🗣️ Lucie Pacherie (Fondation Jérôme-Lejeune) sur la loi à la fin de vie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
c'est que cette loi qui a été votée, c'est une loi d'exclusion. C'est une loi qui a été votée par des biens portants, pour des biens portants [grognement] et qui ne qui ne protège enfin qui ne protège pas suffisamment, qui ne donne aucune garantie à la protection des personnes vulnérables qui sont en fin de vie, qui sont porteuses de handicap. Et ça, le papléon 14 y est très sensible évidemment parce que l'église est très sensible à la vie humaine, particulièrement fragile comme nous puisque nous avons cet accompagnement dans notre institut médical des personnes porteuses de handicap, [raclement de gorge] porteuses de trisomie 21.
Et donc ça, je trouve que c'est extrêmement important à rappeler euh et le pape euh nécessairement sûrement euh le le rappellera aussi quand il viendra en France. Euh la médecine ne doit pas être utilisée pour tuer. H euh la [raclement de gorge] médecine, elle elle est là pour accompagner et de fait les les médecins en soins palliatifs, c'est ce qu'ils font admirablement particulièrement dans cette dans cette tranche de la fin de vie.
Euh donc cette loi d'exclusion, elle il faut bien la comprendre parce qu'on nous dit on nous dit que c'est un droit à à mourir que cette loi a instauré un droit à mourir dans la dignité. En en réalité cette loi, elle pose un droit un devoir de partir. Voilà, on nous dit que c'est un droit de mourir.
En réalité, c'est un devoir de partir parce que toutes les personnes qui sont euh dépendantes, qui sont plus dépendantes, qui sont porteuses de handicap, qui qui qui font l'effort, qui ont un effort particulier à à faire pour vivre, et bien ont l'impression avec cette loi qu'ell qu'elles sont à la charge et qu'elle devrait partir. En fait, ça crée un impensé collectif. Un impensé collectif qu'il y a certaines vies qui plus dépendantes qu'il ne qui ne méritent pas.
D'une certaine manière pour vous, ça ouvre une brèche si je si j'essaie de bien comprendre votre pensée. Une brèche dans la société française en expliquant qu'en réalité la vie humaine peut être faible au point que l'État vous donne le droit de s'en débarrasser. C'est ce que vous dites.
Oui. Ou la vie humaine peut-être tellement faible qu'elle ne mérite pas d'être vécue. Et ça ça c'est extrêmement grave.
Et c'est et c'est et c'est ça qui fait aujourd'hui qu'on on nous fait croire qu'on on que l'Assemblée nationale a voté un droit de mourir pour euh pour être libre et pour avoir euh voilà conquérir cette ultime liberté. C'est vraiment ce qu'on nous a dit euh ce qui a été dit mercredi. Euh en réalité euh c'est c'est elle pèse elle fait peser sur les personnes à la charge plus à la charge plus dépendante une culpabilité d'être là. h ça c'est le vrai danger et nous qui accompagnons des personnes porteuses de trisomi 21 des personnes porteuses de handicap on voit bien que leur qu'elles sont stigmatisé par
Claire Lejeune