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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 16 juin 2020 43 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesSécuritéTravail & emploi

Bourdin Direct du 16 juin - 8h/9h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 15 %Défensif 45 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Bonjour madame.

  • 2:16OuverteRéponse partielle

    Les soignants dans la rue pour réclamer des comptes.

  • 4:25OuverteRéponse partielle

    Edouard Philippe va-t-il rester Premier ministre encore longtemps ?

  • 10:20OuverteRéponse directe

    Hier soir, il y a eu encore quelques tensions. [...] dans quelques quartiers de Dijon, peut-être l'Egrésil. [...] Il y a eu quelques incidents encore, François Rebsamen ?

  • 18:11OuverteRéponse partielle

    On va parler des médicaments indépendants, souveraineté.

  • 23:08OuverteRéponse directe

    L'une des grandes voix de cette crise sanitaire, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de la Pitié-Salpêtrière à Paris. [...] Pourquoi, Professeur Combe, tout est terminé, qu'il n'y a plus de virus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23InvitéFait
    « Masqué mais pas muselé, médecin aide-soignant, infirmier dans la rue aujourd'hui. »
  • 0:58InvitéChiffre
    « 220 rassemblements partout en France pour réclamer un meilleur système de santé des soignants. »
  • 2:21InvitéFait
    « Pourquoi la France a-t-elle autant manqué de masques face au Covid-19 ? »
  • 6:17InvitéFait
    « Il juge inadmissibles les violents troubles à l'ordre public et les actes d'intimidation qui ont lieu depuis vendredi. »
  • 18:17PrésentateurFait
    « On a vu l'histoire du manque de masques. Le paracétamol aussi, souvenez-vous, on en parle moins. Le paracétamol est produit en Chine. »
  • 22:14InvitéFait
    « Edouard Philippe confirme ce matin dans les colonnes du journal Paris-Normandie qu'il restera à Matignon même s'il est élu maire du Havre. »
  • 22:33InvitéFait
    « Le rétro-pédalage des autorités sur la question très controversée de la clé d'étranglement. »
  • 22:49InvitéFait
    « Les propos alarmistes de la mairie de Pékin porte-parole estiment ce matin que la situation épidémique dans la capitale est extrêmement grave. »
  • 25:55PrésentateurFait
    « Situation extrêmement grave à Pékin. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le maire de Chine. »
  • 26:45PrésentateurFait
    « Le problème, c'est qu'on ne trouve que ce qu'on cherche. »
  • 28:11InvitéFait
    « Il faut bien comprendre que c'est un virus qui a été reconnu en décembre, janvier. C'est un virus dont on appréhende tout juste le mécanisme de fonctionnement. »
  • 29:02InvitéFait
    « Il y a eu tant de polémiques autour de ce produit, des polémiques qui nous ont fait perdre du temps et de l'argent. »
  • 33:57PrésentateurFait
    « On aurait dû sanctuariser des hôpitaux pour pouvoir continuer de s'occuper des malades qui n'avaient pas le Covid. »
  • 34:03PrésentateurFait
    « Il y a eu un retard à la prise en charge des malades non Covid. »
  • 34:54PrésentateurChiffre
    « Grâce au confinement, on a sauvé des centaines de milliers de vies. »
  • 35:16PrésentateurFait
    « Le confinement est efficace. »
  • 37:15PrésentateurPromesse
    « On demande une revalorisation du métier, ça c'est clair. »
  • 37:51PrésentateurFait
    « Il faut arrêter de détruire les lits, ça c'est absolument évident. »
  • 38:24PrésentateurChiffre
    « On a beaucoup parlé de l'automobile, 8 milliards d'euros, de l'aéronautique, 15 milliards d'euros. »
  • 39:21PrésentateurFait
    « Pourquoi les patients vont aux urgences ? Parce qu'il n'y a pas de médecin généraliste pour les voir en ville. »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Invité9 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %
  • Invité 52 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mardi 16 juin, l'info sur RMC. Céline Calman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:10
Invité

Bonjour à tous. Masqué mais pas muselé, médecin aide-soignant, infirmier dans la rue aujourd'hui. Après les promesses, il réclame du concret et maintenant de la part du gouvernement. Il veut rester mais pourrait partir. Edouard Philippe confirme dans la presse régionale qu'il restera à Matignon même s'il est élu au Havre. Mais le Premier ministre nuance, je pourrais être de retour dans ma ville bien avant 2022. Nous serons à Dijon dans ce journal le lendemain d'une nouvelle soirée de violence. Des dizaines de personnes armées rassemblées dans le quartier sensible des Grésil, 4 personnes interpellées. Bienvenue à tous sur RMC.

Ils n'ont pas compté leurs heures pendant 3 mois, ont été célébrés en héros tous les soirs à 20h, applaudis pendant de longues minutes depuis la fin du confinement. Les soignants n'entendent plus rien et comptent bien aujourd'hui mener une démonstration de force. 220 rassemblements partout en France pour réclamer un meilleur système de santé des soignants qui aimeraient être soutenus par toute la population. Caroline Philippe. Bonjour madame. Tracte à la main, Rémi tente de convaincre les passants de venir le rejoindre pour manifester. Mais ce brancardier se heurte aux contraintes des uns. Je ne peux pas, moi je travaille. Ou aux impératifs familiaux des autres.

Je m'avais une mère dont il faut que je m'occupe. Voilà, mais sinon, oui, oui, oui, on y serait certainement. Chez eux, tous pourtant, ont applaudi à 20h, 55 jours du rang, pour défendre l'hôpital public et soutenir les soignants. Élodie regrette de ne pas pouvoir être présente cet après-midi. C'est quand même grâce à eux qu'on est soignés. C'est normal que nous, de notre côté, on puisse les soutenir. Même si je ne fais pas partie de ce milieu-là, j'attends plus. Pour eux, c'est quand même, ils donnent leur vie pour soigner les gens. Voilà, je pense que ça mérite plus qu'une médaille. Amère, Rémi, jeune brancardier mobilisé pendant la crise, se sent oublié. Ça fait mal.

Depuis le déconfinement, il n'y a plus rien. Ça a cessé, aussi comme ça a commencé. Voilà, il y avait un élan de solidarité qui nous a fait plaisir. Mais maintenant, on attend beaucoup plus d'eux. Nous, par contre, ce qu'on réclame, ce n'est pas un effet de mode, ce n'est pas des applaudissements, ce n'est pas tout ça. C'est vraiment du concret. Pour ceux qui ne peuvent pas rejoindre le cortège, Rémi leur propose de se mettre à nouveau à leur fenêtre à 20h pour les applaudir en signe de soutien. Les soignants dans la rue pour réclamer des comptes. La commission d'enquête de l'Assemblée nationale, elle, vous dirait les leçons de ces trois mois de crise.

Pourquoi la France a-t-elle autant manqué de masques face au Covid-19 ? Le confinement a-t-il été trop tardif ? L'Assemblée va tenter de disséquer ses manquements. Et c'est Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, qui sera le premier à être auditionné. Paul Barcelone. Stock de masques mis en œuvre des tests, les députés de la commission d'enquête se sont donnés six mois pour faire toute la lumière sur les dysfonctionnements survenus pendant la crise. Plusieurs auditions sont déjà à l'agenda, notamment celles des derniers directeurs généraux de la santé et de Jean-François Delfraissy, le président du conseil scientifique.

Les députés convoqueront ensuite le ministre de la Santé et certains de ses prédécesseurs ou encore le très controversé professeur Didier Raoult. Au programme aussi, des investigations dans les EHPAD où plus de 10 000 résidents sont morts, soit près d'un tiers du nombre total de décès en France. C'est l'un des gros points noirs pour le gouvernement. Mais les travaux de cette commission pourraient se télescoper avec le calendrier judiciaire. Le parquet de Paris a en effet ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire sur la gestion de la crise par les pouvoirs publics.

À partir de 10h30 ce matin, Emmanuel Macron est attendu sur le site de production de vaccins de Sanofi à Marcy-l'Étoile, c'est dans le Rhône. Le chef de l'État va notamment visiter un laboratoire. Il échangera aussi autour de la recherche d'un vaccin contre le Covid-19. En Chine, les mots très inquiétants ce matin du maire de la capitale Pékin. Il parle de situations extrêmement graves, de courses contre la montre. Une centaine de cas positifs détectés en cinq jours. Un regain de contagion qui est parti d'un gigantesque marché, l'un des plus gros d'Asie. Ce matin, une trentaine de zones résidentielles sont en quarantaine. Écoutez Stéphane, expatrié français, joint par Victor Joannin.

Il ne peut plus quitter la capitale chinoise.

4:02
Présentateur

Depuis samedi, voilà, c'est la douche froide et vous voyez, il y a les vols intérieurs qui s'annulent les uns après les autres. Tout est annulé parce que les autres villes n'autorisent plus les habitants de Pékin de venir. On est dans une prison, dans une ville de 22 millions d'habitants, mais on est en prison. Là, on fait un bond de six mois à l'arrière.

4:25
Invité

RMC 8h06, Édouard Philippe va-t-il rester Premier ministre encore longtemps ? La question était latente ces derniers jours. Elle se pose encore plus ce matin après l'interview qu'il a accordée au journal Paris Normandie. Il y a douze jours maintenant du second tour des municipales, le chef du gouvernement laisse entendre qu'il pourrait retourner au Havre s'il est élu au plus tard en mai 2022. Mais peut-être beaucoup plus tôt, Jérémy Trottin. Oui, un Premier ministre populaire qui met donc publiquement son destin entre les mains du chef de l'État. Après la crise du coronavirus, Emmanuel Macron veut remanier son équipe. C'est un secret de polichinelle, me disait encore hier un ministre.

Mais la question est bien de savoir jusqu'où ira le président de la République. Ira-t-il jusqu'à remercier le chef du gouvernement ? Si la décision n'est pas prise, jurez récemment un proche du chef de l'État, des gages ont en revanche été demandés au Premier ministre. S'il veut rester, il est urgent qu'il fasse sa mue, me confie un marcheur historique. Il faut qu'il reconnaisse ses erreurs sur les 80 km heure et qu'il change une partie de son équipe à Matignon, jugé trop autoritaire. Réponse du principal intéressé ce matin dans les colonnes de Paris-Normandie. Le chef de l'État sait qui je suis, ce que j'incarne, ce que je peux faire et ne pas faire. Cela semble donc apprendre ou à laisser.

Jérémy Trottin, chef du service politique de RMC. Il a fallu attendre 22 heures hier pour que la situation se calme à Dijon. Pour la quatrième soirée consécutive, la ville a été le théâtre de vives tensions. Des tirs en l'air, des caméras de vidéoprotection visées, des poubelles, voitures incendiées. Les forces de l'ordre ont dû disperser des dizaines de personnes armées de barres de fer et d'armes de poing dans le quartier sensible des Grésil. Où l'on vous retrouve pour RMC, Maxime Brandstatter. Le gouvernement se rend sur place ce matin. Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est attendu ici. Il devrait arriver dans la journée.

Déjà hier, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a réagi. Il juge inadmissibles les violents troubles à l'ordre public et les actes d'intimidation qui ont lieu depuis vendredi. Il a promis une réponse ferme. Les habitants sont choqués. On a pu parler avec un père de famille. Son appartement donne juste sur la place où il y a eu le rassemblement. Il nous raconte que ses enfants sont traumatisés. Ils ont entendu des coups de feu. Aujourd'hui, leurs parents n'iront pas au travail. Ils vont rester auprès d'eux pour les réconforter. Cette famille, comme les autres habitants du quartier des Grésil, craignent une cinquième soirée de violence.

Hier soir, 200 hommes cagoulés et équipés de ce qui semblait être des armes à feu se sont réunis ici. Ils ont incendié des voitures et des poubelles. Le calme n'est revenu qu'à 22h après l'intervention des CRS et des gendarmes mobiles appuyés par le RAID, l'unité d'élite de la police nationale. Mais pendant la nuit, d'autres quartiers sensibles de la ville ont connu des incidents. Dans la commune de la Chénov' au sud de Dijon, une vingtaine de voitures ont été incendiées d'après une source policière. Maxime Brandstatter avec Nicolas Traineau, envoyé spécial à Dijon. La clé d'étranglement en sursis.

La technique d'interpellation est maintenue jusqu'au 1er septembre en attendant qu'une autre manière soit trouvée. Annonce du directeur général de la police hier soir. Ce que réclamaient les syndicats de police qui souhaitent toujours s'entretenir avec Emmanuel Macron. Le nouveau protocole sanitaire pour les écoles va être dévoilé ce soir. Il devrait permettre d'accueillir tous les élèves en classe dès lundi prochain. Présence obligatoire, a dit le chef de l'État dimanche soir. Et le retour massif des élèves devrait aussi permettre aux parents d'arrêter le télétravail.

Mais certains salariés, vous allez l'entendre, aimeraient un entre-deux qui permette de mieux concilier vie privée et entreprise. Romain Poiseau.

7:50
Présentateur

Après trois mois en télétravail, Florence, conseillère dans le milieu culturel, doit retourner travailler au bureau, un peu à contre-cœur.

7:56
Invité

Je pense qu'on s'est tous rendu compte qu'on pouvait faire beaucoup de choses en télétravail. On peut souffler quand on a besoin de souffler, voir nos enfants un peu plus le matin. Et en même temps, au bout d'un moment, on n'a pas le rythme finalement du travail avec des échanges avec les collègues, avec les rendez-vous clients et tout ça. Alors pour Florence, le compromis serait de négocier auprès de son employeur au moins un jour de télétravail par semaine. On a vécu 100% en présentiel, 100% en télétravail. Bon ben là, le juste milieu, un peu des deux.

8:25
Présentateur

Le télétravail, oui, mais à petite dose. Pour Benoît Serres, vice-président de l'Association Nationale des DRH, les entreprises veulent retrouver un rythme normal pour ensuite songer au télétravail.

8:34
Invité

Un peu de télétravail, pourquoi pas ? Mais la première chose, c'est retrouver un modèle de fonctionnement et de productivité normal, juste normal. Le télétravail, 100% du temps, c'est le délitement assuré de l'entreprise.

8:46
Présentateur

Et pour lui, il faut que le gouvernement assouplisse au plus vite les règles sanitaires pour que les entreprises reprennent une activité normale.

8:52
Invité

Et puis Hollywood a dévoilé la date de la prochaine cérémonie des Oscars, cérémonie repoussée de deux mois à cause de la pandémie. Ce sera finalement le 25 avril 2021. Puis les réalisateurs, ils auront aussi plus de temps jusqu'en février pour présenter leurs films dont les tournages ont été stoppés pendant le confinement.

9:11
Présentateur

Merci Céline. Je vous rappelle que le professeur Eric Combe sera mon invité. Tout à l'heure, 8h30, 9h, sur RMC et BFM TV. Eric Combe, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris. C'est une des grandes voix de la crise sanitaire. Vous l'avez beaucoup entendu pendant la crise. Il est là ce matin parce que certains s'inquiètent un peu de ce qui se passe en Chine, mais pas qu'en Chine, en Italie, en Allemagne, concernant le virus. Et nous ferons le point avec Eric Combe. Nous ferons le point sur l'hôpital aussi. Il y a beaucoup de rassemblements aujourd'hui en France.

Le personnel hospitalier, les blouses blanches, qui ont été les héros de ces trois derniers mois, les blouses blanches, s'inquiètent et demandent au président de la République, au gouvernement, de tenir les promesses. Oui, les promesses qui avaient été annoncées, tout ce qui avait été annoncé sur l'hôpital public. Eh bien, nous verrons. Nous en parlerons avec Eric Combe. Si vous voulez réagir, le 32-16, évidemment. Je change complètement de sujet. Nous partons pour Dijon. Et nous rejoignons le maire de Dijon. Je l'en remercie, François Rebsamen. Bonjour. Bonjour, Jean-Jacques Bourdin. Merci d'être avec nous, François Rebsamen. Alors, hier soir, il y a eu encore quelques tensions.

Je dis bien quelques. Je minimise un tout plus... Enfin, je ne minimise pas, mais je ne veux pas non plus rajouter du dramatique là-dedans. Hier soir, jusqu'à 22h, 22h30, dans quelques quartiers de Dijon, peut-être l'Egrésil. Il y a un autre quartier à Chenov, c'est cela. Il y a eu quelques incidents encore, François Rebsamen ? Toute la nuit, sur la petite ville de Chenov, qui fait partie de la métropole dijonnaise, il y a eu encore... La ville de Chenov, 13 000 habitants, a été livrée aux voyous. Et 18 voitures ont été brûlées sur cette commune. Quand même, oui. C'est donc toute la chaîne, maintenant je dois dire, de responsabilité de la police et de la justice qui ne fonctionne plus.

Il n'y a plus de prévention. Il n'y a plus de dissuasion. La prévention, c'est avoir des éducateurs de rue. Il n'y en a plus. Il n'y a plus de dissuasion. La dissuasion, c'est la présence policière de terrain. Il n'y en a plus, parce qu'il n'y a pas assez de policiers. Il n'y a plus de sanctions. La sanction vient beaucoup trop tard. La justice donne des sanctions. Mais neuf mois, un an après, ça n'a plus de valeur exemplaire. Ça, vous le comprendrez très bien. Quand ce n'est pas immédiat, il n'y a plus de valeur exemplaire de la sanction.

Et puis, s'il n'y a plus de réparation due aux victimes, vous imaginez tous ces pauvres gens qui ont souvent perdu même leur outil de travail, leur voiture. Voilà. Donc, c'est un peu un cri d'alarme que lance le maire de Chenov. Mais je m'y joins, parce qu'à 10 ans, nous avons depuis 4 jours des règlements de comptes qui se font sur des bases, comme le dit le procureur de la République, qui sont des bases communautaristes et même racistes. Donc, voilà, des Tchétchènes sont venus venger un des leurs qui avaient été tabassés par une bande de voyous, lesquels voyous n'ont pas été arrêtés, bien évidemment. Et donc, ils sont venus se faire justice eux-mêmes.

C'est totalement contraire à l'ordre républicain, bien évidemment. Et pendant 3 jours, vu qu'il n'y avait pas assez de policiers, ils ont terrorisé un quartier entier qui est un beau quartier de Dijon que les gens ne comprennent plus. Ils ont été terrorisés de voir ces Tchétchènes armés de 150, 200 Tchétchènes venus de partout, y compris d'Allemagne. Là, les frontières étaient ouvertes. Ils étaient déjà rentrés samedi et qui ont terrorisé la population. Et hier soir, les autres voyous d'origine maghrébine, cette fois-ci, sont venus faire les cacous. Oui. Hier soir, les voyous qui étaient là, c'étaient des voyous d'origine maghrébine qui sont venus faire les beaux et qui ont été...

Exactement. C'est bien ça. C'est ce que vous dites, François Ressamène. Après ce qui s'est passé, la police... Il y avait des policiers qui avaient été envoyés en renfort hier, je crois. Ils ont nettoyé le terrain hier soir. Ils ont repris possession du quartier. Heureusement, d'ailleurs, car il y a eu des renforts. J'avais eu le ministre intérieur le matin pour obtenir ces renforts. Et donc, ils sont arrivés. Ils ont pu regagner le terrain progressivement parce que ces jeunes voyous étaient censés protéger la population du retour éventuel des Tchétchènes. Mais on est... Les Tchétchènes qui avaient disparu, François Ressamène, qui sont arrivés vendredi pour venger l'un des leurs.

Comment ça a démarré, ça ? C'est un jeune Tchétchène, 16 ans, je crois, qui a été... Mais pourquoi est-ce qu'il a été tabassé même très gravement, blessé très gravement ? Pourquoi ? Je pense parce qu'on ne sait pas vraiment. En réalité, il a été dans un bar à Chicha, dit-on, et les consommateurs de ce bar à Chicha lui sont tombés dessus à la sortie du bar. Et est-ce que c'était un acte raciste ? Probablement. Oui. Un racisme en la matière. Et donc, je ne sais vraiment pas comment des choses... Ensuite, enchaînement, les Tchétchènes sont venus venger leur ado, sont arrivés de tout, de France et d'Europe, comme vous le dites.

Là, ça a été très violent parce qu'ils sont arrivés, certains armés, certains avaient des battes de baseball et tout, mais d'autres étaient armés. Et pendant deux jours, ils ont à la fois fait la chasse aux Maghrébins, délinquants, mais en même temps, ont terrorisé la population. Absolument, mais c'est parfaitement raconté. Alors, il y a une faille terrible, je pense. Vous savez, il existe dans la police un service qui s'appelle le renseignement territorial. Le renseignement territorial, c'est celui qui est censé prévenir le préfet, le maire, d'événements graves qui vont se passer sur le territoire à l'avance par des informations qu'ils récupèrent.

C'est l'anciennement les renseignements généraux, pour parler clair. Donc, ils ont été, en réalité, ils ont été en deçà de la main puisque personne n'a vu venir ce groupe, cette horde de tchétchènes qui sont venus faire respecter leur droit à eux, qui n'est pas celui de la République, bien évidemment. Mais bien évidemment. Il y a l'avance. Alors, il y a quelques vagues, très peu d'interpellations, François Rébsamen. Oui, alors, j'ai essayé de, j'en ai discuté hier soir encore très tard avec le préfet. Il faut faire attention parce que, évidemment, quand vous avez 200 personnes armées face à vous, si vous n'avez pas plus de policiers, c'est la bataille rangée.

Donc, pour interpeller des gens, c'est extrêmement compliqué. Et donc, ils ont préféré, vu qu'ils n'avaient pas les forces de l'ordre suffisantes jusqu'à hier soir, ils ont préféré temporiser, essayer d'éviter qu'il y ait d'autres drames. Et il est vrai qu'il n'y a pas eu de grand drame à part la terreur qui faisait régner sur la population. Voilà, donc... Oui. François Ressamène, moi, je vis avec une femme qui connaît parfaitement la Tchétchénie et les Tchétchènes, la communauté Tchétchènes. Les Tchétchènes, quand l'un des leurs est attaqué, ils répliquent et ils n'hésitent pas par tous les moyens.

Et là, république ou pas république, par tous les moyens, il faut que la police s'en rende compte. C'est clair, c'est clair. Et ce qui s'est produit à Dijon, me dit-on, s'est déjà produit à Nice. À Nice, j'ai eu Christian Estrosi qui a vu les mêmes faits se produire. Ça s'est produit à Toulouse il y a un an. Donc on me dit que dans d'autres villes de France, quand il y a un Tchétchène qui a été agressé et que la justice n'est pas passée, c'est toujours la même histoire. Et que la justice n'est pas passée, eh bien, ils rendent leur justice la même, ce qui n'est pas du tout conforme, mais c'est cela leur pratique. Voilà.

D'ailleurs, je dis avec une femme, avec ma femme, Anne Niva, qui avait fait un reportage à Nice, dans le quartier de l'Ariane, où Maghrébin et Tchétchène avaient réussi à trouver un équilibre, mais enfin, un équilibre extrêmement précaire. Et le maire de Nice, comme vous le dites, François Rébsamen, le sait bien. Oui, bien sûr. Il y a eu encore des événements avant-hier à Nice, entre les deux communautés qui vivent dans un équilibre très précaire. Et souvent, voilà où on en est, ce sont les imams qui viennent essayer d'apporter du calme dans les communautés. Exact. Mais vous, vous, vous à Dijon, vous n'aviez jamais vécu cela ? Jamais. Jamais.

C'était un acte d'une violence incroyable pour ce quartier, pour cette population, et en même temps, totalement inédit. Parce que c'est la première fois que je voyais ça. Ils ont pique-niqué dans une combe un grand espace vert de Dijon. J'ai dit, mais pourquoi vous ne les bloquez pas là-bas ? On m'a dit, mais non, on ne peut pas les bloquer, on n'est pas assez nombreux. Oui. Un peu partout, quoi. Oui. Merci beaucoup, François Rémsamène. C'est moi qui vous remercie. Merci d'être avec nous. Bonne journée. Il est 8h20. Bonne journée, maire de Dijon. Bonne journée, il est 8h20. Vous êtes sur RMC. À tous.

18:09
Invité

RMC, 6h-9h. Bonne indirecte.

18:11
Présentateur

Frédéric Simotel, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Frédéric, on va parler des médicaments indépendants, souveraineté. On l'a beaucoup entendu ces dernières semaines. Aujourd'hui, le président de la République se rend sur un site de production de vaccins de Sanofi, près de Lyon. Pour dire quoi ? Pour dire quoi ? Pour dire que, justement, pour alerter contre notre souveraineté, notre indépendance. On a vu l'histoire du manque de masques. Le paracétamol aussi, souvenez-vous, on en parle moins. Le paracétamol est produit en Chine. Il est fabriqué par Sanofi. Voilà.

On se rend compte qu'il y a eu les déclarations polémiques du patron de Sanofi à l'époque sur l'accès aux futurs vaccins qui devaient aller en priorité aux Américains. Donc, la crise du coronavirus a remis en cause un peu toutes ces questions d'indépendance et de souveraineté autour de la recherche pharmaceutique. Et donc, Emmanuel Macron se rend à Lyon aujourd'hui. Il veut mettre en place des mesures très concrètes. Lesquelles ? Alors, des nouveaux investissements. D'ailleurs, Sanofi devrait en annoncer quelques-uns pour financer la recherche et le développement. Augmentation de la production de vaccins.

Rendre plus attractif, plus attrayante la France en matière de recherche pharmaceutique. Assouplir les normes de mise sur le marché des médicaments. On sait que les délais d'obtention, toutes les autorisations pour les océas cliniques, c'est assez long. Et puis, des incitations fiscales qui viendraient se rajouter à l'actuel crédit d'impôt recherche. Oui, les annonces d'Emmanuel Macron vont aller aussi au-delà du secteur pharmaceutique. L'objectif est aussi d'appeler à la relocalisation d'une partie de notre industrie. Oui, et c'est ce qu'on a compris d'ailleurs dans son allocution télévisuelle de dimanche. Relocalisation industrielle, double souveraineté française et européenne.

C'était déjà porté avant la crise du Covid. On se souvient de ce mouvement Choose France, choisir la France où Emmanuel Macron recevait plein de patrons et d'investisseurs étrangers. Donc, c'est une priorité pour nous pour la relance, la reconstruction économique, nécessité d'indépendance, pas que dans la recherche pharmaceutique. Et puis, aujourd'hui, ce que l'on voit, c'est que les industriels réfléchissent beaucoup plus, même par rapport au développement durable, ce n'est pas relocalisé forcément, mais c'est plus régionalisé. C'est rapprocher les lieux de production des lieux de consommation. C'est vraiment essayer d'avoir cette sensibilité. Encore peut-il produire en France. Voilà.

C'est le cas. Et puis, il faut voir qu'est-ce qu'on apprend à produire. Est-ce que c'est toute la chaîne de valeur qui va venir en France ou est-ce que c'est juste la fin de la chaîne de production ? Donc voilà. Il va falloir voir quels moyens vont être mis, notamment au niveau des filières locales. Ça veut dire des commandes publiques, des incitations fiscales, le développement du numérique, plus de recherche et développement. Le but, évidemment, c'est la création d'emploi. Une forme de priorité nationale. Je sais bien que c'est... Oui. Mais c'est la réalité. Il faut créer une sorte de priorité nationale dans les commandes publiques. Oui. Enfin bon.

Il faut créer de l'emploi et puis montrer qu'en France, on peut innover de façon forte. Bien. Merci Frédéric Simotel. Voilà des sujets que nous allons développer. Il est 8h28 mai. En attendant, merci. Je voudrais remercier toutes les équipes qui sont là le matin. Vous connaissez notre lien le 32-16. Ce lien formidable qui nous attache. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous tous les matins. Dans un instant, je suis avec le professeur Eric Homme qui est chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. C'était l'une des grandes voix de la crise sanitaire. Il est là ce matin. L'un des médecins que l'on a beaucoup entendu.

Il est là parce que certains s'inquiètent. Et puis, j'ai beaucoup de questions à lui poser sur l'épidémie. Où en est-elle ? On s'inquiète de ce qui se passe en Chine, notamment. Puis, questions sur l'hôpital. Vous allez voir. Il est 8h28. Merci de nous écouter, de nous regarder. Les infos. Pierrick Bonneau. Pierrick,

21:54
Invité

bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Les soignants dans la rue, aujourd'hui, mobilisation nationale à l'appel de plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers pour demander plus de moyens dans les hôpitaux. Trois mois après le début de la crise sanitaire. Départ du cortège parisien à 14h du ministère de la Santé. 240 rassemblements au total prévus dans toute la France. A 12 jours du second tour des municipales, Edouard Philippe confirme ce matin dans les colonnes du journal Paris-Normandie qu'il restera à Matignon même s'il est élu maire du Havre mais qu'il pourrait être de retour dans son fief beaucoup plus tôt que la fin du quinquennat.

Ce sont ces mots alors que ce profil a un remaniement. Le rétro-pédalage des autorités sur la question très controversée de la clé d'étranglement. Cette technique d'interpellation des policiers dont le ministre de l'Intérieur disait la semaine dernière qu'elle était abandonnée. Eh bien, pas tout de suite. Dans un courrier rendu public hier soir, le directeur de la police nationale affirme que cette technique ne sera plus enseignée mais maintenue dans un premier temps. Faute de mieux. Et puis en Chine, les propos alarmistes de la mairie de Pékin porte-parole estiment ce matin que la situation épidémique dans la capitale est extrêmement grave.

Plus d'une centaine de personnes ont été contaminées par le coronavirus depuis la semaine dernière. À Pékin, en 3 minutes, l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. RMC Bourdin Direct Jean-Jacques Bourdin

23:08
Présentateur

Professeur Eric Combe, bonjour. Bonjour. L'une des grandes voix de cette crise sanitaire, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de la Pitié-Salpêtrière, l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Accélération. On va faire le point sur cette épidémie, sur ce virus qu'on connaît mais qu'on ne connaît pas encore tout à fait, qui est assez diabolique. Vous allez nous expliquer pourquoi, Professeur Combe. Parce qu'on a l'impression que tout est terminé, qu'il n'y a plus de virus, qu'on peut reprendre une vie normale. Or, c'est faux. Accélération du déconfinement, certes, c'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron. C'est une première victoire contre le virus, toutefois. Professeur.

Oui, il faut être clair, le confinement a permis une première victoire contre le virus. Mais la guerre n'est loin d'être gagnée. Le gros de l'épidémie est derrière nous, disait hier Olivier Véran. Vous êtes d'accord ? Non, je ne suis pas d'accord. Pourquoi n'êtes-vous pas d'accord ? Parce que malheureusement, il y aura des sous-brosseaux. D'ailleurs, on voit bien ce qui se passe dans les pays qui ont été impactés en premier, comme en Chine par exemple, ou en Corée du Sud il n'y a pas très longtemps. Je vais y revenir. D'accord. Et donc, il n'y a aucune raison qu'on soit épargné. Il n'y a aucune raison que ce qui se passe ailleurs ne se passe pas chez nous. Oui.

Écoliers, collégiens accueillis, crèches ouvertes, Île-de-France en vert, autorisation de visite en EHPAD, libre circulation entre plusieurs pays d'Europe, c'était indispensable, non ? Sur le plan économique et sur le plan politique, oui, je pense que c'était indispensable. Mais pas sur le plan sanitaire ? Sur le plan sanitaire, il ne faut peut-être pas aller plus vite que la musique, si je peux dire. Vous avez vu par exemple en Nouvelle-Zélande où ils n'avaient plus aucun cas. Là, de nouveau, ils ont de nouveau des cas par des néo-zélandais qui sont venus du Royaume-Uni. Oui, mais je vous sens un peu par rabat-joie, pardonnez-moi, je vous sens quand même sur la retenue.

Oui, je pense qu'il faut être très prudent. Je ne suis pas du tout opposé au déconfinement, bien évidemment, il fallait absolument déconfiner. Mais simplement, il faut expliquer à ceux qui nous écoutent que le virus circule toujours et que si on relâche les précautions, eh bien, ça va rebondir pour ce qui se passe en Chine. Vous craignez vraiment que l'épidémie réémerge ? Mais pour moi, c'est absolument évident que l'épidémie réémergera si nous ne respectons pas les précautions individuelles et les précautions collectives. Enfin, comme vous dites aussi qu'on a perdu en France la culture de la prévention et de la santé publique.

Oui, mais j'espère que cette culture-là, on l'a retrouvée à l'occasion de cette crise. À l'occasion de cette crise. Ben oui, c'est mon espoir. Oui, oui, absolument. Je pense qu'au niveau individuel, il y a des messages qui sont passés, c'est incontestable. Oui, oui. Et au niveau collectif, je pense que tout ce qu'il faut faire est fait. Enfin, je l'espère en tout cas. Alors, regardons la Chine. Situation extrêmement grave à Pékin. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le maire de Chine. Enfin, il ne faut pas non plus exagérer. Il y a quelques centaines de cas pour une ville de 22 millions d'habitants. Oui, il y a quelques centaines de cas. Ne paniquons pas les populations, mais tout de même.

Ce qui est intéressant, c'est de voir la vitesse à laquelle ils réagissent avec si peu de cas, finalement. Parce qu'ils n'ont effectivement pas beaucoup de cas, je suis d'accord avec vous. Sur une ville de 22 millions d'habitants, en plus, c'est vraiment très peu. Mais vous avez vu la vitesse à laquelle ils réagissent. C'est vraiment impressionnant. Donc, ils ont peur. Évidemment, oui. Le message est clair. Ils ont raison d'avoir peur, je crois. Ils savent de quoi ils parlent, d'ailleurs. Mais il n'y a pas que la Chine. Il y a l'Inde. En Italie, de nouveaux foyers ont inquiété à Rome. En Allemagne aussi, on constate une réaugmentation du nombre de cas.

En France, pour l'instant, il y a quelques clusters, mais la situation semble maîtrisée. Le problème, c'est qu'on ne trouve que ce qu'on cherche. On ne trouve que ce qu'on cherche. Et si on ne cherche pas, on ne trouve pas. Et je ne suis pas sûr qu'en France, actuellement, on cherche comme il faut chercher. Ah bon, c'est-à-dire ? Professeur ? C'est-à-dire que, par exemple, est-ce qu'on fait des enquêtes dans toutes les EHPAD ? Est-ce qu'on dépiste dans tous les ministères, par exemple, ou dans tous les hôpitaux ? Est-ce que quand il y a un cas dans un service hospitalier, on dépiste tout l'autre cas ?

Est-ce que les ARS sont implantées partout, dans toutes les régions de France, des brigades, avec des possibilités de tracer les contacts, d'isoler les contacts ? Est-ce que tout ça, c'est en place ? Je n'en suis pas sûr. Enfin, sur les informations qui me remontent, je suis même sûr du contraire. Mais par exemple, à la Pitié-Salpêtrière, on ne teste pas tout le monde ? Ah non, on ne teste pas tout le monde. Mais bon, actuellement, la Pitié-Salpêtrière ne m'apparaît pas être un des hôpitaux les plus exposés, honnêtement. Mais je pense qu'il y a d'autres hôpitaux qui sont plus exposés. Vous avez de nouveaux cas ? Il y a encore de nouveaux cas du Covid qui arrivent ?

Oui, il y a des cas qui arrivent de Covid régulièrement, mais très, très, très, très peu. Par rapport à ce qu'on a eu, ça n'a plus rien à voir. Oui, mais pourquoi n'a-t-on toujours pas mis au point un traitement contre ce coronavirus ? On a toujours ri, on a tellement parlé de traitement au début de la maladie, de l'épidémie. On est au mois de juin, on est le 16 juin, toujours aucun traitement. Oui, effectivement, je comprends votre trouble. En même temps, il faut bien comprendre que c'est un virus qui a été reconnu en décembre, janvier. C'est un virus dont on appréhende tout juste le mécanisme de fonctionnement, qui est particulièrement plus vicieux.

Il rentre par le nez, vous imaginez, c'est quand même très compliqué. Et pour lequel, évidemment, comme on n'appréhende pas encore complètement le mécanisme d'action du virus, les cibles dans le cycle viral sont difficiles à trouver. Enfin, on commence à les trouver, mais on n'aura pas un médicament efficace sur le virus demain. Pour l'instant, on ne peut gérer que les symptômes. Pour l'instant, il y a des essais cliniques partout. J'ai même vu qu'on va dépasser le débat pour contre l'hydroxychloroquine. J'ai même vu que les autorités américaines avaient retiré l'autorisation d'utiliser l'hydroxychloroquine. Pourquoi ? Parce que les autorités américaines disent que ce n'est pas efficace.

D'ailleurs, il y a eu tant de polémiques autour de ce produit, des polémiques qui nous ont fait perdre du temps et de l'argent. C'est des polémiques terribles, parce qu'à partir du moment où certains ont évoqué l'efficacité d'hydroxychloroquine sur des résultats dont on peut dire qu'ils étaient foireux, il y a plein de personnes qui se sont ruées dans cette possibilité, ce que je comprends très bien. Nous-mêmes, on l'a basqué dans le service. Mais du coup, il y a eu un nombre de protocoles absolument incroyables qui ont été financés. Il y a plus de 150 protocoles avec l'hydroxychloroquine dans le monde. Tous ces protocoles ont été financés.

beaucoup de ces idées se recoupent parce que c'est difficile d'avoir 150 idées différentes. Du coup, on a un gaspillage d'énergie, un gaspillage d'argent et pendant ce temps-là, d'autres molécules qui auraient pu être éventuellement efficaces n'ont pas été testées. Une gabgie ? Une véritable gabgie, évidemment. Quelque part, quelque chose d'assez scandaleux. Scandaleux, parce qu'on a dépensé beaucoup d'énergie et beaucoup d'argent autour de ce produit qui s'est montré inefficace. Alors que ça ne reposait sur pas grand-chose. C'est ça le problème. C'est qu'on aurait eu un vrai doute, mais ça ne reposait sur pas grand-chose.

Ça reposait sur des résultats qui avaient été plus ou moins manipulés. Il y a des patients Covid qui ne guérissent pas. J'en ai entendu. Bon, des patients qui ne guérissent pas, qui ont été atteints plus ou moins, d'ailleurs, plus ou moins violemment par l'épidémie, par le virus et qui souffrent toujours de symptômes et qui souffrent toujours, je ne sais pas moi, de maux de tête, d'essoufflements, qui sont fatigués, qui ont des problèmes cardiaques, des pertes d'odorat, toujours, des douleurs articulaires, toujours. Comment est-ce que ça peut s'expliquer ?

Malheureusement, c'est connu que les infections virales, notamment les infections virales sévères ou même d'ailleurs les infections qu'on ne pouvait pas traiter à une époque bactérienne, par exemple, comme la typhoïde, c'était des maladies dont on ne guérissait pas. Ce n'était pas on-off, on n'en guérissait pas du jour au lendemain. Ça prenait plusieurs semaines avant de récupérer. Et évidemment, là, on a une maladie qui est quand même relativement grave, même si elle est bénigne chez la plupart des personnes. Mais bon, il y a des personnes chez lesquelles elle est potentiellement sévère. Et effectivement, on a des manifestations tardives de cette maladie.

Alors après, il faut séparer ce qui revient aux séquelles, ce qui revient aux souffrances qui ont été occasionnées. C'est assez... Pour l'instant, on est en train de regarder ce qui se passe. De regarder ce qui se passe. On a du mal d'ailleurs à... Mais vous avez des patients à la pitié salpétrière qui ont été soignés et qui reviennent parce qu'ils n'arrivent pas à se sortir de cette maladie. Oui, on en a incontestablement. Qui devient presque, pas chronique, mais presque. Ben oui, en tout cas chronique, disons, avec des vaguelettes, disons, des ondulations de la symptomatologie très étonnantes. On ne comprend pas tout.

Il y a quand même la moitié de ces patients-là, en tout cas, qui nous consultent à la pitié salpétrière pour lesquels on ne retrouve pas de traces formelles d'infection à coronavirus. En plus ? Oui. Mais pourquoi est-ce qu'on ne retrouve pas de traces et ils souffrent, ces patients, de séquelles coronavirus ? Ben peut-être qu'ils n'ont pas eu le coronavirus. Oui. Et alors ? Parce que si vous voulez, on a quand même des marqueurs biologiques de l'infection qui sont quand même très fiables. Alors, je ne parle pas de la PCR, parce que la PCR, on sait effectivement qu'il peut y avoir des faux négatifs au cours de l'infection.

Mais en ce qui concerne les sérologies, par exemple, qui mesurent les anticorps, je vous rappelle, c'est-à-dire la trace de l'infection, c'est relativement fiable quand même. C'est relativement fiable. C'est des sensibilités, c'est-à-dire on arrive à dépister plus de 95% des personnes qui ont eu la maladie. Donc, quand on fait cette sérologie chez des personnes qui nous disent qu'ils ont eu le coronavirus et qu'on ne retrouve pas de traces du virus, forcément, on s'interroge sur la réalité des choses. Est-ce qu'il peut y avoir un syndrome psychologique ? Non. Enfin, toutes les hypothèses sont sur la table.

Mais pour l'instant, il faut investiguer, il faut regarder ce qui se passe, il faut essayer de comprendre. Est-ce que, puisque je parlais de patients souffrant de maladies chroniques, est-ce que les patients souffrant de maladies chroniques, cancers ou autres, sont revenus à l'hôpital ? Alors, oui, c'est une très bonne question. que vous posez là. Oui, parce qu'on l'avait posé un temps, puis on l'a oublié. Mais moi, je vous la repose. Vous avez bien raison de la reposer, parce que moi, c'est une des choses qui m'inquiète le plus actuellement, c'est où sont passés les malades ? Et ils ne sont toujours pas revenus ? Beaucoup ne sont pas revenus ? Non, beaucoup ne sont pas revenus.

Et quand ils reviennent, ils reviennent à des stades très avancés de l'infection ou plutôt de la tumeur, parce que malheureusement, il y a beaucoup de patients parmi eux qui ont des cancers et ils auraient été pris en charge correctement au mois de mars au mois d'avril. Ils avaient un bon pronostic. On les prend en charge au mois de juin ou peut-être au mois de juillet demain. Ils vont avoir un pronostic qui aura été transformé et qui sera passé d'une chance de survie correcte à une chance de survie qui n'est pas admissible. Donc là, il y a vraiment un vrai problème. Mais pourquoi ? Est-ce qu'on a des explications ? On ne les a interrogés quand même.

Non, honnêtement, on ne comprend pas puisque ces malades ne sont pas là. Oui, parce que maintenant, il n'y a plus aucun... Enfin, il n'y a jamais eu vraiment de risque d'aller à l'hôpital, mais il n'y en a vraiment aucun. À un moment, si vous voulez, il n'y avait quand même pas de place à l'hôpital. Et moi, je pense que là, on a fait une erreur. On aurait dû sanctuariser des hôpitaux pour pouvoir continuer de s'occuper des malades qui n'avaient pas le Covid. Ça n'a malheureusement pas été fait. Donc, il y a eu un retard à la prise en charge des malades non Covid. Mais malheureusement, ces patients ne reviennent pas.

Il faut leur dire que l'hôpital est devenu un lieu sûr, qu'il n'y a plus de chance d'être contaminé ou plus de risque plutôt d'être contaminé à l'hôpital et qu'il ne faut donc pas hésiter à revenir. Vous voyez tous ces débats aussi qui sont nés sur la présence très grande des médecins partout dans les prises de décisions. On a même dit que les politiques étaient soumises aux médecins. Que dites-vous ? C'est vrai ? C'est vrai qu'il y a eu une forme de dictature. Je n'aime pas trop. Je n'aime pas ce mot. Dictature médicale. C'est sûr que là... Entre guillemets. Oui. Il y a des choix effectivement qui se discutent.

C'est-à-dire, on a fait passer le choix de la santé avant le choix de l'économie. Ça, c'est clair. On a eu raison ? Ou pas ? D'un point de vue de médecin, je ne peux pas vous dire qu'on a eu tort parce que c'est des dizaines de milliers de vies, des centaines de milliers de vies même, je pense, qui ont été sauvées. Grâce au confinement, on a sauvé des centaines de milliers de vies. Oui, absolument. Je pense que grâce au confinement, on a sauvé plusieurs dizaines de milliers de vies et même des centaines de milliers de vies. Après, probablement pas un million de vies, mais on en a sauvé des milliers, des dizaines de milliers. Ça, c'est absolument incontestable. Le confinement est efficace.

Donc, sur le plan de la santé, je ne peux que me réjouir de ce qui s'est passé. Sur le plan de l'économie, je ne peux que m'en inquiéter considérablement. Alors, l'économie, parlons de l'économie de l'hôpital. Est-ce que vous irez au rassemblement aujourd'hui pour défendre l'hôpital ? Écoutez, je vais retourner dans mon service d'abord et si j'en ai l'occasion, effectivement, je pourrais très bien y aller. En tout cas, on a démission parce qu'il n'était pas question de mélanger les genres alors qu'on avait affaire à l'épidémie de Covid. Et là, les problèmes, effectivement, redeviennent les mêmes.

Si j'ai bien compris, beaucoup de médecins le disent pendant, et de personnels soignés, pendant les trois mois de la crise, on a vécu ce que devrait être l'hôpital et aujourd'hui, on ne veut pas revenir à ce qu'était l'hôpital avant la crise. C'est cela résumé ou pas ? Oui, c'est vrai qu'on a travaillé dans une ambiance qui était assez exceptionnelle entre médecins, soignants, quels qu'ils soient, administratifs, tout était très bien organisé, tout roulait très facilement. Mais bon, on était tous tendus vers le même but qui était celui des gens. Oui.

Non, mais je veux dire par là que le patient était mis au cœur, au cœur du fonctionnement de l'hôpital, bien avant les problèmes budgétaires ou autres de fonctionnement administratif. Mais le patient a toujours quand même été au cœur du métier, en tout cas des soignants, des médecins. Les soignants. Là, effectivement, on sentait que le soignant était aussi au cœur du métier des personnes.

Les héros en blouse blanche, où sont passés les héros en blouse blanche qu'on applaudissait et qui vont défiler pour beaucoup ou se rassembler pour beaucoup dans la rue parce que ces héros en blouse blanche demandent des moyens, demandent de l'argent, d'abord des rémunérations, professeur Com, et demandent des moyens pour l'hôpital public. Moi, j'ai entendu les promesses, vous aussi. un plan massif pour l'hôpital public. Que demandez-vous ? Que faut-il ? On demande une revalorisation du métier, ça c'est clair. De toute façon, il faut revaloriser les métiers de soignants.

Il faut les revaloriser à l'hôpital, mais il faut aussi les revaloriser en ville, dans la communauté, parce que ce que monte cette crise du coronavirus, c'est aussi qu'il y a un problème avec la médecine de ville. Je pense qu'il y a un problème avec la médecine hospitalière, un problème avec la médecine de ville. Il faut attirer de nouveau les soignants et les infirmières à l'hôpital, donc il faut revaloriser leur salaire, ça c'est absolument indispensable. Je ne parle pas tant des médecins, mais je parle surtout du personnel non médical, des infirmières, des aides-soignants, des agents hospitaliers. Toutes ces professions doivent être revalorisées.

Il faut arrêter de détruire les lits, ça c'est absolument évident. Arrêter de détruire les hôpitaux, mieux les répartir au niveau du territoire. Par exemple, si on prend l'Île-de-France, il y a beaucoup d'hôpitaux à Paris-Intramuros, très peu de gros hôpitaux en Île-de-France alors que la plupart de la population vit à l'extérieur de Paris. Donc il y a des réflexions à avoir, vraiment, mais ça commence évidemment par le salaire des soignants et par arrêter l'hémorragie des lits dans les hôpitaux. Oui, vous attendez, vous demandez vraiment un plan massif là, un plan massif de relance. Parce qu'on a beaucoup parlé de l'automobile, 8 milliards d'euros, de l'aéronautique, 15 milliards d'euros.

Et on va voir, pour l'hôpital public, ce que va proposer le gouvernement. Exactement. On va voir ce qu'ils vont proposer. Il y a un Ségur de la Santé. On va voir ce qu'il va se passer. Vous croyez ? Vous espérez ? J'espère, oui. Franchement, professeur Com. J'espère. Voilà, après dire que j'y crois, ça serait un peu mentir. Ah bon ? Vous n'y croyez pas trop ? Parce que j'avais lu la tribune que vous aviez publiée avec Karine Lacombe, avec Rémi Salomon, avec Yazdan Pana. Demandez. Ah bon, on est à peu près tous sur la même longueur d'ombre. Bah oui, évidemment.

Je ne vois pas très bien de voix dissonantes dans le milieu hospitalier qui disent le contraire de ce qu'on a dit, c'est-à-dire que l'hôpital était en souffrance, il faut revaloriser les salaires. Et les urgences ? Une réorganisation des urgences ? Les urgences, il faut bien voir que le vrai problème des urgences, c'est d'une part l'amont, c'est-à-dire la médecine générale. Pourquoi les patients vont aux urgences ? Parce qu'il n'y a pas de médecin généraliste pour les voir en ville. Donc, il faut vraiment s'attaquer au problème de la médecine de ville. Ça, je pense qu'il y a un vrai problème d'attractivité de la médecine en ville.

Et ce n'est absolument pas normal parce que le médecin généraliste, finalement, c'est quand même un des plus beaux métiers qui existe. Enfin, selon moi, c'est quand même un des plus beaux métiers qui existe. Médecin de campagne, médecin généraliste, vous êtes en première ligne vis-à-vis des balades, c'est quand même super. Donc, les urgences sont embolisées à cause de ça. Ça, c'est l'amont. Et puis, l'aval, il y a un problème de l'île. C'est-à-dire que quand vous n'avez pas le lit dans vos services pour hospitaliser les malades, les malades, ils restent aux urgences, bloqués sur des brancards. Et ça, c'est absolument pas normal.

Mais si vous agissez sur l'amont et si vous agissez sur l'aval, le problème des urgences se résoudra d'une lumière. Est-ce que vous êtes favorable à un numéro unique de régulation médicale ouvert 24h sur 24, justement, qui permettrait aux patients d'avoir une réponse à leur souffrance ? S'il y a des personnes derrière le téléphone en suffisamment grand nombre, évidemment, j'y suis favorable. Si après, tout doit tomber sur le 15, le SAMU, qui est un numéro destiné aux urgences, on a vu avec la crise du Covid que ça avait été absolument catastrophique. Le SAMU a été... Enfin, le 15 a été surchargé par des appels complètement inutiles.

J'ai même vu et lu des urgentistes qui regrettaient presque le temps du Covid-19 en disant « Pendant cette période, on a retrouvé notre âme d'urgentistes ». C'est sûr qu'ils ont fait vraiment des urgences, c'est-à-dire qu'ils ont géré des malades graves et surtout, ils avaient des lits d'aval. Et ils avaient des lits ? Ah oui, voilà. Donc, pour eux, il n'y avait aucune difficulté. Les malades, ils arrivaient aux urgences, on pouvait les caser dans des lits d'aval à partir du moment où il y avait suffisamment de lits puisque, comme vous savez, à un moment, on n'a plus assez de lits et donc on a obligé de transpirer des malades un peu partout en France du fait de ce manque de lits.

Aujourd'hui, on est revenu à la situation antérieure, à la crise ? Ben non, on n'est pas revenu à la situation antérieure à la crise. Justement, parce que ce dont on parlait tout à l'heure, il y a des malades qui ont disparu. Oui, qui ne sont pas revenus. Même des malades qui souffrent de petits bobos, presque, qui viennent aux urgences parfois pour pas grand-chose. Ceux-là, plus des plus graves dont on ne sait pas très bien où ils sont passés. Des malades qui ont le cancer dont on parlait tout à l'heure, par exemple, ou des malades avec des problèmes caractéristiques. Mais ces malades-là, on ne peut pas aller les chercher ? On ne peut pas aller... On les connaît, non ?

On ne peut pas les identifier ? Pour l'instant, on est en train de percevoir l'ampleur du problème et puis de chercher à comprendre. Puis il y a les vacances qui vont arriver, qui vont quand même un peu chambouler le tout. En juillet et en août, on ne sait pas très bien ce qui va se passer. Oui. On ne sait pas ce qui va se passer. C'est un peu le résumé de ce que vous avez dit, professeur Combe. Je pense que... Parce que ce virus, vous ne le connaissez... Est-ce que vous le connaissez ? Oui, vous le connaissez. Oui, on le connaît quand même de mieux en mieux qu'au début. Oui, oui, il y a énormément de progrès. Mais vous ne le connaissez pas totalement.

C'est-à-dire, on ne le connaît pas totalement et surtout, plus on le connaît, plus je le trouve vicieux est diabolique ce virus. C'est quand même un... Mais pourquoi est-il diabolique ? Vous voyez, vous imaginez bien que si les Chinois en sont là où ils en sont, c'est qu'il a quand même quelque chose d'un peu diabolique parce qu'ils ont mis tous les moyens qu'il fallait pour pouvoir mater ce virus. Et malheureusement, on n'y arrive pas. Il est diabolique parce qu'en fait, il se répand dans la population sans qu'on s'en rende compte parce que la plupart des gens ne sont pas très malades. C'est terrible à dire parce qu'il y a plein de gens qui sont morts.

Mais en même temps, si vous prenez un ensemble de personnes, finalement, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas malades, notamment les jeunes. Le virus se répand comme ça à bas bruit. Si on ne va pas le chercher, on ne s'en rend pas compte parce que les gens ne sont pas très malades. Et à un moment, la cocotte minute explose parce que vous avez trop de gens qui se sont infectés en même temps. Merci, professeur Com, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de la Pitié, Celle Pétrière à Paris. Merci beaucoup. Merci à vous. Il est 8h53. Il était bon de faire le point. 8h53 RMC et BFM TV.