Mayotte : "L’opération Wuambushu est nécessaire."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci tu as mis un Metz Walid être avec nous durant cette demi-heure vous êtes élu de Mayotte membre du groupe RDP rassemblement des démocrates progressistes indépendants sur le groupe des sénateurs de la majorité présidentielle on va bien sûr longuement parler de la situation à Mayotte dans quelques instants mais d'abord un mot sur ce premier mais on l'a vu 2,3 millions de manifestants selon la CGT 782000 selon ministère de l'intérieur on est quand même moins de l'essoufflement sur lequel mise le gouvernement c'était une mobilisation importante il faut le souligner ce n'était pas une mobilisation que contre la réforme des retraites mais c'était le 1er mai la fête des travailleurs et et du travail un essoufflement je ne sais pas si c'est le bon mot mais nous savons qu'il y a une réforme qui a été votée d'après la procédure que nous connaissons c'est une réforme quoi que en dissertant qui a été voté démocratiquement avec le recours à l'article 49 3 c'était la cinquième fois que dans notre pays on avait recours à cet article pour pour le surplus faut condamner avec vigueur les violences en marche de cette mobilisation importante qui sont le fait de personnes radicalisées et qui viennent gâcher cette ce moment cette fête du travail je veux des violences qui vont aller en s'accroissant une radicalisation de ce mouvement je veux rendre hommage aux forces de l'ordre et notamment aux policiers aux gendarmes qui ont été blessés il faut espérer que non que la situation n'empire pas parce que dans une démocratie il est important de débattre de confronter les opinions mais on ne doit jamais à venir aux violences telles qu'on le voit ici sauf que les Français étaient encore très nombreux dans la rue hier que les syndicats ne sont pas prêts à tourner la page de la réforme des retraites l'exécutif ne pourra pas tourner cette page aussi rapidement qu'il le souhaite il y a une même tendue avec un cap clair qui a été fixé par le président de la République et une feuille de route qui a été détaillée par la première ministre c'est très fort et passée maintenant nous avons un calendrier un agenda politique qui donnera l'occasion de discuter de conditions de travail de la pénibilité de tous ces sujets là très importants pour pour les Français et les Français à revenir à la table des négociations Laurent Berger l'a dit d'autres également sauf que ils ont des conditions et que ils disent que la confiance n'est pas là il va falloir faire des concessions assez syndicats il va falloir dialoguer un accord c'est le résultat effectivement de concessions réciproque mais certaines certaines conditions qui sont exigées comme le retrait de la réforme je ne pense pas que ça soit une au sujet sur la sur la loi travail sur le pacte que vous souhaitez sur le travail sur la loi pleine emploi vous allez faire des concessions vous allez devoir faire des concessions nous l'étions nous étions près dès la discussion de cette réforme et si les oppositions c'était plus accentués sur ce débat sur ses échanges sur ces concessions plutôt que de vouloir absolument faire échec à cette réforme on en serait peut-être pas là on va parler de l'actualité à Mayotte beaucoup de sujets mais d'abord l'actualité c'est cette vaste opération lancée par le gouvernement pour tenter d'endiguer l'immigration illégale et la délinquance pour en parler on va aller à Mayotte à pas Mandy où on retrouve Bruno Minas bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes journaliste à Mayotte la première alors d'abord dites nous en quoi consiste cette opération wambushu et comment se passe-t-elle sur place écouter l'opération qu'on appelle one Bouchu à trois objectifs l'un étant de d'expulser le plus possible d'étrangers en situation irrégulière qui représente une somme considérable dans la population de Mayotte l'autre objectif est de détruire les bidons villes qui se répandent à très grande vitesse à Mayotte et surtout autour du chef-lieu du département Mamoudzou mais aussi dans d'autres communes de Lille et puis le troisième objectif essayez d'en finir ou en tout cas de limiter l'insécurité galopante à Mayotte le nombre de vols d'agressions alors sur ces trois objectifs il y en a un qui ça a commencé depuis une semaine seulement il y en a un qui semble en bonne voie en tout cas au regard de ce que l'on voit ici c'est justement la lutte contre l'insécurité il y a eu des arrestations notamment d'un chef de bande qui était recherché depuis longtemps donc il y a un espoir de ce côté-là en revanche sur les autres objectifs un bidonville on est en France ici à Mayotte ça ne se rase pas comme ça d'un coup de Bull faire il y a des recours en justice et on sait que lors de la première destruction prévue le tribunal a refusé au préfet l'autorisation donc de détruire cette habitat insalubre il y a d'autres procédures en cours mais on sait que ça va être compliqué et beaucoup plus long qu'on ne l'a dit et ensuite s'agissant des reconduites à la frontière alors là on bute sur un véritable problème c'est que les Comores ne veulent pas récupérer leur ressortissants ils ne veulent pas des reconduites à la frontière donc pour le moment c'est bloqué et c'est même pire que ça puisque on a appris que des quoi ça vous savez ces bateaux fragiles qui amènent les immigrés depuis l'île d'Anjouan jusqu'à l'île de Mayotte les quoi ça continue d'arriver il y en a eu deux intercepter mais on ne sait pas combien sont passés et donc du fait de la non reconduction un effet de les de l'opération risque d'être fait contraire à savoir l'augmentation du nombre d'étrangers en situation irrégulières en tout cas on en est là pour le moment ça fait une semaine que cette opération a commencé elle est largement soutenue par la population française qui représente que la moitié des habitants de Mayotte et par la population étrangère intégrée qui qui dispose de titres de séjour mais pour l'instant les effets de cette opération ne sont pas visibles encore et Bruno vous avez une question pour le sénateur oui j'ai une question monsieur le sénateur bonjour Je je comprends pas très bien pourquoi on n'a pas associé à embushu un dispositif de non retour des étrangers en situation régulière c'est à dire qu'on parle beaucoup d'expulsion de contrôle mais en revanche on a rien dit sur comment empêcher ces bateaux de revenir parce que le problème est là à Mayotte en expulse énormément 80 personnes par jour et ces gens-là reviennent pratiquement le lendemain le sur le lendemain la semaine suivante et on a l'impression que rien n'a été fait de ce côté là oui bonjour monsieur Minas le empêcher l'équation de venir voilà effectivement un point essentiel et ce n'est pas parce que on en a pas parlé officiellement que il ne faut pas développer ce point ce point très important en tous les cas aujourd'hui face à ce blocage partiel les élus de Mayotte qui sont à l'origine de cette opération en tout cas qui que nous avons demandé avec avec force nous demandons au gouvernement de déployer les les bateaux qu'il faut les intercepteurs qu'il faut au large de Mayotte pour dissuader c'est quoi ça quoi ça à devenir à défaut pour l'instant de pouvoir ramener les personnes en situation étrangère en tout cas la situation impose que ce dispositif soit soit augmenté c'est fait en place d'interception aujourd'hui dans la mesure où il y a de quoi ça qui arrive encore à Mayotte c'est quelque chose qui me faudrait absolument éviter et renforcer cette partie du dispositif y compris en faisant appel à l'armée au bateau militaire bien évidemment cette opération ou un bouchon elle a une réelle efficacité où est-ce que c'est un coup de communication il faut attendre la fin d'une opération pour se demander si elle a été efficace ou pas en tout cas cette opération est nécessaire parce que les objectifs rappelés tout à l'heure par Monsieur Minas il devrait mettre tout le monde d'accord lutter contre l'immigration clandestine lutter contre l'insécurité qui gangrène les les Mahorais et détruire ces bidonvilles qui sont de vrais repères à personne en situation irrégulière à criminelle à délinquant parce que l'objectif de Gérald Darmanin c'est détruire un millier de bidonvilles en deux mois c'est faisable ce sont des procédures qui sont qui ne sont pas faits comme ça comme cela a été rappelé nous sommes en France c'est dans le respect d'une procédure très particulière qui a été insérée dans la loi Elan et procédure qui a commencé à être mis en place à partir de 2018 et en amont ce sont des mers qui ont demandé que dans leur commune telle bidonville tel to guide doivent être doivent être détruits en deux mois le temps de ce début de l'opération on ne peut pas raisonnablement demander à ce que tous les bidonvilles de Mayotte soient rasés mais c'est un coût d'accélérateur et la destruction de ces bidonville doit continuer y compris lorsque cette opération aura connu une fée une fin comme c'est destructions ont commencé avant cette opération pour vous la destruction de ces bidonvilles ça peut permettre de faire baisser la délinquance sur l'île bien sûr non seulement faire baisser la délinquance mais ce sont des bidonvilles qui sont extrêmement dangereux moi aujourd'hui je m'étonne énormément de ces associations de ces organisations qui font tout pour empêcher la destruction de ces bidonville pas plus tard qu'avant-hier une jeune gamine de deux ans aujourd'hui et entre la vie et la mort j'espère qu'elle sera sauvée parce que de l'électricité qui alimentait un taudis de façon illégale a fait que le feu a pris et il y a eu cet accident en 2018 je le rappelle une mère et ses quatre enfants a été tué dans une coulée debout intervenu dans dans ce genre de bidonville donc aujourd'hui qu'est-ce que l'on veut est-ce que l'on cherche à ce qu'il y ait cette insécurité dans ces bidonville qui persiste il faut absolument commencer par ça les éradiquer parce que en plus d'être des lieux d'insécurité effectivement c'est dans ce bidonville que se retranche souvent les délinquants et les criminels et après la destruction de de ces bidonvilles la lutte contre l'immigration clandestine ne se limite pas à cela non seulement ces trois objectifs doivent être continué mais la lutte contre l'immigration clandestine et protéiforme et doit continuer après cette opération Bruno vous avez une autre question oui en fait on s'étonne de voir cette opération purement sécuritaire en tout cas pour le moment ne pas être accompagné de quelque chose qui donne de l'espoir parce que vous avez ici des gens qui viennent survivre qui vont travailler pour 200 euros par mois parce que Comores il ne pourrait en gagner que 5 ans qui vivent dans des conditions épouvantables et il n'y a pas de plan on ne parle pas en tout cas de plan de développement de maillot de Mayotte c'est une île qui pourra se dire de produits rien n'exporte rien le tourisme est quasiment inexistant l'agriculture est à peine balbutiante la pêche l'aquaculture il y a énormément de projets sur lesquels on pourrait donner de l'espoir aux gens en tout cas aux gens de Mayotte et à ceux qui viennent ils travaillaient en situation régulière et là on parle uniquement de destruction de bidonville de renvoyer des gens qui n'auront aucun souci c'est de revenir l'espoir Bruno Minas en direction des Comoriens c'est au président azali de donner de l'espoir pour ses concitoyens nous nous sommes des élus de Mayotte nous passons d'abord à la population mahoraise aux françaises et aux Français de Mayotte et aux personnes en situation régulière il faut poser cette question au président azali qui a été suffisamment influent pour se faire désigner président de l'Union africaine et qui aujourd'hui est incapable de s'occuper de sa de sa population il y a de l'espoir il y a il y a de l'espoir je je m'inscris un faux dans cette dans cette opération parce que on ne va pas détruire des bidonvilles pour le plaisir de les détruire ensuite nous allons construire des écoles des logements sociaux nous allons construire des infrastructures mais pas pour les personnes en situation irrégulière pour les Français et pour les personnes en situation régulière ça c'est ça le l'espoir pour le reste si on ne commence pas par ça et bien dans 10 ans dans 50 ans dans 100 ans on sera encore en train de débattre pour savoir par quel bout il faut commencer c'est par là qu'il faut commencer et c'est ça le début de l'espoir et moi je suis désolé je veux bien faire preuve d'humanité mais ma préoccupation c'est d'abord les citoyens de Mayotte comment vous faites et que peut faire la France avec les Comores qui refusent de reprendre les expulsés ce n'est pas force d'avoir essayé d'abord ce qui sépare cette suspension actuelle des reconduites à la frontière par rapport au passé parce que ce n'est pas la première c'est qu'il y a eu un accord de 2019 signé entre les présidents français et Comoriens et aujourd'hui moi je ne comprends pas je ne comprends pas que un président de l'Union africaine qui est enquête de respectabilité et bien choisissent de ne pas respecter cet accord qu'il a pourtant signé et cet accord disait très simplement et très clairement que les les Comores s'engager à lutter contre les trafics humains très clairement à à tout faire pour que l'équation s'arrêtent au départ des Comores et à lutter contre l'immigration clandestine et en contrepartie l'aide de la France était conséquente 150 millions en 3 ans et justement c'était une de développement vous le dites de 150 millions sur 3 ans est-ce qu'il faut suspendre cette aide au développement il faut commencer par ça il faut commencer par ça dans dans un accord lorsque l'une des parties ne respecte pas cet accord la première chose à faire c'est d'un suspendre la contrepartie et de d'insister et de monter crescendo en étant ferme pour que cet accord soit respecté donc il faut suspendre l'aide immédiatement pour vous bien évidemment est-ce qu'il y a d'autres moyens euh de faire pression est-ce que par exemple il faut geler les avoir des Comoriens Mayotte est-ce qu'il faut geler les visas votre collègue député Estelle Youssoupha dit que la moitié du gouvernement comorien un passeport français est-ce qu'il faut agir là-dessus je ne sais pas si c'est si c'est la moitié mais bien sûr il faut en venir à ces mesures de fermeté vous savez l'intransigence de pouvoir comorien pousse à l'extrémité aux extrêmes faut pas inverser les choses c'est un transigence qui nous pousse sans cesse à aller chercher des solutions qui au départ n'étaient pas pensé mais dispositions sur le code de la nationalité et bien c'est parce que cette situation on n'en voit pas le bout et en face nous n'avons que de l'intransigence donc le gouvernement la France n'est pas assez fermé avec les Comores le gouvernement doit être plus ferme face à la situation et à l'intransigence de pouvoir comorien Bruno question oui quand je parlais tout à l'heure de développement je parlais pas de développement des commandes mais deux Mayotte c'est à dire que par exemple lorsqu'il y a eu un grand mouvement contre l'incurité en 2018 il y a pas si longtemps on avait promis à la suite de ce mouvement une dette exceptionnelle à Mayotte à des investissements à hauteur d'un milliards et demi d'euros comment voulez-vous penser à du développement lorsque les personnes se font massacrer se font agresser tous les jours comment voulez-vous penser à du développement si il y a une situation insécuritaire telle que même se rendre chez soi le soir les gens les gens ont peur ce n'est pas possible dans l'état actuel des choses et c'est pour ça qu'il faut remettre les choses dans l'ordre avant de penser au développement arrêter d'inverser les choses merci Bruno Minas merci beaucoup d'avoir été avec nous et merci à Mayotte la première d'avoir été avec nous ce matin justement on va parler de ce contexte social de ce contexte sécuritaire à Mayotte tout de suite avec Alex tout ça [Musique] bonjour Yann bonjour Tani Mohamed suali montrent bien que Mayotte est dans une situation critique effectivement notamment du point de vue de la pauvreté 77% des habitants de Mayotte vivent sous le seuil de pauvreté le PIB par habitant et 4 fois inférieur à celui de la métropole et le département connaît cette année un taux de chômage qui se situe à 30% c'est le record national malheureusement et c'est le record cette année à Mayotte depuis 2009 en termes de santé et bien les infrastructures ne sont pas non plus au rendez-vous 50% des habitants affirment avoir déjà du renoncé à un soin médical faute d'offres de santé suffisante on le disait Mayotte est également en territoire touché par la délinquance et l'insécurité les vols avec armes ont augmenté l'an dernier de 121% par exemple sur la période 2018-2019 il y a eu trois fois plus de vols à Mayotte qu'en métropole et selon l'Insee la moitié des habitants à Mayotte se sente en sécurité et d'ailleurs certains habitants qui s’estiment délaissés par les pouvoirs publics et bien forme des collectifs citoyens de lutte contre la délinquance ils organisent des patrouilles dans les quartiers dans les bidonvilles parfois au périls de leur vie on va voir un extrait du documentaire réalisé par notre journaliste Jérôme Rabier cet hiver à Mayotte sur ce point on nous appelle comme quoi les voisins étaient cambriolés et il y a eu des ordinateurs qui ont été volés des des portables des tablettes et donc on est parti les chercher on a trouvé certains éléments sur la par terre et donc ça nous encouragé à suivre à chercher et à un moment donné on est arrivé ici même c'est juste en bas là on est tombé vraiment c'était là nez année avec deux individus qu'on le connaissait forcément pas on n'a jamais vu les visages et donc moi je me retrouve à un moment là avec lui j'essaie de le rattraper de l'attraper comme ça et en fait il avait une machette que j'avais pas vu et il me l'a asséné ici même sans sommation ni quoi que ce soit à l'époque c'était le c'était c'était le début en fait de cette violence à outrance et moi j'imaginais pas jusque là jusque que on pouvait comme ça consciemment donner un coup de machette sur quelqu'un voilà essayer des inconvénients sont le plus souvent de jeunes Comoriens en situation irrégulière une question sur la sécurité une question sur la sécurité sur l'insécurité quand vous voyez c'est collectif de citoyens qui risquent leur vie pour essayer et bien d'améliorer la situation ils le disent ils se sentent délaissé par les forces de l'ordre est-ce que c'est le cas c'est de plus en plus le cas vous savez votre collègue Jérôme Rabier elle est sur place et et à ressenti les choses et moi j'en profite pour vraiment faire un appel solennel à ses organisations assez syndicale notamment le Syndicat de la magistrature qui loin derrière leur fauteuil ici sont en train en fait dans d'empirer les choses indirectement par par leur action les Maoris vivent une situation mais quand vous quand vous avez un syndicat de la magistrature avant l'opération qui envoie un communiqué de presse pour et d'aimer aux membres de du Syndicat de la magistrature pour dire c'est une opération de com c'est une manœuvre du gouvernement et quelque part ne pas appliquer la loi et dire qu'il ne faut pas faire d'amalgame entre insécurité et immigration moi l'amalgame de façon générale je ne je ne le fais pas mais à Mayotte ce n'est pas de l'amalgame à Mayotte c'est une réalité et que vous voyez que aujourd'hui ce sont les membres de ces syndicats qui rentrent les décisions mais comment les mahorrer doivent réagir face à ça donc effectivement il y a de plus en plus de personnes qui disent mais puisque personne ne s'occupe de nous nous allons nous organiser malheureusement il y en a qui ont fait ça dans dans l'illégalité et ce sont vu traduire devant la justice et le maorisent mais en fait la justice est contre nous ce matin informations à vérifier j'apprends que le délinquant l'un des chefs de banque qui a été arrêté avant-hier serait relâchés j'espère vraiment que cette information n'est pas n'est pas vraie parce que ça serait un envoi un signal catastrophique envoyée à Mayotte moi j'ai toujours eu le plus grand respect pour la séparation entre l'autorité judiciaire le pouvoir judiciaire comme on le dit et le pouvoir législatif mais à un moment il faut arrêter de jeter de lui sur le feu dans ce département et moi j'estime que certaines ONG et le Syndicat de la magistrature jette de l'huile sur le feu à Mayotte un mois Alex sur les chiffres de l'immigration puisque Mayotte vous le disiez en sublime immigration incontrôlable et il doit faire face à un défi démocratique effectivement un défi démographique Mayotte c'est le département le plus jeune de France 23 ans de moyenne d'âge et ce territoire connaît une véritable explosion démographique en un peu plus de 50 ans et bien la population a doublé a été multipliée par 12 en 20 ans la population a doublé elle est aux alentours aujourd'hui de 310000 habitants mais ça c'est le chiffre officiel avec et bien toute cette population étrangère en situation irrégulière et bien la population est peut-être même et peut-être au niveau au niveau du double de 600 700 000 habitants il y a effectivement une pression migratoire la moitié de la population à Mayotte et étrangère elle vient de ses îles des Comores voisines et parmi ces Comoriens et bien un tiers est né sur le sol Mahorais tany Mohamed swahili une question justement sur ce droit du sol vous avez participé à ça modification des lois précédentes en modification à Mayotte dans la prochaine loi immigration qui a été annoncée et puis reportée par le gouvernement est-ce qu'il faut aller encore plus loin dans la modification de ce droit du sol à Mayotte c'est plus précisément l'adaptation du droit de la nationalité en fonction de la réalité sur place qu'est-ce que ça veut dire aller plus loin une loi surtout une loi qui qui modifie une disposition telle que le code de la nationalité on doit d'abord à mesurer l'impact aujourd'hui quel est l'impact de cette loi il y a un impact qui est certain c'est que on arrête enfin de d'octroyer massivement la nationalité a des enfants qui ne sont pas intégrés et qui ne sont pas intégrés dans la dans la société dans la société mahoraise moi j'estime que ces dispositions sont aujourd'hui suffisamment efficaces notamment par rapport à ce premier objectif le Conseil d'État lorsqu'il avait donné entre guillemets le feu vert à ces dispositions avait émis deux conditions notamment il fallait faire une publicité à en direction des Comores pour dissuader les femmes qui voulaient venir accoucher devenir cette publicité n'a pas été faite il fallait ensuite lutter farouchement contre les reconnaissances de complaisance cette lutte n'a pas lieu donc faisons d'abord ceci et pour voir jusqu'où ces dispositions lui-même veut aller plus loin que votre proposition il veut porter le délai à un an je ne sais pas ce que c'est aller plus loin pour moi aller plus loin aller plus loin ça serait déjà respecté ces conditions qu'avaient été émises par par le Conseil d'État ensuite s'il faut augmenter ce délai après avoir mesuré l'impact des disposition si elle est plus loin comme vous le dites aboutirez à plus d'efficacité vous en doutez il faut que qu'on voit d'abord un fonction de cet impact merci Alex à tout à l'heure à tout à l'heure et merci thany Mohamed Sally merci d'avoir été avec nous pour nous parler de cette situation à Mayotte dans le club des territoires dans 20 minutes on reviendra sur ce 1er mai de nombreux Français dans les Rumes et des cortèges émaillés de violence dans plusieurs villes on va y revenir merci beaucoup d'animaux Ahmed Fally d'avoir été avec nous et on accueille notre prochaine invitée
Thani Mohamed Soilihi