en sortent semble-t-il toujours un peu plus riche alors évidemment lorsque le pouvoir d'achat du plus grand nombre est en berne bien la rémunération du PDG du groupe automobile stellantis par exemple presque 1200 fois supérieur à la moyenne des salaires de sa propre entreprise et a fait un peu grincer les dents mais il y a un chiffre plus éloquent encore c'est celui-ci entre le début des années 60 et aujourd'hui l'écart de rémunération entre le salaire moyen et le grand dirigeant et bien a été multiplié par 20 en d'autres termes le pouvoir d'achat de l'ouvrier s'est considérablement accru en si décennie c'est irréfutable et c'est tant mieux mais si ce salarié a bénéficié des fruits de la croissance ce n'est pas lui qui a consommé disons les plus juteux et une loi de 2001 imposée à publicité des rémunérations des dirigeants des entreprises cotées en bourse n'a-t-elle pas permis de clarifier et de pondérer les choses avec mais pas vraiment et c'est là justement le paradoxe tout au plus cette publicité donne l'occasion on le sait chaque année au syndicat mais aussi au gouvernement voir au chef de l'État lui-même il y a de s'offusquer de la hausse exponentielle des revenus d'un dirigeant du CAC 40 par exemple dans l'entreprise n'assise pourtant pas de résultats mirobolant sauf qu'au-delà de les farouchements de circonstances on ne peut pas plafonner bien sûr comme c'est le cas pour une entreprise publique la rémunération d'un dirigeant dans le contrat relève du droit privé et c'est là que la loi de 2001 sur les nouvelles régulations économiques vous l'avez dit la fameuse loi NRE bien n'a pas eu l'effet escompté tant tous les cas la vie de Frédéric Frery universitaire professeur à l'École Supérieure de Commerce de Paris est spécialiste du management pour lui les règles qui fixent la rémunération d'un grand PDG n'ont rien à voir avec disons les principes ordinaires du monde du travail il s'agit de mettre en confiance les marchés de montrer que l'on charge bien des plus hautes fonctions un personnage hors norme en quelque sorte et au-dessus de tous la meilleure façon de le prouver bien c'est lui accorder une rémunération hors norme elle aussi pour Frédéric Frery ce serait aussi simple que cela aussi simple et aussi pervers et pour lui s'ajoute aussi une émulation forte entre ces grands dirigeants à l'ego disons-le rarement sous dimensionné plus habitué à gagner qu'à perdre et qui mettrait un point d'honneur à bénéficier d'une meilleure rémunération que le concurrent et c'est ainsi que pour Frédéric frairie bien on aurait les meilleures chances de rompre avec cette spirale en revenant paradoxalement au principe de confidentialité sauf que ce serait vécu comme un tel camouflé à la transparence qu'évidemment ça semble politiquement un peu impossible alors je me tourne vers monsieur le sénateur Lévy il y a tout simplement pour vous demander votre avis et votre regard sur cette question la loi notamment pourrait-elle évoluer et disons mieux faire bonne question c'est très détaillé alors déjà on va parler de la rémunération des grands patrons il faut aussi se comparer quand on se compare les rémunération des grands patrons du CAC 40 s'aperçoit que la France est vraiment pas le pays qui paye le mieux ces dirigeants vous avez je crois qu'elle est 5e en terme de rémunération vous avez l'Allemagne qui paye je crois le double en terme de moyenne le Dax qui est l'équivalent d'Ax 30 qui est l'équivalent du CAC 40 c'est deux fois plus payé deux fois plus les dirigeants que que la France l'Angleterre également l'Italie le Danemark donc je dis pas que c'est une comparaison comme une autre mais il faut également déjà relativiser ensuite les rémunérations des grands patrons sont également votées aussi en assemblée générale donc il y a quand même de la transparence les actionnaires peuvent très bien refuser de voter telle rémunération telle bonus à un patron je crois aussi que nos grands patrons il faut pas les perdre vraiment des grands patrons français et quand on voit également quand ils sont payés aux États-Unis si nous payons pas suffisamment alors encore une fois pas suffisamment je dis pas qu'il faut payer 8 10 millions d'euros un patron français mais il y a un tel écart entre les le la rémunération d'un patron pays aux États-Unis un patron payé en France qu'on pourrait perdre éventuellement nos grands patrons et que nous perdrions notre savoir-faire aujourd'hui qui est quand même le nôtre donc moi je pense qu'il faut pas que le gouvernement se mêle des rémunérations mais par contre qui un partage de valeur parce que c'est ça aussi quand vous avez des sociétés qui font d'énormes bénéfices il faut que les salariés puissent profiter de ces bénéfices et qui est un partage de valeur suffisamment cohérent pour éviter d'aborder de la distension au sein de l'entreprise on a entendu parler que les patrons s'étaient payés beaucoup plus sur le partage la loi sur le partage chez nous et on verra comment la modifier mais effectivement il faut qu'il y ait plus de partage de valeur mais il faut faire attention aux messages qu'on va envoyer également peut-être aussi peut-on se poser la question puisqu'on parle de rémunération des rémunérations qu'on donne à nos footballeurs qui sont très très bien payés aussi peut-être des fois payés un mois plus que nos patrons sur l'année donc il y a également cette question qu'on peut se poser vous savez les grands footballeurs pour les grands footballeurs donc la question de la rémunération est importante partage de valeur essentielles des sportifs je pense qu'il faut avoir de la cohérence c'est à dire que si on commence à encadrer les salaires des grands patrons peut-être qu'il faut avoir une réflexion pour éviter une surenchère là aussi mais c'est pareil on les paye beaucoup parce que si on les paye pas suffisamment ils partent à l'étranger et on perd nos nos pépites mais il faut avoir une réflexion globale je pense on va regarder la Nouvelle République l'hébergement d'urgence sature merci d'avoir beaucoup Pierre Antoine Lévy merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club d'État et toi on parlera des risques de sécheresse que les élus doivent gérer pour économiser l'eau l'agglomération de Chambéry où on ira faire le choix de fermer plus longtemps l'une de ces piscines mais d'abord on va accueillir notre prochaine invité manuel bon pardon aux gens

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