« Nous voterons contre la confiance au gouvernement Bayrou. » - Olivier Faure au 20h de TF1
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un parti détient ce soir les clés de ce vote décisif. Bonsoir Olivier Fort, vous êtes le premier secrétaire du Parti socialiste. Vous avez, je le rappelle, 66 députés à l'Assemblée nationale.
Vont-ils oui ou non voter la confiance au gouvernement de François Baï ? Non, ils ne voteront pas la confiance à François Berérou et François Berérou le sait très bien. En réalité, il a fait un choix, celui de partir parce qu'il savait très bien que dans la configuration actuelle, un budget qu'il a présenté au mois de juillet qui n'est soutenu par personne, ni euh à l'Assemblée, ni dans la rue, ni par le monde syndical.
Et donc, il savait très bien ce qu'il faisait. Il a choisi de devancer une probable censure et c'est la raison pour laquelle il a choisi de devancer l'appel en appelant un vote de confiance le 8 septembre prochain. Mais comment pouvez-vous imaginer que nous puissions, nous qui avons combattu pendant 8 ans les décisions prises par les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron, nous puissions à un moment où on a le budget le plus injuste qui soit qui nous a présenté voter la confiance et rentrer dans une majorité que nous contestons.
C'est donc la raison pour laquelle sans suspense aucun nous ne voterons pas la confiance au Premier ministre. Olivier Fort, il reste 15 jours. Si François Bairou accédait à l'une de vos demandes, par exemple, en augmentant très sensiblement les impôts sur les plus hauts revenus, est-ce que vous pourriez voter cette confiance ou vous abstenir ?
Nous allons nous présenter dans les prochains jours, dans les tout prochains jours un projet de budget alternatif à celui de François Beou et euh nous verrons quelle est la réponse de l'exécutif. Mais je n'ai pas beaucoup de doute à cet endroit puisque la réalité c'est que François Bérou voudrait dissocier les deux votes. Un vote le 8 septembre, on accorderait la confiance et à partir de là à partir de là on aurait un débat sur les mesures.
Mais tout est lié, tout le monde l'a compris. Il n'y a pas de contestation sur le fait que aujourd'hui il y a une situation qui était extrêmement délétaire sur le plan budgétaire. Personne ne conteste le fait que ce gouvernement est à l'origine de 1000 milliards dettes supplémentaires.
Et ce bilan catastrophique, c'est le leur. Et donc, nous avons maintenant nous à redresser le pays et nous présenterons des solutions qui sont des solutions chiffrées, des solutions qui permettent d'éviter de faire payer à la multitude et bien les erreurs passées et nous verrons si à ce moment-là le premier ministre est prêt à revenir sur la politique qu'il a lui-même accepté de cautionner dans pendant 8 ans. Et à ce moment-là, nous verrons.
Mais je n'imagine pas ce retour en arrière et donc je crains que malheureusement nous nous dirigions très vite vers le départ de François Berou le 8 septembre prochain. Merci beaucoup Olivier.
Olivier Faure